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Index du forum Index du forum Chroniques d'Olydri Fanfics La néogicienne amoureuse ? II

La néogicienne amoureuse ? II

Une possible suite des épisodes précédents
62 réponses - Page : 1 sur 4 - 1 2 3 4

La néogicienne amoureuse ? II
le 19 février - 18:58

Préface :

La lecture des deux opus précédents est vivement recommandée :
- la néogicienne amoureuse
- la Quête de Maude et Rations

Une nouvelle fois vos délires sur Discord, un échange lors de la Paris Manga 2019 avec quelques acteurs de la web série... un nouveau défi donné par Omégazell...

Edit 21/02/2019 : 1ère partie du défi donné par Zell remplie : le Yaoï

Titan/Meumeuh

Reste la condition ajoutée par Titan, mais qui viendra plus tard... fin de l'édit

Edit 27/02/2019 :
Merci à Basileia et Storm Poison pour la scène de la chips du chapitre 10 : vous savez gérer la fougère les filles !
2cde partie du défi remplie au chapitre 11 : la biscotte de Jean Kévin frappe encore !



Édité le 27 février - 14:00 par Arnaud75

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 19 février - 19:02

CHAP 1

Un chemin obscur dans une forêt anonyme


Storm courait aussi vite que son corps mutilé le lui permettait. Les prothèses technologiques qui renforçaient ses membres fins avaient été durement touchées, et elle savait son bourreau sur ses traces.

Sa transpiration se mêlait à son sang, laissant derrière elle une piste facile à suivre pour tout prédateur qui souhaiterait s’en prendre à elle.

Elle finit par s’écrouler au milieu d’un tas d’immondices abandonnés là par des êtres qui avait utilisé cette petite clairière comme lieu de pique-nique, la douleur insoutenable lui ayant fait perdre connaissance.
Revenant à elle, un emballage de barre énergétique collé au nez, elle sursauta en sentant la vibration dans le sol… il était là… pour elle

Le petit smourbiff cornu se précipita sur celle qui avait osé marcher dans son nid, planta sa petite corne dans son fessier délicatement rebondi…

Un salon au mur couvert de toile de Jouy

Les lettres OWNED barrèrent l’écran de l’ordinateur de Sam qui poussa un cri de frustration ! Elle avait survécu des heures aux assauts des troupes de ce lâche de nécromancien, était parvenu à fuir le lieu de l’embuscade vicieuse qu’il lui avait tendue… et un p**** de familier à 2XP venait de lui faire perdre son dernier PV !

La jeune femme se retint de justesse de taper du poing sur son clavier… les dix précédents qui avaient subi ce traitement avaient finis dans la poubelle recyclage, brisés en plusieurs morceaux.
Réajustant les lunettes couvrantes aux épais verres rouges qui lui permettait de supporter la luminosité ambiante, elle se passa la main dans les cheveux, faisant crisser les renforts en cuir de ses prothèses.

Ayant besoin de se changer rapidement les idées, elle lissa du revers de ses mains gantées d’un fin cuir d’agneau beige les plis de sa robe, se leva en réajustant sa tournure et traversa son cabinet de travail pour aller mettre de l’eau à chauffer. Elle disposa ensuite sur un plateau quelques scones dans une coupelle en argent, une sous-tasse et sa tasse assortie en fine porcelaine, une cuillère en vermeil et un petit pot de crème récupéré directement chez un fermier de ses connaissances.
Elle prit ensuite quelques feuilles d’un de ses thés noirs favoris, qu’elle allait directement acheter dans une plantation en Inde lors de ses déplacements sur le continent asiatique, et les disposa à côté d’une théière en terre cuite qui semblait provenir quant à elle de fouilles archéologiques dans les tréfonds du Japon médiéval. Dès que l’eau se mit à frémir dans la bouilloire, elle en rinça le récipient antédiluvien puis disposa les feuilles avec un art consommé avant de les noyer d’eau chaude.

Après avoir laisser le temps à sa boisson d’infuser, elle la dégusta à petite gorgée tout en balayant la bibliothèque dans laquelle elle s’était installée. Les incunables y côtoyaient les dernières revues à la mode et une incroyable collection de manga et autres comics, dont ceux qui lui étaient consacrés…

Son long soupir fit légèrement grincer les baleines du corset qui ceignait sa fine taille et mettait en valeur un décolleté qui avait déjà perdu plus d’une âme…

Le tintement de la cloche à l’entrée du manoir amena un pli soucieux entre ses sourcils parfaitement dessinés. Reposant sa tasse maintenant vide, elle entendit sa gouvernante se précipiter pour accueillir le visiteur qui venait d’interrompre sa rêverie : quel dommage, elle y débitait en rondelles un certain nécromant…

Les petits pas précipités de la gouvernante précédant celui plus assuré d’un homme chaussé de bottes l’informa sur l’identité de son visiteur. Un petit coup à la porte :

- Myss Lyli : Madame, vous avez de la visite…

- Sam : Mouiii ?

- Myss Lyli : Oh, mais vous vous êtes encore fait un Thé toute seule ! Madame n’a donc aucune confiance en moi ?

- Sam : Lyli, vous savez très bien que ce n’est pas ça… Laissez-le entrer et fermez la porte derrière vous

- Myss Lyli : mais Madame, c’est inconvenant de vous laisser seule avec un… homme… surtout quand il est aussi séduisant…

- Sam : Lyli…

- Myss Lyli : Hum ! Je vois… Madame votre Mère n’aurait pas apprécié…

- Sam : Je le sais. Allez…

La gouvernante jeta un regard noir et s’effaça pour laisse pénétrer l’homme en pantalon et gilet de cuir noir, chemise blanche à fines rayures et aux yeux masqués de petits verres ronds et violets enserrés dans une monture métallique.

Paris – Studio non loin de la Cité Universitaire

Alexandra cocoonait tranquille, un mug à l’effigie de Deadpool rempli de son thé Mure-Myrtille lui réchauffant les doigts, enroulée dans un édredon tout doux.

De violents coups frappés à sa porte mirent brutalement fin à son moment de détente, la faisant immédiatement passer du mode « ronron » au mode « furie ».

S’extirpant de son cocon, elle alla entrebâiller sa porte d’entrée pour voir quel malotru osait ainsi brutaliser ce panneau de bois qui n’avait fait de mal à personne.
La colère d’Alexandra monta d’un cran lorsqu’elle reconnu son voisin adepte du tapage nocturne suivit de quelques autres occupants à l’air soit inquiet, soit légèrement hostile..

- Félix Zazoit : Heu m’zelle, z’avez pas vu un p**** de renard dans l’immeuble ? On est plusieurs à avoir vu c’te sale bestiole et mon pote il est sûr de l’avoir vu pointer son museau à vot’ porte l’aut’nuit… c’est dégueu ces animaux ! Y z’ont la rage en plus ! va falloir le dégager de là ! Sinon on va porter plainte… t’as pigé M’zelle ?

Alexandra : dégagez de mon seuil…

Félix Zazoit (poussant sur le battant entrouvert de la porte) : Hé, j’chuis sur qu’il est là l’bestio !

- Alexandra : j’ai dit dégagez !

- Félix Zazoit (la bousculant pour passer la tête) : tu crois qu’tu vas m’empêcher…

Le jeune homme atteint d’acné avancée s’immobilisa net, son visage perdit toute couleur et il commença à s’effondrer sur ses genoux, les deux mains crispées sur l’entrejambe qu’Alexandra venait de percuter violemment avec son genou.

- Alexandra (s’adressant aux autres voisins) : vous êtes tous témoins : il a tenté d’entrer en force chez moi…

Les têtes acquiescèrent pour la plupart, et sa gentille voisine du troisième leva les deux pouces en lui faisant un clin d’œil.



Édité le 19 février - 19:29 par Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 20 février - 11:21

CHAP 2

Hôpital Georges Pompidou

L’adolescent regardait sa mère discuter avec le chirurgien, assommé par les antidouleurs. La gentille infirmière lui tenait encore la main. Cette fichue péritonite l’avait terrassé en plein cours d’art plastique, alors qu’il scellait à la néoprène les plaques en mousse de son cosplay de néogicien.
Une nouvelle nausée le foudroya. Les réflexes de l’infirmière étaient stupéfiants et une bassine apparut en une fraction de seconde pour recueillir le jet de bile avant qu’il ne tache sa blouse immaculée.

- Dr No : Mlle Nya, lorsque le patient… Maleaume, c’est ça ? Oui, lorsqu’il aura terminé, merci de le préparer pour le bloc 6

- Mme Yttri : Oh, merci docteur… mon Maleaumounet a tellement souffert…

- Dr No : ne craignez rien Madame, nous sommes une excellente équipe, parfaitement apte à gérer toute forme de souffrance. Votre fils est entre de bonne mains…

Une fois la mère éloignée du brancard, Mlle Nya poussa celui-ci vers les ascenseurs. Les portes du monte-charge s’ouvrirent devant elle et elle s’y engagea habilement, cognant juste ce qu’il faut et selon un angle idéal le bord du lit à roulettes pour que la vibration déclenche une infinie douleur à son passager. Le Dr No ne mentait pas : elle savait parfaitement « gérer » la douleur !

En même temps que les portes se refermaient sur l’infirmière et sa victime, la porte palière des escaliers s’ouvrit et une jeune adolescente énergique en jaillit comme un diable de sa boîte. Au bout du couloir le Dr No ne manqua pas de détecter cette présence et souleva un sourcil interrogateur. Il fut immédiatement rassuré de la voir entrer dans une des chambres du service.

Karumiko entra en trombe dans la chambre de convalescence de Geniet et Titan.
Ces derniers avaient vraiment repris du poil de la bête depuis les bons soins de l’ange. Elle eu la surprise de voir pour la première fois Titan recevoir une visite. Un homme d’une soixantaine d’années, barbe et cheveux blanc lui arrivant aux épaules, était en grande discussion avec le chauffeur de dépanneuse.

- Master Pong : … c’est bien compris mon ami ! demain vous récupérez un portable, vous vous connectez et vous partez espionner la Coalition… je m’inquiète de l’apparition de cette espèce de secte des adorateurs de Gaea…

- Karumiko : Salut mon poussin

- Geniet (ôtant le casque de son lecteur mp3) : Oh, salut…

- Karumiko : Ils t’ont dit quand tu pourrais sortir ?

- Geniet (chuchotant) : pour garder les apparences, encore une semaine – dix jours…

- Karumiko : Zut ! ça va pas être possible… on a besoin de toi… enfin papa m’a dit qu’on avait besoin de toi rapidement


Le lendemain : Olydri – Plaine de Centralis


Gaea venait de profiter ignominieusement du concours d’un pigeon généreux qui avait accepté le l’accompagner pour un pick up : elle avait gagné trois niveaux de plus et jubilait à l’idée de frimer contre ce sale macho d’Omegazell qui restait à la traîne.

Soudainement une horde de partisans de la coalition l’encadra. L’élémentaliste cherchea désespérément des yeux une issue ou un allié… rien. Le guerrier à casque à corne qui semblait diriger ces fous furieux se précipita vers elle, et au moment où elle se voyait expédiée au cimetière le plus proche, il finit son mouvement sur une glissade à genoux

- Meuhmeuh : Salut à toi, ô astre de mes jours ! Enfin je peux baiser la lanière de tes sandales ! ACLAMEZ DAME GAEA !

Les sbires se mirent à leur tour à genoux et entonnèrent un hymne discordant à la gloire de Gaea…

Depuis un buisson proche, un avatar de prêtre de l’ordre n’en manquait pas une miette. Il sursauta toutefois lorsque le bruit de fermeture éclair caractéristique des dernières armes à répétition de l’Empire raisonna à son oreille.

Une pluie de balles lacéra les corps agenouillés, ne laissant aucune chance de survie aux malheureux adorateurs.

Par réflexe, Meuhmeu se mit en garde devant Gaea, faisant de son corps un chétif bouclier. L’élémentaliste voyant des renforts arriver ne su résister à la tentation de grappiller quelques XP de plus et désintégra son garde du corps qui disparu dans une pluie de pixel.

- N'imyëalia : ça va ?

- Gaea : Oui oui, merci du coup de main !

- Norrig : hé là : y’en a un autre

Le prêtre de l’ordre se voyant découvert pris ses jambes à son cou.

- N'imyëalia : Te fatigue pas frangin, il est trop loin et il va trop vite.

- Norrig : C’est pas juste ! T’as encore chopé tous les XP

- N'imyëalia : fallait opter comme moi pour le dps distance !

- Gaea : Dites, vous seriez d’accord pour aider une pauvre joueuse dans le besoin que ses compagnons de guilde harcèlent pour qu’elle gagne des niveaux ?

- N'imyëalia : heu, de qui tu parles ?

- Gaea : bah, de moi…

- Norrig : hé, mais tu fais partie de la guilde de Noob…

- N'imyëalia : QUOI !

- Gaea : heu… oui…

- Norrig : on est au courant pour Fantöm… on sait que c’est toi qui l’as dénoncé ! //mode duel activé// Cours vite… en zig zag…

- Gaea (fuyant) : maiheuuuuu ! c’est pas moiiiiii !

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 20 février - 13:05

CHAP 3

Un Manoir perdu dans la campagne normande

Sam bouillonnait intérieurement : si elle avait eu des ongles, elle les aurait rongés jusqu’au sang. Malheureusement le sort l’avait privé de ce défouloir.
Arpentant les couloirs menant à sa chambre d’un pas vif qui faisait froufrouter les volants de sa robe d’intérieur, elle commença à délacer le corset qui enserrait sa taille tout en poussant d’un pied la porte de son dressing.

Myss Lyli ayant entendu les pas au-dessus d’elle se précipita pour prêter main forte à la jeune femme qui avait opté pour une « toilette » de cuir renforcée aux articulations, l’aidant à mettre en place l’ensemble des multiples boucles qui permettaient d’ajuster la tenue au plus près de la silhouette élancée tout en mettant en valeur les prothèses de métal enrubannées de cuir qui avaient remplacé ses membres.

- Myss Lyli : Hum… vous savez ce que votre Mère dirait de vos expéditions ? Et si elle vous voyait habillée ainsi en garçonne…

- Sam : Lyli, nous avons déjà eu cinquante fois au moins cette discussion et la réponse n’a pas changé !

Le pli sur la lèvre de la gouvernante proclamait mieux qu’un discours son avis sur la question.

- Sam : Lyli... ; vous m’avez enseigné en long, en large et en travers l’importance de la notion de devoir… C’est un devoir !

- Myss Lyli : pfff, si vous retournez mes propres arguments contre moi, comment voulez-vous que je lutte ? Prenez soin de vous Mademoiselle

- Sam : ce n’est qu’une escorte de routine… je me demande même pourquoi on a fait appel à moi ! j’ai passé le stade des missions pour débutants depuis longtemps…

- Myss Lyli : Mais difficile de résister aux ordres de Monsieur Tempo… Ooooh quel bel homme !

- Sam : je vais finir par croire que vous avez un certain penchant, pour ne pas dire un penchant certain pour le maître des horloges…

- Myss Lyli (rougissant) : Oh, Mademoiselle, qu’allez-vous imaginer… ?



Hopital Georges Pompidou


Alexandra stationna sa twingo dans le parking souterrain réservé en grognant : ces fichus parisiens et leur conduite anarchique usait sa patience presque aussi vite que ses voisins tapageurs. Parfois elle rêvait de pouvoir sortir un gyrophare et une plaque tricolore pour faire ravaler leur permis à tous ces chauffards !

La bestiole velue roulée en boule sur le siège passager leva un œil, et se voyant arrivée à destination, repris l’apparence de la jeune ado rebelle qu’elle affectionnait.

- Karumiko : bon, maman, tu m’attends ici, on va pas tarder. Papa m’a dit que quelqu’un venait aider… une espèce d’adepte du SM tout habillé de cuir

- Basileia : OK ma choute. Punaise… ma première exfiltration ! On se croirait dans un James Bond !

- Karumiko : … ou dans les barbouzes…

La jeune fille descendit du véhicule et rejoignit l’ascenseur.

Au même moment un gaillard muni d’écouteurs surdimensionnés portés en collier sur la nuque hâtait le pas pour rattraper une femme en escarpins et grosse lunettes noires à monture blanche qui avançait d’un pas rapide vers la batterie d’ascenseur du rez-de-chaussée de l’hôpital. L’accent méridional du bonhomme hérissa les cheveux de la femme…

- Mozart Sinclar : Hôla ma p’tite dame… va falloir ralentir un tantinet pour ne pas attirer l’attention !

- Eve Bones : Hummmpf ! Je ne cesse de répéter que je n’ai besoin d’aucun chaperon pour accomplir cette quête !

- Mozart : On dit une mission au 21ème siècle… et si tu n’avais pas lamentablement foiré la prise de contact avec l’éveillé, je ne serais pas là à vérifier que tu répares tes bêtises !

- Eve : espèce de goujat !

Pénétrant dans la cabine qui venait opportunément de s’ouvrir devant eux, ils gagnèrent les étages supérieurs.

Karumiko sursauta quand sa cabine se bloqua soudainement. Le grincement affreux des câbles la fit paniquer un instant. Prenant son courage à deux mains, elle parvint en sautant à ouvrir la trappe de secours au plafond et à se hisser sur le toit de l’ascenseur. Grace à ses réflexes, elle attrapa juste à temps une poutre métallique alors que la cabine chutait dans le pylône, les câbles sectionnés.

Prenant son autre forme, le yokaï kitsune entreprit l’escalade du pylône en bondissant d’une poutrelle à l’autre pour enfin rejoindre l’étage qu’elle visait. Passant par le toit d’une autre cabine qui venait de s’arrêter à côté, elle parvint à rejoindre les couloirs. Son instinct lui hurlait qu’une catastrophe allait se produire.

Au rez de chaussée, près de l'accueil, Hippolyte Kurtzman regardait impatiemment sa montre en pestant contre tous ces assujettis sociaux qui le précédaient en attente d'un renseignement. Le hurlement du métal s'écrasant au sol détourna son attention. Il fonça voir de quoi il retournait, redoutant le pire

La Défense – Tour Neuropa

Théodore Saquebien avait réuni son conseil de guerre et expliquait la nouvelle orientation de la modération à ses troupes.

- Théodore : Bon, c’est clair pour tout le monde : tolérance zéro… L’affaire du Fantöm cheaté ne doit pas salir la réputation du jeu ! Jean Kévin, tu as pu avancer de ton côté ?

- Jean Kévin : Oui… la signature de Tenshirock est bien derrière la dénonciation !

- Théodore : Le maudit pirate ! Je suis persuadé qu’il va profiter de la panique pour nous faire un autre de ses tours pendables !

- Judgelove : et l’invocatrice à l’origine de la fuite ?

- Théodore : difficile de l’atteindre : la rumeur dirait qu’on l’a éliminée pour cacher quelque chose… alors que sa complicité avec Tenshirock ne fait pas de doute… Arrr ! J’enrage !

- Judgelove : bah si sa complicité est démontrée publiquement…

- Théodore : c’est exactement ce que j’ai dit à Monsieur Donteuil… mais Monsieur Donteuil a pris sa décision : fin de la discussion !

Pensifs, les membres de l’équipe regagnèrent leurs postes de travail, priant pour que cette affaire n’ait pas trop de répercussions.

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 20 février - 18:18

CHAP 4

Olydri – cimetière de la forêt des Goulflores

Le prêtre de l’ordre se recroquevilla derrière son rocher. Le guerrier au bandeau cornu venait de repoper devant les tombes et regardait niaisement de droite et de gauche.
Avec sa chance il était le seul du groupe des adorateurs à être mort à quelques millimètres de la zone d’influence du cimetière où tous les autres étaient allés Quelques échanges sur le tchat de la guilde des adorateurs le rassurèrent. Il prit donc tranquillement la route, réajustant son bouclier « MILK ».

Voyant là une occasion en or de pêcher quelques renseignements, le prêtre choisit de sacrifier sa discrétion pour une approche plus directe.

- Titan : hé salut toi !

- Meuhmeuh : Halte là maraud ! qui es-tu donc ?

- Titan (improvisant) : relax mec… je suis juste… un admirateur de Gaea… et je t’ai vu toute à l’heure te sacrifier pour elle… je voulais te faire part de ma reconnaissance

Le sourire radieux qui s’inscrivit sur la bouille débonnaire de son interlocuteur lui prouva mieux que des mots qu’il avait visé juste.

- Meuhmeuh : Toi aussi tu es des nôtres ! Dommage que tu fasses partie de l’Ordre, ma guilde ne peut être constituée que de joueurs de la coalition !

- Titan : en effet, c’est regrettable… Mais cela n’empêche pas d’être ami ? Ne crois-tu pas ?

- Meuhmeuh (ravi) : Mais oui ! Tu as raison !

- Titan (ébahi par la naïveté de son interlocuteur) : Ah, comme j’aimerais savoir comment Gaea a pu ainsi piéger le joueur numéro 1 d’Horizon !

- Meuhmeuh : Oh, moi aussi ! Mais je sais qu’un jour elle nous révélera tout ! C’est une déesse ! Ah mon nouveau meilleur ami ! Viens avec moi que je te présente au reste de la guilde !

- Titan : c’est que je… hé ! Mais qui êtes-vous… mais laissez le tranquille… INFIRMIERE ! Mais …

Meuhmeuh se figea sur place. Il entendait en arrière fond le bruit d’une lutte acharnée. Son interlocuteur poussa encore un cri.

- Meuhmeuh : Titan ! Mon ami ! Tu as des problèmes ?

- Titan : Non laissez ce renard tranquille !

- Meuhmeuh : Où es-tu ?

- Titan : …

- Meuhmeuh : OU ES TU ???

- Titan (chuchotant la voix tremblante) : hôpital Ge…orges…pidou… 4ème…tage… vite ils l’enlèvent !

- Meuhmeuh : j’arrive !



Hopital Georges Pompidou



Le Yokaï montrait les crocs à l’odieux personnage qui venait de l’envoyer à l’autre bout de la chambre.

- Eve : Bon, tu viens m’aider : ce balourd pèse au moins trois tonnes et refuse de me suivre…

- Geniet : Balourde toi-même ! Lache moi !

- Mozart : cette sale bête m’a mordu ! Hors de question que je laisse passer cet affront !

Ecartant les mains, le jeune homme projeta une onde sonore sur Karumiko qui l’esquiva d’un bond prodigieux.

- Titan : Non laissez ce renard tranquille !

Voyant le regard chargé de haine de la brute, il se réfugia au sol derrière son lit, chuchotant nerveusement dans son micro casque.

- Eve (foudroyant Geniet du regard) : Tu veux vraiment m’énerver le phénomène de foire ?

- Geniet (la repoussant) Mais foutez moi la paix !

- Mozart : ça y’est ! je te tiens saleté !

Il venait en effet d’attraper Karumiko par la peau du cou et levait son autre main pour le coup de grâce, un sourire triomphant aux lèvres.

Emmêlé dans ses draps, Geniet se vautra par terre en essayant de s’interposer. Les énergies noires qui l’entouraient quand il fermait les yeux lui apprirent que cela ne relevait pas de l’accident. Les yeux toujours clos, il remonta à la source et reconnu cette femme qui l’avait tant effrayé…
Alors qu’il s’apprêtait à crier de désespoir en voyant la pauvre boule de poil être lâchement assassinée, la porte de la chambre fut arrachée de ses gonds et percuta l’assassin en puissance dans le dos, lui faisant lâcher sa proie.

Se relevant furieux, la mèche en bataille, le super vilain DJ fonça vers l’entrée de la chambre, avant d’être à son tour projeté par un coup de pied dans l’estomac à l’autre bout de la pièce. Une silhouette engoncée dans une tenu de cuir sauta à pieds joints dans la pièce…

Karumiko se réjouit de voir l’allier promis débarquer enfin.

- Hippolyte : Laissez immédiatement Monsieur Trumman tranquille et… oups, désolé… je me suis trompé de chambre… sans rancune…

Mozart Sinclar jura dans sa barbe en se dégageant des restes de la porte sur laquelle il s‘était effondré. Karumiko avait profité de la diversion pour reprendre forme humaine et rejoindre Geniet pour le relever. Eve restait à distance prudente tout en affichant un sourire ravi à la vue de tout ce chaos.

- Mozart : hé ho ! polnareff wooman ! Qu’est-ce que tu attends pour intervenir ?

- Eve : Oh moi, toute cette violence…

- Mozart : Hein ! Et ça se prétend aussi dangereux qu’une tornade de force 4 ! Bon allez les zozos ! Laissez-vous faire maintenant ! On a assez perdu de temps !

Comprimant les poumons, le DJ chantonna une vibration sonore qu’il commença à malaxer dans les airs de ses deux mains. Une lueur de plus en plus vive se formait. Au moment où il redressa la tête pour s’assurer qu’il visait bien, un nouveau pied au bout d’une jambe gainée de cuir le frappa à la tempe, envoyant son attaque perforer le plafond.

- Mozart : cette fois le bâtard encuiré je vais te…

Sam le souffleta à trois reprises avant de le saisir à la gorge et de le soulever 30 cm au-dessus du sol comme s’il ne pesait pas plus qu’une plume

- Sam : espèce de vil goujat ! Est-ce ainsi qu’on parle aux dames !

Elle projeta son fardeau contre le mur et le regarda glisser sur le sol comme une poupée désarticulée.

- Karumiko : WZP ? Tempo ?

- Sam : Oui ! désolée pour le retard… mon zeppelin a été pris dans un vent contraire…

- Eve : Zeppelin… Hydrogène ? Viiiiii !

- Sam (reconnaissant la femme à lunettes) : Oh oh… venez vite !

Attrapant un Geniet encore emberlificoté dans son drap sur l’épaule, elle bouscula Eve et se précipita vers la sortie, Karumiko sur les talons.

- Sam : Les escaliers vers les sous-sols : elle va tout faire péter !

Sans prendre de gants, elle bouscula toute personne se dressant sur son chemin mais préféra à la dernière seconde esquiver le médecin au regard hautain qui marchait d’un pas décidé en direction de la chambre où tout ce raffut avait eu lieu… quelque chose dans la promesse d’une éternité de souffrance qui semblait briller dans les yeux du praticien.

Ayant enfin atteint les escaliers, la femme en cuir sauta les volées une par une, ses membres renforcés encaissant sans difficulté le choc des atterrissages malgré le poids supplémentaire du Brigadier-Chef. Karumiko se faisant distancer opta pour la simplicité et repris sa forme animale plus rapide. Alors qu’elles arrivaient à mi-chemin du sous-sol, le bâtiment fut secoué par une violente explosion. Couvertes de poussière de ciment, les deux filles et leur passager accélérèrent au moment où elles entendirent la porte en haut claquer et le hurlement de Mozart Sinclar leur promettant mille tourments.

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 21 février - 13:48

CHAP 5

Hôpital Georges Pompidou – sous-sol – parking

L’amortissement de la Twingo d’Alexandra malmené par la vibration de l’explosion réveilla la jeune femme qui profitait de l’attente pour rattraper quelques minutes de sommeil.
Immédiatement en alerte, elle bondit hors du véhicule et se précipita.
Découvrant d’abord que l’ascenseur ne fonctionnait plus, elle avança vers l’escalier dont la porte manqua de lui fracasser le nez, la faisant tomber sur son séant hors de vue de la silhouette couverte de cuir qui jaillit de l’ouverture suivit de près par sa bouboule.
Avant d’avoir eu le temps de se relever pour les interpeller, elle reçut la porte qui s’ouvrit de nouveau en percutant son crâne. Un grand échalas se présenta de dos, projetant une espèce d’énergie malsaine et sonore sur la femme en fuite, la projetant au sol avec son fardeau qui poussa un cri de douleur.
Avisant son arme contondante fétiche à porté de main, Alexandra s’en saisit, mais fut une fois de plus percutée par cette porte qui décidément avait décidé d’en finir avec elle.

La femme qui sortit de la cage d’escalier ricana en voyant la femme encuirée au sol. Une rampe de néons au-dessus du couple à terre se détacha dans un jaillissement d’étincelles pour leur tomber droit dessus.

L’homme s’apprêtait à envoyer une nouvelle attaque sur ses cibles immobilisées quand Karumiko lui bondit dessus, lacérant son visage d’un coup de patte bien placé qui fit choir ses lunettes design, puis se mit à l’abri derrière un scooter stationné non loin.

La femme tourna immédiatement son attention sur cette dernière.

- Eve : ho, toi tu vas me faire une magnifique fourrure pour cet hiver.

Alexandra vit avec horreur le deux-roues tomber sur Karumiko qui glissa dans une flaque d’huile de moteur en tentant d’esquiver. Son sang se glaça au cri plaintif de sa « fille ».

- Eve : Vas y DJ, fait leur mordre la poussière

- Mozart : ça va être un récital, très chère !

Ecartant les jambes pour stabiliser sa pose et tendant les paumes en avant, l’artiste commença à hocher la tête en rythme avec une musique jaillit de nulle part, envoyant des ondes destructrices sur Geniet, Sam et Karumiko. Alors qu’il accélérait le rythme, il s’arrêta soudain, le visage vidé de toute couleur, poussa un soupir incontrôlable puis s’écroula les mains serrées sur son entrejambe que le cylindre métallique rouge du réservoir d’un extincteur venait de percuter.

Alexandra tenta de poursuivre son assaut sur la femme à lunettes qui esquiva habilement, touchant d’un doigt l’arme improvisée qui se vida brutalement sur celle qui la maniait, la projetant à nouveau sur le sol en béton du parking.

Elle ne dû sa survie qu’à la rampe de néon qui manqua d’étêter la femme à lunette qui s’approchait d’elle un poignard à la main pour l’achever. Cette dernière se précipita à l’abri d’une fourgonnette blanche

- Sam : Vite ! Il faut fuir ! Elle est trop puissante pour nous !

Alexandra se précipita pour dégager la Yokaï inconsciente de sous le scooter et la porter jusqu’à la Twingo. Sam n’hésita pas à ouvrir le coffre pour y fourrer un Geniet, assommé lui aussi après le choc de la rampe néon sur sa tête.

Pendant ce temps Alexandra déposa Karumiko sur le siège arrière et fit démarrer la voiture. Dès que Sam eu rejoint le siège passager, elle s’engagea sur les chapeaux de roues dans la rampe vers la sortie.

Pestant contre le sort, Eve Bones s’approcha de Mozart Sinclar toujours prostré sur son intimité malmenée.

- Eve : Allez, debout ! Va falloir les rattraper…

- Mozart : (se relevant difficilement et d’une voix trois octave au-dessus de l’habituelle) : deux… Minutes…

- Eve : Pfff, pour ce que ça vous sert… reprenez-vous mon brave !

- Mozart : Et si vous faisiez quelque chose pour les arrêter ? Au lieu de critiquer…

- Eve : Hummmm bonne idée… si un bout du bâtiment tombe accidentellement sur…

Elle sentit soudain une main ferme la saisir à l’oreille et constata que son collègue subissait le même sort. Leur bourreau les fit lentement et douloureusement pivoter vers lui. Ils blêmirent tous les deux lorsque leurs regards plongèrent dans des yeux de braises remplis d’une colère difficilement contenue…

- Dr No : Qu’avez-vous fait à MON HOPITAL ???

- Eve : heu… bonjour… Nous… Euh rien pourquoi ?

- Dr No : Mauvaise réponse…


Plusieurs étages plus haut

Titan tentait de se désemberlificoter des câbles, tubes et autres ustensiles qui lui étaient tombés dessus dans le chaos du combat qui avait dévasté la chambre. Il sentait qu’il avait dû se démettre une épaule à un moment ou un autre. Il se demandait encore s’il avait bien vu ce qu’il avait vu…

Il sursauta douloureusement quand une silhouette se précipita en courant dans la pièce, tenta de s’arrêter en dérapage et finit pas s’étaler de tout son long sur lui. Repoussant d’une main le maigre torse du nouvel arrivant dont la rotule gauche appuyait douloureusement sur sa cuisse droite, il dévisagea l’inconnu… Le fin collier de barbe bien taillé, les cheveux mi long, ces petites taches de rousseur mêlées à l’acnée tenace, ce nez en bec d’aigle et cette haleine d’ail crue…

Hector dévisagea l’homme sur lequel il venait de s’étaler. La détresse qu’il lut dans son regard lui fit rater un battement de cœur…

Hector Cow : Bonjour… heu Titan ?

A ces mots, il vit le regard de son interlocuteur basculer… Trop d’émotions surement, il s’était évanoui... Ou pire !
Pris de panique, Hector posa son oreille sur le ventre musculeux de Titan, et n’entendant rien qu’un vague gargouillis, appliqua ce qu’il avait appris lors de son échec au PSC1 : en cas d’arrêt cardiaque : massage et bouche à bouche. Arrachant les boutons du haut de pyjama, il dévoila la peau et les pectoraux bien dessinés, pompa une dizaine de fois, arrachant des râles à Titan, puis saisissant le visage par le menton et le front, appliqua sa bouche sur les lèvres purpurines afin d’y apporter un souffle salvateur…

A mi-chemin

Maleaume regardait avec appréhension la belle infirmière qui alignait méticuleusement tout un tas d’ustensiles en inox brillant sur un plateau couvert d’un tissu stérile. Il se demandait pourquoi une perceuse faisait partie de la panoplie…

Il avait eu un semblant de crainte quand un bruit lointain d’explosion avait momentanément détourné l’attention de Mlle Nya, mais la main manucurée avec un soin extrême de cette dernière s’était négligemment posée sur le côté droit de son abdomen, réveillant l’atroce douleur que les calmants qu’on lui avait donnés peinaient à cacher.

Il reporta son attention sur la belle et son décolleté plongeant lorsqu’elle s'inclina pour dégager une mèche de cheveux qui masquait ses yeux.

- Mlle Nya : Monsieur Maleaume, le docteur va peut-être être légèrement retardé… Mais vous donner de nouveaux calmants est contre indiqué avec l’anesthésie prévue… cela risque de vous faire de nouveau assez mal dans… dix secondes

- Yttrium : mais… AAAAAAAAAhhhhhhh ! j’ai mal !

- Mlle Nya : Ah tiens ! C’était pas dix, mais deux… autant pour moi.

Sur ces entrefaites, le Dr No passa une tête par la porte

- Dr No : Désolée mademoiselle, des importuns ont retenu mon attention plus que de raison, mais tout est arrangé. Monsieur Maleaume, vous avez toute mon attention désormais… Croyez-moi, je vais bien m’occuper de votre cas…

Entre la main de l’infirmière qui caressa la zone sensible de son abdomen, provoquant un pic de douleur insupportable et la lueur infernale qu’il était persuadé d’avoir vu dans les yeux du médecin, l’adolescent perdit connaissance. Juste avant que le noir l’engloutisse, il crut distinguer un « Oh quel dommage, il a perdu connaissance… moi qui voulais continuer à m’amuser… »



Édité le 21 février - 16:34 par Arnaud75

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 21 février - 18:02

CHAP 6

Hôpital Georges Pompidou


Les gens du WZP n’avaient jamais anticipé ce type de situation lorsqu’ils avaient mis en place le système des brouilleurs…

Titan oscillait entre rêve et réalité. Quelque chose compressait régulièrement sa poitrine puis, comme dans un fantasme, des lèvres douces et pulpeuses se posaient sur les siennes… Était-ce cette magnifique infirmière qui, à de nombreuse reprise, l’avait fait rougir en le regardant avec cet air qu’il imaginait coquin… A nouveau ces lèvres… n’y tenant plus il saisit la nuque et mêla sa langue à celle…

Ouvrant soudainement les yeux, il croisa ceux écarquillés du jeune homme qui s’était écroulé sur lui un instant plus tôt…

Un brouilleur s’enclencha…

Titan oscillait entre rêve et réalité. Quelque chose compressait régulièrement sa poitrine puis, comme dans un fantasme, des lèvres douces et pulpeuses se posaient sur les siennes… Était-ce ce bel étalon qui était venu le secourir quand il avait accidentellement chu de son lit après la secousse tellurique ? A nouveau ces lèvres… n’y tenant plus il saisit la nuque et mêla sa langue à celle légèrement râpeuse, et au goût prononcé d’aïoli, de ce rêve fait mâle qu’il serait dans ses bras

Hector était surpris… Il avait entendu un appel au secours, s’était précipité et… était tombé sur une drôle de princesse à sauver. Cet homme qui avait soudain dérobé son cœur… il plongea corps et âme dans cet échange de sentiments, caressant le torse fort et velu de Titan, bougeant les bras pour laisser ce dernier lui ôter son pull, puis son T-shirt « Buvez du lait »

Bousculant les ustensiles répandus sur le sol, les deux amants roulèrent jusqu’à être coincés contre un mur. La passion les consumaient, leurs caresses se multipliaient, insistantes, leurs mains pétrissaient la chair plus ou moins musclée de leurs fessiers… déjà leurs pantalons avaient volé à l’autre bout de la chambre et leurs caleçon « Bob l’Eponge » pour l’un, slip kangourou «Superman » pour l’autre allaient prendre le même chemin quand une voix à l’accent antillais prononcé les interrompit net

- Infirmière Marie Joséphine : Non mais dites donc, mais vous savez que ça ne va pas du tout du tout ! Vous allez me ranger tout ce bazar les enfants hein ! Et que Tatie Marie Joséphine ne vous y reprenne plus à faire vos saletés comme ça en public ! (S’éloignant) Ah Mon Dieu, j’aurais tout vu dans ce métier ! MARIE THERESE ! Marie Thérèse ? Tu ne devineras jamais ce qu’ils faisaient ces petits cochons de la 116…


Studio près de la Cité Universitaire

Alexandra se demandait encore par quel miracle aucun de ses voisins n’avaient vu leur arrivée : elle portant Karumiko forme renard, la femme de cuir et d’acier portant un Geniet en pyjama enroulé dans un drap d’hôpital. Les deux inconscients étaient enfin allongés sur le clic clac, bien au chaud sous des édredons dont la jeune femme semblait faire collection.

- Basileia : Ouf ! On a eu chaud…

- Sam : vous n’imaginez pas à quel point !

- Basileia : Après ce qu’on vient de traverser, je crois qu’on peut se tutoyer

- Sam (tiquant légèrement de la familiarité de son interlocutrice) : heu… ; pourquoi pas. Je suis Samantha, mais tous ceux qui comptent pour moi m’appelle Sam ! Alors fais le je te prie

- Basileia : Alexandra ! Enchantée.

Elle fut surprise de la douceur le la poignée de main de cette étrange femme : en effet, elle avait craint que cet assemblage minutieux d’acier, de roulements à bille, câbles, chaînettes et cuir ne lui broie les doigts.

- Alexandra : Un thé pour se remettre de nos émotions ?

- Sam (une lueur dans l’œil) : Du Thé ! Avec un immense plaisir !

Alexandra prépara son habituel mélange Mûre-Myrtille et cru que son interlocutrice allait avoir un orgasme lorsqu’elle mit son nez au-dessus du mélange en train d’infuser.

- Sam : Huuuuummmmm ! Je revis ! J’aime beaucoup ce mélange ! Veux-tu bien me dire où tu te fournis ?

- Basileia : Un petit producteur corrézien qui fait des thés et tisanes bio… tiens, l’étiquette est sur le sachet.

Pendant que la boisson infusait, Alexandra caressa délicatement le petit renard inconscient, vérifiant une fois encore qu’aucun de ses fragiles os ne soit brisé…

- Sam : bon, manifestement le WZP t’es connu, mais je ne descelle aucune bribe de super pouvoir chez toi, et j’ai testé mon brouilleur sans succès…

- Basileia : je suis immunisée aux brouilleurs… et c’est là mon seul pouvoir. Le « parrain » de Karu le sait…

- Sam : Tempo ?

- Basileia : oui… elle l’appelle papa

- Sam : j’avais compris qu’il y était très attaché quand il m’a demandé de vérifier que tout se passe bien pour sa première mission de recrutement. Je ne m’attendais pas à tomber sur le cataclysme en personne…

- Basileia : ce type chelou qui jouait avec une musique électro ?

- Sam : non, même s’il est puissant, Sinclar n’est qu’un sous-fifre chez les « méchants ». C’est elle la terreur des mondes, Eve Bones, l’immortelle… elle a des millions de morts à son actif… la Grande peste, le Titanic, …

- Basileia : Hein ?

- Sam : je ne sais à quelle chance extraordinaire nous devons d’être encore en vie. Je m’étonne encore que ce bâtiment où nous nous tenons ne soit pas encore englouti dans un incendie ou une coulée de boue… D’ailleurs je pense qu’il serait prudent de vous emmener chez moi par un autre moyen de transport : ils ne vont pas tarder à nous rechercher…

Saisissant dans une discrète poche de son ensemble en cuir un téléphone filiforme, elle composa rapidement un numéro…

- Sam : Ah Lyli, c’est moi… Pourriez vous envoyer quelqu’un nous prendre ?

Centre de traitement des déchets recyclables de Ballard (Paris Sud)

La benne du camion vert logoté PP remonta, et le véhicule quitta la zone de stockage. Soudain, de l’immense tas de cartons et autres plastiques plus ou moins dégoutant jaillit un escarpin au talon cassé suivit d’une cheville et d’un mollet.

Le tas remua un peu plus et toute la jambe, suivie d’une seconde émergea pour enfin libérer de la fange une Eve Bones tremblante de colère et d’humiliation, couverte de tâches, les cheveux en bataille et gras d’une barquette ayant contenu une salade et beaucoup de vinaigrette.

Elle se déplaça, manquant de tomber lorsque sa hanche ne parvint pas à suivre le mouvement.

Une plainte venant du tas derrière elle lui fit oublier momentanément ses envies de meurtre de masse. Rampant dans l’autre sens, elle dégagea le visage tuméfié et en partie brûlé au 2è degré de Mozart Sinclar qui cracha une dent et un rouleau de carton de PQ.

- Eve : Par la Peste ! mais qui donc était ce… ce…. Ahhhhh comment vous dites… Truc !

- Mozart : Gnieeennn

- Eve : reprenez-vous mon vieux ! Allons !

- Mozart : J’ai maaaaalllll

- Eve : ça veut dire que vous êtes toujours vivant… Allez remuez votre séant !

- Mozart : Dites moi d’abord s’il est parti…

- Eve : qui ?

- Mozart : Lui là… le… le…

- Eve : Oh, lui ! Oh, il nous a eu par surprise, mais je lui réserve un chien de ma chienne et il va…

- Mozart : à votre place j’y réfléchirai à deux fois où je viendrai avec une armée…

- Eve : parce que vous croyez que je devrais craindre ce… truc !

- Mozart : Oooooh oui ! Aïe.. j’ai comme un truc dans le…

- Eve : où sont mes lunettes ?

- Mozart : Oh non… pas ça !

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 22 février - 13:45

CHAP 7

Dans un Mc Do proche de Laon

- Buzzette : z’avez vu ça M’dme Lakich ! Un trembl’ment terre à Paris !

- Lakich : M’en parlez pas ! Bien fait pour ces bourgeois d’la capitale !

- Buzzette : Mais ces pov’ gens à l’hôpital !

- Lakich : Pfff, tant qu’y finissent pas comme M’sieur Resnak avec une de ses épée de Béhourd en guise de sonde…

- Buzzette : Oh oui, le pov’ !

- Lakich : marche plus droit l’gars depuis…

L’homme qui finissait de mâcher ses frites à quelques mètres ne perdit pas une miette de la conversation. Sortant une montre à gousset d’une poche de son gilet de cuir, il soupira en se disant qu’il aurait peut-être le temps de passer vérifier si sa petite protégée s’en était sortie. Depuis qu’il avait cassé son téléphone en tombant lorsque sa Némésis lui avait envoyé une armée de Big Jim dans les pieds pour le ralentir, il rageait à l’idée de ne plus pouvoir être contacté rapidement.

Rue de Paris, près de la cité universitaire

Alexandra, Karumiko ayant repris forme humaine et un Geniet toujours en pyjama, des tongs trop petites aux pieds et un anorak de ski jaune fluo sur le dos regardait leur sauveteuse se tordre le cou pour guetter l’arrivée du véhicule qui devait les conduire en sûreté.

Le claquement de la porte cochère derrière eux les fit sursauter. Les deux voisins bruyants les dévisagèrent…

- Félix Zazoit : hé t’as vu les dégaines !

- Fabrice Jutshi : Ouah les bolos !

- Félix Zazoit : alors après les z’animaux sauvages la folle recueille les SDF !

- Basileia : Hé les deux glauques, vous n’avez pas mieux à faire ?

- Félix Zazoit : C’est ça, crâne… Mais j’te préviens, j’t’ai à l’œil… Toi et ta ménagerie vous allez dégager fissa d’l’immeuble quand le proprio aura les photos !

- Fabrice Jutshi : Ouais !

- Basileia : quelles photos ?

- Félix Zazoit : héhé ! Tu verras ça quand tu r’cevras ton congé !

- Fabrice Jutshi : Ouais ! toi et ta bestiole puante z’allez dégager !

A ces mots, l’instinct justicier de Karumiko dépassa la limite de pression. Ces deux énergumènes qui gâchaient la moitié des nuits du quartier avec leurs fêtes osaient menacer sa « maman ». Bondissant, un hurlement de rage à la bouche, elle attrapa le col du plus proche et le secoua comme un prunier.

A ce moment Sam se retourna, et croyant à une agression contre ses compagnons, envoya un coup de pied retourné à hauteur d’estomac du second. Le malheureux sauta pour tenter d’esquiver le coup, présentant ainsi ses parties intimes au talon renforcé qui lui arrivait dessus.
Il s’écroula contre la façade de l’immeuble, un sifflement suraigu aux lèvres. Son compagnon, projeté par un habile kata de Karumiko, lui atterrit dessus une seconde plus tard. La jeune fille acheva le travail en plantant la pointe de son pied dans l’entrejambe de sa victime histoire de la clouer elle aussi au sol.

A cet instant une Rolls Royce Phantom de sept mètres de long s’arrêta dans le ronronnement feutré de son V12. Un chauffeur à casquette en descendit et ouvrit la porte arrière pour offrir le passage à Sam et aux autres qui ouvraient des yeux comme des soucoupes.

Sous-sol d’un immeuble – salle de réunion

Une main gantée d’acier caressait un chat gris et borgne dont l’œil jaune passait en revue les personnes assises autour de la table.

- Maître du mal : Et donc votre cible a pris la poudre d’escampette, c’est bien ça ?

- Mozart (transpirant nerveusement) : Et bien oui, mais…

- Maître du mal : Pourtant vous représentez à vous deux une force de frappe nettement supérieure à quasiment tout ce que l’autre côté peut aligner…

- Mozart : Oui mais…

Le musicien s’interrompit net devant le regard meurtrier de son maître, agitant nerveusement son séant encore douloureux sur le skaï de son siège.

- Eve : Ce que mon, hum... partenaire essaye de vous expliquer est que nous avons été interrompus par une tierce puissance…

- Maître du mal : Il n’y avait que deux supers et demi en comptant le néophyte… personne d’autre ! Les scans satellites du WZP que nous avons piratés sont formels…

- Eve : c’est impossible ! Ce… truc… Il nous a balayé en quelques secondes… retournant nos propres pouvoirs contre nous… Je garde des acouphènes plusieurs heures après !

- Maître du mal : Hum… cela prête à réflexion… je vous laisse le bénéfice du doute, mais soyez certains qu’une enquête minutieuse sera engagée sur cette troisième force et que si rien n’est découvert, votre mensonge pour couvrir votre incompétence sera sévèrement sanctionné ! En attendant retrouver moi ce néophyte ! Si la rumeur à son propos est fondée, son pouvoir pourrait nous être très utile… ou très néfaste s’il reste du côté des blaireaux ! Disposez !

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 25 février - 14:39

CHAP 8

Manoir isolé en Normandie

Le cocon capitonné qu’était la Rolls, la douceur de son amortissement et la conduite toute en souplesse du chauffeur de Sam avait emporté Geniet, Alexandra et Karumiko dans les bars de Morphée.
La jeune femme d’acier chromé et de cuir quant à elle observait rêveusement le paysage en fredonnant quelques titres de Within Temptation.

Enfin arrivés, ils furent accueillis par une Miss Lyli exubérante qui leur offrit à chacun un petit bouquet de pâquerettes avant de les guider vers les chambres d’amis.

Le pauvre Geniet se retrouva affublé d’un pantalon de jogging trop court et d’une blouse rose « My Little Pony », le temps que son pyjama aille au nettoyage et que le chauffeur passe reprendre quelques effets chez lui, provoquant l’hilarité des filles.

En attendant le déjeuner et en écoutant Sam qui s’était changée pour une robe d’intérieur à trois jupons, crinoline et faveurs en dentelle de Nemours, un petit galurin assorti sur la tête d’où dépassaient quelques pâquerettes en tissu pour s’assortir aux petits bouquets que Myss Lyli avait disposés dans tout le salon de musique. Quand elle entonna, accompagnée à la Harpe, le premier couplet de Swan Song, Karumiko et Alexandra ne purent retenir une larme tant la voix de cristal mariée à la vibration délicate des cordes leur touchait le cœur. Geniet hallucinait de voir les mains mécaniques réussir le tour de force de pincer les cordes sans les arracher.

Cette parenthèse de paix et de beauté fut finalement interrompue par la cloche annonçant l’arrivée d’un visiteur. A peine la porte d’entrée fut elle ouverte que Karumiko bondit du fauteuil dans lequel elle s’était lovée non loin d’Alexandra et fonça en bousculant tout sur son passage…

- Karumiko : PAAAAAAAAAAPPPPPPPPAAAAAAAAAAA !!!!!!

Tempo n’avait pas eu le temps d’ouvrir la bouche pour remercier la gouvernante pour son accueil fleuri (lui aussi se trimbalait maladroitement un bouquet de pâquerette) qu’il se retrouva au sol, enserré dans une étreinte comparable à celle d’un ours par la jeune fille qui versait des larmes de joie dans la foulée de celles d’émotion qu’elle avait déversées quelques instants plus tôt.

Bureau sombre au mur bardé d’écran de vidéosurveillance

- Sbire (doté de grosse lunettes à triple foyer) : Monsieur ?

- Mozart : Oui, heu machin, vous avez quelque chose ?

- Sbire : C’est Hibou M’sieur… J’ai pu récupérer des images de la vidéosurveillance de la voirie… On a une Twingo qui a jaillit sur les chapeaux de roues d’un parking de l’hôpital à peu près au moment où vous avez été… hummm

- Mozart : Où j’ai été quoi ?

- Hibou : Rien, rien… regardez, on la retrouve là, porte d’Orléans et elle remonte dans paris… là… et là

- Eve : et si vous accélériez pour nous dire où elle est arrivée ?

- Hibou : Là Madame Bones, près de la Cité U. Et d’après les images, elle n’a pas bougé depuis…

- Mozart : donnez-moi l’adresse !

- Hibou : Je m'en charge Monsieur… Heu Monsieur ?

- Mozart : Oui ?

- Hibou : vous devriez porter des lunettes de soleil… un peu comme celles Madame Bones…

- Mozart (soulevant le sbire par le col) : Tu me cherches ? Hein ? Tu me cherches ?

- Hibou : Mais M’sieurs… pour cacher vos coquards… des verres larges et enveloppants…

- Mozart : (rejetant Hibou dans son siège) : C’est ça ouais… tu sais où tu peux les mettre tes lunettes de soleil ?

- Hibou (avant de pouvoir se retenir) : dans ton…

Dans un bruit terrifiant de sifflet cocotte-minute, le crâne du malheureux sbire se déforma en tous sens avant d’exploser et de projeter de la matière cervicale sur les écrans muraux et les autres préposés de la salle de surveillance dont deux rendirent leur petit déjeuner.

- Eve : je ne vous remercie pas… je suis bonne pour une nouvelle douche ! Et vous aussi… Allons, pressons, il serait dommage que nos oiseaux quittent le nid…

- Mozart : Grrr… (désignant un sbire) : toi trouve l’adresse exacte et envoie la moi…


Hôpital Georges Pompidou

Titan, allongé sur son lit se demandait encore ce qui avait pu lui arriver. Rencontrer l’amour comme ça, sans préavis… et avec un homme, lui qui s’était toujours cru hétéro… Les questions tournaient en boucle…

La porte tout neuve qu’un menuisier venait de finir de poser s’ouvrit, livrant le passage à la sublime infirmière.

- Mlle Nya : Alors Monsieur Titan ! Remis de vos émotions ? Cette explosion de groupe électrogène sur le toit a vraiment mis une sacrée pagaille. Oh, vous m’avez l’air tout triste !

S’approchant du patient, l’infirmière compatissante lui prit la main, provoquant une décharge électrique dans tout le corps de l’homme étendu sur le lit lorsque le regard de ce dernier plongea dans le décolleté provoquant livré à ses yeux.

- Mlle Nya : Mais j’ai une bonne nouvelle ! Vous allez avoir un nouveau compagnon de cellu… de chambre ! Un charmant jeune homme ! On vient de l’opérer d’une appendicite qui avait tourné en péritonite. On craignait une surinfection en gangrène, mais une fois de plus le Dr No a fait des miracles !

Titan ne put retenir un tremblement à l’évocation du nom du chirurgien… Il était lui aussi bel homme… Prétextant un sommeil qu’il ne ressentait pas, il pria l’infirmière aux formes enchanteresses de le laisser un peu tranquille. Ses pensées le harcelaient : cette infirmière lui faisait de l’effet depuis le début, mais maintenant tous les hommes un peu bien faits de leurs personnes provoquaient chez lui des émotions… qu’il n’avait jusqu’alors connues qu’avec la gent féminine ! Était-il en train de changer de bord ? Son attitude plus tôt avec son… sauveur ? ne mentait pas… rien que d’y repenser, son cœur battait la chamade…

Le retour de l’infirmière tirant un brancard détourna son attention. Un adolescent boutonneux y était allongé, une grimace de douleur sur un visage de cendres. Elle hissa le garçon sur le lit occupé jusque là par Geniet. Il crut surprendre un long instant où la jeune femme portait à elle seule le patient avec une seule main, sans remuer un sourcil, mais chassa cette vision de son esprit tourmenté : lui-même après des années de culturisme était incapable de soutenir ainsi un poids pareil sans trembler.

Immeuble proche de la Cité Universitaire

Eve leva les yeux sur l’immeuble de studios dont on leur avait donné l’adresse, une moue désapprobatrice sur le visage.

- Eve : Et les humains s’entassent dans ce genre de clapiers ! Hummpf ! les rustres !

- Mozart : Moui… Allons y : la voiture est toujours garée dans la rue. Elle est au nom d’une certaine Alexandra trucmuche…

- Eve : Alexandra Géhèniste ! Vous avez vraiment une mémoire de poisson rouge pour les noms vous…

- Mozart : c’est ça moquez-vous ! Les noms de ces singes m’importent peu ! Seule la vraie mélodie compte !

- Eve, si vous le dites… Ah, des boîtes postale… c’est comme ça que vous dites je crois.

- Mozart : des boites aux lettres oui… là, elle est au 3ème étage porte face !

Les deux super-vilains grimpèrent tranquillement les marches et furent surpris de trouver deux jeunes hommes en tenue débraillée, des sacs remplis de glaçons fixés par du ruban adhésif sur leurs entrejambes… l’un était juché sur les épaules de l’autre en train de trafiquer dans un boîtier réservé au passage et aux branchements du câble et de l’antenne collective.

- Félix Zazoit : Yo ! prends la carte SD frère ! Avec ce qu’on a là-dessus elle va en yèche veugra l’Alex la folle !

- Fabrice Jutshi : Yes man ! Elle va douiller grave avec son bestioooo !

- Mozart : Hum ! Hum !

Les deux gars surpris se retournèrent, chacun de son côté, provoquant le déséquilibre de leur empilement et une douloureuse chute sur leurs coccyx respectifs

- Mozart : Ho ! mais en voilà une belle rencontre ! Je suis sûr que vous connaissez la musique…

- Felix Zazoit : Heu… quoi ?

- Eve : Demandez-leur ce qu’ils fabriquaient devant la porte de notre cib… amie Alexandra…

- Mozart : Vous avez entendu la dame…

- Fabrice Jutshi : Mais… heu… rien !

- Mozart : Alors simplifions : soit vous parlez là tout de suite maintenant, soit je vous torture et vous parlez quand même

- Félix Zazoit : Comment ça tu nous tortures ? Oh l’aut’ bouffon pour qui tu t’prends !

- Mozart : je pourrais vous faire écouter du Djul à fond…

- Fabrice Jutshi : s’pas d’la torture ça ! Nous on kiffe trop Djul, Bolos !

- Mozart (ouvrant des yeux effarés) : Vous… Kiffez… Djul ???

- Félix : Ouais c’est trop d’la balle !

- Mozart : Eve, retenez moi… je vais faire un massacre !

- Eve : Et pourquoi donc vous retiendrais-je ? J’adorerais voir un tel spectacle !

Les deux garçons, comprenant qu’une fois de plus ils allaient faire les frais d’un tabassage en règle, prirent la fuite pour se barricader chez eux, abandonnant leur caméra cachée au sol.

- Mozart : ils ne perdent rien pour attendre !

- Eve : Hum… la mission, ne pas oublier la mission…

- Mozart : oui, en effet. Et pressons nous, ces ahuris sont capables d’appeler les flics…

- Eve : c’est quoi les flics ?

- Mozart : Oh c’est pas vrai… la police… la maréchaussée !

- Eve : le guet ! Oh comme c’est amusant !

- Mozart : bon, c’est là…

Il frappa plusieurs fois… sans réponse, il projeta une onde sonique sur la serrure qui sauta dans un vacarme retentissant.

- Mozart : Vide ! Ils se sont échappés !

- Eve : Et pas de piste…

- Mozart : si la caméra et les deux zigotos…

- Eve : Je sens que nous allons nous amuser…

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 26 février - 11:08

CHAP 9

Manoir isolé en Normandie

Après un déjeuner roboratif servit par une Myss Lyli aux petits soins pour les hôtes de la maison, tous se retrouvèrent dans le salon de musique où Sam repris sa harpe.

- Tempo : Bon, ce n’est pas tout, mais nous avons un sérieux problème à régler

- Karumiko : Quoi ?

- Tempo : vous aurez remarqué que l’autre bord s’intéresse de beaucoup trop près à ton petit protégé

- Karumiko : Les deux affreux qui en voulaient à mon poussin ?

- Tempo : Oui. D’après leurs descriptions il s’agit de Mozart Sinclar, une brute qui se veut subtile et qui maîtrise le son, mais le pire c’est Eve Bones : cette femme est une catastrophe naturelle à elle seule. L’explosion (mimant des guillemets) « accidentelle » du dirigeable est son œuvre… Il n’y aurait pas eu un… comment dire… pouvoir plus grand sur place et des brouilleurs dépassant de très loin ce que le WZP est capable de produire, la catastrophe aurait été majeure, avec un maximum de victimes innocentes : c’est sa spécialité : déraillement de trains, avions qui s’écrasent, etc. Pour que ces deux là aient été choisis, c’est qu’ils tiennent particulièrement à ton « poussin » ma bichette.

A ce petit surnom Karumiko fondit sur Tempo en hurlant

- Karumiko : HUUUUGGGGGGG !!!!

- Sam : mais pourquoi s’en prendre à lui ?

- Tempo : c’est toute la question : si j’ai bien compris, votre pouvoir est de détecter les auras de puissance : c’est utile, mais pas très menaçant

- Geniet : je ressent aussi la capacité théorique de nuisance : vous tous ici rayonner le « bien »… ce que j’ai pu voir à l’hôpital… cette Eve Bones… c’est un puits de noirceur…

- Sam : oui, utile d’un certain point de vue, mais limité question menace…

- Tempo : A quelle portée ce pouvoir ?

- Geniet : à portée de vue…

- Sam : donc inutile pour une détection longue distance ou chercher une base secrète…

- Karumiko : arrêtez de dire que poussin sert à rien !

- Basileia : ce n’est pas ce qu’ils disent choupette, mais ils cherchent à comprendre quelle menace représente Geniet pour l’ennemi.

- Tempo : et la conclusion c’est : aucune… A moins que… Va falloir que je retourne au QG… et avec la paperasse en retard qui m’attend…

- Sam : joue avec le temps…

- Tempo : faudra quand même remplir les formulaires… Bon, je vais y aller, je vous tiens au courant.


Immeuble proche de la Cité universitaire

Les basses d’un rap français bas de gamme faisaient vibrer la porte d’entrée devant laquelle Eve et Mozart s’étaient arrêtés. Le flow des paroles ordurières survitaminées à l’auto-tune écorchaient les tympans du mélomane maniaque dont les dents commençaient à grincer.

D’une phalange décidée, Eve Bones frappa trois petits coups discrets pour attirer l’attention des occupants… Sans aucun retour. Elle réédita son geste un peu plus fort sans plus de succès. Elle finit par donner trois coups de la pointe de sa bottine et reçu un flot d’injures en retour l’invitant à des pratiques réprouvées par la plupart des églises avec l’intégralité de son arbre généalogique.

D’un geste énervé Eve fit signe à Mozart d’agir : la discrétion n’était plus de mise après pareil affront.

Les dents serrées par la rage, Le mélomaniaque défonça la porte d’une onde sonique concentrée qui envoya le panneau de bois renforcé d’acier faire valdinguer les deux énergumènes aux caleçons remplis de glace. Une seconde salve mit fin à la vie de l’enceinte connectée d’où jaillissait la pollution sonore.

Telle une reine entrant dans un palais, Eve pénétra dans l’appartement sordide, poussant du pied quelques pièces de linges couvertes de taches douteuses et anciennes…

- Eve : Ah ! maintenant que nous avons toute votre attention, je pense que vous allez vous mettre au banquet !

- Mozart : on dit « se mettre à table »

- Eve : Suis-je donc distraite ! A table !

- Félix Zazoit : Mais ! Z’êtes complètement tarés !

- Eve : Mais non ! Nous venons juste vous présenter nos respects et vous prier de répondre à quelques toutes petites questions très simples…

- Fabrice Jutshi : P**ain ! J’ai au moins une côte cassée ! Appelle les keufs !

- Mozart (faisant exploser le téléphone posé sous la table basse) : tut tut tut… très mauvaise idée…

- Eve : Alors chers nouveaux amis… vous voulez être nos amis, n’est-ce pas…? le contraire serait tellement… contre productif et irritant… et vous n’avez pas envie de nous irriter plus que nous ne le sommes déjà, n’est-ce pas ?

- Mozart : Bof… moi ils m’ont bien énervé… je propose qu’on en tue un pour le principe et qu’on fasse causer l’autre !

- Felix Zazoit : Mais mais mais…. Ne nous tuez pas… pitié…

- Fabrice Jutshi : Non, me tuez pas siouplééééééé !

- Eve : Ah ! C’est un véritable plaisir de voir des jeunes garçons si ouverts à la conversation ! Alors mes petits, dites-moi tout à propos de cette… Comment déjà ? Ah oui, Alexandra… et sur ses amis…

- Félix Zazoit : Cette meuf c’est un troll !

- Fabrice Jutshi : Ouais m’dame, elle nous pourrit l’existence tout le temps !

- Félix Zazoit : Ouais, même qu’elle trimballe un p**ain de renard enragé… on va tous choper la peste ou le sida à cause de c’te bestiole !

- Fabrice Jutshi : et sa pote karatéka là ! Elle nous a mis minable t’t’à l’heure… On s’est retrouvé humilié dans la rue !

- Félix Zazoit : Ouais l’autre crâneuse en Rolls ou Bentley de grosse bourge riche ! Comment elle nous a maravés !

- Fabrice Jutshi : Comment elle m’a vénère ! Mais j’ai ret’nu sa plaque ! Avec Momo et sa bande on va lui pourrir sa face si on la r’trouve…

- Eve : c’est fou ce qu’on peut récolter comme renseignement sur les gens lorsqu’ils sont haïs ! ça me rappelle cette guerre de succession du comte de Maupertuis où sa bru, Mahaut de Bestfriend, une anglaise voyez-vous, avait organisé l’empoisonnement de son beau frère le baron de Resnak…

- Mozart : c’est pas le sujet… Bon les zigotos, c’est quoi ce numéro de plaque ?

- Fabrice Jutshi : c’est 24 N.O.O.B 09

- Eve : Merci beaucoup pour votre collaboration presque spontanée ! Et comme je suis soudain d’humeur joyeuse, je vais vous rassurer : Nous comptons, ah quelle est cette expression déjà… Ah oui, lancer une rousse à ces chenapans !

- Mozart : l’expression est : « mettre une rouste » !

- Eve : Oh, vraiment… donc on ne lance pas de rousse sur les gens… quelle déception ! Bon allons-y !

Encore tremblants sous la porte arrachée, Félix et Fabrice attendirent trois bonnes minutes après le départ de cette femme et de cet homme…

Ils avaient l’impression d’être dans une espèce de cauchemar visqueux… Cela avait-il vraiment eu lieu ? ça leur rappelait un vieux DVD de série Z qu’ils avaient loués quelques années plus tôt… Mais impossible de se souvenir du titre… une histoire de tueur en série qui pourchassait de son ire vengeresse des musiciens à la petite semaine qui massacraient ses compositions musicales au kazou dans les couloirs du métro…

Sortant finalement de sous leur bouclier improvisé, ils se réjouirent de ne compter finalement que quelques contusions de plus et sourirent de leur pas si mauvaise fortune au final. Ils commençaient à disserter sur cette nouvelle enceinte qu’ils voleraient à la Fnac locale lorsque le ballon d’eau chaude de 200 litres caché dans le faux plafond au-dessus de leurs têtes fut pris d’une soudaine envie d’indépendance, leur tombant dessus avant de se fendre et de déverser son contenu porté à 75 °c sur leurs corps écrasés, ajoutant des brûlures au troisièmes degré aux fractures du crâne…

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 26 février - 11:08

Olydri Région de Forpitas

Joséphine, David et Lili s’étaient retrouvés dans un coin peu fréquenté histoire de prendre des nouvelles les uns des autres. Rapidement Pika se joignit à eux, accompagnée à leur grande surprise d’un avatar qu’ils pensaient ne jamais revoir : une infirmière Joëlle armée d’une étrange clé-épée se présenta à eux en souriant.

- Jean Kévin : Salutations belle compagnie ! Allez-vous bien ?

- N'imyëalia : Salut Jean Kévin ! Quelle surprise ! Tu a repris tes tests ?

- Jean Kévin : Oui, et Pika a accepté de m’accompagner…

- Pika : dis plutôt que je t’ai ordonné de me laisser t’accompagner

- Norrig : ça fait plaisir de vous retrouver sans pompier ou policier à trois mètres

- Lili : parle pas de malheur !

Non loin de là, dans un buisson épais, deux avatars les observaient. L’un, de niveau 100 au curseur rouge vif, vêtu d’un stuff ultra basique en tissus noir demanda à celui dépourvu de toute appartenance à une faction, entièrement habillé de cuir noir à boucles chromées et tenant négligemment une épée à la garde sculptée de démon :

- Ash : Mais pourquoi est-ce que je te pose encore la question ?

- Tenshirock : ça toi seul peut répondre mon petit Ash… A quoi bon t’acharner : les développeurs repéreront en vingt secondes ton vol de cet artefact en cours de test, et aucune des classes actuellement jouables ne pourra s’en servir si tu le vends…

- Ash : Mmmm oui, tu as sans doute raison

- Tenshirock : En revanche les revoir me fais assez plaisir ! Ces réunions de famille ont un côté vraiment agréable… Mais quelle déception de les voir préférer se retrouver dans ce monde virtuel alors qu’ils auraient tant à gagner à se retrouver autour d’un apéritif ou d’un barbecue… Et ils ont omis de m’y inviter… Après tout ce que j’ai fais pour eux… Ah je sais, je vais leur laisser un petit souvenir pour qu’ils sachent que moi aussi j’ai participé à leurs retrouvailles… en revanche avec ce dev’ diabolique, il va falloir être à la fois subtil… et très bourrin…

- Ash : encore un de tes plans tordus qui n’aura aucun résultat concret pour ta croisade ?

- Tenshirock : subtil le plan, subtil… voilà, c’est fait… Bon, j’ai quelques milliers de joueurs d’un monde virtuel futuriste à libérer de leur addiction sur des serveurs en Australie… A très bientôt mon petit Ash, tu me raconteras !

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 27 février - 12:13

CHAP 10

Hôpital Georges Pompidou


Maleaume était vraiment dans le coaltar. Il avait l’impression qu’un renard mort reposait dans sa bouche tellement il sentait son haleine chargée et sa langue parcheminée de ne pas avoir été imbibée d’eau fraîche. Un petit cliquetis lui fit ouvrir les yeux et tourner la tête vers son voisin de chambre qui s’échinait sur un petit ordinateur portable ultra moderne siglé Gigazertek.

Malgré les anti-inflammatoires que la perfusion dans son bras gauche diffusait lentement, il sentait son ventre tiraillé au niveau de la couture. Tâtonnant de la main droite, il finit par trouver le bouton d’appel.

Un instant plus tard la jolie infirmière, qui lui avait causé quelques rêves inavouables, se présenta.

- Mlle Nya : Ah on est réveillé !

- Titan (tournant à peine la tête) : Oh ! Bonjour voisin !

- Yttrium : soif…

- Mlle Nya : Oh, comme c’est dommage… vous ne devez rien ingurgiter pendant encore douze heures mon pauvre… Attendez…

Se saisissant d’un aérosol, l’infirmière lui poussa le menton de son doigt délicatement manucuré de pourpre pour qu’il écarte les lèvres et projeta un peu d’eau minérale pour réhydrater les muqueuses.

- Mlle Nya : c’est le mieux que je puisse faire

- Yttrium : Merci Madame.

- Mlle Nya (caressant la joue du garçon) : Ooooh un jeune homme aussi poli !

Trois petits coups frappés à la porte détournèrent leur attention. Un jeune homme dégingandé aux cheveux mi longs et gras entra, un panier pique-nique à la main.

- Hector cow : Heu… bonjour…

- Mlle Nya : Tiens ! Monsieur l’apprenti secouriste ! Comment allez-vous ?

- Hector Cow (rougissant) : euh, très bien… je viens voir Auguste…

- Mlle Nya : il est tout à vous ! J’avais terminé avec ce jeune homme, sa perfusion devrait l’endormir d’ici… Ah ça y’est !

Un léger ronflement derrière elle confirma que Maleaume avait sombré dans les bras de Morphée.

- Mlle Nya : Humm, j’y vais... Ne faites pas trop de bêtises les garçons !

Les deux hommes se dévisagèrent et piquèrent un far. Une fois la porte refermée derrière la belle aide-soignante, Hector vint s’assoir au bout du lit de Titan qui posa son ordinateur sur la tablette à côté du lit.

- Hector Cow : Heu salut…

- Titan : salut…

- Hector Cow : bah voilà… comme j’avais une grosse pause aujourd’hui pour déjeuner, je me suis dit… pourquoi pas venir te voir et partager un pique nique…

- Titan : Oh…

- Hector Cow (commençant à se relever) : Enfin si ça t’embête…

- Titan : Oui, heu non… Euh, non, reste, et oui, c’est une très bonne idée… Pour être tout à fait franc je craignais de ne jamais te revoir… Comme… come si tout ça n’était qu’un rêve !

- Hector Cow (les yeux brillants derrière ses lunettes épaisses) : tu,… toi aussi ?

- Titan : Héhé… je crains que… oui ! Je souhaitais vraiment te revoir ! On se connait à peine mais…

- Hector Cow : Quel soulagement ! (Se mettant dos à Titan et trifouillant devant lui) Et si tu me parlais un peu de toi pendant que je déballe la marchandise ?

- Titan : heu, tu ne crois pas que ça va un peu vite là… ?

- Hector Cow (se retournant un saucisson sorti du panier à la main) : comment-ça ?

- Titan : non, rien,… je dois être un peu nerveux…

Entamant leur déjeuner, les deux hommes brisèrent la glace et se découvrirent des passions communes, dont le jeu Horizon…
Au bout d’un moment, alors qu’ils faisaient une pause dans leur discussion, Hector s’approcha, se mit sur le dos et posant sa tête sur les genoux de Titan, qui sortait une vitelotte du paquet de chips, pour lui faire face, il approcha la tête pour qu'il la lui mette entre les lèvres… Le culturiste convalescent sentit son cœur accélérer. Saisissant la fine tuile de pomme de terre cuite au four et légèrement salée entre les dents, il descendit son visage vers celui tendu vers lui pour déposer son offrande dans cette bouche qui appelait au baiser…

Manoir isolé en Normandie

Tournant en rond depuis des heures, Karumiko finit par hurler de frustration et alla se défouler dans le parc. Geniet sirotait un thé en découvrant les aventures de Storm en Comics dans la bibliothèque.

Alexandra et la femme à moitié mécanique avaient devisé pendant des heures, côte à côte sur un canapé Chesterfield en cuir vert, et Sam avait finit par s’assoupir, la tête reposant sur les genoux d’une Alexandra légèrement gênée aux entournures.

Quand Myss Lyli vit la scène, elle ouvrit des yeux grands comme des soucoupes…

- Myss Lyli (chuchotant et essuyant une larme au coin de son œil) : c’est un petit miracle…

- Basileia : (sur le même ton) : comment ça ?

- Myss Lyli : cela doit faire… oh vingt ans presque que Mademoiselle ne s’est pas laisser aller ainsi avec quelqu’un…

- Basileia : Hein ?

- Myss Lyli : cela signifie qu’elle a une confiance aveugle en vous… Je crains que vous n’ayez hérité d’une seconde fille…

- Basileia (effarée) : Q… Quoi ?

Hôpital Georges Pompidou

Hippolyte Kurtzman devenait fou ! Mais qui avait eu l’idée de mélanger les numéros de chambres en mettant la 412 au 3è étage et la 116 au 4è ! Encore un coup du complot Illuminati ! Ou pire, les plans avaient dû être dessinés par Caleb un soir de carence en café ! Il trouva enfin le Saint Graal… mais une main plaquée violemment contre son fessier gainé de cuir sous son imperméable détourna son attention… Il fit volte face, prêt à terrasser l’importun…

- Mai An : Salut beau brun ! Alors, on vient s’encanailler à l’hôpital ?

- Hippolyte (la colère douchée par la trouille) : Heu ! Mademoiselle An ! Quelle bonne surprise…

- Mai An : On m’a signalé votre présence ici et je me demandais ce qui pouvait conduire le pire, ou plutôt le meilleur, DRH de ce plan d’existence à venir dans un hôpital… Avec une boîte de chocolat ! Entourée d'un ruban rose ! Oooooh, aurais-je surpris un amour secret ???

- Hippolyte : Vous n’y êtes absolument pas… je… je… je rends visite à ma belle-mère ! Voilà… Maintenant laissez-moi tranquille !
-
- Mai An : moi du moment que vous me garantissez que vous ne venez pas mettre le bronx… C’est que mon mentor n’aime pas qu’on vienne le déranger dans ses hobbies… Et comme la rumeur et les caméras de sécurité vous ont désigné comme responsable de la casse d’une porte…

- Hippolyte : Une simple erreur d’aiguillage !

- Mai An : donc pas de soucis pour envoyer la facture à Monsieur Trumman ?

- Hippolyte : Heu… je vais vous faire un virement ?

- Mai An : Oh, vous êtes d’un raisonnable ! Saluez votre Belle-mère de ma part…

S’assurant que la superbe femme en tailleur Balenciaga et hauts Talons s’était suffisamment éloignée, Hippolyte frappa un petit coup à la porte de la chambre et s’y engouffra rapidement…

Deux secondes plus tard Mai An déboula derrière lui et partit dans un fou-rire inextinguible

- Hippolyte : Oooooh non ! Je pensais m’en être débarrassée !

- Armand Trumman : C’est quoi ce bordel ?

- Mai An (hoquetant de rire) : c’est… trop… beau… pour…

- Hippolyte : Pourquoi diable m’avez-vous suivi !

- Mai An (reprenant son souffle) : c’est de votre faute aussi ! Je suis passée vérifier le tableau de service de l’étage… et quand j’ai vu que la chambre était occupée par un Monsieur Sincère pour des implants capillaires et non par une femme…

- Armand Trumman : Et Meeeeeerrrrrrrddddddeeeeeee !



Édité le 27 février - 12:22 par Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 27 février - 13:55

CHAP 11

Salle de surveillance dans un immeuble de bureaux

- Sbire : Ah ! madame, Monsieur ! Notre antenne Normande nous signale avoir une piste !

- Mozart (ôtant son casque) : Dites toujours…

- Sbire : Le véhicule dans lequel les cibles ont pris la fuite… On l’a repéré du côté d’Elboeuf… La Rolls appartiendrait à une riche héritière un peu farfelue…

- Eve : ça adhère avec ce que nous avons découvert

- Mozart : On dit « ça colle »

- Eve : Pffff, vos expressions…

- Mozart : dites m’en plus, heu machin là…

- Sbire : Caporal Sanklotte Monsieur

- Mozart : c’est ça… alors ! ça vient ?

- Sanklotte : Oui Monsieur, notre antenne normande a missionné un de ses agents pour faire du repérage…

- Mozart : Discret j’espère le gars… car c’est pas des Noobs les gens en face…

- Sanklotte : Ho, pas de souci de ce côté-là : ils ont un véritable ninja…


Olydri, Plaine de Centralis

L’élémentaliste testait tranquillement ses nouvelles capacités suite à un passage mouvementé chez Ardacostaud le maître de compétences. Elle faisait lentement fondre un petit rocher avec un jet de flammes bleues du plus bel effet. Une fois l’anneau de Mithrouille caché au cœur de la pierre dégagé, elle s’en saisit et repartit à travers bois rendre cet objet de quête aux terribles Barthémulius et Nostariat dont elle redoutait les langues accérées. Elle tomba nez-à nez avec deux avatars des factions adverses en train de massacrer ses commanditaires.

- Indoril : Mais que faites-vous… ?

- Meuhmeuh : Oh zut !

- Titan : Pfff, laisse, continue à taper les affreux mon cœur, je m’occupe de l’importune…

- Indoril : Mais !

Avant d’avoir pu esquisser un pas, la pauvre élémentaliste fut saisie dans un piège de lumière verte. Le Prêtre de l’ordre commença à la frapper de centaines de petits coups, faisant durer la torture jusqu’à épuisement des PV.

- Meuhmeuh : ça y’est ! c’est fait ! Tu crois que Dame Gaea sera contente ?

- Titan : j’en suis certain mon loup !

- Meuhmeuh : Oooooh, j’aime quand tu me perles comme ça !

- Pika (arrivant sur les lieux du drame) : Hé dites donc ! C’est quoi cette alliance contre nature entre un partisan de l’Ordre et un de la Coalition ?

- Meuhmeuh (se mettant entre l’assassine et Titan) : N’approche pas vilaine ! le corps sacré de mon âme sœur n’est pas pour ta dague !

- Pika : Mais c’est quoi ce phénomène de foire ?

- Titan : Dis donc ! Un peu de respect !

- Pika : Pfff, n’importe quoi… je te les laisse Jeanké… je ne suis pas PK et ils ont tapé des gens de l’Empire…

- Jean Kévin : Merci Mademoiselle… Dites donc vous… c’est pas sympa de taper des joueurs plus faibles que vous et de gâcher leurs quêtes ! Vous aimeriez qu’on vous le fasse ?

- Titan : Sors de ton trou avec ta grande gueule qu’on s’occupe de ton cas… Où le fait que la fille soit partie te fiche t’il la trouille…

- Jean Kévin : Non, absolument pas… J’attendais juste que ma barre de furie soit pleine…

Les deux joueurs virent alors débouler depuis le sommet d’un arbre un avatar en tenue d’infirmière à la poitrine surdimensionnée qui s’abattit sur eux dans un cri

- Jean Kévin : Bonsaï !

- Meuhmeuh : on dit pas Banzaï ?

L’infirmière leva haut son épée clé…

- Jean Kévin : Par la puissance de la tombe !

L’arme disparu dans un halo de lumière aveuglante… Avant de retomber sur la tête de l’avatar du joueur de la Coalition qui ne parvint pas à lever son bouclier à temps pour parer… un coup de biscotte géante beurrée !

- Titan : Que… mais qu’est-ce que c’est que… Oh la vache ! Une arme cheatée ! Toi je vais te dénoncer aux MJ…

- Jean Kévin : Oh le bougre ! Oh le bougre de bougre !

- Judgedead (jaillissant du néant) : Vous m’avez appelé joueur Titan… Quelle est votre requête ?

- Titan : Là, le.. ; Elle, enfin bref : regardez, ce joueur a une arme cheatée… Il vient de tuer mon compagnon…

- Judgedead : Quel joueur ?

- Titan : là, ce type en tenue d’infirmière grotesque !

- Judgedead : Dois-je vous signaler l’absence de curseur au-dessus de ce personnage et vous infliger une déconnexion de deux minutes pour avoir dérangé un MJ pour rien ?

- Titan : mais il… Oh… j’avais pas fait attention… désolé.

- Judgedead : Pour cette fois je laisse passer… Mais ne comptez plus sur notre indulgence à l’avenir…


Manoir isolé en Normandie


Tel le chacal du désert passant dans l’ombre des dunes pour ne pas être repéré par sa proie, le Ninja au masque d’acier noirci progressait d’arbre en arbre dans le parc du jardin… Il avait eu la frousse du siècle lorsqu’une hache s’était plantée à un mètre de lui dans une souche. Mais la jeune fille qui maniait le dangereux engin ne l’avait pas vu, tant ses facultés de camouflage étaient puissantes.

Il esquiva aussi le chauffeur qui faisait reluire le capot de la magnifique Rolls Royce sur l’allée de gravier devant l’entrée d’un grand garage à demi fermée.

Profitant de cette ouverture, il pénétra dans les ombres de la maison et trouva assez vite un passage vers les pièces principales, rampant sous les commodes, se glissant derrière les rideaux… Il se figea lorsqu’il surprit la fin d’une conversation et eu juste le temps de se plaquer derrière une statue de marbre blanc pour éviter d’être repéré par une femme souriante en costume de domestique… Il parvint à lancer un petit patin de feutre pour éviter que la porte ne se referme totalement. Une fois la servante partie, il espionna ce qui se passait dans la salle voisine à l’aide d’un miroir de dentiste : Sur un canapé cerné d’instrument, Une jeune femme en jean basket caressait les cheveux d’une autre jeune femme en cosplay du 19è siècle en lui murmurant des mots rassurants.

Sa curiosité piquée au vif, et voulant confirmer les identités de celles qu’il était persuadé faire partie de sa liste de cibles, il déploya de nouveau tout son art pour entrer sans un bruit ni un souffle d’air dans la pièce.

Alors qu’il progressait dans les ombres du plafond à caissons qu’il avait habilement atteint en grimpant le long d’un des lourds rideaux de velours, il croisa le regard de la femme allongée qui venait juste d’ouvrir les yeux. Son sursaut le trahit, il essaya désespérément d’attraper une des ampoules du lustre sous lui pour éviter la chute, mais ne parvint qu’à faire choir la lourde pièce de cuivre et de cristal avec lui, s’électrisant au passage.

Chaccal : P**ain de M**de ! ça fait maaaalllll

Avant d’avoir le temps de dire une syllabe de plus, il vit un poing mu par des pistons de cuivre dans un entrelacs d’acier et de cuir s’abattre sur son visage…

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 28 février - 14:22

CHAP 12

Hôpital Georges Pompidou

- Titan : … je vous assure Monsieur, un PNJ inédit qui semblait dirigé par un joueur…

- Master Pong : Hummm, très étrange… mes sources chez Neuropa ne m’ont pas parler d’un tel développement en cours… surement un des plans secrets de Donteuil… Bah, tant pis… il y a 99% de chance que ce genre de truc ne fonctionne pas… ils vont laisser tomber… pourquoi pas un joueur worldboss tant qu’ils y sont…

- Titan : ce serait l’erreur industrielle à ne pas commettre.

- Master Pong : Moui… Et votre enquête ?

- Titan : La guilde des adorateurs de Gaea ? J’ai pu approcher de près leur chef… Ce sont de naïfs innocents plutôt sympathiques. Rien à craindre de leur côté.

- Master Pong : Hum, ça me rassure. Notre plan à long terme doit être parfaitement cadré ! La déchéance de ce Fantöm a tout chamboulé… comment prouver une hégémonie si les meilleurs sont soupçonnés d’être cheatés ? Bah, nous avons encore le temps et la version actuelle du jeu est encore incompatible avec nos derniers prototypes. Quand sortez-vous d’ici ?

- Titan : ce n’est qu’une question d’un ou deux jours maintenant.

- Master Pong : parfait !

Faisant semblant de dormir, Maleaume écoutait avec une horreur croissante ces hommes parler de leur plan diabolique pour son MMO préféré. Et impossible d’entendre quel était ce plan ! Ces comploteurs ne faisaient que l’évoquer, sans le détailler…


Olydri, plaine de Centralis


Indorill avait mis du temps à se calmer avant de reconnecter son avatar.
La jeune femme, écœurée du comportement des deux PK qui s'étaient acharnés sur elle repris sa quête au début, lorsque soudain, jaillissant de derrière un fourée, un extravagant chevalier en armure d'aluminium sauta devant elle, un bouquet de goulflores en train de se dessécher à la main...

- Xavié le Seuvalié : salutations ô toi archange de beauté dont l'odeur a fait vibrer mes naseaux de désir ! Sauras tu comprendre et répondre à cet éclair de désir que j'ai pour toi ?

- Indorill : Mais que… ta voix m’est familière…

- Xavié le Seuvalié (prenant un accent espagnol exagéré) : Ma qué ? Tou ne me réconnais pas ? Yé souis ton Ravière !

- Indorill : Ravière ?... Xavier… ? Non… c’est toi Dumou ?

- Xavié le Seuvalié : Tu m’as démasqué ô beauté fatale ! Ô ma muse !

- Indorill : Mais comment… ?

- Xavié le Seuvalié : Je connais tout de toi ô mon adorée ! Et tu avais laissé traîner ton téléphone sur ta table hier, allumé sur le forum du jeu…

- Indorill : t’as fouillé mon téléphone !!!

- Xavié le Seuvalié : je suis prêt à braver toutes les épreuves pour me tenir chaque instant près de toi !

- Indorill : je t’ai déjà dit NEVER ! Capicce ?

- Xavié le Seuvalié : je ne peux entendre ces mots alors que le destin… que dis-je ? La Providence nous a réunis !

- Indorill : Mais tu vas me lâcher les baskets ?

- Xavié le Seuvalié : ho ! si seulement tu me laissais délacer tes baskets ! Je serai le plus heureux des hommes…

- Indorill : t’es très lourd… très, très lourd !

- Xavié le Seuvalié : c’est le poids de tout cet amour pour toi… Vois, j’ai créé cet avatar ce matin, dans la même faction que toi, juste pour me tenir plus près de toi afin que, cumulant ton goût pour ce jeu avec ma sublime présence, ton bonheur soit absolu !

MODE DUEL ACTIVE

- Xavié le Seuvalié : ça veut dire quoi ?

- Indorill : ça veut dire : tu te casses !

L’avatar de niveau un fut réduit à un tas de cendre avant d’avoir pu dire un mot de plus.

- Indorill : bon débarras… Oooooh non… il va me saouler toute la journée demain et me mettre la honte devant tous les autres…

Maline, Indorill couru pour être certaine de ne pas recroiser ce boulet plus loin sur la route. En revanche elle appréhendait le lendemain en cours… ce lourdaud ne manquerait pas de la harceler de nouveau… simuler une grippe ou une gastro éclair… non, ce n’était pas son genre.
Elle fut surprise à l’arrivée de croiser un autre élémentaliste HL de sa faction en train de discuter avec une druidesse de l’ordre…

- Manya : Mais je t’assure que ce type la harcelait littéralement ! C’était ignoble !

- Arnaud75 : …

- Manya : allez, s’il te plait…

- Arnaud75 : … !

- Manya : Mais la pauvre fille… oups, la voilà !

- Indorill : Vous parliez de moi ?

- Nostariat : Et voilà… On attend des heures pour sauver le monde et ces impotents discutent de leurs petites misères personnelles

- Barthémulius : quelle bande d’égoïstes égocentriques !

- Arnaud75 : … !

- Nostariat : Oh ! On ne m’a jamais parlé sur ce ton ! Vous…

- Barthémulius : Ma chère… il est très costaud…

- Indorill : Hé je vous parle ? Vous parliez de moi ?

- Manya : Heu, oui. J’ai assisté à la scène de ce satyre toute à l’heure… Je voudrais t’aider… ce genre de type me révulse…

- Arnaud75 : …

- Indorill : Il a dit quelque chose ? Je rêve ?

- Manya : non, il m’a parler directement… c’est une de ses sales manies… ça l’amuse beaucoup. Allez chef ! Laisse-moi y aller… Promis, je serai sage ! Enfin presque…

- Indorill : Je comprends rien… vous seriez pas un peu barrés vous deux ?

- Arnaud75 (haussant les épaules fataliste) : …

- Manya : Wiiiii ! Je t’adore ! Il a dit oui !

- Indorill : oui à quoi ?

- Manya : dis-moi juste où tu as cours demain… je vais m’occuper du cas de ton harceleur…

- Indorill : Heu… l’Epita… Classe de codage 3ème année.

- Manya : Parfait ! A demain ma belle ! Chef t’es le meilleur !

Indorill regarda les deux étranges joueurs s’éloigner.

- Barthémulius : Ouf ! Ce danger public est enfin parti !

- Nostariat : quand je pense qu’il aurait pu s’en prendre à nous ! Quel rustre !

- Indorill : Voici l’anneau de mithrouille

- Nostarait : ben c’est pas trop tôt ! Le monde s’écroule, mais vous prenez votre temps, inconsciente !

Indorill se hâta de fuir la présence de ces deux PNJ dont les voix vrillaient ses tympans déjà malmenés par la diarrhée verbale de Xavier Dumou.


Salle de vidéosurveillance dans un bureau obscur

- Mozart : Alors cette reconnaissance, ça donne quoi ?

- Sanklotte : Hum… je vais les réinterroger… Allo les Normands ? Mister Mog ? Oui… Oui… c’est fâcheux…

- Eve : Qu’est-ce qui est fâcheux ?

- Sanklotte : Le ninja n’est pas rentré…

- Mozart : encore un incompétent qui se sera fait prendre… Mais ça prouve qu’ils sont bien là !

- Eve : Ce qui veut dire que nous allons devoir payer ce trou normand ?

- Sanklotte : Moi je m’en jetterai bien un aussi

- Eve : Pardon ?

- Sanklotte : Vous voulez picoler, moi aussi je ne serai pas contre…

- Mozart : Oh… oh…

- Eve : Je… Vous me prenez pour une de ces pimbêches avinées des salons infréquentables ?

- Mozart : Je crois qu’on va y aller… Il faut nous préparer vite avant qu’ils ne fuient… Tenez nous au courant !

- Sanklotte : Oui Monsieur !

- Eve : mais ce …

- Mozart (la tirant hors de la pièce) : pas le temps !




Manoir discret en Normandie


- Myss Lyli : Mademoiselle ? Le service de nettoyage est en route, il ne devrait plus tarder

- Sam : Oh, merci Lyli… tout s’est passé si vite

- Basileia (se retenant de vomir) : Personne voudrait mettre un truc là-dessus pour cacher ça… ?

- Geniet (retirant sa blouse My Little Pony et dévoilant son torse poilu) : Voilà qui sera mieux

- Sam (saisissant le linge dans un réflexe fulgurant) : PAS MA BLOUSE !

- Geniet : Oh pardon, vous énervez pas…

- Myss Lyli (déposant un grand napperon en dentelle sur les « restes ») : Voilà c’est fait…

- Karumiko (déboulant dans la pièce) : Hé, y’a une camionnette avec un type super chelou au volant qui veut entrer… Wahou… qui a fait ça ?

- Sam : Moi, je le crains…

- Karumiko : Super ! Y’a même un œil qu’a giclé sur le tableau là !

- Basileia (devenant verte) : B… Blourps… dégagez !

La jeune femme courut vers la salle d’eau la plus proche d’où émergea rapidement les bruits caractéristiques d’une personne atteinte de vomissements sévères.

Myss Lyli alla ouvrir la porte d’entrée au nettoyeur. Le grand jeune homme en costume sur mesure et à la peau étrangement pâle entra dans la salle de musique, une lourde mallette à la main et pria les personne présente de sortir, son art risquant de heurter la sensibilité des éventuels témoins. Sam du se montrer convaincante pour empêcher Karumiko de s’incruster.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 28 février - 14:22

Dix minutes plus tard, une Alexandra encore bien pâlotte rejoignit le groupe qui prenait une tasse de thé dans la bibliothèque voisine. Elle faillit renverser celle que Geniet venait de lui servir lorsqu’elle entendit une voix qu’elle n’aurait jamais pensé réentendre avant longtemps…

- Nettoyeur : Voilà, c’est fait et…

- Basileia : T… TOI ! ICI !

- Sam : Tu le connais ?

- Karumiko : c’est qui maman ?

- Nettoyeur : maman ? Tu m’en avais caché des choses !

- Basileia : c’est pas ce que… mais… qu’est ce que tu fous ici ?!?

- Nettoyeur : Bah alors sœurette... tu ne me présentes pas ma nièce ?

- Basileia : Espèce de… de…

- Nettoyeur : de quoi ?

- Sam : expliquez-vous ? Quel est ce délire ?

- Nettoyeur: ma chère petite sœur, enfin, demi-soeur, si je ne le précise pas elle fait une crise d’apoplexie… semble m’avoir cacher bien des choses… il est normale que je m’interroge sur le fait qu’elle m’ait cacher l’existence de la petite chose inepte qui me dévisage avec un regard haineux là bas…

- Sam (giflant le nettoyeur) : ne parle pas comme ça de ma sœur !

- Nettoyeur : Deux filles ! Dont une qui doit être plus âgée que toi d’un ou deux ans ! Alors là bravo Alexandra !

- Basileia : Mashan, arrête, t’es lourd…

- Karumiko : Tu le connais vraiment ?

- Basileia : Mashan est mon demi-frère : Le même géniteur… m’en demandez pas plus, je ne l’ai jamais connu.

- Mashan : en tout cas il est surprenant de te trouver ici en plein WZP…

- Basileia : et toi donc !

- Mashan : Tu aurais des pouvoirs ?

- Basileia : plutôt une malédiction oui… leurs brouilleurs ne me font rien…

- Mashan : ça alors… tu as dû hériter ça de papa…



Édité le 01 mars - 11:02 par Arnaud75

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 01 mars - 12:41

CHAP 13

EPITA – Cours de codage 3è année

Le prof, une fois de plus, était en retard. Monsieur Dilorde était coutumier du fait, manifestement fâché avec son réveil.
Comme d’habitude un léger chahut animait la classe…

- Constance : t’a vu ça Kenza, comment elle se la pète Indo devant Xavier !

- Kenza : Ouais, elle est trop pas cool c’te meuf !

- Constance : en plus il paraît qu’il lui aurait offert des fleurs virtuelles et qu’elle l’aurait envoyé paître !

- Carole (s’incrustant dans la discussion) : Moi j’aimerai trop que mon mec y m’offre des fleurs virtuelles ! C’est trop In !

- Marion (voisine de table de Carole) : Comment elle se la joue t’as raison ! Trop une bolos la meuf !

- Indorill (se retournant vers les pipelettes) : vous savez que je vous entends là les filles…

- Constance : parle à ma main la bolos !

- Kenza : T’es trop une looseuse…

A cet instant, Indorill qui pensait que la journée ne pouvait pas plus mal commencer, sentit une personne s’asseoir lourdement à côté d’elle, précédée d’une odeur de parfum bon marché envahissante.

- Xavier : Salut la belle ! Je t'ai manqué je le sais, mais un beau gosse comme moi doit se faire désirer... et je sens ton désir brûlant pour moi !

- Indorill (vérifiant qu’elle ne rêvait pas) : Oh non… t’as pas envie d’aller t’asseoir ailleurs ?

- Kenza : Oh la relou ! Comment elle est trop pas polie !

- Constance : Clair ! Te laisse pas faire Xav’

Xavier (posant une main sur la cuisse d'Indorill): Mais je pardonne tout à une aussi jolie fille… tu déjeunes avec moi Indo ? Et après je te fais découvrir ce que c'est de sortir avec un vrai mâle ?

- Marion : Comment il est trop romantique le meeeeccccc !

- Carole : Ouais, trop ! Et l’autre qui se la joue froide ! Elle a des glaçons à la place des ovaires ou quoi ?

- Kenza : Moi mon mec il me parlerait comme ça, je serais plus chaude qu’une baraque à frites !

- Indorill (chassant la main de son voisin) : Vous voulez pas arrêter de faire comme si je n’étais pas là ?

- Xavier : Hummm, je peux te chauffer moi… un vrai chauffage central !

- Indorill (rougissante de honte) : lâche-moi ! Pour la trois millième fois !

- Contance : Vos gueules v’la l’prof !

En effet, la porte de la salle s’ouvrait. Toutefois au lieu du petit homme chauve à la barbe constellée de restes de cassoulet, boudiné par un costume Camif trop petit, les étudiants virent entrer une magnifique femme en tailleur haute-couture, impeccablement coiffée et maquillée, précédant un homme d’une quarantaine d’années en pantalon de cuir et chemise chinoise en soie noire, les yeux masqués par des verres solaires enveloppants.

- Mai An : Mesdemoiselles, Messieurs, bonjour, je suis votre nouvelle responsable de secteur. Mon nom est Mai An, mais vous appellerez Mademoiselle. Votre professeur, Monsieur Dilord, a eu un empêchement de dernière minute. Monsieur Saquebien qui m’accompagne a accepté de vous faire exceptionnellement un petit séminaire sur les dangers de la dépendance aux mondes virtuels. Monsieur Saquebien est un expert en cybersécurité qui a une très grande expérience en ce domaine. Je vous remercie pour l’attention que vous voudrez porter à son intervention…

Un silence de mort s’était installé dans la pièce à l’issue de ce discours. Les garçons, et quelques filles, avaient les yeux exorbités, certains bavant légèrement, à la vue de l’avion de chasse qui venait de leur parler.

- Philippe Saquebien : Bien bonjour à toutes et tous. Comme Mademoiselle vous l’a indiqué, je suis ici pour vous parler d’un volet un peu accessoire de mon activité professionnelle : les risques liés à une dépendance aux mondes virtuels : Pourquoi certains deviennent-ils des no-life ? Mais avant cela, je crois que Mademoiselle aurait besoin de l’assistance d’un grand gaillard musclé pour l’aider à ranger quelques cartons dans son bureau… des volontaires ?

Immédiatement les quinze mains droites des quinze garçons de la promotion se levèrent.

Indorill faillit pousser un cri de victoire lorsqu’elle vit que Xavier, qui avait fait partie des plus fervents candidats, était choisi par le mannequin. Elle s’étonna tout de même de ressentir une pointe de regret : ce rustre qui la harcelait depuis des semaines pour sortir avec lui avait vite trouver un autre sujet de contemplation… Elle s’interdit toutefois d’être jalouse : cette femme était juste magnifique ! Un vrai fantasme sur talons hauts ! C’est pourquoi la banderille jetée par sa voisine derrière elle ne la blessa pas.

- Constance : Comment elle t’a piqué ton mec la bolos !

- Kenza : clair, t’as vu le sourire qu’elle lui a fait… sure qu’il lui a taper dans l’œil !

- Marion : Ouais, trop ! Moi j’avais vu qu’elle l’avait direct regardé en entrant !

- Indorill : Chut, j’écoute le prof !

Alors que Philippe Saquebien se lançait dans un exposé hyper étayé sur la cyber dépendance, c’est un Xavier ravi qui suivait des yeux du fessier gainé dans le tissus haut de gamme d’un tailleur Chanel qui se balançait outrageusement devant lui. De temps à autre le tissu de la jupe remontait assez haut pour dévoiler une jarretelle…

Il ne prêta donc aucune attention au chemin emprunté par la superbe femme qui le précédait, jusqu’à ce qu’elle claque la porte métallique d’une pièce en sous-sol dont les murs étaient garnis d’étagères remplies de produits d’entretien.

- Mai-An : Alors mon petit Xavier… j’ai appris que tu n’étais pas très gentil avec les filles…

- Xavier (arrachant ses yeux du décolleté de Mai An) : Hein ?

- Mai An (caressant d’un doigt la joue puis les lèvres de Xavier) : Moui, le vilain garçon qui harcèle les filles qui lui plaisent… qui tente de les saouler en soirée pour profiter d’elles… Hummmmm j’ai un gros dossier sur ta petite personne… Tu sais que ce n’est pas bien, hein ?

- Xavier (hypnotisé par le regard de la belle) : je… je ne comprends pas…

- Mai An (caressant le visage de Xavier des deux mains avant de s’en saisir fermement) : c’est bien là le problème : tu ne comprends pas ! Quand une fille te dit non, c’est qu’elle n’a pas envie, quand tu insistes, tu deviens lourd, quand tu la poursuis, tu deviens un harceleur… Moi je n’aime pas les harceleurs.

Dans un couloir voisin, un rat qui tentait de récupérer des miettes au fond d’un vieil emballage de barre énergétique fuit soudainement lorsque les cris commencèrent de l’autre côté de la porte en acier…


Manoir discret en Normandie

Tout le monde avait fini par s’installer dans les confortables sièges de la bibliothèque. Alexandra venait de terminer d’expliquer comment elle avait été plongée dans le « monde réel » couvert par le warp zone project.

- Basileia : Et toi ? Qu’est-ce-que tu viens faire dans tout ça ?

- Mashan : Oh, en ce qui me concerne c’est plus simple : mes deux parents sont des « supers » et j’ai naturellement hérité d’une partie de leur génome… Je suis dans le wzp depuis ma naissance.

- Basileia : et donc tu as des pouvoirs ?

- Mashan : oui.

- Basileia (avec un mouvement de tête interrogatif) : et… ?

- Mashan : et c’est tout. Je n’aime pas en parler.

- Basileia : t’es gonflé ! Moi je te raconte tout et toi

- Mashan : et moi je reste discret

- Sam : Je vais te le dire

- Mashan : Storm Poison ! Ce n’est pas sympa…

- Karumiko : Storm Poison ?

- Mashan : héhé, je ne suis pas le seul à faire des cachotteries…

- Basileia : ne détourne pas la conversation ! Je te connais !

- Mashan (consultant l’écran de son smartphone qui venait de sonner pour une notification) : de toute façon, en ce qui me concerne la conversation s’arrête ici… je suis attendu. Mesdemoiselles, Monsieur…

Le jeune homme récupéra sa sacoche, et précédé d’une Myss Lyli aux petits soins, quitta la demeure.

- Basileia : Alors Sam, quel est donc le terrible secret du demif’ ?

- Sam : il en fait tout un plat, mais ce n’est pas grand-chose… Sous couvert de son entreprise de pompes funèbres, il exerce ses dons de nettoyeur : il est capable de faire disparaître, je ne sais pas comment, toute trace d’une créature morte. Le moindre atome risquant de révéler un ADN disparaît… D’aucuns prétendent qu’il pratiquerait un genre de nécromancie, mais cela n’a jamais été prouvé. D’autres disent que c’est un genre de vampire ou de goule qui absorberait les cadavres… là aussi sans aucune preuve… Moi je l’aime bien dans le fond, et il rend vraiment de grands services à notre faction

- Basileia : Mouais… bref il reste un mystère…

- Sam : dis, tu ne voudrais pas essayer de me masser, juste là entre les épaules… j’ai comme un nœud dans les muscles depuis que j’ai éclaté le ninja…

- Basileia : je n’ai aucune compétence dans ce domaine…


- Sam (s’allongeant sur une chauffeuse) : bah essaye, c’est vraiment pas agréable, tu ne pourras pas empirer la situation…

- Geniet : Ah ! j’entends la voiture qui revient… je vais enfin pouvoir me rhabiller !

- Karumiko : attends moi poussin, je t’accompagne dehors, j’ai laissé ma hache dans une souche…

Alexandra malaxait doucement avec ses pouces la zone tendue entre les omoplates de Sam, et ne put retenir un sourire lorsqu’elle entendit la farouche guerrière en robe du 19è siècle commencer à ronfler d’une manière peu digne d’une lady…

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 12 mars - 13:35

CHAP 14

La Défense, tour Neuropa

- Théodore : On a frôlé un nouvel incident avec ce test d’avatar… Je pense qu’il est plus prudent de retourner en base test…

- Jean Kévin : je suis bien d’accord Monsieur ! Heureusement que le stratagème imaginé par Mademoiselle Drayer vous a permis de donner le change.

- Théodore : Mais ce qui m’agace le plus c’est de ne pas réussir à trouver comment ce maudit Tenshirock a fait pour pirater une fois de plus le test ! Mes programmes de détection auraient dû trouver la trace de sa présence sur les lieux !

- Jean Kévin : Aucune chance Monsieur : il a lancé sa routine plusieurs dizaines de minutes avant les événements ! Il m’a fallu deux heures pour trouver comment il s’y est pris… La ruse de cet homme n’a pas de limite ! En tout cas c’’est dommage pour le test… je ne pense pas que cette nouvelle classe ira jusqu’au bout de toute façon : d’un point de vue scénaristique je vois mal comment insérer cette nouveauté, sauf à créer une nouvelle faction… ce qui n’est pas à l’ordre du jour.

- Théodore : je remonterai ça à Monsieur Donteuil. Allez donc faire quelques heures de modération pour vous changer les idées !


Epita – 3ème année cours de codage


- Philippe Saquebien : et voilà qui conclu mon exposé… les MMORPG sont un piège pour votre intellect, voire pour ceux qui ont la foi, pour votre âme ! Des questions ?

- Constance : Moi M’sieur ! C’est trop nul c’que vous dites… moi j’aime bien les MMO et j’ai pourtant plein de relations sociales avec mes potes ici ! Et pis avec les réseaux sociaux on reste en contac’ !

- Kenza : Sauf pour Indo ! Elle, c’est trop une bolos de tout’ façon

- Philippe Saquebien : ce n’est guère sympathique de dénigrer comme cela une camarade de classe…

- Kenza : Wooo ! C’pas ma kops !

- Philippe Saquebien : je l’avais compris Mademoiselle, mais votre comportement ne risque au final que d’inciter votre camarade à aller se perdre dans les mondes virtuels, je suis sûr que si vous preniez le temps d’essayer de vous apprécier, en discutant autour d’un verre à la cafétéria…

- Marion : Ah le naze ! Comme si on voulait trainer avec la kassos de la fac à la cafet’ !

- Philippe Saquebien : Je vous prierai de ne plus m’interrompr…

- Constance : Z’y va ! ça a sonné ! On se casse ! R’voir M’sieur

Avant d’avoir le temps de dire ouf, la horde se précipita sur la porte de sortie, manquant de bousculer au passage Mai An qui attendait tranquillement la fin du cours pour récupérer le pirate informatique. Ce dernier, une fois le calme revenu, lui fit signe d’entrer et pointa le menton vers la jeune fille qui était restée à sa place et tentait de cacher ses larmes derrière son bras.

- Mai An : Indoril ?

- Indoril : Fichez-moi la paix…

- Mai An : Indoril, regarde-moi !

- Indoril : quoi ?

- Philippe Saquebien : Mademoiselle An, je crois que cette jeune fille n’a pas subi qu’un seul harcèlement : elle est la cible du mépris d’un groupe de pipelettes …

- Indoril : comment vous savez…

- Mai An : Tu te souviens d’hier en Olidry ?

- Indoril : Je… vous… tu… ?

- Mai An : Oui, c’est moi qui t’ai offert assistance. Ton Seuvalier ne viendra plus jamais t’embêter… là il est en route vers un centre de recrutement de la Légion étrangère, enfin, d’abord de l’infirmerie, puis du centre de recrutement...

- Indoril : Que…

- Mai An : Mais non, ne me remercie pas, au contraire, c’est moi qui devrais te remercier de m’avoir permis de me défouler un peu…

- Indoril : Ah…

- Philippe Saquebien : Concernant les quatre pimbêches… ?

- Mai An : Je veux bien m’en charger, mais… un départ soudain ça passe, cinq d’un coup…

- Philippe Saquebien : Dites-moi, vous avez récupéré les adresses mail et le trombi de la classe dans le bureau tout à l’heure…

- Mai An : Oui… bonne idée : tenez, les voilà !

- Indoril : qu’allez-vous …

- Mai An : Mon ami ici présent va s’occuper de leur cas : moins vous en savez, mieux c’est : elles ne pourront jamais remonter jusqu’à vous.


Manoir perdu en Normandie



Geniet finit de boutonner avec délectation sa chemise en flanelle. Cela faisait des semaines qu’il en rêvait : le pyjama toute la journée, il finissait par ne plus le supporter.
Il décida d’aller retrouver Karumiko dans le parc, histoire de discuter tranquillement de sa nouvelle condition. Il avait beaucoup de questions à poser.

La jeune fille effectuait un genre de kata lent, semblant concentrer son énergie. Geniet décida de patienter et admira la souplesse quasi animale de sa « marraine » dans l’accomplissement précis de ses gestes cent et mille fois répétés. La voir aussi calme était légèrement surprenant.
Distrait par cette véritable danse, il n’entendit le craquement du bois qu’à la dernière seconde et ne put rien tenter lorsqu’un chêne centenaire, au cœur manifestement pourrit de longue date, s’abattit sur Karumiko.
Il se précipita pour tenter de dégager le tronc d’où dépassaient les jambes inertes de la jeune fille, tout en appelant à l’aide.

Dans la bibliothèque, Alexandra fut soudainement prise d’un frisson. Elle en était sure, quelque chose de terrible venait d’arriver. Son mouvement ne passa pas inaperçu et Sam, se réveillant, se tourna vers elle, le sourcil dressé en une interrogation muette. Les cris de Geniet arrivèrent comme une sinistre confirmation.

L’estomac noué, les deux jeunes femmes se précipitèrent dans le parc par la porte fenêtre et découvrirent le drame.

- Geniet : Aidez-moi ! Je n’arrive pas à soulever le tronc !

Alexandra était paralysée… Puis un cri déchirant finit par jaillir de sa gorge alors qu’elle tombait à genoux.

Sam fut quant à elle plus efficace, la force fournie par ses prothèses permettant de soulever les centaines de kilos de l’arbre de plusieurs centimètres.

Les pas précipités du chauffeur et de Myss Lyli accourus à la rescousse faisaient bruisser les feuilles mortes couvrant le sol des sous-bois…

A quelques dizaines de mètres


- Mozart : je dois dire très chère équipière que vos talents sont dignes d’admiration !

- Eve Bones : C’est la base très cher partenaire : mettre tous les œufs de l’adversaire dans le même panier avant de précipiter le tout dans le ravin !

Le mélomaniaque fit un grand geste du bras, donnant ainsi le feu vert aux troupes rassemblées alentour en tenue de camouflage de passer à l’action, puis il entra à son tour en scène.

La première onde sonique frappa Sam dans le dos. Cette dernière eut le plus grand mal à parvenir à relâcher le tronc en le détournant afin qu’il ne retombe pas sur Karumiko.
Alexandra qui s’était précipité sur sa « fille » ne remarqua rien avant que le corps de Sam ne s’écrase lourdement sur elle, la plaquant au sol.
Au même moment, le chauffeur tomba sous les balles d’un sbire. Miss Lyli eut juste le temps de se précipiter à l’abri du tronc renversé, non sans avoir eut l’épaule déchirée par un tir.
Impuissant, Geniet voyait ses compagnons tomber un à un. Une onde sonique le frappa alors de plein fouet, le précipitant contre un tronc d’arbre voisin dans un craquement de mauvais augure. Fermant les yeux de douleur, sa seconde vue s’imposa alors à lui et il repéra alors la troupe des assaillants humains et les auras ténébreuses de ceux dotés de pouvoirs… celle d’Eve Bones lui était douloureuse tant la malévolence concentrée pulsait. Il repéra le fil de noirceur en train de s’estomper entre l’arbre abattu et la terrible immortelle.



Édité le 12 mars - 17:59 par Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 12 mars - 19:46

CHAP 15

Hôpital Georges Pompidou

Maleaume s’ennuyait ferme. Il savait pertinemment que deux jours de convalescence dans ce lit d’hôpital étaient nécessaires, rien n’y faisait. Sa mère était passée lui déposer un kit de Kirigami ce matin, mais à part se couper trois fois le pouce gauche en essayant de découper proprement le papier cartonné, les résultats étaient plus que médiocres…
Son voisin de chambre finissait de boucler sa valise. Son « petit ami » était passé le prendre, et voir ces deux hommes se parler comme des amoureux transis lui faisait froid dans le dos… serait il lui aussi un jour frappé par cette niaiserie des jeunes amoureux qui se donnaient du « mon roudoudou » ou du « mon petit cœur en sucre » toutes les 22 secondes ?

Une fois les deux hommes partis, ne trouvant rien à regarder à la télé, il recommença à se morfondre, jusqu’à ce que la femme de ménage passe défaire les draps du lit voisin. Son chirurgien passa une tête par la porte, le salua d’un petit signe de la main.

- Dr No : Alors Monsieur Maleaume, ce n’est pas trop dur de devoir ainsi attendre ?

- Yttrium : Oh que si docteur ! Vous n’imaginez pas !

- Dr No (dans un chuchotement, tout en quittant la pièce) : Oh, détrompez-vous mon jeune ami, je ne fais que ça depuis des éons, attendre…

- Maleaume vit distinctement le frisson de soulagement de la femme de ménage au départ du médecin.

- Maleaume : Bah alors Madame Marie Joséphine ? Quelque chose ne va pas ?

- Marie-Joséphine : Ah mon pauv’ jeune homme, faut pas trop s’interroger sur l’docteur… moi, y’me fiche la frousse… mais j’ai mon amulette ! Je risque rien !

- Maleaume (palissant) : que… comment ça ?

- Marie-Joséphine : Ah, j’en ai déjà trop dit… te pose pas de question gamin, Marie Joséphine elle dit des fois n’importe quoi… allez, oublie ça !

- Maleaume : Dites-moi, je vous en prie ! Vous venez de me fiche la trouille de ma vie là !

Prenant des regards de conspiratrice, la vielle femme originaire des antilles s’approcha du lit de Maleaume et chuchota à toute vitesse :

- Marie Joséphine : Faudra pas le répéter hein ? Mais c’est trop lourd à porter pour moi seul’

- Maleaume : je resterai muet comme la tombe !

- Marie Joséphine (faisant un geste pour éloigner le mauvais esprit) : attention à ce que tu dis gamin ! Bon, voilà l’histoire… y’a quelques mois, je voulais discuter avec le docteur pour parler de mon augmentation… Nous autres, on fait appel à un Lwas avant ce type de rendez-vous pour avoir un effet favorab’… Là j’avais récupéré un cheveux du docteur… je l’ai confié au Legba qui l’a mis sur une poupée… et quand le Legba a incanté… Oh mes aïeux ! ça a été terrib’… Du sang a coulé de la figurine ! ça a brulé les mains du Legba ! Et j’ai vu ce grand trou noir dans l’espace… avec ces yeux de feu ! Oui, de feu ! Et…

BOUH !

Ah ah ah ah ! Je t’ai bien eu gamin !

- Maleaume sursauta au cri de la femme qui venait de se payer sa tête.

- Maleaume : Alors ça c’est vraiment pas gentil ! La prochaine fois que j’ai des madeleines, vous pourrez vous brosser pour en avoir !

- Marie Joséphine : Je t’avais prévenu gamin ! Marie Joséphine parfois, elle raconte n’import’quoi…

Maleaume était pourtant certain d’avoir vu l’éclair de panique qui avait traversé l’œil de la femme et les quelques regards nerveux qu’elle avait lancés vers la porte… Il se demanda si, au final, une part de ce conte n’était pas la réalité…


Parc d’un manoir perdu en Normandie



La caporale Sanklote braqua son uzi sur le visage de la femme en tenue de soubrette et commença à crier « plus un gest… » quand cette dernière lui lança une pâquerette droit dans le gosier. La tige alla se planter dans la glotte, en arrachant une partie.
Furieuse, la sbire frappa la tempe de la gouvernante de la crosse de son arme, et sanglotant de douleur pour sa glotte malmenée, sangla la femme qui s’était évanouie sous le choc.

- Sanklote (la voix éraillée) : thank’s a lot, ô toi l’hôte que je sangle… mais qu’est-ce que je raconte moi ???

Le pas délicat de la cheffe d’expédition détourna son attention. Eve Bones se penchait curieuse au-dessus du corps sans connaissance de la femme aux bras sanglés dans du cuir et de l’acier semblait-il.

- Eve : Comme c’est curieux ! On dirait des prothèses…

- Mozart : c’en est.

- Eve : c’est d’un étrange… Oh, regardez ! La fille dessous a bougé !

- Basileia (à moitié écrasée par Sam) : Qui… qui êtes-vous ? Pourquoi… ?

- Eve : Oh ! ça parle !

- Mozart : Bon, le gugusse est là… m’a pas l’air bien dangereux !

- Eve (le rejoignant près de Geniet) : Il a l’air tout cassé… j’espère que vous ne l’avez point occis… le chef serait… contrarié…

- Mozart : aucun risque, il a peut-être quelques os cassés, mais j’ai dosé mon attaque pour l’assommer… J’ai entendu dire qu’ils allaient demander à Smirnoff de la disséquer…

-Eve : Pourquoi un tel traitement ? Et dans ce cas quel intérêt de la garder en vie ?

- Mozart : J’en sais rien moi… mais Smirnoff aime bien entendre ses sujets crier quand il les découpe.

- Basileia (secouant doucement Sam et en chuchotant) : Allez ma belle ! réveille-toi ! Tu pèses une tonne…

Parvenant à se dégager en partie, elle tourna sur le côté… son regard tomba sur Karumiko, pale et rigide comme une statue de marbre, couverte de sang.

- Basileia (hurlant) : Karumikoooo ! Noooooonnnnnn !

- Eve (se retournant, le front plissé par la contrariété) : mais elle ne peut pas faire moins de boucan celle-là !

- Sanklote (un filet de sang coulant de la bouche) : Je m’en charge Madame…

La sbire reprit son uzi, aligna les organes de visé sur le crâne d’une Alexandra aux yeux écarquillés… et fut soudainement renversée par une énorme silhouette noire aux griffes acérées tranchant son gilet pare-balle en morceaux. Un second coup de griffes réduisit l’arme en un amas d’acier inutilisable. L’apparition se déchaina quelques secondes avant de projeter le corps malmené de la caporale au loin.

D’abord paralysés par la surprise, Eve Bones et Mozart Sinclar se mirent en garde, rapidement entourés par leur petite armée. La terrible immortelle ne put réprimer un frisson lorsque son regard croisa celui comme de l’or en fusion de cette créature de 2,50 mètres, au corps musculeux noir comme le charbon et à la tête de renard, noire elle aussi, aux joues soulignées de deux traits magenta…

- Eve : Qu’est-ce que c’est que ce… truc ?

- Mozart : aucune idée, mais ça m’a l’air costaud !

Un sbire tenta un tir, esquivé à la vitesse de l’éclair. L’audacieux s’écroula la gorge déchirée par les griffes du monstre qui finit par se placer comme un bouclier devant Alexandra.

Tournant la tête de droite et gauche cette dernière finit par additionner deux et deux…

- Basileia : Ka… Karu ? c’est… toi ?

Le balancement rapide des trois queues toufues sembla lui donner une réponse.

- Eve : Bon, inutile de perdre notre temps avec ce… truc. Récupérons le zigoto et filons avant d’avoir trop de perte… le chef n’aime pas perdre trop de sbires…

- Mozart : Mouais… ça étonne de vous ça… c’est pourtant votre truc les massacre de masse, non ?

- Eve : jamais quand il y a le moindre risque que je sois blessée dans l’affaire… et mes facultés semblent diminuées en présence de ce… truc… la seule fois où j’ai connu ça, c’était en présence d’un archidémon invoqué par cet imbécile de Dante… Comment rendre la vie infernale à un être issu des enfers… ?

- Mozart : de toute façon on m’a bien fait comprendre que c’était vous la cheffe, je dois juste vous éviter de faire trop de victimes collatérales.

Le mélomaniaque ramassa le corps de Geniet et le balança sur son épaule, provoquant un feulement rauque de la créature qui semblait hésiter entre rester en protection de la jeune femme au sol et lui bondir dessus.

- Mozart : Hum… va pas nous laisser passer j’ai l’impression.

- Eve : bah, détournons son attention : gardes ! Vous, vous et vous tirez sur cette chose à mon ordre, les autres abattez ces femmes !

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 13 mars - 13:55

CHAP 16

Plaine de Centralis

N'imyëalia tournait en rond devant le bosquet de la Source. Assis non loin, Norrig et Alekzandre discutaient des derniers résultats d’une équipe de basket de 3è division. Pour la vingtième fois la jeune femme pesta.

- N'imyëalia : mais qu’est-ce qu’ils foutent à la fin !

- Norrig : Du calme soeurette…

- N'imyëalia : On s’est donné rendez-vous y’a au moins une semaine pour cette instance, et là silence radio ! Pfffff, on n’arrivera jamais au bout du donj’ à ce rythme là

- Norrig : Et sans heal hors de question d’y entrer…

- N'imyëalia : Pfff, Basi m’avait promis d’être là… je comprends pas… je lui ai fais au moins trois textos, d’habitude à la deuxième relance elle pète un câble… mais là, rien…

- Alekzandre : portable déchargé, insomnie, panne de réseau,… les explications sont nombreuses !

- Norrig : On a qui d’autre comme heal qu’on pourrait joindre ?

- N'imyëalia : bah y’a bien un ou deux des dingos du stylo unique…

- Norrig : on est désespérés à ce point ?

- Manya (surgissant d’un buisson voisin) : Désespoir… désespoir, quel joli mot… très poétique.

La druidesse tapota le crâne du tank de sa fine main.

- Norrig : Manquait plus qu’elle ! Et le grand escogriffe masqué ?

- Manya : Vous avez de la chance : le boss n’est pas là, une affaire impossible à reportée à l’autre bout de l’univers… Je suis donc disponible et prête à vous louer mes services…

- Norrig : Quoi ? Tu veux nous faire raquer…

- N'imyëalia : Comme si on avait le choix… à moins qu’on reporte le raid à un autre jour…

- Alekzandre : si vous reportez ce sera sans moi : j’ai des examens blancs à réviser…

- Norrig : pfff, c’est rageant… bon, c’est quoi ton prix ?

- Manya (d'une voix envoutante) : ton âme beau paladin !

- Norrig : Hein ? T’es sérieuse ?

- N'imyëalia : ce que tu peux être premier degré frangin ! (lançant un sac de crédit à la druidesse) tiens !

- Manya : parfait ! C’est par où ?

Jaillissant de derrière un arbre, un pirate dégingandé et titubant, une étrange boussole à la main et surmonté d’un grand point d’exclamation violet répondit :

- Jack Céparou : par là… je crois… ou… non, par là

- Manya : j’aurais dû demander avant d’accepter… je sens que ça va être long…



Epita – 3ème année Cours de codage




Indoril se sentait soulagée… Les promesses de « Mademoiselle » semblaient tenues : son encombrant prétendant n’était pas venu en cours, et les trois pimbêches l’ignoraient royalement, se fusillant les unes les autres du regard depuis les quatre coins de la pièce.
Sa curiosité finit par avoir raison de sa timidité, et elle interrogea Bérénice, la représentante des élèves :

- Indoril : Euh, salut bérénice… tu sais ce qui leur prend ?

- Bérénice : Quoi ? T’es pas au courant ?

- Indoril : au courant de quoi ?

- Bérénice : elles se sont déclarées la guerre ! Un truc hallucinant : Marion a pourri le compte Astragram de Constance après que celle-ci ait publié une photo de Carole en pyjama « mon petit poney » en train de baver littéralement sur une photo de classe de Xavier qu’elle lui aurait chipé…
Constance a répondu sur un ton… bref je te passe les injures. Et là y’a Kenza qu’a déboulé dans la conversation pour engueuler Carole : Il parait qu’elle aurait mis un commentaire atroce sur son mur facedebouk… je suis arrivée trop tard pour le lire, mais Max devrait me refiler une capture d’écran d’un de ses potes… Bref depuis hier soir les quatre fantastiques se crêpent le chignon et se trollent les unes les autres. Le plus drôle c’est que chacune d’entre elles soutient mordicus qu’elles n’ont rien fait… alors que tout le monde a vu leurs coups de pu***

- Indorill : Oooh, je comprends mieux…

- Bérénice : ça te fera des vacances !

- Indorill : que… quoi ?

- Bérénice (dans un soupir contrit): tu sais on a tous remarqué qu’elles te prenaient pour cible, mais on a tous été lâches, même les profs : te défendre c’était entrer dans leur ligne de mire. Désolée… j’espère que tu ne m’en veux pas trop.

La vibration de son téléphone mobile interrompit la déléguée

- Bérénice : Whaaa ! sur Bé Hèf Hèm ils annoncent que le télescope Bubble aurait filmé pour la première fois en direct les images d’une super nova dans une galaxie voisine…

- Indorill : Fais voir !

Par-dessus l’épaule de la jeune femme, elle avait eut l’impression fugace d’une étrange apparition sur l’écran du smartphone


Hôpital Georges Pompidou


Maleaume regardait lui aussi les extraordinaires images du satellite d’observation le plus moderne au monde. L’expansion soudaine de ce soleil un peu mauve avalant les quelques planètes orbitant autour de lui, puis le soudain reflux… Clignant des yeux, il eut comme une image rémanente… un masque noir derrière lequel des yeux de braises observaient la scène… l’éclat d’une larme en rubis sous l’œil gauche… précédant la disparition immédiate de la pâle lumière de l’étoile morte.

L’ouverture soudaine de la porte de la chambre le fit violemment sursauter. Un étrange gaillard en blouse blanche cachant un T-shirt du donjon de Naheulbeuck, d’étranges lunettes de soudeur peinte en noir et jaune juché au sommet de son crane aux fins cheveux coiffés en brosse entra…

- Caleb : Ah pardon, j’ai dû me tromper de chambre… c’est pas la 416 ici ?

- Maleaume : Euh, non, c’est à deux étages… vous n’êtes pas le premier à vous tromper.

- Caleb : Oh, excusez-moi alors. Heu, y’a une machine à café à l’étage ?

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 13 mars - 19:49

Normandie – parc du manoir perdu

La femme aux bras mécaniques se força à sortir de la torpeur dans laquelle la lame de fond sonique l’avait plongée. Le cliquetis caractéristique d’armes automatiques où l’on chambrait une cartouche eu l’effet d’une douche froide sur son esprit engourdi. Un coup d’œil périphérique discret lui appris dans quelle situation désespérée ils se retrouvaient. La gamine avait disparue, un démon noir faisait un rempart de son corps, Alexandra était coincée sous elle, son chauffeur n’avait plus que de la pulpe sanglante à la place du visage, sa gouvernante saignait d’une blessure à l’épaule… Et Geniet décorait inconscient l’épaule de Mozart Sinclar… le tout entouré d’une vingtaine de gars encagoulés en tenue camouflée, armés jusqu’aux dents.

Un soudain sursaut de Geniet qui tourna son regard vers le ciel apporta une distraction à Eve Bones au moment où elle allait donner l’ordre de tirer. Gêné, Mozart Laissa l’homme se vautrer au sol. L’expression horrifiée de ce dernier, les yeux braqués vers le ciel clignant très rapidement, lui fit retenir le coup de pied qu’il comptait lui donner.

- Geniet : Là… là haut… c’est… terrible… le masque… il dévore tout !

Agacé par ce délire, Mozart Sinclar finit par frapper l’homme à terre dans l’estomac de la pointe de sa basket

Sam profita du moment d’inattention générale pour se redresser, hocha la tête vers Myss Lyli qui répondit d’un faible sourire en lui montrant discrètement le téléphone à clapet qu’elle tenait dans sa main valide.

- Mozart : Allons-y, ne perdons pas plus de temps à écouter ces sornettes

- Eve (s’adressant aux sbires) : Mesdames, Messieurs…

Tout s’enchaîna alors très vite. A l’instant où les index se crispaient sur les détentes, Sam attrapa Alexandra sous les épaules et se propulsa de toute la puissance de ses jambes mécaniques dans les sous-bois avec son fardeau, les balles commençant à voler alentour comme un essaim de guêpes.
Au même moment Myss Lyli pris appuis sur son pied et décolla du sol comme une fusée alors que des rafales transformaient le tronc contre lequel elle s’appuyait une fraction de seconde plus tôt en allumettes. Le démon noir, sentant ses protégées momentanément en sécurité se précipita sur Mozart Sinclar dans un grognement hargneux, renversant Eve Bones au passage qui atterrit peu protocolairement sur son séant.

A terre, Geniet enserrait son abdomen endolori et luttait contre la migraine que les auras des pouvoirs se déchaînant autour de lui provoquait.
Juste à côté, comme porté par une musique très rythmé qu’il était le seul à entendre, Mozart Sinclar esquivait les coups de griffes rageurs du démon noir à tête de renard.

Geniet hurla un avertissement, mais trop tard, lorsque l’aura maléfique d’Eve Bones frappa le renard et son corps torturé. La patte gauche du démon animal se posa sur son abdomen, la cheville se tordit et le monstre déséquilibré rata son attaque sur le mélomaniaque, exposant son flanc, ouverture que le super méchant ne rata pas, ses ondes soniques labourant les côtes de son adversaire qui hurla de douleur.

Plus loin, Sam courait en slalomant entre les troncs, des dizaines de projectiles en plomb moulés dans le cuivre hachant le feuillage alentour ou faisant parfois raisonner le métal de ses prothèses. En revanche elle se força à ignorer les deux fois où le corps qu’elle transportait tressauta avec un cri de douleur. Bien qu’elle ne pût voir la vague obscure la rattraper, elle sut que le terrifiant pouvoir d’Eve Bones l’avait atteinte lorsque son talon droit s’enfonça dans la chair sanguinolente du sbire que Karumiko démon avait négligemment balancé dans la forêt. Emportée par son élan, son pied restant momentanément coincé dans la carcasse moribonde, Sam s’étala de tout son long, écrasant une fois de plus Alexandra sous elle. Le grincement sinistre du métal ainsi que le claquement de sangles de cuir qui cédaient au milieu des gémissements des deux femmes ensanglantées qu’elle écrasait de son poids douchèrent l’espoir de la guerrière mi femme mi acier.

Pris pour cible par les attaques soniques et le tir de plusieurs armes, le démon noir fut forcé de céder du terrain, ses coups se faisant moins précis, une chape de sommeil semblant s’abattre sur lui.
Une pluie de fleurs le masquant momentanément à la vue de ses adversaires lui permit de reprendre ses appuis. Toutefois la diversion avait été à double tranchant… Tombant à genoux, le monstre vit ses Némésis du jour emporter au loin son poussin, couverts par ces insectes qui lui tiraient dessus. Un voile noir l’emporta alors qu’une main délicate se posait sur son front, l’odeur des fleurs des champs…

Sam sentit un petit cercle d’acier encore brûlant s’appuyer contre sa tempe alors que l’odeur de la poudre et de la cordite emplissait ses narines. Une larme perla au coin de son œil…

- Sbire : dis ta prière salo….

Un amas de matière cervicale plut sur le profil de Sam, provoquant un haut le cœur, en même temps que la pression sur sa tempe disparaissait. Elle sentit des bras puissants la saisir et la soulever du sol pour la reposer délicatement à côté. Plusieurs autres silhouettes en treillis noir s’affairèrent sur elle et les deux autres femmes allongées à côté, murmurant des mots rassurant pour certaines, réclamant des poches de plasma pour d’autres. Plusieurs points de douleurs commencèrent à pulser dans son dos et dans ses entrailles.
En arrière-plan de cette activité, le staccato de quelques rafales continuait à témoigner de la violence qui s’était déchaînée sous la ramure des chênes centenaires.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 14 mars - 16:43

CHAP 17

Hôpital Georges Pompidou

Le Docteur No relisait le dossier des deux grands brûlés qui avait été déposés dans son service quarante-huit heures plus tôt. Le sourire satisfait du travail bien fait illumina un instant son visage. Les greffes de peau et l’assistance du grand gaillard vêtu d’un jean et d’un T-shirt d’un blanc presque éblouissant, en train de se servir un verre d’eau à la carafe posée sur la desserte de la chambre, avaient sauvé les deux garçons d’une mort lente et douloureuse.

- Dr No : Merci mon ange !

- Dominique : De rien… ça manque d’animation ici depuis les deux gars broyés par la surfaceuse…

- Dr No : tu veux qu’on reparle de l’épisode du parking ?

- Dominique : je ne préfère pas…

A cet instant une aide-soignante, après avoir frappé trois petits coups à la porte entra essoufflée.

- Mlle Scarlet : Docteur, docteur… oh pardon Monsieur. Hum… Docteur, une urgence : Le docteur WaZaP du CHU de Rouen nous envoie une fournée de blessés graves par hélico…

La jeune femme aux longs cheveux d’un auburn profond coiffés en queue de cheval fut soudain saisie de mutisme lorsque Dominique se tourna vers elle. Son cœur rata un battement avant de se mettre à cogner comme si elle venait de courir le cent mètre…

Dominique aussi se figea. Le marron aux reflets quasi rouge cristallin des yeux de Mlle Scarlet monopolisait toute son attention. Son être fut envahi de sensations qu’il n’avait jusque-là jamais ressenties, une chaleur étrange…

Le charme fut brutalement interrompu :

- Docteur No : Allons Mademoiselle Scarlet! L’état des blessés, on a des détails ?

S’arrachant au regard de l’ange, l’aide-soignante balbutia trois syllabes incompréhensibles avant de se reprendre

- Mlle Scarlet : Multi trauma pour la plupart, une étrange catalepsie pour la plus jeune… je n’ai pas eu plus d’info

- Dr No : préparez immédiatement le bloc 4, faites revenir Mademoiselle Nya, demandez au stock de nous remonter du O négatif et du plasma. On a qui de dispo en chirurgie ?

- Mlle Scarlet : personne docteur… ils sont tous au congrès de Nantes. On a juste trois internes de deuxième année…

- Dr No : le petit Nox est là ?

- Mlle Scarlet : oui docteur

- Dr No : Ok on va lui confier les sutures urgentes… aidez le et dites-moi comment il s’en sort. Ce gamin a du potentiel

- Dominique : Nox… Nox… Un rapport avec…

- Dr No : Ce n’est ni le lieu ni l’heure mon ange… on en rediscute plus tard.

A ces mots le cœur de Mlle Scarlet rata un nouveau battement. Une vague de tristesse la traversa… Ce bel apollon et le docteur… elle ne pouvait y croire…

- Dr No (devinant le trouble de la jeune femme) : Ne vous méprenez pas mademoiselle, Dominique et moi nous connaissons depuis son enfance… c’est le petit surnom que certains privilégiés lui donnent ! (Un sourire diabolique aux lèvres) D’ailleurs je manque à tous mes devoirs, pardonnez-moi ! Mademoiselle Scarlet, je vous présente mon vieil ami Dominique. Dominique, Mademoiselle Scarlet.
Je te serai reconnaissant mon ami de tenir quelques minutes compagnie à Mademoiselle Scarlet le temps qu’elle change les perfusions de nos deux clients, je sais qu’elle aime la chaleur d’une présence apaisante à ses côtés…

- Dominique : espèce de…

Il ne put finir sa phrase, le dos du praticien s’éloignant, rapidement caché par le battant de la porte en train de se fermer.

- Mlle Scarlet : Oh ! Il vient de faire ce que je crois qu’il vient de faire ?

- Dominique : il semblerait… désolé, ce type peut se montrer assez monstrueux avec ce qu’il croit deviner des sentiments des gens… je ne vais pas vous déranger plus longtemps dans votre travail…

- Mlle Scarlet (précipitamment) : Oh mais vous ne me dérangez pas du tout… (puis d’une petite voix) le docteur n’avait pas tout à fait tort… votre présence est… agréable ?

Les yeux de faon en détresse de la jeune femme eurent raison des réticences de l’homme en blanc. Un sourire timide et gêné aux lèvres, il prit place dans le fauteuil réservé aux visiteurs.

- Dominique : D’accord, rien que pour faire bisquer cet odieux entremetteur, je vais vous tenir compagnie. Mais j’ai d’autres obligations et ne pourrait malheureusement partager ces instants avec vous très longtemps.

- Mlle Scarlet sentit des papillons chatouiller son abdomen et un sourire timide mais victorieux éclaira son visage alors qu’elle tendait les mains vers la première poche de liquide phisio.


Paris, près de la porte de Champeret.


Joséphine sortit un sourire triomphant aux lèvres de la petite échoppe. La feuille de cellophane sur son dos la chatouillait bien un peu, et elle ressentait comme des centaines de petits ongles en train de la pincer au niveau de l’omoplate gauche.
La déception qu’elle avait ressentie plus tôt lorsque Manya avait dû se déconnecter pour une urgence était oubliée. D’un pas guilleret elle rejoignit le métro pour regagner son domicile.

Une fois chez elle, elle appela à haute voix son frère tout en enlevant son top moulant de chez Camaïeu, dégrafant au passage une pièce de lingerie fine plutôt sexy, et se tourna pour présenter son dos à la porte…

- N'imyëalia : Hé David ! Je suis rentrée ! Tu viens voir… ?

- Voix masculine profonde et virile : Hummm Joli Papillon, mais pas aussi joli que son écrin…

Se retournant en sursaut puis en cachant tant bien que mal ses appâts derrière ses bras croisés qui retenaient la pièce de bonneterie de soie d'un joli violet pastel en équilibre précaire, tout en rougissant furieusement, la jeune femme répliqua

- N'imyëalia : Ma… Mashan ? Mais qu’est-ce que tu fais là ?

- Mashan : j’étais dans le quartier et je me suis dit que je pourrais passer dire un petit coucou… et t’inviter au théâtre ce soir…

- N'imyëalia : Oh… heu d’accord…

- Norrig (arrivant à son tour) : Salut frangine… Alors fais voir… Wahou ! trop stylé… tu vas te faire déchirer par papa, mais trop stylé !

- N'imyëalia : Heu, vous voulez bien vous retourner les gars…

- Mashan : Pourquoi ? Aurais-tu honte de ce dont la nature t’a si agréablement pourvu et qui ne manque pas de ravir mes yeux ?

Le choc des phalanges de David sur le sommet de son crâne doublé de celui de la main gauche de Joséphine sur sa joue droite fit sursauter le beau jeune homme.

- Mashan : Bah quoi ? J’ai dit quelque chose de mal ?

- N'imyëalia : dehors satyre ! Et pour ce soir c’est niet ! J’ai un dîner avec une copine.

- Mashan : Jolie ta copine ? Non ! Non ! C’était une blague… (grommelant) marre de me faire frapper par des jolies filles moi !

- Norrig : Pars vite avant qu’elle ne trouve un objet contondant à te jeter au visage !

- Mashan : T’as raison mon pote, c’est plus prudent ! Allez tchuss !

- N'imyëalia : au passage demande à ta frangine de me rappeler, je lui ai laissé dix messages au moins !

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