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Chroniques Olydriennes

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Troisième Partie Chapitre 1
le 13 juin 2015 - 16:38

Troisième Partie

Chapitre 1

Tchop !

La hache s’abattit avec fracas.

Tchop ! Tchop ! Tchop !

Elle poursuivit son œuvre incessante, fracassant amèrement tout ce qui se dressait devant elle.

Tchop ! Tchop ! Tchop !

Le même geste, les mêmes cibles, toutes fracassées sous la pression de la hache.

Tchop ! Tchop ! Tchop !

Il devait continuer à trancher, à débiter toujours plus….

Tchop ! Tchop ! Tcho…..

Sieg !

L’appel de son nom arracha le jeune homme de ses pensées funèbres. La sueur salée dégoulinait de son front. Elle perlait jusqu’aux bandages qui lui enserrait la mâchoire. Avant de se retourner, il passa rapidement sa main devant son visage pour être certain que rien ne dépassait et qu’aucun engrenage ne pouvait être visible. De la main gauche, celle organique, il resserra le nœud à l’arrière de sa nuque et se retourna vers son interlocutrice tout en prenant l’air le plus innocent qu’il put :

-Shanya ! Quel bon vent t’amène ?

La dénommée Shanya rougit et sourit de toutes ses dents lorsque son nom lui parvint à ses oreilles. Elle déposa son panier de fleur avec délicatesse sur une bûche avoisinante et s’approcha alors qu’elle disposait de l’attention de Sieg :

-J’ai une commande de mon père. Il aurait besoin d’une dizaine de bûches supplémentaires.

-Dix de plus ? Tu n’étais pas venu m’en demander dix ce matin même ?

La paysanne s’assit sur une pile de buche, remettant une mèche blonde à l’arrière de son crâne. Un zéphyr sylvestre vint la déloger aussitôt, l’obligeant à répéter incessamment ce geste :

-Je…je me suis trompé, j’ai cru entendre « une dizaine ma fille » alors qu’il m’avait demandé « une vingtaine ma fille », enfin, mon père a du mal avec les consonnes après sa troisième choppe matinale de Furiblonde.

Sieg la dévisagea. Elle était à l’image de cette campagne, ces cheveux dorés lui rappelait les étendues de champs à perte de vue tandis que sa robe verte fleurie inspirait tout de suite la forêt de pin. Ses joues semblaient aussi pures et croquantes que les Pommes Blanches que la maraîchère acceptait de leur échanger contre quelques fétus de branchages. Ses lèvres étaient généreuses, tout comme ses formes. Et par-dessus tout, elle était honnête. Il la sentait renâcler lors de son explication, refusant d’avouer que l’erreur avait peut-être été conduite exprès pour fournir un prétexte à des retrouvailles un peu plus tard le soir. Il laissa sa hache reposer contre une souche et lui indiqua d’autres buches :

-Tu as de la chance, je viens d’en achever quelques-unes et les affaires sont plutôt maigres en ce moment. Tu diras néanmoins à ton père que je voudrais être payé dans la semaine, et cette fois pas en crachat.

Il s’en voulut immédiatement de lui répondre aussi durement. Elle n’y était pour rien face aux ires de son père, ivrogne perpétuel et tenancier de la taverne dont les quatre murs ne tenaient surement que grâce au travail acharné de sa mère. Il sentit qu’il avait d’ailleurs touché un point sensible, la jeune vannière détourna du regard. Il tenta de formuler quelques excuses :

-L..Lyn a beaucoup apprécié les fleurs que tu m’avais amenées la dernière fois. Enfin, elle ne peut pas les voir mais, ça l’a réconforté.

Il fit semblant de se gratter l’épaule droite. Sa main érafla gentiment ses bandages alors qu’il touchait là où se trouvait autrefois son bras mécanique. La sensation était encore plus étrange qu’à l’habituée. Il avait l’habitude de ne plus sentir de sensation, mais son corps s’habituait encore à l’absence du membre et le fait de ne plus pouvoir le palper n’arrangeait pas les choses. Néanmoins Shanya sembla satisfaite qu’il se souvienne de son attention et se releva, époussetant sa robe :

-Si elle le souhaite, je pourrais t’en ramener de nouveau, les fleurs doivent être fanées désormais. Ma mère et moi prions Lys chaque matin pour demander aux Ombres de s’éloigner d’elle.

Sieg ne put s’empêcher de penser que les Ombres la fuyaient déjà assez et que ce n’était pas la peine d’en rajouter. Il se tut néanmoins et feignit un sourire sous son masque de tissu. Il se rendit compte alors que le dernier soleil était à son crépuscule, le rouge empourprait toute la forêt de ses lueurs et se nouait dans la chevelure blonde de Shanya qui semblait le dévorer du regard. Il fallait croire que même sans bras droit et mâchoire, il était toujours à son avantage. Il essaya néanmoins de l’ignorer et se remit au travail, plantant incessamment sa hache dans une buche, mais il sentait que ses forces l’abandonnaient peu à peu :

-Tu devrais rentrer Shanya, c’est bientôt la saison des moissons et je m’en voudrais de te retenir plus longtemps, lui conseilla-t-il.

-Pourquoi toi tu pourrais rester alors ?

-La matinée est peu généreuse avec les bûcherons. Nous avons beau être assez éloigné des chaînes montagneuses à Paregörn, j’ai déjà vu des brozous venir s’installer en contrebas, surtout quand une femelle est sur le point de mettre à bas. La saison des amours est terminée depuis quelques temps et je dois avouer que la perspective de me trouver nez à nez avec ces brutes avec un bras en moins ne m’attire que très peu.

L’excuse sembla faire effet alors que la vannière acquiesça, presque surprise de son érudition :

-J’imagine alors qu’il faille te dire bonsoir, lui murmura-t-elle.

Quand Sieg se retourna pour lui répondre, il se retrouva nez à nez avec elle et son sourire généreux, son panier sous le bras. Elle lui prit la main délicatement de ses deux mains blanches. Elle ne l’oppressait pas, et pourtant Sieg était figé, incapable de se mouvoir. Elle s’empressa alors de déposer un baiser sur ses lèvres, puis elle tourna les talons, relâchant aussi délicatement sa main et redescendit la vallée comme si de rien n’était.

Quant à Sieg, il resta un moment figé, la hache à la main. Il s’assit sur la souche. Le parfum de Shanya embaumait encore subtilement ses narines. Alors que le soleil se couchait, il sentait l’ombre des cimes le recouvrir petit à petit. Derrière lui, les arbres se mettaient à se mouvoir petit à petit, engorgé par la faune nocturne qui se réveillait. Devant lui, le hameau de Paregörn s’endormait paisiblement, les flambeaux s’éteignant les uns après les autres. Il tentait de garder ce moment face à lui. Il se repassait seconde après seconde, image après image, mouvement par mouvement. Pourtant, c’était une jolie fille….


***



Édité le 13 juin 2015 - 16:42 par Bémoth

Bémoth

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Troisième Partie Chapitre 1
le 13 juin 2015 - 16:40

Les gonds de la porte grincèrent et se refermèrent dans un même mouvement, annonçant l’arrivée du frangin et en parallèle le diner. Lyn se releva de sa couche, affamée :

-Dis-moi que cette fois-ci, on n’a pas que des pommes blanches ? Même s’il n’y a que ça, dis le moi quand même.

La seule réponse qu’elle eut au départ, c’est le fracas d’une bûche qui fut laissée par terre dans l’entrée, suivi d’un cageot à peine déposé. Enfin, un bruit sourd proche du cadavre lâché dans une fosse commune lui parvint aux oreilles. Lequel était le plus inquiétant, elle ne pouvait le déterminer avec certitude.

Sur la pointe des pieds, elle sortit de la pièce de la remise qui leur servait tant bien que mal d’abri. Elle retrouva son frère adossé à la porte. D’énormes gouttes de sueur se déversaient sur son front. Mais le plus effrayant, c’était sa respiration. Métallique. L’air semblait s’engouffrer dans une caverne montagneuse, répercutant son écho strident sur les parois de son larynx. Il glissa lentement le long de la porte pour s’asseoir, non seulement exténué mais en détresse. Il semblait vouloir vainement se tenir le bras droit, malheureusement inexistant, avec sa main gauche. Il se débattait avec son propre corps pour sa maîtrise.

Lyn savait exactement ce qu’il lui restait à faire. Elle fila dans sa chambre, se rua sous son matelas et en ressortit le bras convoité, emmailloté dans des fripes déchirées. Sur le même pas, elle ouvrit son sac pour sortir une trousse d’outils d’urgence et s’extirpa de sa chambre aussi vite.

Elle se mit à califourchon sur les genoux de son frère et claqua des doigts à côté de son oreille :

-Sieg ! Tout va bien ! Tiens encore un peu !

Il sembla réagir au bruit en raclant sa gorge, mais les sons semblaient se bloquer sous sa glotte. La réaction était néanmoins encourageante. Elle sortit de sa trousse une paire de ciseaux affutés et entreprit de découper ses bandages occultant ses prothèses. Ceux-ci étaient eux même rembourrés légèrement avec des fripes récupérées auprès des blanchisseuses pour donner un aspect organique à ses formes. Une fois déchirées, son corps était à nu. Sa poitrine se soulevait irrégulièrement entre les deux côtés comme si sa respiration était double. Plus effrayant, les calligraphies qui joignaient le plastron et la partie organique produisait une lumière non plus douce mais presque aveuglante sur certains de leurs reflets. Quant à sa mâchoire inférieure, elle remontait brusquement de manière incontrôlée sur sa partie supérieure.
Douleurs fantômes, pensa-t-elle, déjà….

Le temps n’était pas au vagabondage de ses pensées, elle sortit ses gants de travail et son tournevis plasma, ça allait fait des étincelles. Elle apposa le bras cybernétique sur la prothèse qui faisait office d’épaule et chercha à faire coïncider les jointures. Le titane était un métal incroyablement résistant et très peu malléable. Elle devrait faire attention à ne faire fondre qu’une légère partie et espérer que les flux de Sieg prennent le relais. Mais pour cela, il faudrait que son implant ait un fonctionnement synchronisé avec le reste de son corps.

Elle n’enfila qu’un gant à la main gauche qu’elle apposa sur le « cœur » cybernétique. Elle plaqua ensuite le bras métallique avec son genou contre le mur et à portée de l’endroit de la prothèse qui faisait office de clavicule. Elle regarda une dernière fois Sieg dans les yeux. Ses pupilles étaient rétractées malgré la pénombre et se révulsaient au moindre soubresaut. Il était complètement terrorisé :

-Allez, frangin, pas ce soir, chuchota-t-elle.

Elle vida son esprit et à nouveau se plongea dans la rythmique corporelle de Sieg. Elle fut agressée alors par la cacophonie qu’elle ressentit. Elle avait l’impression d’être dans une usine qui tournait à plein régime un soir de tempête. Le vent claquait aux fenêtres métalliques tandis que des jets de vapeur désordonnés lui répondaient en contretemps. Le tonnerre grondait tandis que les pistons se refermaient de manière anarchique. La pluie se faisait grêle, menaçant de percer le toit.
Alors qu’elle entendait son premier poumon se vidait, elle laissa une décharge partir, droit vers son deuxième cœur artificiel pour le forcer à se rétracter et avec tous les organes de régulation associés. Sieg se cabra d’un seul coup, les yeux tournés au plafond, éjectant presque Lyn de son poste d’opération. Elle ne se laissa pas démonter et plongea son tournevis entre les poutres de titanes, visant les jointures. La surface du titane fondit légèrement, suffisamment pour permettre à la néogicienne de pousser un grand coup dans l’épaule pour joindre les deux bouts.

La réaction ne se fit pas attendre. Les écritures runiques scintillèrent de plus belle et une onde bleue électrique jaillit de son cœur originel pour traverser ses membres, incluant sa prothèse. Elle vit les flux parcourir la surface du plastron et s’infiltrer en son sein. Ils coulèrent ensuite le long du bras, tissant leur toile entre les os de titane et les muscles de cuivre. Le reste suinta sur sa main, comme la rosée du matin reflétant l’aube bleutée, parachevant la jonction de ses articulations.

Le silence se fit dans leur humble demeure. Elle scrutait auditivement sa respiration. Elle était faible, mais ordonnée, un léger zéphyr. Puis la tête de Sieg se releva doucement. Son cou grinçait légèrement :

-Essaye de bouger ton bras, lui conseilla Lyn.

Il regarda sa paume. Les doigts de titane se refermèrent un à un, puis il commença à refermer son coude. On pouvait voir les ressorts se contracter ou se relâcher à travers l’armature du bras. Lyn sentait la tension surnaturelle qui s’exerçait sur les matériaux normalement solides. Elle savait très bien que la magie ne suffisait pas à les mouvoir, son cœur artificiel devait fournir l’énergie nécessaire pour faire ployer les mécanismes. Ce second cœur mécanique logé dans son armure. Il ne battait point, il cliquetait comme une horloge :

-Tu peux te lever jusqu’à ton lit ?

-Oui, chuchota-t-il, avec un peu d’aide peut être ?

La jeune femme se leva et l’aida à se lever. Ils titubèrent ensemble sur quelques mètres avant qu’il ne s’affale dans son lit complètement exténué. Elle s’assit sur le bord du lit et le regarda :
-De quand datait ta dernière crise ? Deux mois ?
-Celle après le retour des pêcheurs et la magistrale cuite à la liqueur de truibulle…

Les deux ne purent s’empêcher de ricaner malgré la fatigue à ce souvenir.

***



Édité le 13 juin 2015 - 16:41 par Bémoth

Bémoth

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RE: Chroniques Olydriennes
le 13 juin 2015 - 16:41

Après le déraillement du train et avoir pansé les plaies du jeune ingénieur qu’ils avaient sauvé, ils avaient d’un commun accord conclus qu’il leur fallait trouver un endroit où s’installer en attendant de trouver une autre voie de sortie d’Örn.

Paregörn était idéal pour cela, située à l’orée d’une forêt, c’était un humble hameau de paysans et de pêcheurs. Celui-ci vivait au rythme des soleils, lorsque les nuits se faisaient plus courtes, le village entrait dans une faste agricole, les récoltes se faisaient abondantes et les temps plus cléments. Les longues journées étaient idéales pour travailler dans les champs malgré les trois soleils de plomb qui se relayaient pour assommer de chaleur les masses paysannes. Néanmoins, dès que la nuit prenait le pas sur le jour, beaucoup de paysans devenaient pêcheurs et se lançaient à l’assaut des côtes. Les hautes marées et les violents ressacs apportaient poissons, algues et coquillages sur les rivages, presque à portée de main. Ils n’étaient guère des navigateurs dégourdis, ils étaient même connus pour ne pas avoir le pied marin. Ainsi, dès que les marées repartaient au large, les maris revenaient dans les campagnes, les paniers amplis de glocailles étincelants, de phytoguilles juteuses et même des fois de carcasses de Léviathan qui auraient été déposées gracieusement par les océans sur les plages. Une partie de la population restait néanmoins constamment sur le terrain, la proximité de la forêt offrant un terrain de chasse rêvé pour tout pisteur mais aussi des ressources importantes pour les ébénistes et les bûcherons.

Néanmoins, le village restait enclavé depuis quelques temps par rapport au reste du continent. Les pêcheurs ne s’aventuraient pas au loin des côtes à l’Est non pas seulement à cause de l’absence du pied marin, mais aussi à cause de la présence d’îles comme celle de Culen actuellement contrôlées par l’Empire. Ils en parlaient comme des sansâmes, eux, les pêcheurs ayant abandonné leur âme à la technologie, eux, qui se sont mis à ronger la main des Sources qui les nourrissaient, eux…. Le sud était un paysage de collines sinueuses et vaste et malgré le contrôle de la Coalition, la proximité de Belt, cité marchande Gagnethorith , empêchait tout commerce avantageux. Le Nord était lui très disputé. Si pendant longtemps le hameau avait été un appui de choix pour la capitale, Glacesang, perdue dans ses montagnes, la perte d’Alborne aux Sansâmes coupa les principales routes d’approvisionnement il y a de ça plusieurs années. Ne reste plus que Bartoce, cité à l’Ouest, mais disposant déjà de ressources forestières et d’une bien plus solide réputation en navigation en pleine mer et Kurth, village dans les montagnes qui formaient aujourd’hui la plupart des échanges de denrées de Paregörn.

Cette situation géographique défavorable pour les uns était un avantage certain pour eux deux. Les patrouilles militaires étaient concentrées à Bartoce, Montedur et Kurth, mettant en quarantaine Alborne. L’île impériale de Culen n’inquiétait guère plus la Coalition, notamment face aux hordes de sansâmes qui tentaient de s’échapper d’Alborne. Aux dernières rumeurs, certains groupes arriveraient à passer entre les mailles du filet et quelques sansâmes auraient été aperçus au-delà de Kurth, ils auraient mené une attaque contre une garnison de l’armée et fait dérailler une Roue de Feu, ces locomotives déambulant tout le long de Örn. Mais bon, ce n’était que des bruits.


Bémoth

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