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La fille que j'aime

10 réponses - Page : 1 sur 1

La fille que j'aime
le 08 décembre 2012 - 18:00

Une nouvelle fic en rapport avec Warpzone Project mais plus dans le lyrisme que mes autres écrits. Hope you'll enjoy it !

La fille que j’aime

Prologue

Ether City, 02 : 41 AM

Il est très tôt, ou très tard selon votre point de vue. Les lumières des immeubles luxueux avec leurs lofts immenses sont toutes éteintes. La pluie est tombée sur le sol chaud d’Ether City et cette odeur caractéristique persiste encore ici, derrière cette fenêtre. Une odeur lourde et douce. Qui invite au meurtre.


Elle est allongée dans ses draps de soie, ses cheveux blonds encadrent son visage fin, elle semble morte. Mais elle ne l’est pas, on le remarque au léger soulèvement de sa poitrine. Et je ne suis pas le seul à le savoir, eux aussi l’ont vu. Ils auraient surement préféré qu’elle soit déjà morte, ça leur aurait facilité la tâche. Je vous laisse deviner pourquoi. Ces trois hommes sont là pour l’éliminer. L’un d’entre eux plisse nez de dégoût, la chambre embaume le parfum hors de prix, une de ses créations. Tels des ombres, les tueurs s’approchent de son lit. Dans l’immeuble d’en face, je déglutis péniblement. L’aîné prend l’oreiller de plumes de perroquets assisté d’un autre, le plus grand sort son couteau avec une excitation malsaine.


Dans l’appartement, il met soudain le couteau sous la gorge d’un de ses compagnons et avec un mouvement parfaitement exécuté, il lui ôte la vie sans qu’une seule goutte de sang s’échappe du corps chaud. Son collègue reste interdit. Le même geste se répète et voilà deux des assassins qui gisent au sol, de la même manière, le troisième se suicide. La jeune femme se retourne dans son sommeil et je serre les dents.


Derrière moi une voix me fait sursauter :

- Un coup de main pour un collègue du Warpzone ?

C’est ma colocataire, Amanda qui me dévisage comme un chat dévisage une souris. Je me rétrécis et avec un petit sourire gêné je lui fais signe qu’elle peut me donner un coup de pouce. J’ai bien fait. Car quelques secondes après la riche femme se redresse, s’étire, baille et avec un soupir se rendort. Dans une benne à ordures à quelques kilomètres, les trois corps encore chaud apparaissent avec un petit éclair lumineux.



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Édité le 09 décembre 2012 - 10:27 par Aryal

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Aryal

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RE: La fille que j'aime
le 09 décembre 2012 - 10:20

Chapitre 1

Ether City, 6 : 45 AM


- Je peux avoir ma tasse s’il te plaît ?

Ma voix tremble comme une feuille morte secouée par le vent du matin. Amanda s’esclaffe comme à son habitude lorsque je dis quoi que ce soit, puis après avoir déplacée mon café à l'aide d'un de ses portails lumineux elle me demande avec un peu de compassion :


- Toujours sous le choc ?

Mon regard reste rivé au fond me ma tasse comme si j’essayais de voir à travers, ce que je ne peux pas. Ma jolie coloc (car oui elle est très jolie avec sa peau mate et ses cheveux noirs et bouclés de métisse, ses tatouages tribaux et ses sous-vêtements noirs) soupire de dépit.


- Heureusement que t’es pas devenu un Apokaliptik comme moi, j’aurais pas supporté d’avoir un boulet comme toi dans mes pattes. Rien que de tuer ça te … tue.

Elle éclate d’un rire puissant puis reprend :


- Je te pige pas, t’as un pouvoir de malade, même Eve Bones, déclare-t-elle en accentuant bien les syllabes, la légende…

Ses yeux se remplissent d’étoiles lorsqu’elle prononce ce nom, Amanda la prend comme modèle et les Apokaliptik dont elle vient de parler est un groupe recherchant à commémorer ses actes de façon rarement légale. Ce qui personnellement me dégoute un peu.


- trouve que c’est un don absolument fa-bu-leux et toi, tu l’utilise pour sauver cette fille qui t’ignore royalement, même pas fichue de se débrouiller seule et puis d’ailleurs pourquoi tu tiens tant que ça à la protéger ? (je précise que je censure les paroles de ma très féminine amie au langage fleuri)

Je ne réponds rien, je sais qu’il ne faut pas que je m’aventure dans ce terrain avec Amanda Norgard. Elle est bien trop bouillante. J’absorbe simplement ma dose de caféine à grandes gorgées, ça me brûle la gorge, mais je reste silencieux. Ravie de sa supériorité et navrée de mes réactions, la jeune métisse allume la chaîne Hi-fi et se met à se déhancher (en sous-vêtements noirs devant la fenêtre) sur If You Wanna des Vaccines. En réalité, je lui ai déjà expliqué pourquoi il fallait que je protège cette femme blonde mais elle trouve que je suis un : « abruti doublé d’un crétin » et que "pour un super-héros, on fait pas plus lâche". Je connais tout de cette femme dont j'ai (encore) sauvé la vie hier, ou ce matin : tous les soirs, depuis aussi longtemps que je me souvienne, je la vois en rêve, je l’entends crier à l’aide.


Voyons, c’est à peine si la femme qui m’obsède se souvient que j’existe tous les jours en me croisant au café-bar où je travaille, j’ai un pouvoir qui me terrifie lorsque je l’utilise que ma coloc, une exhibitionniste qui tue sans le moindre état d’âme, limite nécrophile me jalouse secrètement et je viens de finir le paquet de café. Voyons le bon côté des choses, il pourrait encore pleuvoir. A l’instant même où je formule cette pensée dans ma tête, un orage éclate au-dessus de la ville et des trombes d’eau en provenance du ciel se déversent sur le goudron noir d’Ether City. Une belle journée en perspective.



On découvre notre héros... n'hésitez pas à laisser des commentaires, si vous avez lu, vous avez un avis ! lien pour les commentaires : http://www.noob-online.com/forum/topic.php?t=1125



Édité le 06 janvier 2013 - 15:50 par Aryal

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Aryal

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RE: La fille que j'aime
le 11 décembre 2012 - 18:16

ETHER CITY, MON APPARTEMENT, 7 : 02 AM


Je prends mon imperméable râpeux, l’enfile, remonte le col, pose mon chapeau sur mes cheveux couleur cuivre et après avoir ouvert la porte d’entrée à la peinture écaillée, je descends les quatre étages d’escaliers grinçants pour déboucher dehors. La pluie ne s’est pas arrêtée et recouvre les trottoirs, mes baskets de toile et le bas de mon jean prennent l’eau, heureusement le café où je me rends n’est pas loin.
Je pousse la porte vitrée qui s’ouvre sans un bruit, à l’intérieur Erwan, le (jeune) patron me contemple de ses yeux bleu glacés.


- Bonjour.
- Yo, me répond-t-il.
- Tout va bien ?
- Oui.

Erwan aime les monosyllabes, il connaît bien le Warpzone Project, mais s’il est bien un super, je ne sais pas de quel côté il travaille, je ne lui ai jamais demandé et je crois qu’il ne me le dira jamais.


- Quoi de neuf ?
- Rien.

La journée peut commencer, notre premier client est toujours un banquier en costar-cravate les traits froncés comme s’il était tout le temps de mauvaise humeur, il prend un café serré avec deux sucres comme d’habitude, attend jusqu’à 7 heures 25 puis part après avoir laissé la note et un minuscule pourboire. Ensuite, vient une étudiante en art, elle a des dreadlocks bruns et verts, des vêtements amples et boit un thé bio, déthéiné, avec de la stévia et trois ou quatre petits cookies aux pépites de chocolats. Si mes souvenirs sont bons, elle s’appelle Kinsy, ou se fait appeler comme ça. Elle est sympa, je crois qu’elle en pince pour Erwan, l’autre jour j’ai vu un dessin de lui dans sa pochette.

Aux alentours de 8 heures, on voit de tout, des jeunes qui décident de sécher et les cours en mangeant des brownies et buvant des sodas, des femmes qui se racontent leurs commérages autour d’une tasse d’Earl grey et des macarons. Des commerciaux qui apprécient le café bien noir, et le carré de chocolat qui va avec. Puis on croise des enfants qui viennent déjeuner sucré avec leurs amis ou des touristes venus pour faire une pause. Et étrangement, chaque jour, je croise une dizaine de supers qui viennent, s’amusent, se charrient mutuellement comme s’ils étaient en territoire neutre. Si certains m’ignorent, aucun ne manque de respect à mon chef, peut-être car ils sont dans son établissement, ou pour une autre obscure raison qui me pousse à croire qu’Erwan les intimide.



ETHER CITY, LE CAFE DES SIX CREPUSCULES, 6 : 12 PM

La porte s’ouvre doucement, mon cœur s’affole, c’est elle. Elle est avec son amie Alice, sa collaboratrice, elles s’assoient à leur table habituelle où les attendent deux boissons fumantes : mug de rooibos à la vanille pour la brunette ainsi que tasse et soucoupe de porcelaine blanche sobre remplie de chocolat chaud mousseux avec un soupçon de cannelle et de girofle pour ma chimère. Alice et Julia se tournent vers moi, mes joues s’empourprent, je baisse la tête au sol et je me retourne pour aller m’effondrer contre un mur de la cuisine. Mon patron m’observe longuement avant de lâcher :


- Jinx.

Je me mets à rire nerveusement. Il n’a pas tort. Il détourne les yeux et son regard se pose derrière la porte. Il me fait un petit signe de tête que je comprends instantanément. Elle est derrière. Et m’attend. Moi. C’est fou ce qu’un petit geste de tête peut vouloir dire.


Si vous avez lu, vous avez un avis, négatif ou positif, postez ici : http://www.noob-online.com/forum/topic.php?t=1125



Édité le 11 décembre 2012 - 18:19 par Aryal

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Aryal

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RE: La fille que j'aime
le 14 décembre 2012 - 12:06

Je me redresse et sort en débitant d’une voix que j’espère un peu sévère :


- Excusez-moi, mais la cuisine est interdite aux clients car ils pourraient apporter de bactéries ou des germes…

Elle a une charmante moue étonnée. Je reprends avec un sourire :

- Bien que je ne vois pas comment deux demoiselles comme vous pourraient apporter des bactéries ou des germes.
Julia éclate d’un rire cristallin et me glisse un billet de vingt dans la main.
- Merci…. Euh…

Elle jette un œil à ma poitrine pour voir mon nom sur un badge, un réflexe de personne qui vit dans le monde des magasins et de l’entreprise, mais je n’en porte pas.

- Shawn, je m’appelle Shawn.
- Dans ce cas merci Shawn.

Puis elle tourne les talons et se dirige vers la sortie en laissant dans son sillage un parfum noble de lys et de roses blanches. Mais juste avant que la porte ne se referme derrière elles, j’entends son amie lui murmurer :


- Fais attention, je suis sûr que ce sale petit irlandais te mate encore.

Elle semble aquiescer. Mon cerveau passe en mode OFF, et je n’entends pas la réponse de la fille de mes rêves.


ETHER CITY, LE CAFE DES SIX CREPUSCULES, 10 : 36 PM


Amanda est là. Elle aime bien venir avec ses amis des Apokaliptiks pour se payer ma tête en soirée, ils prennent tous une table et commandent tous de l’alcool, à l’exception des jumeaux asiatiques, et je connais la raison de cette abstinence : on s’est déjà croisés et ni eux ni moi n’en gardons un bon souvenir. En même temps, deux supers-méchants ivres morts incapables de coordonner leurs bras et leurs jambes qui veulent racketter un super-héros dopé à la caféine assez sur les nerfs. Le tout dans une ruelle sombre. Mauvaise idée.


Nous sommes dans une sorte de trêve car aucun de nous ne veut que cette expérience se répète. Enfin, surtout eux. Amanda remarque que je ne suis pas dans mon assiette, (ce qui est un de ses dons dont (haha... c'est nul, je sais) je ne connais pas la provenance,) ce qui est étrange, vu que, à part quand je suis en présence de clients, je n'ai jamais l'air dans mon assiette. Elle m'invite à sa table mais je décline : passer une soirée entouré de gens dont les sujets de conversation sont essentiellement « Qui a exterminé le plus de "personnes ?», « Qui a brisé le plus de mâchoires ? » ou encore « Agaaaaagaaaah ! Eeeeeve Boooones, c'est la pluuuus foooorteeeeuh ! » c'est pas tout à fait mon style. Je vais plutôt nettoyer des tables et discuter avec Erwan dans la cour qui passe sa soirée de l'autre côté de la porte de l'arrière, en nous laissant les autres et moi gérer l’établissement.


Il a allumé une cigarette, un point rouge dans l'obscurité, une tâche écarlate dans un ciel d'encre. Ses bagues d’argent et de métal à l'aspect agressif rougeoient sous cette lumière chaleureuse. Une fumée claire s'élève, fragile, par petits volutes dans la nuit noire. Je lui lance :


- Tu devrais arrêter, ça te tue les poumons, ça.

Il esquisse un sourire et riposte une des plus longues phrases qu'il ait jamais dit :

- Je gère déjà un café de « supers-survoltés », c'est pas un peu de tabac qui va me tuer.

Et ça rime en plus.


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Édité le 17 décembre 2012 - 19:01 par Aryal

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RE: La fille que j'aime
le 18 décembre 2012 - 17:59

Chapitre 2


ETHER CITY, RUE DU DJINN, 3: 07 AM


Devant moi, une femme gît, ses membres tordus dans des angles insolites, sa robe claire imbibée de son sang, ses doigts brisés, sa respiration est sifflante et elle s’étouffe dans le sang qu’elle crache. Je m’approche prudemment d’elle, cette fois c’est une super qui a tenté de l’assassiner. Cette histoire sent très mauvais. Je soulève son torse pour me trouver face à son visage tordu de douleur et sa bouche qui dégouline de sang. Un goût acre s’insinue dans ma gorge, la femme gémit. Je me penche et murmure à son oreille :


- Pour qui travailles-tu ?

Je ne lui demande même pas la raison de son acte, elle l’a fait pour l’argent, ou la drogue. Cette fille qui crache son sang dans mes bras ne sais même pas qui elle a tenté de tuer, ni pourquoi. Une vague de mépris me submerge, je crois sérieusement que la forcer à se briser toutes les phalanges et se tirer une balle dans les reins n’était pas un châtiment assez sévère, je m’apprête à la laisser tomber lorsqu’entre deux inspirations elle crachote. Je colle mon oreille à ses lèvres pour saisir ses paroles.


- Hi…Hideo, le… mario…nnettiste.

Je balance la tueuse sur le bitume ensanglanté puis donne un coup de pied rageur dans un mur, ce qui ne me permet seulement de passer pour un imbécile qui sautille en se tenant un pied. Ensuite, je m’enfonce tel un spectre dans la nuit.



ETHER CITY, MON APPARTEMENT, 6 : 28 AM


Une main brune s’écrase sur un réveil qui a eu des jours meilleurs. Amanda gémit sous ses couvertures et ouvre les yeux. Elle me voit, un verre d’aspirine à la main, assis sur un confortable fauteuil gris. Encore chancelante elle se lève et après avoir avancé péniblement dans ma direction, s’effondre sur le parquet da notre appartement. Je m’accroupis à ses côtés et lui tends l’aspirine qu’elle avale avec peine.


- Ouh… merci, je crois que j’ai un peu abusé hier…
- Amanda, tu abuses tous les vendredis.
- Au fait, t’as encore sauvé ta princesse cette nuit ?

Mon visage se durcit.

- Bah quoi ?
- La fille m’a donné le nom du commanditaire.
- Ah… Mais c’est génial ! C’est qui ? C’est qui ? Je le connais ?

Elle ressemble à petit chien frétillant qui bondit sur place en attendant que son maître lui donne un morceau de sucre.


- Hideo, le marionnettiste.
- Sérieusement ? Elle a dit ça ? Tu penses qu’elle savait qui t’était ?

Mes lèvres se tordent dans un sourire coupable. Je déclare :

- Possible, je marque un temps puis reprends plus gravement, mais je crois qu’elle croyait vraiment qu’il était le commanditaire.

Ma colocataire est hilare, son rire puissant résonne dans notre logis, en même temps, elle n’a pas tort, car si le commanditaire est bien Hideo le marionnettiste, on n’a pas trop de soucis à se faire, si le commanditaire se cache derrière le nom d'Hideo, Hideo, c’est moi, ou presque.




Édité le 25 juin 2013 - 20:00 par Aryal

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Aryal

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RE: La fille que j'aime
le 21 décembre 2012 - 20:41

ETHER CITY, CAFE DES SIX CREPUSCULES, 9 : 36 AM


Une semaine a passé, ma relation avec Julia est passé de « petite-disscussion-futile-à-propos-de-la-pluie-et-du-beau-temps-accompagnée-de-bonjours-au-revoir-vous-êtes-servie » à « plus-froid-que-les-yeux-d’Erwan ». J’ai passé la semaine à l’éviter et à déléguer aux autres la tâche de la servir. Tout en la protégeant la nuit et faisant très attention à son chocolat chaud à la cannelle et girofle.


Il n’y a personne au café, peut-être est-il trop tôt, ou trop tard pour que les gens viennent. Donc, Erwan, Léonore, surnommé Léo en raison de son apparence androgyne, Lucas, Karl et moi-même dissertons autour de la bougie crâne de notre patron sur les mérites de Mozart Sinclar. Seuls Erwan et moi-même savons que ce n’est pas qu’un personnage de fiction.


- Mais non ! argumente Léo, il a beau être un méchant, il a la classe, il se bat pour une noble cause : éradiquer la mauvaise musique ! Elle continue : c’est… pas un héros, mais ses objectifs sont louables et…
- Tutututu, stoppe Lucas excédé, c’est un méchant, un Mé-Chant ! C’est juste un taré qui s’éclate les oreilles, et celle des autres.
Karl propose une alternative diplomatique :
- Bah, en même temps, on sait tous que toi, il se tourne vers Lucas, tu es pour les gentils, et, ajoute-t-il en se retournant vers Léo, que tu préfères les méchants. Pour ma part je suis plus du côté de Léo.

Lucas grogne sauvagement, comme un loup encagé qui n’aurait été nourri qu’au yaourt bulgare depuis deux semaines et marmonne. Le garant de nos fiches de paie lève la main et tout autour de notre table, le silence se fait. Il déclare juste :


- Client.

Nos têtes se tournent vers l’encadrement de la porte où une femme nous regarde, son expression est située entre la gêne et l’épouvante lorsqu’elle aperçoit la bougie et la cire noire qui dégouline sur la table à laquelle sont attablés un rouquin, une brune enflammée, un loup enragé, un allemand avec un sourire vaguement lubrique et un punk aux yeux de glace qui semblent tous tenir un conseil secret ou une séance de spiritisme.


Et pour mon grand malheur, il faut que cette femme aux anglaises blondes impeccables, aux traits fins et à l’odeur de lys et de roses blanches soit Julia.



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Édité le 26 juin 2013 - 18:22 par Aryal

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Aryal

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RE: La fille que j'aime
le 03 janvier 2013 - 12:55

ETHER CITY, CAFÉ DES SIX CRÉPUSCULES, 9 : 52 AM



Les regards de mes collègues font la navette entre elle et moi, j’ai envie de disparaitre, que ses beaux yeux noisettes pétillants encadrés de cils interminables ne soient pas fichés dans les miens soulignés par des cernes qui me donnent un air de mort-vivant, que les gens qui nous entourent ne soient pas en train d’esquisser un petit sourire narquois. Je sens ma gorge se serrer. « Trouillard ! » ricane la voix d’Amanda sous mon crâne.


- Euh… excusez-moi, je dérange ?

Sa voix tranche net le fil de mes pensées, je deviens rouge pivoine (en fait non, j’ai un teint si pâle que ça se remarque à peine) et je bafouille comme au premier jour :


- N… non, non pas du t… tout.

A voir la tête de mes collègues, ils se retiennent de faire un facepalm collectif. Et Julia aussi, mais c’est moins sûr. Elle ouvre la bouche, puis la referme, puis la rouvre, et la referme. Ces mouvements me font étrangement songer à une carpe en manque d’oxygène... Il faut que j'arrête les comparaisons moi...


- Je me demandais si tu…. vous…. Si on pourrait avoir une conversation.

Elle jette un coup d’œil aux autres et ajoute :

- Privée.

Erwan m’indique d’un gracieux mouvement de poignet que je peux aller dans la cour arrière. La jeune parfumeuse prend les devants et trouve immédiatement la cour.


- Pourquoi tu m’évite ?

Elle est comme ça. Cash. Je soupire pour rester dans l'esprit d'un Erwan "dur" et elle attaque plus violemment encore :


- Non, sérieusement, c'est pas croyable, tu... tu nie l'évidence !

Je vous rappelle que je n'ai strictement rien dit ! Elle continue à blablater comme elle le fait si bien dans mes rêves et je l'écoute, comme un imbécile, je bois ses paroles avec avidité, comme un chat avec son bol de lait.... non, oubliez ça, je viens de la comparer avec un bol de lait. Soudain elle s'interrompt et le lance :


- Alors, t'en pense quoi ?

- Bah, en fait, tu dis que ça compromet ta concentration mais je te rappelle que je suis juste un garçon de café, dont il y a une semaine encore ton amie et toi...
- Elle s'appelle Alice, corrige-t-elle mécaniquement

Je hausse les épaules, je sais très bien que sa collaboratrice a pour nom Alice mais je ne suis pas censé le savoir, puis je reprends.


- Ton amie Alice et toi vous ignoriez le prénom.
- Et... et alors ! S'exclame-t-elle comme une folle furieuse (non, j'ai vraiment pensé ça moi?) On avait un bon feeling avec toi et je...

Je lève les yeux au ciel pour rester dans le personnage et je la coupe, il faut que je lui dise ce que moi j'en pense de son feeling, mais sincèrement, intérieurement quand elle a dit ça, j'étais à deux doigts de bondir au plafond.


- Un bon feeling ? Je singe, alors explique moi pourquoi ta merveilleuse amie Alice m'a traité, je cite, de sale petit irlandais qui mate ?

Elle semble tétanisée de honte. Erwan hargneux : 1, Julia : 0. Elle s'affaisse contre le mur et se met à sangloter. Instinctivement, je m’accroupis à côté d’elle. Je n’avais pas oublié pas oublié qu’elle était sensible mais à ce point-là…. Je tapote son dos avec un luxe de précautions. Sa voix entrecoupée de sanglots prononce ces mots :


- Je suis… désolée… j’espérerais que tu ne … l’ai pas entendue m… mais…

Sa voix s’éteint dans des gazouillis intelligibles. Je me confonds en excuses, à ma grande stupéfaction. Je me surprends à lui murmurer que je ferais tout pour qu'elle me pardonne de l'avoir blessée. Je vois que son regard change, il passe du très chagriné, à une expression de triomphe, limite sadique. Avec un sourire en coin elle me dit :


- Alors dans ce cas, tu m'accompagne au restaurant demain soir !

Je recule brutalement sous son regard amusé. Mes paupière clignes à toute vitesse. La lueur dans ses yeux me fait comprendre que cette superbe parfumeuse avait tout planifié, du fait qu'Alice lâche ses mots devant moi au fait que je proposerais tout pour m'excuser dès que je la verrais désappointée en passant par celui que j'allais l'ignorer toute la semaine. Je secoue la tête pour lui signifier que je suis me suis jeté à pieds joints dans son guêpier, cela ne fait qu'étirer son charmant sourire et, malgré moi, je me retrouve à le lui rendre.


Elle se relève, époussette ses vêtements.

- Demain soir à 19 heures 30 ici ? Je passe te prendre.

Elle commence à repartir, retourne la tête puis ajoute d'un air adorablement sournois :

- Habille-toi en circonstances.

Aryal, plume émèchée

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Aryal

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RE: La fille que j'aime
le 14 janvier 2013 - 20:11

Chapitre 3


Ether city, mon appartement, 01 : 36 PM


Je viens de raconter à Amanda, qui s'est un peu remise du "foutu marteau qui frappe à grands coups à l'arrière de sa tête" plus couramment appelé de façon limite poétique "gueule de bois", ce qui s’est passé tout à l’heure. Après m’avoir écouté religieusement, elle rompt le silence qui s'était installé d'un immense rire et se roule au sol en tapant du poing par terre. Je la regarde faire avec une fascination teintée d'horreur.


Quand elle s'est à peu près calmée et qu'elle me fait à nouveau face, je remarque que ses joues sont humides et ses yeux, baignés de larmes. Je fronce un peu les sourcils et elle m'explique la raison de cette crise de fou rire.


-
Naaaaan.... Sérieux ? Elle t'a vraiment invité au resto demain ? La fille sur la quelle tu fantasme depuis toutes ces années ? Oh, punaise ! On se croirait dans une de ces mièvres comédies romantiques dont tu t'abreuve le week-end.


Je pince les lèvres, je préfère qu'elle évite de crier ça sur les toits, mais bon je dois avouer que Hugh Brant et Keira Batley me font toujours pleurer dans "Lobe actualité". Ma colocataire ajoute:


- Le scénariste de ta vie doit bien se moquer de toi...

Je secoue la tête affirmativement. J'ai vraiment l'impression que le destin se paye de manière monumentale ma tête. Nous continuons à disserter sur les comédies de Hugh Brant, les tatouages tribaux, les Vaccines et Shk pnk dont Amanda est récemment devenue fan. Personnellement, ça me donne des maux de tête.
Et puis vers 2 heures, la sonnette nous vrille les tympans.


Elle se met debout et, en lingerie de dentelle noire, ouvre la porte à notre auteur commun. "Pour raison budgétaire" avait indiqué Stacy Monroe lorsqu’on nous avait assigné un nouvel auteur après que ma chère colocataire ai légèrement exterminé ses deux derniers, et le mien. Le nôtre est assez jeune et évidement, quand ma coloc ouvre la porte, il rougit comme une tomate trop mûre puis, en essayant d'éviter de regarder son décolleté il entre dans notre appartement.


ETHER CITY, MON APPARTEMENT, 5 : 45 P.M.

- Donc, on ne fait pas de featuring avec Henry Ian ?
- Ecoute, commence Amanda, Matthieu, tu sais…
- Thomas, réplique notre auteur, c’est Thomas.

Son regard tombe pour la énième fois sur le soutien-gorge de son interlocutrice et il ajoute :

- Mais, tu peux m’appeler Matthieu si tu veux… d’un ton mièvre, totalement sous le charme.

Je m’éclaircis la gorge pour rappeler à ma colocataire que si elle veut jouer avec cet auteur-là, elle attendra que je sois parti. Pour je continue sur sa lancée :


- Bon, je suis d’accord, Gecko est un type vachement sympa mais, tu comprends bien qu’on ne le connait pas assez, je déclare avec un sourire un poil navré. Et puis, il est assez « collant ».

Mes deux interlocuteurs me regardent sans comprendre.

- C’est bon, c’est une blague, de la part de quelqu’un qui a de ventouses aux doigts… dire qu’il est collant…

- Ne fais plus JAMAIS d’humour, m’interrompt Amanda qui me menace furieusement du regard.

Je baisse les yeux pour trouver un certain intérêt aux lattes du parquet tandis que la jolie métisse se lève pour aller s’asseoir sur l’accoudoir du fauteuil de Thomas. Je file dans ma chambre pour échapper à leurs jeux dangereux. J’en profite pour revêtir ce qui, j’espère plaira à Julia. Ma « tenue de circonstance » se compose d’une chemise blanche, d’une veste et d’un pantalon en lin noir « récupérés » sur un super-vilain frimeur, qui m’a fait comprendre qu’on se retrouverait et des chaussures en cuir synthétique noir. Je jette un coup d’œil dans le miroir. J'ai une horrible tête de vautour de la finance qui empeste l'after-shave.


Vu que je n’ai pas spécialement envie de passer l’après-midi ici en compagnie d’une Amanda qui va me traiter du pigeon et de pingouin et d’un auteur qui à la bave aux lèvres avec un nombre de neurone avoisinant 2, je vais passer au café regarder Swenney Todd avec les autres…



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Édité le 11 février 2013 - 18:34 par Aryal

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Aryal

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RE: La fille que j'aime
le 04 avril 2013 - 20:14

ETHER CITY, CAFE DES SIX CREPUSCULES, 6 : 10


Je ferme les yeux pour la dix-huitième fois au moins, je ne supporte pas ce film, trop sanglant, bien trop sanglant, j’aurais dû m’y attendre de la part d’Erwan. Je vois que les autres esquissent de temps en temps des sourires qui me font froid dans le dos. Je fais mon possible pour me désintéresser de ce film. « Trouillard » me souffle la voix d’Amanda. Amanda, la fille que tout le monde aimerait avoir pour copine avait soufflé Karl, la première fois qu’elle était venue. Je n’avais pas pensé ça quand on s’était rencontré. Nostalgie, quand tu nous tiens…


C’était il y a déjà trois ou quatre ans, lorsque je suis venu m’installer à Ether City, pour Julia, je l’avais vue dans un article sur la parfumerie. Je cherchais un appartement et Amanda aussi. Et comme dans toutes les querelles Héros-Vilains, il a fallu que tout commence par une jalousie. Le loyer était un peu trop élevé pour moi et l’appartement un peu trop grand mais je l’ai pris. Quelques secondes après que ce soit signé, une furie a foncé tête baissée dans l’appartement en beuglant : « Je le prends !!! ». C’était celle qui est devenue ma colocataire. Le locataire a expliqué que je venais de signer le bail et que donc si elle le voulait vraiment il faudrait s’arranger. Elle a fait une moue méprisante puis est sortie en claquant la porte.

Le soir-même, alors que je faisais un tour du quartier, une ombre m’a agressé, mit un long couteau à cran d’arrêt sur la gorge en me murmurant que si je ne partais pas vite d’Ether City, ma tête se retrouverait assez loin de mon corps. Autant dire que je flippais, un peu. J’ai pris le contrôle de son corps et l’ai forcée à écarter le couteau, puis à le jeter à distance. J’ai ensuite doucement amenuisé ma possession. L’ombre à abaissée sa capuche, laissant dévoiler un visage à la peau mate, des cheveux parfaitement bouclés, la fille de tout à l’heure. Elle m’a lancée : « T’es un super toi aussi ? » et j’ai acquiescé. Elle m’a donné un crochet qui m’a envoyé roulé à terre puis elle m’a hurlé que l’appartement était à elle et que si je lui cédais pas immédiatement le bail, elle enverrait ma tête se balader du côté du fleuve et que de toute façon sa réputation le précédait vu qu’elle était Portal. Je me souviens parfaitement lui avoir rétorqué : « Portal ? Comme le jeu vidéo ?», je me souviens aussi parfaitement du coup de genou à l’entre-jambe et du couinement que j’avais poussé qui ont suivis. Je l’ai forcé à se donner un vingtaine de baffes et de lui avoir proposé, sur une impulsion soudaine, de partager l’appartement, elle m’a regardé comme si je venais d’énoncer la pire ineptie puis elle a accepté.


ETHER CITY, CAFE DES SIX CREPUSCULES, 7:28 PM


Le film est fini, Mrs Lovett est vraiment une dure à cuire, Todd à quelques problèmes de rasoir et il reste de la viande pour les tourtes. Je me lève, mes collègues aussi. Je soupire puis acquiesce, ils peuvent venir, je n’ai pas le cœur à leur tenir tête. Nous sortons et débouchons sur la rue, nous sommes un drôle de groupe : un punk affirmé, une androgyne, 2 serveurs avec des T-shirts avec un logo moches qui encadrent à mon avis, à un pingouin. Avec une tignasse rousse sur le crâne, maladroitement dissimulée sous un borsalino noir. Et on attend.

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RE: La fille que j'aime
le 25 juin 2013 - 21:47

Enfin, on attend 3 minutes puis, ma future soirée arrive. Lorsque Julia, ou plutôt sa voiture arrive, ma gorge se moue méchament, comme une noeud gordien*. Mes collègues et amis qui me "soutenaient moralement" ont les yeux qui sortent littérallement de leurs orbites. Sauf Erwan qui essquisse vaguement un sourire amusé. Il faut dire qu'une limousine, interminable, huileuse comme du pétrole qui semble clamer "Plus tard, je veux être un corbillard !" qui s'arrête devant soir, ça ne peut pas vraiment laisser indifférent.

Comme dans un film, l'interminable limousine s'arrête à ma hauteur et je note au passage la propension au spectaculaire de la part de la parfumeuse préférée de Ether City. La porte, à ouverture automatique (tiens, donc, pas de majordome ?) dévoile à nôtre petit groupe et aux bedaux rassemblés autour qui s'étonnent du spectacle un intérieur crème, en lin, une moquette assortie et nous faisant face, telle une déesse inaccessible, Julia.

Léo, me met une petite tape dans le dos et je titube plus que je marche pour arriver à l'intérieur raffiné de la limousine. Je m'installe face à Julia et détaille sa tenue. Robe dos-nu bleue azur et blanche tout en drapé qui n'est pas sans rappeler la grèce antique, la rivière d'or qui lui sert de cheveux élégamment relevée en un chignon sophistiqué qui découvre sa nuque et tombant au creux de sa gorge un simple pendentif de saphir retenu par une chaine d'argent. A ses poignets, deux bracelets d'argent aussi. Elle est ravissante.

Le trajet semble être une éternité instantanée, ni elle ni moi ne parlons, nos regards se croisent à divers reprises mais pas un mot ne franchit le seuil de nos lèvres.



ETHER CITY, 8:03 PM, COMPLEXE "OEIL DU FAUCON"


J'ai entendu perler de ce retaurant-club-bar-etc, trop cher, trop fréquenté par des gens du Warpzone et point final, le resataurant d'inspiration semi-vampirique est situé au sommet de la tour qui abrite ce complexe. Son nom est bien inspiré de ce bon vieux vengeur qui connait un nouveau succès depuis la sortie d'Avengers. Mais depuis que la féquentation de super y a augmenté au point que des agents de notre organisation ont pour ordre d'envoyer tous les super à Mortezone au moindre incident, les "pontes" évitent ce quartier.

Nous zigzagons entre les tables pour arriver à celle réservée par mon hôte qui nous offre un panorama plongeant sur la salla à l'étage du dessous ou je repère quelques vieux amis, Henry et Arielle Ian, et ennemis, ce malade d'Obscurius. J'aperçois aussi Tempo au bar qui discute avec une grande blonde qui ressemble un peu à Julia.

Nous sommes servis et elle me propose de jouer au "je ne te connais pas... Moi non plus !" et elle apprend rapidement que je débarque de Silur City, qu'en plus d'être serveur au café des Six Crépuscules j'en suis aussi le co-propriétaire, le nom de mes collègue, que je préfère la vanille au chocolat, les amandes aux noisettes et que je regarde plus les comics que Ether TV, ce qui la fait bien rire. Nous abordons aussi le sujet du tueur et des mystérieux cambriolages en ville.

Nous dégustons notre tartare de boeuf en forme de motteétoile de sauce au centre accompagné de salade verte étrangement disposée en palabrant sur la nuit totalement noire d'une agréable profondeur. Mias soudain je ressent un affreux picotement à la nuque.

____________________________________________________________________________________________________________________
*petit rappel, ce noeud était, slon la légende, si dur à dénouer que Alexandre Le Grand l'a simplement tranché, alors imaginez un peu l'état de la gorge de ce pauvre Shawn



Édité le 26 juin 2013 - 17:15 par Aryal

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RE: La fille que j'aime
le 26 juin 2013 - 18:22

Chapitre 3


TOILETTES POUR HOMMES, RESATAURANT DU COMPLEXE "OEIL DU FAUCON", ETHER CITY, 9:07


Je me suis réfugié aus toilettes et, heureusement, il n'y a personne. Je m'approche des miroirs desing qui surplombent les lavabos et leur lance :


- Vas-y !

Dans la glace, mon reflet se brouille pour devenir un jeune homme de mon âge à peu près, un visage d'ange avec des cheveux bleu électrique hérissés, un T-shirt sans manches noir et des piercings pour décorer. Il arbore un éternel sourire mi-amusé, mi-sadique.


- Bonsoir Shawn, lâche-t-il sans se départir de son sourire.
-'soir Hideo.

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TOILETTES POUR HOMMES, RESATAURANT DU COMPLEXE "OEIL DU FAUCON", ETHER CITY, 9:08


Face à moi, mon "locataire" comme il se définit, un esprit qui m'a choisi pour hôte il y a plusieurs années alors que je n'était qu'un ado, doté d'un pouvoir de manipulation complexe, il peut même en plus de modifier les actions de ses victimes, leur instiller des idées, ce qu'il ma apprit, apparemment c'est de lui que je tiens mes pouvoirs. Ancien super (oui, ancien, il est considéré comme mort), il refuse de parler de sa vie d'"avant" et m'a tout apprit sur le Warpzone, c'est mon mentor en fait. On ne s'apprécie pas des masses depuis qu'il a tenté de me posséder entièrement il y a quelques moi de cela. Son apparence spectrale évolue au fil des jours. C'est lui qui m'a pincé la nuque tout à l'heure. Ce qui normalement signifie un danger imminent, et il n'a pas trop envie que ça arrive, sinon, il re-meurt. Moi avec.


- Que se passe-t-il ?

Il hausse les épaules, ébouriffe un peu ses cheveux, et sourit :

- Je voulais discuter.
- Tu te fous de moi ?

Je n'ai pas pour habitude d'être grossier mais Hideo est sûrement la "personne" qui me tape le plus sur les nerfs après Amanda.

- Bien sûr. Tu crois vraiment que j'interromprais notre dîner avec Julia par pur plaisir, je te rappelle que je l'aime bien moi aussi cette fille. Bien qu'Amanda soit plus à mon goût.

Et le pire c'est que c'est vrai... Hideo traîne souvent dans mon esprit silencieux comme une tombe, sans proférer de commentaires comme il en avait l'habitude au début mais ne manque pas un détail de ma vie. I continue :

- Il y a un super-vilain ici...
- Merci Captain Obvius !
- Tu sais, si tu veux que je reprenne le contrôle, me mettre en colère est le meilleur moyen, déclare-t-il d'un ton doucereux.
- Très drôle, je réponds ironiquement, si tu le pouvais, tu l'aurais déjà fait et à mon avis, mis Ether city à tes pieds.

Il soupire de dépit cette fois :

- Tu as bien raison, néamoins tu semble oublier que c'est moi qui connais bien les pouvoirs, et comme je n'ai pas spécialement apprécié que tu me coupe, je te laisse. Que cela te serve de leçon jeune padawan !

Je reste scotché, mon squatteur vient de faire une référence à "la guerre des étoiles", ce qu'il, apparemment, abhorre... Je tente de le rappeller sans grand succès alors, je tourne les talons et rejoins ma chimère.

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Édité le 26 juin 2013 - 19:19 par Aryal

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