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Maude et rations

Une de plus... désolé...
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Maude et rations
le 25 janvier - 17:29

Et c'est reparti...

Edit : j'ai omis de préciser que ce délire total vient à l'origine d'échanges sur le discord à propos du fait que les pubs disent qu'il faut boire avec modération, mais que personne n'a jamais vu cette Modération ? Qui donc est cette inconnue dont tout le monde parle ??? Ajoutez à cela une personne qui recherche la motivation... un (mauvais) goût certain pour les calembours... et une autre personne (moi, je l'avoue) se demandant si on ne pourrait pas écrire une fanfic sur la quête pour trouver cette modération...



Édité le 04 février - 12:20 par Arnaud75

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 25 janvier - 17:35

Le soleil descendait doucement entre deux pointes d’obsidienne dépassant un peu au-dessus du sol rocheux. Des ondes de chaleur rendaient ce paysage de désolation légèrement flou. Un petit margouillat fuit sous un rocher, dérangé par le souffle rauque de la jeune femme qui rampait non loin, le visage baigné de sueur…

En son fort intérieur elle priait pour que ces maudits jaunes aient bien perdu sa piste. Elle s’était dit que quitter l’abri précaire de la jungle pour cette terre inhospitalière sèmerait le doute chez ses poursuivants. Elle percevait au loin de temps en temps un de leurs échanges crié dans leur sabir guttural…

Rapprochant son arme de son visage, elle se rendit compte avec consternation et un certain fatalisme qu’il ne lui resterait peut-être pas assez de munitions pour repousser un nouvel assaut.

Les fumerolles de souffre s’échappant du sol rendait son souffle plus pénible, sapant ses dernières forces. Toutefois son entraînement lui avait inculqué la persévérance. Elle ne décevrait pas ces sous-offs qui avaient fait d’elle une machine à tuer.

Le sommet du volcan n’était plus très loin, mais le son d’un éboulis un peu plus bas l’informa que ses ennemis n’avaient pas perdu sa trace et se rapprochaient.
Se penchant le plus discrètement possible, elle reconnu le chapeau caractéristique, en forme de cône très évasé, de ces habitants de la jungle qui essayaient depuis quelques heures de la tuer… Ils avaient développé une telle haine contre les siens qu’ils considéraient comme des envahisseurs…

Par fidélité au drapeau, elle avait traversé cet océan pour aller se perdre dans cette jungle inextricable… et elle allait crever sur le flanc de ce volcan dont le cône fumant dépassait au-dessus de la cime des arbres…

Avec sa jambe encore empalée par ce bout de bois, reste d’un de ces pièges que ces petites ordures semaient au petit bonheur dans toute la jungle, elle n’irait pas beaucoup plus loin. Serrant les dents elle décida qu’elle en entraînerait un maximum avec elle.
D’abord elle viderait ses dernières cartouches pour en attirer un maximum sur elle, puis ferait sauter les derniers explosifs restant au fond de sa besace…

Elle trouva une anfractuosité où elle se blottit en rampant. En se penchant un peu sur la droite, elle pouvait apercevoir le chemin qu’elle avait suivi jusque-là.

Avisant un de ces maudit chapeau, elle tira, faisant plonger l’adversaire au sol. En plus de puer, ces maudits étaient agiles ! Des ordres étaient donnés en bas, et elle eut l’occasion de tirer encore deux ou trois fois avant que le percuteur ne claque dans le vide.

Déterminée et fataliste, elle pressa le bouton du détonateur, attendant la fin…

L’ombre d’une silhouette chapeauté pointa à l’angle d’un rocher. Une terrible odeur de brûlé balaya la zone, précédant un projectile sphérique incandescent qui transforma l’ombre en brasier infernal, suivit du son caractéristique d’un exosquelette en déplacement. La pente fut à son tour balayée d’une rafale de mitrailleuse. Des ordres étaient aboyés dans sa langue maternelle… Un battement d’ailes membraneuses attira son regard vers le ciel : elle n’avait jamais autant apprécié voir cet élémentaliste de feu taciturne de sa faction arriver sur sa monture volante !

N'imyëalia : Holà Arnaud75 ! Tu ne pouvais pas mieux tomber !

Le masque d’acier du mage se tourna vers elle, ses yeux incandescents semblant lire dans ses pensées.

Arnaud75 : …

Yttrium : ça y’est cheffe, j’ai eu ce fichu BoletusYellow – ces p***** de champignons de jungle sont vraiment coriaces !

Antonia : bien, va ramasser le loot, tu l’as mérité…

Une fois le jeune néogicien en exosquelette penché sur le cadavre d’un champignon jaune doté de pinces de crabes, la même voix féminine dans laquelle pointait l’autorité de la prof d’histoire déclara :

Antonia : Prêts les gars ?

N'imyëalia se recroquevilla dans sa cachette… les fous étaient de retour !

Elle vit toute une bande d’avatar se répartir en cercle autour du malheureux néogicien qui restait concentré sur sa tache… Le mode duel fut soudainement activé et tous ensemble ils lui tombèrent dessus dans des hurlements sauvages.

D’on ne sait où un rail de chemin de fer fut apporté sur les épaules de deux puissants guerriers de l’Ordre, Kurash et Cédric. Arnaud75 vida ensuite un sac de plume sur le malheureux qu’une Antonia hilare venait de sortir d’un tonneau de goudron…

Antonia : Maleaume ! Pour ce premier point de réputation acquis sous la bannière de la Guilde du Stylo Unique, je te déclare membre d’icelle ! Tu pourras retirer ton badge d’aspirant et porter dignement nos couleurs à partir de maintenant ! Et maintenant, A LA TAVERNE !

Dans un joyeux chahut, les joueurs de toutes les factions constituant cette Guilde à nulle autre pareille défilèrent en chantant n’importe quoi à tue-tête, portant le pauvre Yttrium noyé de goudron et de plumes sur son rail…

Après une bonne dizaine de secondes, N'imyëalia commença à se détendre et faillit avoir une crise cardiaque quand une main gantée de noir jaillit pour saisir celle qu’elle avait portée dans un réflexe défensif devant son visage.
Elle fut tirée sans ménagement de son trou et se retrouva face à face avec un masque en acier brossé, noirci et crevassé à plusieurs endroits, seulement percé de deux fentes laissant voir des iris rouges parcourus de flamme iradiant une colère inextinguible.

Arnaud75 recula de deux pas et fit un geste saccadé de la main. La silhouette timide d’une druidesse de l’Ordre se précipita et envoya un hanzaplastoum bienvenue à N'imyëalia.

Toujours muet, l’élémentaliste invita la druidesse d’un geste à grimper avec lui sur le dragon qu’il chevauchait, mais elle refusa d’un geste.

Manya : Désolé mon Nono, faut que je déco… y’a réunion dans le bureau du boss : il doit nous présenter notre nouvel « expert en sécurité informatique »… ça me saoule trop.

N'imyëalia fut persuadée un instant qu’un éclair d'anticipation amusée avait traversé la pupille du manieur de feu. Rapidement, elle se retrouva seule sur son volcan… Ces joueurs n’étaient vraiment pas comme les autres !

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 28 janvier - 13:18

Une jeune femme dynamique, dans un tailleur strict, montée sur stilettos Lou Boutin arpentait d’un pas décidé les couloirs des bureaux d’une multinationale méconnue du grand public mais tellement utile à l’équilibre des forces planétaires.

Dans la salle de réunion au bout du couloir, elle rejoignit, un grand sourire aux lèvres, le responsable des ressources humaines en pleine discussion avec celui de la recherche et développement qui engloutissait le fond d’une tasse de café à l’arôme parfait.
Elle alla se servir une tasse à la carafe isotherme qui attendait dans l’angle sur un guéridon de style Louis XV qui semblait totalement déplacé dans l’univers ultramoderne des bureaux, repoussant discrètement une phalange d’auriculaire vers la corbeille à papier. Encore une des secrétaires qui avait abandonné sans s’en rendre compte une partie de son anatomie.

Les deux hommes dans la pièce la saluèrent avec une légère lueur d’effroi dans les yeux. Heureusement, elle n’était pas rancunière envers le DRH qui lui avait signifié son retrait temporaire du service actif pour ce travail de bureau qui, à sa plus grande surprise, lui plaisait beaucoup et lui laissait plus de temps libre qu’elle ne l’aurait cru au départ. Son obsession pour l’efficacité et la rapidité d’exécution s’était avérée un atout de taille, et elle avait déjà terminé un inventaire qui aurait pris plusieurs mois à toute personne normalement constituée.

Le pas, reconnaissable entre tous à cause des cercles concentriques de vibration qui apparaissait dans sa tasse, de la « nièce du patron » accompagné de l’odeur caractéristique de l’eau de toilette de luxe utilisé par ce dernier annonçait le début de la réunion.

- Armand : Bonjour chers collaborateurs de notre glorieuse maison, et bienvenue officiellement à Mai An qui vient efficacement renforcer notre staff !

- Cindy : salut les looser et salut Mai An… Wahou ! t’es top aussi en tailleur/talons !

- Mai An : Bonjour Monsieur Trumman et bonjour Mademoiselle Cindy. Je vous remercie pour vos compliments Mademoiselle.

- Hyppolite : Monsieur Trumman, est-il vraiment prudent de Maintenir Mademoiselle Mai An dans un lieu aussi confiné que cette tour ? Dois-je vous rappeler les frais de réparation qu’a nécessité son entretien de retrait du service actif… Sans parler de mes frais d’hôpital !

- Mai An : Monsieur Kurtzmann, une fois de plus je vous assure que cet emportement était passager et ne se reproduira pas. Et vous connaissant je suis persuadée que vous avez apprécié chaque instant de ce séjour médical...

- Caleb : Tant mieux ! Parce que mon labo vient juste d’être enfin remis en état…

- Armand : Pour ce que vous y faites, je n’ai pas vu la différence…

- Caleb (bondissant de sa chaise) : Non mais ho ! Je fais plein de trucs moi…

- Armand : à part foutre le feu aux locaux ou dépenser tout le budget R&D en dosettes de café ?

- Cindy (jetant un œil à Mai An) : la dernière fois c’est elle qui a foutu le feu…

- Armand : Du calme, du calme… ce n’était pas une agression…

- Cindy : Si, si ! c’en était une…

- Armand (une lueur paniquée dans les yeux) : Mais tu ne peux pas la boucler deux minutes !

- Mai An : N’ayez crainte Monsieur Trumman, ce genre de pique ne m’atteint pas…

- Armand (soulagé) : Ouf… Bon reprenons, l’objet de cette réunion n’est pas de rouvrir les hostilités entre vous mais de vous informer que nous avons une fois de plus été l’objet de plusieurs cyberattaques en provenance semble t’il de chez nos amis dans la tour rose…

- Cindy : Chantal Connasse ?

- Caleb : oui… seulement ils ont trouvé une équipe de hackers nettement plus balèze que mes capacités informatiques et on a perdu la moitié des fiches de paie des sbires la veille des virements…

- Hyppolite : heureusement que le travail de Mai An a permis de refaire l’inventaire des salariés et j’ai pu remonter le fichier juste à temps pour éviter une désertion massive, voire pire, une grève.

- Armand : bref, merci pour ça tous les deux. Afin de palier à leurs prochaines tentatives, j’ai fait appel à mon réseau pour dégoter la personne adéquate… je vous présente notre nouvelle arme secrète !

- Armand ouvrit la porte de la salle de réunion afin de dévoiler la personne se tenant derrière…

Une massive créature entra en sautant dans la pièce, faisant virevolter ses tresses nouées de rose et trembler le sol avant de se précipiter sur Armand Trumman en hurlant

- Gladys : Bonjour mon tonton d’amour ! Je veux un bisou !

- Caleb : Gladys ? Une arme secrète contre les hackers ???

Armand Trumman se dépêtra de son encombrante nièce en lui lançant un steak dans le couloir, dégageant le passage pour un homme dans la quarantaine, engoncé dans un costume moyen de gamme, au visage sympathique avec bouc et cheveux courts ondulés, les yeux en partie cachés par des lunettes ultramodernes

- Armand : non, pas du tout… Ah, entrez Monsieur Saquebien !

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 28 janvier - 19:28

Le sixième sens de Mai An se déclencha : derrière son sourire de bon aloi, ce nouveau consultant cachait une douleur immense… et un certain degré de malignité plutôt séduisant.
Elle prit le temps de le regarder dans les yeux tout en décroisant et recroisant ses longues jambes fuselées, laissant deviner le haut de ses bas Wolford…

Le mouvement ne laissa aucun des hommes présents dans la pièce indifférents à l’étonnante exception de ce Philippe Saquebien… Sa curiosité était éveillée… Elle se sentait à nouveau en chasse !
La voix grinçante de Cindy les sortis tous de ce moment gênant

Cindy : Oh les mecs ! Qu’est-ce que vous avez à baver comme ça, vous n’avez jamais vu de jambes ?

Armand (se ressaisissant) : Donc comme je vous le disait, Monsieur Saquebien va s’installer dans un bureau et remonter le fil jusqu’à nos agresseurs… pour leur faire payer au centuple ce qu’ils nous ont fait !

Caleb : et vous êtes certains de ses qualifications ? Il n’est sur aucun registre de super-vilains…

Armand : Mon petit Caleb, vous souvenez vous de ce jour où j’ai découvert ce qu’était un MMORPG avec vous…

Caleb (plissant les yeux) : Oui Monsieur, et…

Armand : Et vous souvenez vous de celui qui m’a aidé à déclencher un micro apocalypse virtuel…

Caleb : Basilock le hacker… ou un pseudo ridicule dans le genre ?

Tenshirock : C’est Tenshirock Monsieur Caleb… et je tiens à ce pseudo qui m’est cher… et nettement moins ridicule que ces vidéos de chats faisant de la trottinette que vous regardez en boucle sur vos heures de travail…

Devant la pâleur soudaine qui s’était emparée de ce dernier, Hippolyte et Cindy éclatèrent de rire et le chambrèrent pendant cinq bonnes minutes.

Armand : Voyez, il se montre déjà utile alors même qu’il n’a pas commencé à… mais dites-moi, comment avez-vous su pour ces vidéos… ?

Tenshirock : Disons que c’est une sorte de carte de visite, je prends très à cœur les missions que l’on me confie et je mets un point d’honneur à démontrer très clairement mes capacités à mes employeurs dès le premier entretien. Vérifier les petits travers de l’ensemble du personnel est un minimum syndical lorsque l’on veut briller dans ma branche…

Armand : effectivement, c’est impressionnant !... Tout le personnel ?

Tenshirock abaissa ses lunettes pour regarder Armand Trumman droit dans les yeux, sans ciller…

Tenshirock : absolument tous…

Le mouvement de la pomme d'Adam de son employeur n’échappa pas à Mai An… Décidément ce hacker de génie l’intriguait de plus en plus… Et elle avait reconnu son pseudo…

Pendant ce temps en Olydri…

Yttrium avait dû payer quelques crédits pour faire nettoyer tout son stuff, mais ne regrettait pas la fiesta virtuelle dont il avait été l’objet. Il avait hâte de pouvoir à son tour faire subir le bizutage rituel de la guilde à l’autre prétendante au titre de membre actif.

Sortant de chez » Ardacos Pressing à toute heure », il rejoignit Arnaud75 sur la place de Puinetourne.

Le taciturne mage de feu lançait des petites boules de feu que son effrit familier s’amusait à gober. Sans prendre la parole, il fit signe à Yttrium de patienter encore un peu.
L’arrivée d’une néogicienne armée d’une gigantesque gatling, d’un autre équipé d’un lance « patate » et d’un paladin impériaux fit enfin bouger l’élémentaliste masqué.

Norrig : Salut ! C’est sympa d’avoir accepté de nous accompagner sur cette quête… compte tenu de notre passif, j’avais craint le pire… Mais comme ma sœurette m’a dit que tu étais venu à son aide, je me suis dit « qui ne tente rien… »

N’imyëalia : Et nous aussi avons rameuté du monde : Voici Alekzandre, un second tank… Comme tu signalait que cette instance nécessitait du lourd…

Alekzandre : Salut

Arnaud75 : …

Alekzandre : Euh…

Yttrium : cherchez pas, il est toujours comme ça… s’il ne vous a pas carbonisé, c’est qu’il vous aime bien… Euh, y’a personne pour le heal ?

Arnaud75 : …

Norrig : Nope…

Yttrium : zut, et Manya qui n’est pas connectée…

Arnaud75 : …

Yttrium : Oui, vas y…

Norrig : je rêve ou il t’a parlé ?

Yttrium : ce serait trop long à expliquer… Il va appeler quelqu’un en espérant qu’elle aura le temps de venir…

N’imyëalia : tu parles de la druide qui m’a soignée l’autre fois ? Maria ou je sais plus quoi ?

Yttrium : Oui, Manya… Elle est membre de la Guilde depuis peu. Pas sur qu’elle soit dispo

Norrig : au pire on demande à Basi’

Arnaud75 (hochant négativement la tête) : …

Yttrium : apparemment elle n’est pas dispo… essayons votre plan…

N’imyëalia : je m’en occupe !

Cinq minutes après, le curseur rouge d’une adepte de la coalition pointa à l’entrée du village, provoquant un reflexe conditionné chez Arnaud75 et Yttrium qui préparèrent qui une boule de feu, qui un pistolet doté de huit canons.

N’imyëalia : mollo les gars, c’est une amie.

Basileia : Salut ma Jojo ! Alors, on appelle SOS médecin ?

N’imyëalia : Salut ma belle ! Accepterais tu d’accompagner et de soigner un groupe de l’empire en mission ?

Basileia : Tu as perdu la tête… Amaras a décrété que tout joueur de la Coalition qui serait surpris à pactisé avec l’ennemi finirait dans les geôles de Glacesang… ça aurait un rapport avec la lutte contre la Guilde Justice…

N’imyëalia : Zut ! On a besoin d’un heal… Tu connais personne côté Empire ?

Basileia : Je te suggèrerais bien de faire un MP à Jean-Ké… histoire de remettre un boxon noir sur le serveur !

N’imyëalia : Ah, ah… très drôle… bon on va se débrouiller sans. En tout cas merci d’être passé !

Norrig : désolés les gars, le plan B tombe à l’eau.

Arnaud75 : …

Yttrium : Nono propose qu’on attende encore cinq minutes voir si notre healeuse se libère, sinon on y va avec un paquet de potions de soin. Ça va coûter cher, …

Le néogicien en exosquelette ne parvint pas à esquiver le poing de l’élémentaliste au masque d’acier qui s’abattit sur son crâne…

Yttrium : Aïeuuu ! Mais pourquoi ? Tout le monde t’appelle comme ça dans la guilde…

Les flammes dans le regard du niveau 100 calmèrent instantanément les récriminations d’Yttrium.

Yttrium : c’est pas juste !

Coup de chance, Manya arriva sur ces entrefaites. Aucun diktat de l’Ordre ne lui interdisait de participer à ce donjon avec des joueurs de l’Empire et elle accepta avec plaisir d’aider. Elle avait bien conscience que cela servait aussi d’examen pour son acceptation définitive dans cette Guilde de grands malades qu’elle avait découverte au hasard de ses pérégrinations dans Olydri.

Arnaud75 : …

Manya : Salut ! J’ai eu ton message tardivement et j’ai eu plein de boulot

Norrig : Salut et bienvenue ! Nous n’attendions plus que toi !

Manya (d’une voix gênée) : Oh, je suis désolée… je vous ai mis en retard ?

Alekzandre : Non ! Absolument pas ! Au contraire, tu nous sauves !

N’imyëalia : nous n’avions pas de healer et grâce à Arnaud75 te voilà. Bon le topo de la quête : Les forces du néant ont capturé un camp impérial… ils ont fait des prisonniers qui risquent de devenir sans-âmes ainsi qu’un gros stock de provisions militaires indispensables sur le front.
Nous devons libérer les prisonniers et récupérer le stock de provisions. Vous êtes partant ?

Arnaud75 : …

Yttrium : OK pour moi : LES ENNEMIS DE L’EMPIRE…

Manya : Oh, d’accord

Alekzandre : … doivent périr… Pas la peine de hurler garçon…

Manya (à Alekzandre) : merci… je n’osais pas lui dire… il est tellement enthousiaste !

Alekzandre : je vois ça !

Manya (un peu intimidée) : Hum… Moi c’est Manya : Healeuse dans Olydri comme dans la vie…

Alekzandre : Alekzandre, Néogicien, mais seulement ici… Pourquoi aussi dans la vie ?

Manya : Je me spécialise dans les soins pour certaines personnes dépendantes via la fac de médecine... je suis en dernière année. Et pour payer mes études j'ai un job à côté

Alekzandre : et tu as le temps de jouer à Horizon ???

Manya : pas beaucoup, c’est pour ça qu’Arnaud75 m’aide à maintenir et grimper mes niveaux. J’ai eu l’occasion de le connaître sur un autre jeu et il m’a recommandé de venir ici. C’est ma bulle d’oxygène dans ma masse de travail !

Arnaud75 regarda Manya d’un drôle d’air… Une flamme amusée brilla un instant dans ses yeux derrière le masque impersonnel qui masquait ses traits.

N’imyëalia partagea la quête, et ils se mirent en route.



Édité le 28 janvier - 19:30 par Arnaud75

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 28 janvier - 20:31

Le soir, Tour de la Flander’s


Philippe Saquebien poussa un soupir de frustration. Ces fichus pirates informatiques avaient très bien masqué leurs traces. Il avait dû faire appel à plusieurs personnes lui devant des faveurs pour remonter une bonne partie de la piste. Cela allait coûter cher à la Flander’s…

Il était aussi intrigué par ce qu’il découvrait autour de lui : ces gens là étaient complètement barrés. Heureusement que cette jeune femme, Mai An, l’avait emmené dans un bureau isolé et insonorisé pour qu’il puisse travailler en paix.
Il avait toutefois été gêné qu’elle reste assise un long moment derrière lui à l’observer… il s’était sentit comme l’insecte pris dans une toile que la mygale observe… avant d’en faire son dîner.
Un SMS arrivant sur le mobile de ce clone de top modèle l’avait finalement libéré de sa présence. Il avait entendu ses talons frapper rageusement le sol et la porte d’un bureau claquer plus loin.

Cette femme l’effrayait plus que ces secrétaires cosplayée en zombies… ce n’était pourtant pas halloween… Surement des autistes sorties d’un CAT compte tenu de leur comportement…
Trois petits coups frappés à sa porte l’interrompirent dans ses pensées.

Tenshirock : Oui ?

Caleb (s’adressant à quelqu’un derrière lui) : il va bien ! Heu pardon de vous déranger… On peut entrer ?

Tenshirock : Si je dis non, vous allez partir ou rester coller à la porte en attendant que je sorte pour me harceler de vos questions ?

Caleb : Heu…

Cindy (virant Caleb du passage) : Dégage… Non on va pas vous laisser sortir comme ça… Pourquoi elle ne vous a pas massacré ?

Tenshirock : Massacrer ? Je ne vous suis pas…

Cindy : La barbie qui vous a accompagné ici… Elle est plutôt sanguinaire habituellement. Qu’est-ce qui fait de vous une exception ?

Tenshirock : Je ne comprends rien à vos propos !

Hyppolite (bousculant Caleb à son tour pour entrer) : Cindy, ne dérange pas Monsieur avec ces questions ! Tu vois bien qu’il n’est au courant de rien ! Hein Monsieur… Comment avez-vous fait pour survivre à proximité immédiate de ce monstre ?

Caleb (parvenant enfin à approcher) : Là n’est pas la question ! Monsieur Saquebien, avez-vous compris comment ils s’y sont pris ?

Tenshirock : Voilà enfin une question intelligible et intelligente ! Monsieur… Caleb, c’est ça… Petits chats, batailles de sumos dans un bain d’écrevisses…

Caleb (rougissant) : HUMMM ! Ce n’est peut-être pas la peine d’insister… Alors, la faille ? J’ai travaillé pendant un an à monter un pare-feu assez costaud pour résister à une cyberattaque nucléaire !

Tenshirock : Je dois reconnaître que c’était bien monté… pour un travail de débutant atteint de sénilité précoce… J’ai mis trois minutes à passer depuis mon téléphone mobile…

Caleb : Glups ! merci du compliment

Tenshirock : disons plutôt que vos défenses étaient fortes face à la plèbe des pirates informatiques, mais qu’elles étaient risibles pour ceux vraiment doués…

Hyppolite : Tu vois Caleb ! Je t’avais dit de ne pas te vanter de ta super cyber défense !

Cindy : Bon, vous les avez choppés ces enfoirés ? J’ai ma hache qui me démange !

Tenshirock (sursautant en voyant Cindy lever son arme) : Heu… ça va un peu trop loin là…

Caleb : ne vous inquiétez pas, Cindy s’en prend rarement aux collaborateurs de son oncle en dehors des sbires…

Tenshirock : vous êtes en train de me faire marcher là ?

Hyppolite : Non Monsieur Saquebien… Nous sommes vraiment des super-vilains… Comme vous, si j’en crois votre dossier…

Tenshirock : Comment-ça mon dossier ?

Hyppolite : Je vois que vous aviez été approché par le père de Monsieur Trumman alors que vous n’aviez que dix ans… votre détournement d’un satellite espion russe avait fait grand bruit dans notre communauté…

Tenshirock : Mais comment … ?

Hyppolite : Oh, je sais qu’aucune archive informatique n’a survécu à votre passage… Mais le papier ne trompe pas… et le carton contenant votre dossier était dans les archives…

Ils sursautèrent tous en entendant la voix suave de Mai An…

Mai An (ronronnant presque) : Alors comme ça Monsieur Tenshirock vous faites partie de notre grande famille… J’ai toujours apprécié les mauvais garçons…

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 29 janvier - 11:08

Olydri

Le groupe progressait rapidement vers Tortiya, zone contrôlée par les Sans-Âmes. Ils avaient croisé quelques monstres errants qui leur avaient permis de mettre au point leurs stratégies de combat, afin d’éviter de se gêner les uns les autres lorsque leur mission nécessiterait l’emploi de la force brute.

Arnaud75 emporta N’imyëalia sur sa monture volante afin de faire un repérage des lieux.

Le camp impérial qui avait été envahi par les partisans de la source du Néant se situait en bordure d’un bois, entouré de plusieurs rochers formant un rempart naturel complété de palissades en bois renforcées par de la magie de terre. Ils ne purent s’approcher assez pour repérer les prisonniers sans risquer se faire repérer, mais avaient de quoi reproduire un plan d’ensemble de la zone.

Se réunissant à l’écart de toute route pour éviter une éventuelle patrouille, le groupe mit au point un plan d’attaque : une partie d’entre eux, accompagnée de Manya, allaient défoncer un pan de mur pendant qu’Arnaud75 et Yttrium passeraient par la voie des airs pour bombarder les défenseurs et repérer les otages.

Alekzandre alla poser une série d’explosifs contre la palissade côté nord, loin des portes d’accès, après que Norrig et Arnaud75 aient éliminés discrètement une patrouille de sans-âmes.

Yttrium rejoignit l’élémentaliste qui fit immédiatement décoller son dragon.

Quelques secondes plus tard, le pan de palissade fut transformé en cure-dents et les aventuriers se précipitèrent à la rencontre des gardes du camp surpris de cet assaut.

Toutefois l’officier en charge des troupes semblaient diaboliquement intelligent, les soldats parvenant au bout de cinq minutes à mettre les partisans impériaux en difficulté.
Sans les efficaces sorts de soin de Manya, nombre d’entre eux seraient déjà en train de ressusciter au cimetière.
Une pluie de feu bien placée eu toutefois raison du chef de camp. Bien qu’en surnombre, les troupes de défense avaient de nouveau perdu l’initiative.

Sans scrupules, Arnaud75 saisi soudain son passager par le col pour le lancer littéralement sur un groupe de bâtiments aux murs de terres : les geôles.

Rapidement remis de sa surprise, Yttrium fit fonctionner à plein régime les articulations renforcées de son exosquelette pour arracher les plaques d’acier formant la toiture du bâtiment sur lequel il avait atterri.

Les pieds dans la boue, plusieurs silhouettes de PNJ et de joueurs levèrent les yeux vers leur sauveteur.

Paysans 1 : Merci not’ bon maître d’nous sortir d’lé

Paysans 2 : ça c’t’un Héros ou j’m’y connois point !

Néogicien (au fort accent québécois) : Tabarnac ! J’mattendais point à êt’ sauvé. J’pensais qu’le cimetière m’attendait. Merci mon ami !

Petite mage timide : Merci de nous sortir de là

Yttrium (prenant la pause) : La Guilde du Stylo Unique à la rescousse !

Un violent coup de massue le fit voler à quelques mètres, entamant sérieusement sa barre de vie. Une espèce d’orc en armure lourde l’avait pris par surprise. Dégainant sa poivrière, le néogicien furieux perfora l’abdomen de son adversaire de plusieurs balles, le faisant finalement exploser en milliers de pixels.

Un Mercurochroum de Manya le fit sortir de la zone dangereuse et il put s’attaquer à la geôle suivante.

Arnaud75 ne resta pas en reste, carbonisant depuis les airs tout sans-âme assez fou pour se mettre un tant soit peu à découvert.

Alekzandre et Norrig avaient pris l’aggro de la plupart des boss restant, les sous-officiers, permettant à N’imyëalia de balayer les troupes moins performantes de longues et mortelles rafales. Les trois joueurs eurent la joie de voir monter leur niveau d’un cran et fêtèrent bruyamment l'événement sous les « GG » enthousiastes de leurs camarades.

Sans aucune perte de leur côté, les compagnons achevèrent les derniers sans-âmes.

Le néogicien québécois et la magicienne vinrent les remercier. Ces deux joueurs de bas niveau étaient tombés dans une embuscade tendue par les adorateurs de Dortös

Jeff : Ben merci les gars ! Z’êtes des vrais chums.

Shi (toute intimidée) : merci beaucoup. Sans vous c’était une demi-heure encore à attendre avant exécution et envoi au cimetière.

Yttrium (bombant le torse) : A votre service les jeunes !

N’imyëalia et Norrig échangèrent un regard avant de pouffer de rire. L’attitude de super héros du néogicien en exosquelette était impayable.

Manya détourna soudain leur attention à tous :

Manya : hé regardez : là, ce PNJ est surmonté d’un point d’exclamation violet !

Arnaud75 : … !

Norrig : Quoi ?

N’imyëalia : une quête secrète !

Alekzandre : Cool ! Dites les deux ex prisonniers, ça vous dit de nous accompagner ?

N’imyëalia : heu, ils sont niveau 2 et 10… ils vont se faire poutrer à la première occasion !

Norrig : pas si Alekzandre et moi on les couvre !

N’imyëalia : Arnaud75, t’en dit quoi ?

Arnaud75 (un feu amusé dans le regard) : …

N’imyëalia : j’aurais dû m’en douter

Yttrium : Moi je vote pour ! Comme ça vous verrez à quel point c’est formidable d’être membre de la Guilde du Stylo Unique ! Vous verrez, vous allez rêver de nous rejoindre !

Norrig et N’imyëalia ne purent retenir un rire en voyant l’élémentaliste plaquer sa main droite sur son front en baissant la tête de consternation…

La timide magicienne et son compagnon québécois acceptèrent : au pire, ils gagneraient quelques niveaux en accompagnant cette bande de bourrins…

Alekzandre approcha la femme surmontée du point d’exclamation violet.

Alekzandre : Salut Néogicienne. Je vois que tu es dans le besoin. Puis-je t’apporter mon aide ?

Maude : salut à toi camarade. Effectivement ton aide et celle de tes compagnons seraient appréciées. Les provisions que nous avions accumulées ici ont été emportées par les sans-âmes vers la base de Tortiya pour servir leur armée. Il est impératif que nous récupérions ces rations militaires ! Malheureusement la zone est quasi inaccessible : le mal sombre empêche toute approche !

Alekzandre : Comment pouvons nous t’aider dans ce cas ?

Maude : salut à toi camarade. Effectivement ton aide et celle de tes compagnons seraient appréciées. Les provisions que nous avions accumulées ici ont été emportées par les sans-âmes vers la base de Tortiya pour servir leur armée. Il est impératif que nous récupérions ces rations militaires ! Malheureusement la zone est quasi inaccessible : le mal sombre empêche toute approche !

Alekzandre : zut, on dirait que le PNJ beugue !

Shi (d’une toute petite voix) : heu, je crois que tu as employé les même mots clés qu’au début, donc elle répète le même laïus…

Norrig : héhé, là elle t’a mouché la gamine !

Shi (chuchotant) : je suis plus une gamine…

Arnaud75 (approchant de Maude) : …

Maude : Oui élémentaliste, il est trop tard pour rattraper le convoi. Seul un raid sur la base de Tortiya permettrait de récupérer ou de détruire ces rations

Arnaud75 : …

Maude : Il y a heureusement un moyen, comme tu l’as deviné. Enfin, il pourrait y en avoir un. Un alchimiste de Sion aurait trouvé une formule permettant de traverser une zone envahit de mal sombre pendant quelques heures.

Arnaud75 : …

Maude : Sion est une minuscule bourgade cachée dans les vallées encaissées de Solmen, près de Tourneguet, en plein territoire de la Coalition. Y aller ne sera pas simple. Ces fous furieux ne font pas de prisonnier. Le nom de l'alchimiste est Yves.

Alekzandre (se tournant vers Norrig et N’imyëalia) : mais… mais… comment il fait ?

Norrig : là, je dois reconnaître mon ignorance totale… c’est comme s’il parlait au PNJ par télépathie !

La voix douce de Manya dont ils avaient oublié la présence les fit sursauter

Manya : il y a de ça… Bon, le devoir m’appelle et il me faut me déconnecter. Passez une bonne soirée !

Arnaud75 : …

Manya : Tu m’ajouteras demain. Là j’ai vraiment pas le temps…

Arnaud75 : …

Manya : je t’expliquerai, promis. Bye bye !

L’avatar de la druidesse disparu en un éclair.

Arnaud75 (se tournant vers Maude) : …

Yttrium : bon, la mission est acceptée visiblement. On fait quoi ?

Le message « Arnaud75 partage la quête de Maude et rations » apparu sur tous leurs écrans. Sur quelques salutations rapides, ils se déconnectèrent : hors de question de s’aventurer en territoire hostile sans soigneur.

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 29 janvier - 12:46

Après avoir éteint l’ordinateur qu’Armand Trumman avait mis à sa disposition, Philippe Saquebien poussa un soupir de frustration. Non seulement leur matériel était obsolète, mais aussi ils avaient retrouvé les traces de sa jeunesse tumultueuse.
Il pensait avoir tiré un trait sur cette période et n’en avait jamais parlé à quiconque. Le monde des ténèbres et des super héros devait rester une fiction pour le peuple…
Ses talents innés pour pénétrer les bases de données les mieux protégées avaient bien entendu attiré l’attention à l’époque, mais il était persuadé d’avoir pris soin d’effacer toutes ses traces… Comment luter contre ces gens qui vivaient encore au temps des cavernes et des archives papier !

Heureusement que la bimbo qui l’avait escorté la moitié de la journée n’était pas encore revenue. Il allait pouvoir s’éclipser sans être mis sous pression. Il repensait à la frayeur qu’elle avait suscitée chez les autres malades mentaux des bureaux voisins. Il se dit que ce devait être un genre de bizutage…

Arrivé au pied de l’immeuble, Philippe Saquebien alla rejoindre sa voiture qu’il avait garée un peu à l’écart. Il eu la désagréable surprise de voir une grue de la fourrière en train de hisser sa Polo pendant qu’un policier remplissait, un sourire sadique aux lèvres, son carnet à souche à côté du manutentionnaire.

- Tenshirock : Bonsoir Monsieur l’agent. Je reconnais que la roue arrière de mon véhicule mordait de quelques centimètres sur le passage piéton. Mais comme vous pouvez le constater, cela ne gênait en rien le passage. Auriez vous la gentillesse de demander à ce monsieur de bien vouloir le redescendre. Je m’acquitterais bien entendu de la contravention.

- Brigadier Chef Geniet : héhé mon bon Monsieur, le stationnement gênant, c’est le stationnement gênant. Z’étiez mal garé, et présentement la sanction c’est la fourrière. Z’irez récupérer votre voiture là bas demain !

- Tenshirock : Mais allons. Comme je vous l’ai dit je ne conteste rien et je vais payer. Inutile d’aller aussi loin…

- Geniet : Vous avez du mal à comprendre le français ? Circulez Monsieur, cette voiture part à la fourrière.

- Tenshirock : Mais…

Philippe Saquebien enrageait intérieurement : Il aurait beaucoup plus de mal à effacer le passage en fourrière qu’un simple PV… Il risquait de devoir effectivement payer s’il voulait récupérer son véhicule à temps pour reprendre sa mission à l’heure le lendemain. Cette colère lui fit rater la présence menaçante qui le suivait de loin, ombre parmi les ombres, alors qu’il repartait d’un pas furieux vers le RER situé à l’autre bout de la ville.

Le Brigadier-chef regarda le triste sire qu’il avait rembarré tourner à l’angle du pâté de maison avant de s’esclaffer à l’attention de son collègue de la fourrière :

Geniet : Ils se croient tout permis ces parigots ! ça lui fera les pieds de marcher un peu ! hein M’sieur Titan

Titan : Ouaip ! Bon, voilà, elle est montée, plus qu’à fixer les roues… Oh dit donc M’sieur Geniet, t’as vu l’avion de chasse qui se pointe !

Le policier tourna les yeux dans la direction que Titan lui avait indiquée du menton.
Les talons aiguilles claquaient en approchant. Le tailleur de la belle masquait à peine le décolleté plongeant de son chemisier de grand couturier, son déhanchement hypnotisant littéralement les deux hommes, leur faisant rater la lueur bleue glaciale que ses yeux projetaient. La vague de haine les percuta un instant avant les poings de Mai An, stimulant leurs réflexes reptiliens trop tard pour qu’ils fuient.


Philippe Saquebien s’extirpa tôt du lit, de mauvaise humeur. Non seulement il avait fallu que ce fonctionnaire de police zélé lui enlève sa voiture, mais il lui avait fallu prendre sur lui pour ne pas débrancher de force le PC de gamer de son fils avec lequel il avait eu une courte et houleuse discussion sur les dangers des MMO.

La cafetière en panne eu raison de ses dernières bribes de patience et c’est d’un pas rageur qu’il s’engagea dans l’escalier pour attraper le premier RER afin de récupérer son véhicule à la fourrière. Il était d’autant plus furieux que manifestement ces imbéciles n’avaient pas encore enregistré le véhicule en informatique, ainsi que son petit passage dans leur base de données le lui avait révélé… la récupération en serait d’autant plus longue !

Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant garée devant la porte cochère sa fidèle Polo, entourée d’un gros ruban bleu, une Mai An radieuse appuyée dessus lui tendant ses clés.

Philippe Saquebien tata immédiatement la poche de son trench dans laquelle il était persuadé de les avoir laissées.

- Mai An : Monsieur Saquebien, permettez que je vous appelle Philippe, pardonnez moi d’avoir récupérer vos clés à votre insu. J’ai vu que la police embarquait votre voiture hier soir quand je suis sortie du bureau, heureusement le gentil fonctionnaire de police s’est rendu à mes argume,nts (elle baissa les yeux sur son corps magnifiquement moulé dans une robe Chanel) et lui et son ami grutier m’ont permis de la récupérer. Je n’ai pas voulu l’abîmer, alors je me suis permise de passer rapidement chez vous cette nuit récupérer les clés et vous la ramener.

Le sourire désarmant de Mai An empêcha quelques instants le hacker de réfléchir à la situation et il la laissa prendre la place passager à sa droite, pendant qu’il démarrait le moteur. Quelques kilomètres plus loin les détails gênant du discours de sa passagère le titillèrent et il lui jeta un bref coup d’œil. Il l’imagina en train de séduire l’officier de police… cela ne collait pas avec ce qu’il ressentait.

- Tenshirock : J’avoue être surpris que vous ayez réussi là où mon argumentation logique a échoué Mademoiselle An… loin de moi l’idée de ne pas vous être reconnaissant pour votre geste. Je suis juste intrigué…

- Mai An : Ne soyez pas timide Philippe. Mai An est mon prénom et je vous serai reconnaissante de continuer à l’utiliser sans le Mademoiselle. Disons que je bénéficie d’atouts qu’un homme tel que vous n’a pas…

Ses doigts caressèrent ses hanches en remontant vers sa poitrine généreuse. Elle fut toutefois surprise de ne pas voir chez son interlocuteur cet éclair concupiscent que la plupart des hommes manifestaient devant sa plastique idéale.

- Tenshirock : Soit, vos charmes sont indéniables, mais ayant personnellement constaté le zèle du policier, je suis très surpris qu’il ait craqué en vous voyant… à moins que… non, je ne peux croire que vous soyez allé plus loin dans la séduction. Cela ne correspond pas… à votre style.

- Mai An : Je sais être câline lorsque c’est nécessaire… dit elle en battant langoureusement des cils.

- Tenshirock : Ne vous fatiguez pas avec moi. Ça ne marchera pas. J’ai tiré un trait sur tout ça il y a cinq ans.

- Mai An : Me contrarier n’est pas la bonne façon de me remercier pour vous avoir rendu votre voiture Philippe.

- Tenshirock : Oh, je vous suis extrêmement reconnaissant. Mais si votre technique de récupération s’apparente au délit que vous avez commis pour récupérer mes clés en forçant ma porte, vous comprendrez ma méfiance : je ne souhaite pas voir la police venir m’embarquer…

- Mai An : n’ayez aucune crainte… Vous ne risquez rien… Nous sommes arrivés. A toute à l’heure Philippe…

A peine eut il immobiliser le véhicule que la jeune femme en descendit dans une ondulation de hanches qui aurait mis le feu au caleçon d’un moine trappiste.

Philippe Saquebien gara sa voiture. Mai An avait disparu à sa vue alors qu’elle aurait dû être quelques dizaines de mètres plus loin dans la rue. Il classa cette information avec tous les autres mystères qui s’accumulaient dans son cerveau à propos de cette femme.

Arrivant devant l’entrée, il la vit au fond du hall en pleine discussion avec un homme de grande taille portant monocle, costume strict et haut de forme. Intrigué par l’aspect du personnage, il s’attarda un instant pour les observer de loin devant les cabines des ascenseurs. Son sourcil se souleva lorsqu’il la vit baisser la tête comme une enfant réprimandée par un parent sévère.

L’homme habillé en pingouin s’éloigna enfin, saluant la réceptionniste en ôtant son chapeau, dévoilant ses cheveux gris taillés en brosse. Un instant son regard croisa celui de Philippe Saquebien qui se cru plongé dans les feux des enfers… avant qu’un retroussis de lèvres de son vis-à-vis n’interrompe cette horrible sensation, comme un trait d’humour cynique balaye une situation dramatique.

Reprenant ses esprits, le hacker constata que Mai An ne s’était pas éternisée dans le hall. Il prit l’ascenseur pour rejoindre le bocal qu’on lui avait alloué comme bureau le temps de sa mission.



Édité le 29 janvier - 12:47 par Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 29 janvier - 12:47

Hôpital Georges Pompidou – service de réanimation.

Il avait mal… très mal… que lui était-il donc arrivé ? Ouvrant difficilement les yeux, il parvient au bout de quelque seconde à deviner qu’il était dans une chambre d’hôpital. L’odeur de désinfectant qu’il identifia peu après le lui confirma.

Le visage d’un ange en blouse blanche gonflée d’une jolie poitrine, au sourire d’un blanc éclatant et aux yeux d’un bleu océan où il pourrait facilement se noyer le sorti définitivement de son coaltar.

- Infirmière : Bonjour Monsieur, vous arrivez à m’entendre ?

- Geniet : Aaaarggggnnneinn

- Infirmière : Attendez un instant, je préviens le docteur…

Il parvint à lire une partie du badge de la jeune femme… « …NYA » avant de replonger dans un demi coma.

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RE: Maude et rations
le 29 janvier - 18:06

Olydri – continent de Solmen – sur une plage au sud

En fin de journée, le groupe avait réussi à se reformer, malgré l’arrivée tardive de Manya qui s’excusa : une urgence l’avait retenue plus longtemps que prévu. Heureusement, elle n’était pas la dernière, Arnaud75 débarquant cinq bonnes minutes plus tard. A force de le fréquenter, tous comprirent ses excuses muettes.

- N’imyëalia : bon, nous sommes au complet. Il va falloir pas mal crapahuter et faire très attention sur les derniers kilomètres.

- Alekzandre : Effectivement : il paraîtrait qu’un champ de bataille se prépare dans le secteur entre l’Ordre et la Coalition. Le roster de la guilde de Roxxor aurait été aperçu…

- Yttrium : manquait plus que ça !

- Arnaud75 : …

- N’imyëalia : tu as raison : c’est pas notre affaire. Soyons prudent quand même : on est sur une quête secrète dont je n’avais pas entendu parler. On ne se serait pas éternisés dans le camp tout à l’heure, on aurait pas vu le pnj…

- Jeff : c’est pas faux. Faudra être méfiants !

- Shi : s’ils nous attrapent, on se retrouvera encore en prison… moi je déteste ça !

- Norrig : heu… Bichette, je rêve ou tu l’a compris ?

- N’imyëalia : compris quoi ?

- Norrig : pas quoi, qui !

Il tendit le doigt vers le dos de l’élémentaliste qui grattouillait distraitement les écailles du cou de sa monture.

- N’imyëalia : bah oui… pas toi ?

- Norrig : ce type est trop chelou !

- N’imyëalia : Chelou d’accord, mais il est de notre côté… donc…

Yttrium commençait à tourner en rond…

- Yttrium : bon on y va où on prend racine ?

- Alekzandre : après toi ! Puisque tu es si pressé, prends la tête de l’expédition ! Je vous envoie les coordonnées du bled qu’on recherche, je les ai trouvées dans un vieil Avatar Magasine de mon cousin.

- N’imyëalia : t’as un cousin collectionneur ?

- Alekzandre : oui… on peut dire ça comme ça.

- Arnaud75 : …

- Alekzandre : effectivement, c’est proche de Tourneguet. Mais le village n’est pas visible. En revanche une arrivée en dragon ne sera pas assez discrète…

Arnaud75 renvoya sa monture et emboita le pas au groupe qui commençait son périple. Manya attendit un instant qu’il arrive à sa hauteur.

- Manya : hum… tu m’en veux encore ?

- Arnaud75 : …

- Manya : je sais, j’aurais dû attendre un peu encore, mais il était dans un tel état…

- Arnaud75 : …

- Manya : pffff… ton humour tordu te vaudra des ennuis un jour !

- Arnaud75 : …

- Manya : ça ne m’étonne pas ! Enfin, merci quand même de ne pas m’en tenir rigueur.

Arrivés au pied de la chaîne de montagnes qui barrait la moitié sud du continent, ils comprirent qu’ils approchaient du but et prirent mille précautions pour escalader le plus discrètement possible les pentes abruptes.
L’épaisseur des frondaisons au-dessus d’eaux les abritaient d’un éventuel repérage par le ciel. Restait le risque de croiser des pnj ou des joueurs de la Coalition.

Yttrium qui menait la marche leur fit soudain signe de se cacher. Ils attendirent en scrutant les environs quand un bruit de course attira leur attention. Une cartomancienne au curseur vert fuyait, lançant des cartes à ses poursuivants.

N’imyëalia tapota l’épaule de son frère et masquant son micro lui dit depuis sa chaise dans le salon :

- N’imyëalia : t’as vu ! c’était Lili !

- Norrig (adoptant la même précaution) : Oui… qu’est-ce qu’elle fout ici ?

- N’imyëalia : ça doit être en rapport avec le champ de bataille…

Ils se turent lorsqu’une dizaine de partisans de la Coalition passèrent sous leur position à la poursuite de la cartomancienne.

Une fois le danger écarté, ils reprirent leur progression jusqu’à rejoindre un petit sentier qui les mena à un groupement de cahutes en torchis.
Les quelques pnj qui occupaient la zone ressemblaient à de pauvres paysans en pleine zone de conflit, victimes malgré eux de la colère des puissants. En se renseignant, ils apprirent que la cahute située à l’autre bout du village servait de demeure au fameux Yves… et qu’il était un peu fou…
Ils se rendirent chez l’alchimiste et découvrirent un nain ratatiné, la barbe traînant dans la poussière, qui grommelait toutes les trois secondes. Une petite explosion dans un tube à essai posé au-dessus d’une bougie les fit tous sursauter, provoquant l’hilarité du maître des lieux.

- Yves : Ah ah ! Vous autres grandes gens, il en faut peu pour vous mettre le trouillomètre à zéro !

- N’imyëalia : bonjour Maître Alchimiste (ses rencontres avec Barthémulius et Nostariat lui avaient appris à se montrer très courtoise avec les gens de cette corporation). Nous sollicitons vos bienveillants conseils dans une affaire de la plus haute importance…

- Yves : Pwaa ! Ce langage me rappelle les deux énergumènes que cet imbécile de Molinof m’avait collé dans les pattes pour un soi-disant stage… Dis ce que t'as à dire fillette !

- Norrig : héhé, il me plait !

- N’imyëalia : Hum, donc comme je le disais, nous aurions besoin de votre assistance pour une potion permettant de survivre quelques heures en territoire sans-âmes. C’est une de nos compatriotes, Maude, qui semble vous avoir connu par le passé, qui nous a guidé vers vous.

Ces paroles eurent un effet immédiat sur le pnj dont la tête fut soudainement surmontée d’un point d’exclamation violet.

- Jeff : Yes ! On dirait qu’ta jactance a été efficace la blonde.

- N’imyëalia : Dis nous Yves, peux-tu nous fournir cette potion ?

- Yves : effectivement partisane de l’Empire. Mais il me manque l’ingrédient principal de cette décoction : une motte de beurre de smourbiff cornu des plaines de Centralis. Vous ne devriez pas avoir trop de mal à vous en procurer sur votre continent d’origine !

- Shi : Oh, il va encore falloir tout retraverser…

- Arnaud75 : …

- Manya : Oh ! je n’avais pas fait attention… Effectivement celui qui a concocté cette suite de quête devrait consulter au plus tôt un psy !

- Norrig : pourquoi ?

- Manya : regarde le nom des quêtes : Maude et rations… et la motte d’Yves à Sion…

- Jeff : effectivement… un esprit bien malade ! Il a dû avoir trop de câlins ! Brrrrrr

- Shi : c’est quoi cette histoire de câlins ?

- Jeff : Brrr, ne dis pas ce mot !

- Alekzandre : bon, en tout cas c’est reparti pour un tour dans la forêt en mode camouflage

- Arnaud75 : …

- Manya : Arnaud75 a raison : le champ de bataille a commencé : regardez : plus une monture volante à l’horizon…

Arnaud75 leur donna alors à tous des pierres de téléportation réglées sur le village pour leur permettre un retour rapide. Ils n’eurent aucune difficulté à regagner la plage d’où ils étaient partis et se donnèrent rendez-vous dans le village pour le lendemain.

Appartement des Sylvian

Joséphine alla prendre une douche rapide après avoir éteint son PC, pendant que David descendait rapidement au Monop’ du coin acheter de quoi faire un dîner. Une fois sortie de la douche, elle passa un coup de fil rapide à Lili.

- N’imyëalia : salut ma grande ! Tu ne le sais pas, mais je t’ai vu passer sous mon nez il n’y a pas longtemps…

- Lili : comment ça ? je ne suis pas sortie de l’après-midi !

- N’imyëalia : sur Horizon

- Lili : Aaaah !

- N’imyëalia : ces crétins de la coalition t’ont rattrapée ?

- Lili : Aucune chance ! Ils sont tombés droit dans notre piège… je ne devrais pas t’en parler !

- N’imyëalia : je serai muette comme la tombe !

- Lili : en parlant de tombe, des nouvelles de Mashan ?

- N’imyëalia : très spirituel ! pas pour le moment… il devrait encore attendre douze heures avant de me proposer à nouveau de dîner dans un endroit encore plus insolite que la morgue de la dernière fois…

- Lili : s’il t’ennuie parle en à Alexandra… La connaissant, un bon coup d’extincteur sur le crâne du demi frangin pourrait résoudre la question.

- N’imyëalia : haha ! j’y songerai ! Passe une bonne soirée.

- Lili : bises !

David rentra au moment où elle reposait son téléphone.

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RE: Maude et rations
le 30 janvier - 13:41

Hôpital Georges Pompidou – chambre 42

Le Brigadier-Chef Geniet avait mis du temps à émerger. L’image rémanente de l’aide-soignante qui avait assisté à son réveil le hantait. Parvenant à pivoter légèrement la tête malgré la minerve rigide qui lui entourait le cou, il avait pu constater qu’il partageait la chambre avec une autre personne qui semblait être passée dans un broyeur industriel.

Un grand personnage en blouse blanche passa dans son champ de vision, lui faisant un petit salut de la main, suivi de près par la jolie aide-soignante. Ils s’arrêtèrent devant le lit de son voisin comateux.

- Docteur : Alors Mademoiselle Nya, que pouvez vous me dire du cas de Monsieur… (consultant son dossier) Titan ?

- Mlle Nya : Comme vous pourrez le constater docteur, le patient présente de multiples fractures, aucun os, même les plus petits, n’ayant été épargné. On croirait presque qu’un rouleau compresseur lui est passé dessus. On constate aussi de nombreuses traces de brûlures dues à un gel intense…

- Docteur : ça je peux le lire Mademoiselle. Je souhaite votre avis de future experte en traumatologie ! Expliquez moi ce qui cloche et qui aurait dû vous sautez aux yeux !

- Mlle Nya : Euh… en tant qu’aide-soignante je ne suis pas sensée…

- Docteur : Je sais que vous reprenez votre spécialisation ici dans quinze jours. C’est un bon entrainement ! Allez-y.

- Mlle Nya : Donc, dans l’hypothèse où je serai effectivement la spécialiste chargée de ce dossier, je note une étrangeté particulière : les organes internes de cet homme, à une exception près, sont en parfait état, alors qu’ils auraient dû être pour la plupart endommagés par le traumatisme qu’il a subi.

- Docteur : parfait ! Excellente remarque. Il y a donc bien quelque chose d’extrêmement suspect… Vous venez de gagner votre place définitive dans mon équipe !

- Mlle Nya (sautillant sur place) : Docteur No ! C’est vrai !

- Docteur No : Oui… Bienvenue… en enfer comme disent les autres membres !

- Mlle Nya : c’est un véritable honneur !

- Docteur No : bon, voyons le cas de Monsieur… Geniet… Bonjour Monsieur !

- Geniet : Aaagnnniooommm

- Docteur No : n’essayez pas de parler mon pauvre ami. Vous avez une sonde dans la gorge pour vous alimenter. Oh, je vois que vous êtes policier ! Belle profession. Mademoiselle Nya ?

- Mlle Nya : Le patient présente les mêmes symptômes que son voisin de chambre. Ils ont d’ailleurs été tous deux retrouvés au même endroit. Là aussi la coïncidence est étrange : Les os sont fracturés précisément aux mêmes endroits, en proportion. Le fémur droit par exemple est fracturé tous les 5% de sa longueur au millimètre près.

- Docteur No : Ce qui conforte la théorie du passage dans un engin industriel ! Cette précision quasi chirurgicale serait admirable appliquée à autre chose qu’un représentant de l’ordre.

- Mlle Nya : rien ne laisse supposer autre chose qu’une cause accidentelle. Un enquêteur du 36 quai des Orfèvres est passé ce matin voir comment ils allaient et a interrogé l’interne de garde d’hier soir et le docteur Scorbut qui les a pris en chirurgie cette nuit. Je suis arrivé au moment où il donnait ses premières conclusions…

- Docteur No : Ah, intéressant. Et a-t-il une idée de la cause de tout cela ?

- Geniet : Gnnmompf !

- Mlle Nya (s’approchant et tapotant l’oreiller avant de caresser le front du policier alité) : Vous allez vous faire mal Monsieur ! ne cherchez pas à parler… La souffrance risque d’être atroce avec vos mâchoires brisées…

- Geniet (les yeux exorbités) : MMMpfffff !

L’aide-soignante posa son doigt impeccablement manucuré sur les lèvres du patient.

- Mlle Nya : Chuuuuutttttt… (se tournant vers le médecin) Oui docteur. Il semblerait que le service de la propreté de la ville testait un nouvel appareil de surfaçage qui se serait emballé et aurait happé ces deux pauvres hommes.

- Docteur No : Bien ! Laissons ces messieurs tranquilles maintenant. Il faudra peut-être augmenter la morphine pour Monsieur Geniet

L’aide-soignante manipula le goutte à goutte d’un des nombreux flacons suspendus au-dessus du lit et le Brigadier-chef Geniet sentit son esprit dériver vers un sommeil cotonneux… Ses traits contractés sous les efforts qu’il avait déployés pour parler se détendirent rapidement, en même temps que la trace de givre sur ses lèvres gercées s’estompait…

Bureaux de la Flander’s Compagny

Philippe Saquebien jubilait : Il savait qu’il était proche de coincer les pirates informatiques qui s’en étaient pris à son nouvel employeur. Les contre-mesures désespérées qu’il esquivait avec agilité était le signe de la panique qui s’emparait de ses cibles. Une voix suave à deux centimètres de son oreille gauche le fit sursauter, ses genoux cognant douloureusement le dessous du plateau du bureau.

- Mai An : Alors beau pirate ! Ce sourire sur vos lèvres me semble bien prometteur ! Vous pensiez à moi ?

- Tenshirock : Non mais ça va pas de surprendre les gens comme ça ! On ne vous a jamais appris à frapper aux portes ?

- Mai An : Si, mais Monsieur Trumman s’est montré inflexible lorsqu’il m’a strictement interdit de frapper quoi que ce soit dans cet établissement… ou était-ce « qui que ce soit » ? …

- Tenshirock : Vous vous payez ma tête ou quoi ?

- Mai An : Je n’ai pas connaissance d’un contrat vous concernant…

- Tenshirock : Bon, ça va j’ai compris… Si maintenant vous voulez bien me laisser reprendre mon travail tranquillement, je pourrais probablement fournir à Monsieur Trumman ce pour quoi il a fait appel à mes services…

- Mai An : Oooh… ne soyez pas si pressé, je regretterais tellement que vous nous quittiez trop tôt !

La lueur menaçante dans les yeux de la jeune femme n’échappa pas au hacker qui sentit une goutte de sueur glacée descendre le long de sa nuque.

L’arrivée providentielle de Cindy détourna l’attention de Mai An.

- Cindy : Mai An ! Y’a urgence ! Faut que tu radines ton popotin baigné de Nivéa dans le bureau de tonton !

- Mai An : charmante enfant… Désolé beau gosse, il faudra reprendre plus tard notre conversation.

- Philippe Saquebien regarda le duo de femme s’éloigner, se demandant comment deux personnalités aussi différentes du point de vue des goûts vestimentaires pouvaient avoir une aura de violence aussi puissante et ressemblante autour d’elles. Il se replongea sur son clavier et repris son codage là où il l’avait laissé.

Les hauts talons de ses Jimmy Choo battant la mesure de son pas au même rythme que les rangers de Cindy, Mai An interrogea cette dernière sur les raisons de l’urgence qui nécessitait sa présence.

- Cindy : Aucune idée. Tonton m’a juste laissé un message me disant de ramener tes fesses avec les miennes dans son bureau fissa. Hyppolite et Caleb sont déjà là-bas et ils n’attendent plus que nous.

A peine eut elle mit le pied dans le bureau du patron de la Flander’s que tous les regards des hommes présents se tournèrent vers Mai An dans une accusation muette.

- Armand : Ah ! Merci d’être venue si vite… Je vais avoir besoin de vos lumières…

- Mai An (sentant la tension ambiante) : Que puis-je pour votre service Monsieur Trumman ?

- Armand : m’expliquer qui est cette mystérieuse personne qui vous a abordée dans le hall sans déclencher la moindre alarme, sans apparaître sur aucune des bandes de vidéosurveillance du hall ni sur le registre de l’accueil pourtant impeccablement tenu par Nadine…

- Mai An (fronçant les sourcils) : je ne vois pas…

- Armand : Caleb ?

- Caleb (posant son café et ouvrant une chemise cartonée posée sur la table) : hum, oui Monsieur. Voilà : compte tenu des récentes attaques de Chantal Connasse sur nos locaux, nous avons fait appel à des gargouilles de Skyrim qui nichent sur l’immeuble en face… comme vous pourrez le constater sur ces photographies tirées de leurs projections mémorielles, un homme de grande taille avec un chapeau haut de forme s’est présenté hier à 8h54… A 9h02 nous vous voyons arriver avant Tenshirock et là quand il arrive et ouvre la porte… on vous voit en grande discussion avec cet homme !

- Hyppolite : Comme vous le savez surement la mémoire des gargouilles de Skyrim est inaltérable…

- Cindy : Alors barbie ! C’est qui ce Gus ? Tu ne nous préparerais pas un coup tordu ?

- Mai An : Ah… C’est très gênant… C’est… hum, comment dire ça pour que vos cerveaux atrophiés comprennent…Ah voilà… c’est un superviseur… Chargé de surveiller que je ne dépasse pas les limites qui m’ont été fixées avant ma venue dans votre heu… là encore je n’ai pas le mot… dimension…

- Hyppolite : Vous voulez dire que vous êtes limitée… Mais la catastrophe de Phnom Pen…

- Caleb : et le massacre de Cancun ?

- Mai An : tout ça a été fait dans le respect des limitations qui me sont imposées… et dûment enregistré auprès de mon superviseur !

- Armand : vous êtes en train de nous dire que, là, vous n’étiez pas à votre maximum ???

- Mai An (battant des cils comme une prude jeune fille timide) : Monsieur Trumman, ce ne sont pas des questions à poser à une jeune fille…

Tous autour d’elle reculèrent d’un pas.

- Mai An : toutefois vous savez que je respecterai notre contrat jusqu’à son terme… (puis, parcourue d’un frisson) Mon superviseur n’aime pas beaucoup les gens qui ne respectent pas leur parole.

- Armand : je serai curieux de rencontrer un homme qui parvient à vous effrayer à ce point…

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RE: Maude et rations
le 30 janvier - 13:43

- Mai An : Bien que la curiosité soit un vilain défaut, il est possible que la votre soit satisfaite un de ces prochains jours… Pas sûre que vous appréciez tant que ça l’expérience en revanche. Avons-nous fini ?

- Hyppolite : malheureusement non… Nous avons détecté un travail de sape au nord est de la tour, et les sbires envoyés pour enquêter ne sont pas revenus et sont injoignables…

- Armand : ma petite Gladys étant chez sa mère pour la semaine, je vous serai reconnaissant de bien vouloir accompagner Cindy…

- Cindy : Quoi ? Mais je suis parfaitement capable de me débrouiller seule ! T’as qu’à envoyer Caleb ou Hyppolite comme renfort !

- Armand : hum… laissez nous je vous prie. Reste s’il te plait Cindy… (une fois les autres partis) Ne t’énerve pas ma grande ! je voudrais profiter de cette occasion pour avoir ton opinion sur Mai An. En dehors du souk qu’elle a mis lors de son arrivée et des infos de sa fiche de super-vilaine, on n’a trop peu d’informations au sujet de ses capacités. Caleb ou Hyppolite n’ont pas les épaules pour une action commando en sous-sol, contrairement à toi qui sera aussi mieux capable qu’eux d’analyser ses faits et gestes en cas de combat…

Cindy (redressant les épaules) : tu peux compter sur moi tonton !

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 30 janvier - 19:08

La Défense – bureau de Charles Antoine Donteuil

- CAD : et vous me dites qu’il n’a donné aucun signe de vie depuis deux jours !

- Théodore : Oui Monsieur. C’est très embêtant. Il est parti pour les congés exceptionnels que vous lui aviez accordés suite à l’épisode de la biscotte, il devait reprendre avant-hier…

- CAD : savez vous où il est allé ?

- Théodore : malheureusement non, il est assez réservé…

- CAD : Ah c’est rageant. Avez-vous les coordonnées d’une personne de sa famille ?

- Théodore : Malheureusement non… à moins que…

- CAD : que quoi ?

- Théodore : Votre nièce, elle a joué sur Horizon avec sa sœur il me semble…

- CAD : excellente idée ! Appelez là !

- Théodore (palissant d’un coup) : Que… que… que je l’appelle… ? Vous… vous ne voudriez pas le faire ?

- CAD (détournant le regard) : Hum… Non, je vous laisse… plutôt, je vous ordonne de le faire… Elle m’a déjà laissé trois messages me demandant pourquoi le téléphone dans votre bureau était en dérangement depuis si longtemps… Allez-y… ça ne peut pas être si terrible ?

La mort dans l’âme, le Maître du jeu le plus redouté d’Olydri sortit du pas du condamné à mort du bureau directorial. Une fois parvenu dans sa bulle personnelle, ses fidèles claviers et écrans devant lui, il saisit le combiné du téléphone d’une main tremblante et composa un numéro commençant par l’indicatif de la région Grand Est. Au bout de deux sonneries…

- Pika : Vous avez demandé Lucifer, ne quittez pas, votre châtiment ne va pas tarder…

- Théodore : Hum, Mademoiselle bonjour, c’est Théodore Saquebien…

- Pika : Monsieur Dead ! Quelle bonne surprise ! Vous répondez enfin à mes messages ! J’avais fini par imaginer que vous vous désintéressiez totalement de ma délicieuse personne et qu’il allait me falloir employer des moyens plus doulou… directs d’obtenir votre attention…

- Théodore : Heu, désolé Mademoiselle, j’ai été un peu surchargé ces derniers temps…

- Pika : Je vous sens tendu mon bon Théodore, un massage vous ferait surement le plus grand bien…

- Théodore : Heu c’est que…

Le jeune informaticien senti soudain deux petites mains commencer à lui masser délicatement les épaules. Quasi tétanisé, il laissa doucement redescendre le combiné sur le téléphone, alors qu’un souffle tiède sur sa nuque apportait jusqu’à ses narines une bonne odeur de fraise chimique…

- Pika (d’une voix emplie de séduction) : Allons mon petit Théodorounet, détends toi… Ta petite Oriane est là et va bien s’occuper de toi… Regarde, tu es encore tout tendu et crispé, lààààà laisse toi un peu aller…

Dans un sous-sol humide :


Il n’avait plus de larmes à verser.

Le car en alu qu’ils lui avaient laissé pour récolter l’eau au goutte à goutte du tuyau d’arrosage en caoutchouc qui passait par le haut soupirail avait pris une bosse lorsqu’il s’en était servit pour chasser le rat qui avait attaqué le bord de la semelle de sa chaussure gauche.

Sa gorge le brûlait encore d’avoir crié.

Le crissement de pneus sur le gravier dehors fit remonter sa frayeur au plus haut niveau… Ils revenaient ! Qu’allaient-ils encore exiger de lui cette fois ci ?

La lourde porte en fonte qui fermait le couloir menant à la cave qu’il occupait grinça et les pas lourds des gorilles qui l’y avait jeté quelques jours plus tôt martelèrent le sol. Lorsqu’il vit tourner le verrou qui fermait sa porte, il se recroquevilla dans le coin le plus obscur de la pièce.
Le flot de lumière venant du couloir le fit cligner des yeux plusieurs fois, ce qui lui fit prendre du temps pour remarquer la silhouette plus petite encadrée par les deux catcheurs bodybuildés engoncés dans leurs costumes noirs.

- Déborah (avec un fort accent snob) : Mais ça ne va pas être possible comme ça mes choupinets ! Il est inacceptable d’avoir un aussi mauvais goût en matière de tenue vestimentaire ! Mademoiselle Burnelle ne peut être exposée à un tel camaïeu ! Allons, allons, déshabillez-moi ça et mettez lui une tenue décente !

Les deux gorilles saisirent le prisonnier par les épaules et le transportèrent hors de sa cellule dont la porte claqua...

Dans un arbre voisin de la propriété où se déroulait ce drame, un écureuil fuit lorsque les hurlements retentirent… Il ne retourna sur sa branche que plusieurs minutes après qu’ils aient cessé et qu’une grosse camionnette noire au vitres teintée ne soit repartie sur les chapeaux de roues.

Dans une petite bourgade du Morbihan


Lili était en train de faire la lecture, assise sur le canapé, au beau pompier qui avait posé la tête sur ses genoux.

Lili : « Les mains de Max ne pouvaient s’empêcher de caresser le dos de Morgan dont le corps se cambrait en réaction. Ce dernier enfonçait ses doigts dans la chevelure de son partenaire, s’emplissait de son odeur,… »

C’est alors que son portable sonna

Lili : désolé mon chou, faut que j’y aille

Valk : Quoi ! Si près du dénouement tu m’abandonnes en plein suspens !

Lili : Hé ! Sois un peu patient ! (prenant l’appareil) Oui allo ?

Pika : Bonjour Cartolili ! C’est ta petite Pika !

Lili : ne me dit pas que Basi’ t’as encore fait le coup du « je ne peux pas jouer car je me retiens d’assommer mes voisins à coups d’extincteur et il fait trop froid pour taper sans moufles sur le clavier ! »

Pika : non, rien à voir avec Basi’. C’est, comment dire ça… Sais tu où est l’imbécile qui te sert de frère ?

Lili : Tu cherches Jean Ké ? D’où tu le connais ?

Pika : ce n’est pas moi qui suis à sa recherche, mais plutôt son employeur. Il se trouve qu’une personne de ma connaissance travaillant pour Neuropa a su se montrer assez persuasive pour que je t’appelle. Il m’a dit que ton frangin devait repointer le bout de son nez au taf avant-hier et qu’il n’est pas venu. Impossible aussi de le joindre.

Lili : qu’est-ce que tu me racontes… Attends, je demande à Valk de l’appeler

Pika : Valk… tu parles de l’athlète en uniforme de pompier dont tu m’as envoyé la photo… Chapeau ma grande !

Lili : Zut, Valk tombe sur le répondeur… Non, désolé, aucune idée… Il m’a juste fait un mail avant de partir en vacances pour me prévenir, mais je t’avoue que j’avais autre chose à penser qu’à son retour.

Pika : autre chose comme le corps brûlant d’un soldat du feu sous la couette… ?

Lili : Hé ! Mais ça va pas !

Pika : Ose me dire que tu n’y as pas pensé…

Lili : Je…

Pika (après un blanc) : qu’est-ce que je disais ! Bon, c’est pas tout mais je dois retrouver ton bro… Tu connais quelqu’un qui habiterait dans son coin ?

Lili : Bah Basi’ et les Sylvian. Ils connaissent même son adresse… Tu vas m’inquiéter avec tout ça

Pika : Naaann, t’en fais pas. Il a dû se trouver une blonde décérébrée sur la côte qui l’a déniaisé et…

Lili : Mais comment autant d’horreurs peuvent sortir de ta bouche en aussi peu de temps !

Pika : là aussi tu y as pensé je parie ! Allez Tchuss. Embrasse le pompier de ma part…

Lili : Bises !

La Défense – centre de contrôle de Judgedead

Pika : Bon mon trésor en sucre, la frangine n’a pas d’info… je crois qu’il va me falloir d’autres bisous pour que j’appelle quelqu’un d’autre…

Le regard de lapin pris dans les phares d’un camion de Théodore fit sourire la jeune femme qui s’approcha en ondulant du bassin vers sa victime…

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 31 janvier - 12:32

Paris, appartement proche de la cité U

Alexandra, enterrée sous deux couettes, une couverture en polaire et un édredon en patchwork essayait désespérément de fusionner avec le radiateur dans son dos tout en guidant son avatar de paladine sur Horizon.
Elle mit quelques secondes à se rendre compte que le méchant bruit de fraise de dentiste qui commençait à l’agacer était en fait son portable qui vibrait furieusement sur sa table de nuit. A la vitesse de l’éclair elle fit sortir une main de son igloo improvisé pour saisir l’appareil et le rapporter à l'abri.

- Basileia : Moshi Moshi ?

- Pika : Salut Basi’, c’est Pika

- Basileia : Salut… Tu veux qu’on se fasse un petit raid entre nanas ?

- Pika : non, désolée, je ne suis pas connectée et ne pourrait surement pas l’être avant tard ce soir. Je t’appelle pour savoir si tu aurais des news de jean Kévin Chwan

- Basileia : Jean-Ké ? Je ne savais même pas que tu le connaissais ! Et non, je ne suis pas son chaperon. Tu devrais appeler Lili : c’est sa grande sœur.

- Pika : c’est elle qui m’a proposé de t’appeler. Il se trouve que ça fait plus de 48 heures qu’il aurait dû reprendre le taf. Quelqu’un, là où il travaille, m’a supplié d’essayer de le retrouver…

- Basileia : Wahou ! tu connais du monde chez neuropa !

- Pika : Disons que j’ai mes entrées…

- Basileia : Héhé, sacré Pika ! En attendant je ne sais pas ce que fait Jean-Ké. Essaye chez les Sylvian, on sait jamais… Si j’ai bien tout suivi, il en pinçait pour Joséphine…

- Pika : Super ! Merci pour le tuyau ! T’es un amour. Bises

- Basileia : c’est toi qui es un chou Pika ! Bye.


Appartement des Sylvian

Joséphine, assise en tailleur sur le canapé, pleurait à chaudes larmes tout en vidant un pot d’Haagen Dass XXL. Face à elle sur l’écran de la télé Patrick Swaze guidait les mains de Demi Moore sur un tour de potier… la sonnerie de son portable détourna son attention et elle mit le DVD sur pause.

- N'imyëalia (des larmes dans la voix) : Oui Allo ?

- Pika : Heu, je vous dérange ?

- N'imyëalia (se ressaisissant) : non, non, allez-y

- Pika : Bonjour, je souhaiterai parler à Joséphine Sylvian

- N'imyëalia : c’est moi

- Pika : Ah très bien… hum salut. Je m’appelle Oriane et nous avons eu l’occasion de nous croiser il y a quelque temps sur le jeu Horizon : mon pseudo est Pika

- N'imyëalia : Heu, quand ça

- Pika : l’épisode de la biscotte…

- N'imyëalia : Oh ! Oui, je m’en souviens ! Salut Oriane

- Pika : c’est Lili qui m’a passé ton numéro. Voilà, je connais quelqu’un qui travaille dans la même société que le frère de Lili et qui m’a demandé de l’aider à le retrouver : Jean Kévin Chwan n’est pas revenu de ses congés, et ça fait deux jours que personne n’arrive à le joindre. Comme tu n’habites pas très loin de chez lui, j’ai pensé que tu aurais pu le croiser ou savoir ce qu’il fait.

- N'imyëalia : Alors là aucune idée ! Peut être qu’Alexandra, enfin je veux dire Basileia saurait…

- Pika : je viens de l’avoir au tel, et elle non plus n’a aucune nouvelle.

- N'imyëalia : mon frère n’est pas encore rentré de sa fac à Nanterre, je vais lui demander de sonner à la porte au cas où

- Pika : ce serait adorable ! Tiens-moi au courant. Tchuss !

- N'imyëalia : De rien. Au revoir.

La jeune femme attrapa la télécommande et repartit dans son mélo après avoir envoyé un texto à David…

Nanterre – sortie de la fac

- Norrig : Wahou ! C’est carrément la classe ! Et depuis quand ?
Grégoire : j’ai fini le dixième étage la semaine dernière ! Je suis en plein farming du stuff

- Norrig : c’est mon but ultime sur Horizon. T’as dû en chier grave pour y arriver

- Grégoire : effectivement. Mais j’avais un bon groupe pour m’accompagner. On a tous obtenu notre classe légendaire. J’étais le dernier à passer. Maintenant on a décidé de se séparer pour découvrir d’autre joueurs et guildes. Personnellement je serai curieux de rencontrer les derniers frapadingues en date !

- Norrig : me dis pas que tu veux postuler dans la Guilde de Noob ???

- Grégoire : très drôle ! Non, y’a cette guilde multifactions qui fait parler d’elle…

- Norrig : Le stylo Unique ?

- Grégoire : Ouais, c’est ça…

- Norrig : Si tu me passes tes fiches du dernier TD, je te branche avec eux ! On finit une quête ensemble…

- Grégoire : Cool ! On a un deal mec ! j’te fais un mail pour qu’on se retrouve à Centralis

- Norrig : ça marche… Excuse-moi, j’ai un texto urgent. Ciao !

L’échalas dégingandé qui accompagnait David s’éloigna vers le RER.

- Norrig (regardant l’écran de son Huawei et lançant un appel) : Allo Bichette ?

- N'imyëalia : salut mon grand. Désolé de te déranger avec ça, mais est-ce que tu pourrais passer chez Jean Kévin Chwan voir s’il est chez lui : son boss et sa sœur n’arrivent pas à le joindre depuis deux jours et il n’a pas donné signe de vie. D’ici à ce qu’il ait récidivé sur les dragées Fuca…

- Norrig : OK, c’est pas un gros détours. Je vais faire ça. Oh, et j’ai un pote de la fac qui joue à Horizon ! Il vient de débloquer un Technögrad de rang 1 !

- N'imyëalia : Cool ! Il va pouvoir nous faire du pick-up !

- Norrig : y’a de ça. Allez, je te laisse. Je te rappelle quand je sors de chez l’adepte de la biscotte !

- N'imyëalia : ça va lui rester à vie ! A plus

- Norrig : bise !

Le jeune homme rejoignit d’un bon pas le quartier d’habitation où se situait le logement de l’informaticien. Parvenu sur le palier, il frappa à la porte qui s’entrouvrit d’elle-même. Appelant l’occupant et sans réponse, il finit par pousser le battant et découvrit un désordre indescriptible, comme si la foudre s’était abattue sur les lieux.

Il resta prudemment sur le palier et appela les pompiers, puis prévint sa sœur.

Il eut le plaisir de retrouver le chef Marius à la tête de l’équipe de secours. Ils entrèrent et commencèrent à fouiller les lieux. Quand l’un des sapeur-pompiers annonça à David qu’ils n’avaient trouvé aucune victime, le jeune homme fut soulagé. Au moment où il terminait son sms à sa sœur pour la tenir au courant, le chef Marius revint, les sourcils froncés. David décida d’attendre de voir encore un peu.

Marius pris son mobile et appela directement la police, leur demandant de venir inspecter les lieux avec l’équipe scientifique de la criminelle.
Une fois qu’il eut raccroché, David l’interrogea

- Norrig : excusez-moi, mais vous venez de dire qu’il n’y avait personne et là vous appelez la brigade criminelle ! Je ne comprends pas…

- Marius : Il n’y a aucun corps dans l’appartement, mais les traces laissées font penser qu’il s’est passé de bien vilaines choses ici… Je ne peux rien dire avec certitude, mais entre les traces de brûlure électriques sur tous les murs, le fait que la porte semble avoir été forcée avec doigté, et les taches de sang dans la chambre dans laquelle il semble y avoir eu lutte, je crains le pire. Il va falloir que tu attendes avec nous pour faire une déposition à la police.

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 31 janvier - 20:13

Dans un parking mal éclairé

Les deux gorilles le traînèrent sans ménagement hors de la camionnette, le soulevant entre eux deux comme s’il ne pesait rien. Le sac en toile qui couvrait sa tête l’empêchait de voir, mais l’odeur de gasoil et le peu de lumière lui indiquaient dans quel type d’endroit il pouvait être.

Le son caractéristique de portes d’ascenseur coulissantes lui fit redresser la tête. Le bruit de talon, et cette légère odeur d’ozone achevèrent de le paniquer : la folle aux éclairs était là !

- Déborah : Comment allez-vous très chèèèèrrrreeee ! Nous vous avons ramener le garçon… ça a pris un peu plus de temps que prévu car il était tout dégouttant de partout ! Boris et Dimitri ont dû le passer au karcher tellement il sentait mauvais ! Et vous auriez vu les gueniiiiilles qu’il portait ! Une Horeuuuuurrrr !

- Carla : Taisez-vous espèce de dégénérée du bulbe ! Quand je vous dis de me ramener quelqu’un en urgence, vous le ramenez en urgence ! Nous sommes au bord de la catastrophe !

Carla Brunelle arracha le sac de jute qui masquait la tête de l’otage

- Carla : et vous mon petit Jean-Kévin, vous avez intérêt à obéir au doigt et à l’œil à toutes mes demandes si vous ne voulez pas que je vous castre à coup de 5000 volts ! Suis-claire ?

- JKC (tout tremblant) : ui madame…

- Carla : trimbalez-le immédiatement dans la salle des serveurs !

Ils gagnèrent tous l’ascenseur et menèrent ensuite le pauvre informaticien jusqu’à une salle bourrée de matériel électronique. Au centre une grande table autour de laquelle s’affairaient une dizaine de pirates informatiques parmi les plus doués au monde. Leurs visages tendus et la sueur coulant de leur front témoignaient de leurs efforts concentrés.

- Carla : Jean Kévin écoutez moi bien : la société possédant les bases de données que nous vous avons demandé d’ouvrir pour nos hackers a recruté un cador en informatique qui est en train de remonter jusqu’à nous… S’il y parvient, ce sera une catastrophe. Vous avez dix minutes pour le bloquer… sinon je vous garantie de faire en sorte que même un test ADN ne parviendra pas à identifier ce qui restera de votre cadavre… Puis je m’occuperai personnellement de torturer à mort tous les membres de votre famille… M’avez-vous bien compris, me répéter empiéterait sur le temps qu’il vous reste.

- JKC : ui !

Les deux malabars plaquèrent le jeune homme sur une chaise devant un PC allumé. Il fallu deux minutes à Jean Kévin pour repérer l’attaque en cours. Le style était brillant et lui était famillier…

Flander’s Compagny


Philippe Saquebien regardait son programme de piratage grignoter une à une les défenses de l’adversaire… dans quelques minutes il aurait une adresse IP fixe et les coordonnées GPS correspondantes la minute suivante.

L’arrivée de la top modèle qui l’avait distrait jusque là dans la pièce lui fit à peine lever le sourcil

- Mai An : Alors beau pirate, vous avez lâché votre clavier ?

- Tenshirock : inutile de pianoter, tout se fait tout seul… admirez le travail : dans deux minutes nous sauront exactement l’adresse de votre agresseur… le groupe qui le défend est fort, je dois le reconnaître, mais ce sont des bambins à côté de moi.

- Mai An : Hummm, j’adore quand vous prenez votre voix virile… n’aimeriez vous pas me parler ainsi en tête à tête autour d’une bouteille de don Pérignon fraiche ?

- Tenshirock : Je vois bien votre jeu, mais il se trouve que depuis cinq ans je n’ai plus aucun intérêt pour la bagatelle. Rangez vos appâts, vous perdez votre énergie pour rien.

L’ouïe ultrasensible de Mai An ne rata pas l’accent de désespoir derrière les paroles du hacker. Il était plus que sincère : ce n’était pas un rejet de sa personne, juste qu’un cadenas avait été posé sur ses sentiments et que la clé avait été jeté dans un gouffre insondable.

- Tenshirock : Pardonnez ma brusquerie, mais les interactions sur ces sujets ne me sont plus familières

- Mai An : Je ressens beaucoup de tristesse dans vos paroles. C’est peut-être à moi de vous présentez mes excuses pour avoir réveillé un souvenir douloureux. Il était curieux qu’un homme avec votre charisme reste solitaire…

- Tenshirock : vous ne pouviez pas savoir. J’ai perdu ma femme il y a peu de temps… dans des circonstances terribles. Mes relations avec mon fils unique s’en sont trouvées dégradées. J’ai juré de ne rien faire d’autre que d’essayer de le reconquérir par tous les moyens. Vous comprendrez qu’envisager la moindre aventure ne peut être compatible avec ce programme… Je suis toutefois flatté d’avoir attiré l’attention d’une femme de votre qualité.

- Mai An : Votre sincérité vous honore et je suis reconnaissante pour votre confiance. Confier son ressenti après un pareil drame à une quasi inconnue et un présent précieux que je respecterai. Je me montrerai par conséquent plus discrète… mais ne vous croyez pas sorti d’affaire Monsieur Saquebien… je ne compte pas renoncer comme cela à votre petite personne…

Philippe Saquebien allait répliquer lorsque son ordinateur émis un série de Bip désagréables.

- Tenshirock : Ah ! Il se passe quelque chose et … p***** mais qu’est ce que c’est que cette m**** !

Il se mit à taper à toute vitesse sur son clavier, les yeux rivés à l’écran. Rapidement une veine se mit à battre sur sa tempe et un léger voile de transpiration marqua la frontière entre ses cheveux châtains et son front plissé de concentration.

- Mai An : quelque chose ne va pas ?

- Tenshirock : je n’y comprends rien : ces abrutis ne peuvent pas avoir ce niveau ! J’avais éventé toutes leurs techniques de codage et mon ver allait percer leurs dernières défenses… Et là j’ai l’impression d’être Saliéri dans une battle de clavecin avec Mozart !

- Mai An : je vous laisse à vos programmes… pour le moment.

Philippe Saquebien ne se rendit pas compte du départ de la jeune femme.

Nanterre – appartement de jean Kévin Chwan

Un policier engoncé dans un uniforme un peu trop grand interrogeait David sur le palier pendant que ses collègues inspectaient l’appartement.

- Gardien de la Paix : Vous me dites Monsieur Sylvian que vous êtes une relation du disparu… mais qu’est ce qui justifie votre présence ici à fortiori ?

- Norrig : comme je l’ai déjà expliqué à vos collègues arrivés en premier, j’ai été informé par ma sœur qui a eu une amie de la sœur de Jean Kévin que son employeur le cherchait depuis deux jours…

- Gardien de la paix : l’employeur de qui, de votre sœur, de l’amie de votre sœur, de la sœur de l’amie… j’y comprends plus rien… redites moi ça.

- Norrig : Je vais simplifier : on m’a demandé de vérifier si Monsieur Chwan était chez lui car il ne répond pas au téléphone depuis deux jours. Comme il a eu un accident ici même ayant nécessité l’intervention des pompiers, on a craint un nouvel accident.

- Gardien de la paix : AH c’est plus simple ! Mais c’est la sœur de qui qui a eu l’accident ? C'est pas clair tout ça bonne mère ! Je vais avoir besoin que vous me notiez ici vos coordonnées. Je pense que l’officier qui se chargera de la suite de l’enquête…

Un rouquin en grand manteau de tweed, le visage poupin encadré d’une barbe finement taillée tapota l’épaule de l’agent en uniforme.

- Rouquin : Régis, laissez-moi prendre le relais… Bonjour Monsieur, je suis le lieutenant Six et on m’a chargé du dossier. Pourriez vous me mettre en contact avec les personnes qui vous ont envoyé ici ? Il est important que je puisse les voir rapidement. Il est manifeste pour moi que l’occupant de cet appartement a été emmené contre son gré. Je dois au plus vite reconstituer son agenda afin de trouver une piste. Plus le temps passe, moins nous avons de chances de le retrouver.

- David appela sa sœur qui lui transmis les coordonnées de Pika.

- David : voilà le numéro Monsieur. Je n’ai que son prénom, Oriane.

- Six : Merci de votre aide et d’avoir eu le bon reflexe de prévenir les secours sans entrer dans l’appartement. Vous pouvez rentrer chez vous.

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RE: Maude et rations
le 31 janvier - 21:01

Tour Neuropa - Bureau de Charles Antoine Donteuil

La Sonnerie du téléphone tira Oriane du sommeil dans lequel elle avait plongé sur le canapé du bureau de son oncle. Ce dernier était sorti de la pièce et lui avait posé son manteau sur les épaules pour qu’elle n’ait pas froid.

- Pika : Mmmoui… Les enfers sont fermés pour cause de congés de fin de semaine. Pour les Urgences appelez le 6 6 6 - 6 6 6 - 6 6 6

- Six : Mademoiselle Oriane ? Ici le lieutenant Six de la Police Nationale.

- Pika : La police ? bah pourquoi ?

- Six : Monsieur Sylvian m’a transmis vos coordonnées. Je vous appelle dans le cadre d’une enquête que j’ouvre à propos de la personne que vous avez demandé à Monsieur Sylvian de voir.

- Pika : Euh… à oui, Jean-Kévin !

- Six : c’est cela Mademoiselle… Ah pardon, je n’ai pas saisi votre nom de famille…

- Pika : je ne vous l’ai pas donné

- Six : et donc…

- Pika : et donc je vais demander à mon oncle de vous rappeler dans deux minutes : c’est lui qui cherche la brebis perdue.

- Six : mais…

- Pika : ciao bambino…

Se levant du canapé, elle ouvrit grand les porte du bureau…

- Pika : TONTONNNNNNNNNNNNN !

A ce hurlement, plusieurs têtes jaillirent des bureaux de part et d’autre du couloir menant à celui de Charles Antoine Donteuil… Découvrant l’origine du cri, ces mêmes têtes se hâtèrent de retourner derrière les portes qui claquèrent dans un bel ensemble.

- Pika : TONTONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN

Arrivant en courant depuis l’angle au fond du couloir, le grand patron de Neuropa se précipita pour stopper les cris de sa nièce.

- CAD (essoufflé) : Que se passe t’il ?

- Pika : j’ai mis un post-it sur ton bureau : la police attend ton appel… bon, moi je vais devoir y aller. Bisous bisous !

- CAD : oh, si tu pouvais éviter de traumatiser mon MJ en chef, il sursaute dès que quelqu’un fait un pas dans son bureau.

- Pika (ouvrant de grands yeux innocents) : Qui, moi ? Allez bye bye tonton !

Prenant l’ascenseur, elle descendit de deux étages et approcha subrepticement de la bulle depuis laquelle Théodore Saquebien surveillait tel un cerbère le monde d’Olydri.

- Pika : (chuchotant à l’oreille de Théodore) : Salut beau brun…

- Théodore (sursautant) : Hein ! Quoi !

- Pika : Tu m’as manqué cet après-midi ! Cela mérite un châtiment ! Tu es condamné à m’offrir une pizza au café en face !

- Théodore : mais… mais… j’ai rien fait !

- Pika : c’est bien ce qui t’est reproché ! Allez ! enfile un manteau et fais une pause. J’ai faim, et plus j’ai faim, plus je m’énerve… tu ne voudrais pas que je m énerve contre toi Théodorichou…

- Théodore : Heu non, certainement pas !

- Pika : alors en route !


Tour CC – à l’est de paris.


Jean-Kévin luttait pied à pied contre le virus informatique protéiforme qui attaquait le pare-feu de la salle des serveurs. La menace de se faire griller sur place par du courant à haute tension lui donnait des ailes et il avait finit par trouver une solution en renvoyant le ver vers l’agresseur par un jeu de miroirs virtuels, tout en créant une illusion de route informatique menant aux serveurs d’une entreprise située à Hong Kong spécialisée dans l’import-export de biscottes sur tout le continent asiatique. Comme ça si son adversaire trouvait la parade à ses miroirs, la poursuite de l’attaque le mènerait là-bas. Si cet adversaire était bien celui auquel il pensait, cette esquive lui mettrait peut-être la puce à l’oreille. Il n’avait pas osé faire plus de crainte que la cerbère aux doigts crépitant sous la tension électrique ne le punisse à nouveau.

L’un des autres hackers dans la pièce déclara que le ver était bien reparti dans la mauvaise direction. Lui et ses collègues s’attelèrent à remonter de solides défenses en attendant le transfert des serveurs ailleurs.

Caressant délicatement la joue d’un Jean Kévin soudain tétanisé à ce contact, Clara Brunelle pris la parole :

- Clara : Mmmmh, tu vois mon Jean-Kévin que quand tu t’en donnes la peine tu peux être utile… Et comme tu as été sage, tu vas avoir une récompense. Déborah et Maxence vont s’occuper de toi quand tu auras terminé ici…

- JKC : ui…

- Claire : Bien… Messieurs, au travail !


Flander’s Compagny


ça y’est, son ver était passé ! Il les tenait… Il prévint son employeur.

Toute la bande débarqua dans son bureau.

- Tenshirock : le serveur se trouve… à Hong Kong… et voilà les données qu’il contient…

- Hyppolite : à Hong Kong… ce n’était pas la CC alors ! Les triades ?

- Caleb : le Chemin de La Voie de La Sagesse Du Sabre Dans ta Face ?... ils avaient protesté de notre mainmise sur le marché des sbires chinois…

Quand il commença à décortiquer les données, il fut surpris du fait que les trois quarts soient rédigées en mandarin… alors que les algorithmes qu’il avait dû forcer étaient purement européen ou russe dans le style…

Il enclencha un traducteur automatique pour que tout le monde profite de ses découvertes… et manqua de s’étouffer en voyant qu’il s’agissait de commandes de biscotte de froment allégées en sel…

- Armand : mais c’est quoi ce délire ? Pourquoi une boulangerie industrielle asiatique viendrait foutre le bordel dans nos serveurs ?

- Tenshirock : Très habile ! très, très habile !

- Armand : comment ça habile ? C’est ridicule oui ! Une multinationale du mal qui se fait pourrir ses données par un boulanger !

- Hyppolite : c’est vrai que c’est un peu la honte…

- Tenshirock : Ce n’est pas ça… Un petit malin en face a réussi à détourner mon attaque sans que je le voie. Et ce à la dernière seconde… Et maintenant ils ont du tout déplacer ailleurs…

- Armand : Vous voulez dire que tout ce temps et ces ordinateurs dernier cri que vous m’avez réclamé n’ont servi à rien !

- Tenshirock : n’ayez crainte Monsieur Trumman, je vais trouver qui a fait ça… on ne me résiste pas !

- Cindy : Au fait ! Elle est passé où barbie tueuse en série ?

- Armand : qui ça ?

- Caleb : je crois qu’elle parle de Mai An…

- Tenshirock : Aucune idée, elle était là il y a peu…

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 01 février - 17:41

Hôpital Georges Pompidou

La jolie jeune femme en blouse d’aide-soignante se pencha au-dessus du patient pour redresser ses oreillers. Le brigadier-chef Geniet put enfin lire l’intégralité de son badge : « Marie-Anne Nya » avant de loucher dans le décolleté plongeant que le col de la blouse présentait à ses yeux.
La douleur provoquée par l’émoi naturel qu’une telle vue provoquait à son corps manqua de le faire défaillir.
Sa tortionnaire s’était particulièrement appliquée à faire de cette zone sensible l’un des pires épicentres de ses multiples douleurs.

Son voisin de chambre venait juste de sortir du coma, mais semblait ne réagir à aucun stimulus, se contentant de fixer le plafond.

L’arrivé du médecin détourna son attention des appâts que la belle aide-soignante avait innocemment mis sous son nez.

- Docteur No : Ah ! Monsieur… Geniet. Les dernières radios sont encourageantes ! Nous allons pouvoir améliorer votre confort en vous retirant ce vilain tube ! En revanche ne forcez surtout pas pour parler une fois qu’il sera ôté : Votre mâchoire reste fracturée et cela risque de faire très mal. Ne bougez pas un instant.

L’aide-soignante maintint sa tête, avec une force nettement supérieure à ce que sa fine silhouette pouvait laisser présager, pendant que le praticien tirait en un geste sûr le tube qui avait permis son alimentation.
L’expérience fut extrêmement désagréable, et la toux qu’il ne put retenir mis le feu à toutes ses côtes fracturées, l'atroce souffrance le plongeant momentanément dans l’inconscience.

Il fit un horrible cauchemar pendant les quelques dizaines de minutes qui lui furent nécessaires avant d’émerger :
Comme s’il était doté d’un genre de lunette à infrarouge, il voyait en négatif son bourreau en talon aiguille, en train d’échanger avec un sinistre personnage en costume du 19ème siècle, près du lit d’Auguste Titan.
L’homme mystérieux expliquait avec satisfaction que le lavage complet du cerveau de ce dernier avait peut-être été trop poussé et qu’il resterait à vie un légume, ce qui était satisfaisant du point de vue de la discrétion nécessaire qui s’imposait.
La jeune femme acquiesçait en donnant du « maître » à son interlocuteur toutes les deux phrases et en s’excusant d’avoir effectivement « oblitéré cet esprit limité » par excès de zèle.
Lorsque les deux monstres à apparence humaine tournèrent leur attention vers lui, les yeux de glace de la femme et ceux incendiaires de l’homme derrière son monocle le paralysèrent. L’homme demanda pourquoi celui-ci était resté en éveil, ce à quoi la femme répondit qu’elle avait besoin de s’amuser un peu depuis qu’elle était confinée la moitié du temps dans cette horrible tour… Torturer cet esprit simple en le rendant totalement paranoïaque et schizophrène était une distraction bienvenue pour lui faire oublier un semi-échec sentimental…
L’homme lui confirma alors que les preuves nécessaires avaient été mises en place dans la surfaceuse et que les autorités étaient en train de classer le dossier en accident. La femme demanda la permission d’aller modifier les fichiers des compagnies d’assurance pour rendre la situation inextricable pendant plusieurs mois, histoire de faire aussi souffrir son sujet d’expérience aussi sur un plan administratif.
L’homme approuva dans un rire, dévoilant un véritable incendie au fond de sa bouche, comme si son enveloppe corporelle était emplie de lave et de feu.




Dans un salon – endroit inconnu

Les stores à lamelle laissaient filtrer la lumière du soleil couchant qui se reflétait dans la petite flaque de condensation laissé sur le plateau verni blanc de la table basse par les glaçons flottants dans un liquide ambré dans un verre en cristal taillé. Une paire de basket s’appuyait à côté. Plusieurs bouteilles vidées de leur contenu complétaient le tableau.

Face à face, vautrés dans un fauteuil de cuir marron et un canapé assorti, les deux amis souriaient de l’air niais de celui qui a trop bu et fait semblant d’être concentré.

Ami 1 : Et ben moi j’te l’dis que c’t’ange qui t’as lu c’t’histoire, ben elle t’a sapé ton (burp) insse … insse… ins(hips)piration

Ami 2 : Tu, tu l’as dit ! (broolll) et même que… elle a dit qu’le yaoï de c’t’énergumène, ben il était bien…

Ami 1 : elle a dit ça !

Ami 2 : ouaip ! Elle a même dit que j’devrais m’en inss… p**** c’est quoi le mooooooooooot… Ah, m’inspirer ! Chuis pas une tarl… hic ! L’ôt’ pour qui kelmapris !

Ami 1 : Trooooop cruellllllllleeeeeeeuuuuu ! (remettant du rhum 15 ans d’Age dans le verre de sons vis-à-vis) Bah j’ten remets un ptit pour t’consoler… avec modération ! Héhéhé

Ami 2 : vi ! modération ! Y vont voir l’ange ma modération… hips ! Toi, t’es mon nammmmmmmmmiiiiii hihihihihi


Tour de la CC Corporation

Après avoir passé plusieurs heures encore à assurer le transfert des données et l’effacement de toute trace avec l’équipe des pirates informatiques, Jean-Kévin put enfin faire une pause.

- Clara : Bien messieurs ! Mission accomplie, je suis fière de vous tous, même si nous avons frôlé la catastrophe.

- JKC : vous savez Mademoiselle, ce que vous faites est une infraction à la loi et vous m’avez contraint à être complice de votre crime. Je refuse désormais toute collaboration avec vous !

- Clara (tapotant la tête de Jean Kévin) : Je vous pardonne votre maladroite remarque car vous avez prouvé votre utilité… MAXENCE !

- Maxence : Oui Mademoiselle Brunelle ?

- Clara : le dossier je vous prie !

- Maxence : Voilà, voilà !

Le jeune homme posa un dossier devant jean Kévin et l’ouvrit sur une série de photos prises au téléobjectif. Il vit sa sœur en gros plan alors qu’elle sortait ou entrait chez elle, et même une où elle enlaçait son pompier…

- Clara : Vous faites partie de l’équipe Jean Kévin, si vous en sortez, elle aussi dégage… Me suis-je bien fait comprendre… ?

- JKC : Mais…

- Clara : nous avons les moyens et vous le savez ! Et dites-vous, si cela peut vous aider que ceux que nous attaquons sont bien pires que nous : ils vénèrent le mal sous toutes ses formes. Nous sommes là pour… soigner le mal par le mal.

- JKC : Mais…

- Clara : silence maintenant, vous me fatiguez. Maxence, il est à vous !

- Maxence (passant la tête par la porte) : Déborah ! Très chère ! venez vite, sans votre aide je ne sais si je serai à la hauteur de la tâche que Mademoiselle Brunelle me confie !

- Déborah (déboulant dans la pièce en se dandinant) : Ooooh mais c’est ce malheureux individuuuu ! Quel Chalenge ! Allons mon ami ! ne restez pas scot’ché comme ça dans votre fauteuiiiil ! Venez vite faire des essayyyaaaagggggeeeees !

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 04 février - 11:57

Morbihan.


Valk serra fort Lili dans ses bras. La pauvre était bouleversée ! Elle venait d’échanger pendant une demi-heure avec le lieutenant Six par téléphone à propos de son frère disparu. Quand il avait entendu ça, il avait appelé Marius qui lui avait tout confirmer. Après était venus les appels d’Alexandra et de Joséphine. Elle avait de la chance d’avoir des soutiens pareils.

Pour lui changer les idées, il lui proposa une ballade dans la lande. Cela avait le don d’éclaircir les idées. La vue sur la bruyère avait un effet apaisant. Les jeunes gens sortirent de la maison et partirent vers la sortie du village et le chemin de grande randonnée sans remarquer l’homme en complet sombre qui leur emboitait le pas plusieurs dizaines de mètres derrières, pressant le bouton de son oreillette pour signaler son déplacement.


Olydri :


L’épée issue des forges océaniques trancha le bras du troll berzerk des collines à la hauteur du coude avant de lui balayer le torse, faisant exploser le mob.

Basileia : Yéééé ! Et un de plus !

Pika : GG Basi’

Voix fluette : Bravo maman !

Devant son clavier la jeune femme sursauta en reconnaissant cette voix. dD’un geste vif de sa souris, elle balaya l’écran pour faire pivoter sur place son avatar. Une guerrière arnachée de cuir et de maille la regardait droit dans les yeux… Alexandra devinait sans les voir les grands yeux verts légèrement bridés de celle qui commandait cet avatar.

Basileia (d’une voix chargée en émotion) : Karumiko… c’est toi ?

Karumiko : Oui… je suis de retour !

Basileia (ne retenant pas ses pleurs) : Oh mon Dieu ! Karumiko ! C’est bien toi ! Où… Où…

Karumiko : Je suis me connectée sur le wifi gratuit de l’aéroport… je voulais te faire la surprise en arrivant directement chez toi, mais je n’ai pas pu résister…

Basileia : Tu viens ici ! (Pleurant à grandes eaux) C’est le plus beau jour de ma viiiiieeeeeeeeuuuuuuuuu !

Pika : ça va Basi’ ! On dirait que ton perso a un beug… et salut toi ! Moi c’est Pika

Karumiko : Moi Karumiko, enchantée. Maman ne m’avait pas vu depuis un moment…

Pika : Heu… quand tu dis maman… tu veux dire que…


Tour de la Flander’s


Philippe Saquebien tournait comme un lion en cage. Il n’arrivait toujours pas à remonter la piste qu’il avait perdu. Un gaillard en face était vraiment très fort, et il reconnaissait intérieurement qu’il avait pêcher par excès d’orgueil devant les misérables défenses qu’il avait rencontrées au départ.

L’arrivée d’une mai An rayonnante dans la pièce fit monter son énervement d’un cran.

Mai An : Allons beau pirate… Ne vous fâchez pas contre moi… Asseyez vous un instant. Tututut… pas de discussion !

L’éclair qui traversa les yeux de la jeune femme alerta le hacker sur le fait qu’elle parlait sérieusement. Il se dit que se poser une minute n’allait pas changer grand-chose à la situation. Et si c’était le moyen qu’elle parte plus vite, il n’allait surtout pas la contrarier. Il prit donc un siège et lui tourna le dos, histoire de montrer qu’elle ne lui en imposait pas. Il fut toutefois surpris quand il senti ses mains se poser contre son dos et sur sa nuque. Elle avait une extraordinaire force dans les doigts, qui étaient par ailleurs glaciaux. D’abord tendu à ce contact, il se sentit fondre sous le massage expert de ces mains impeccablement manucurées, les muscles hypercontractés entre ses omoplates se transformant petit à petit en guimauve.

Il se réveilla en sursaut, toujours assis sur sa chaise. Sa montre lui appris qu’il avait dormis plusieurs heures. Nulle trace de Mai-An dans la pièce. Bizarrement, il lui était reconnaissant pour ce moment de paix que ce massage lui avait accordé. Compte tenu de l’heure, le mieux à faire était de rentrer chez lui. Comme il était détendu, il se demanda si ce ne serait pas un bon moment pour tenter de parler à Théodore.


Olydri :


D-us13 le technogräd regarda l’avatar du paladin partir en fumée sous ses yeux. Il soupira un grand coup et marcha vers le cimetière. La Néogicienne avait déjà repopé et marchandait avec un Ardacos ambulant les réparations de son équipement.

Grégoire : ben c’est pas brillant tout ça ! Au niveau 53 vous auriez dû les battre à plate couture !

N'imyëalia : Pfff, désolée… pour être franche j’ai pas trop la tête à ça aujourd’hui, et je pense que David non plus…

Grégoire : au point d’oublier le rolleplay… tu m’étonnes. Ah quand on parle du loup…

Norrig : désolé Greg. J’ai bien foiré en perdant l’aggro.

Grégoire : N'imyëalia m’expliquait que vous aviez la tête ailleurs…

Norrig : Ouais. On a une connaissance qui a de gros problèmes. J’peux pas trop t’en parler ici, mais c’est un pauvre gars qui cumule les tuiles, et là c’est gratiné. Je crois qu’on ferait mieux d’en rester là pour aujourd’hui.

Grégoire : c’est comme vous voulez, je peux pas vous forcer à rester.

Sentant la déception dans la voix de son pote de fac, David enchaîna :

David : En revanche je vais t’amener à ceux que tu voulais rencontrer. Ils viennent de me MP pour savoir si on voulait participer à un champ de bataille avec eux…

N'imyëalia : Quelle bonne idée. Tu verras, ce sont de sacrés cas ! oh, t’as vu le PS… Il semblerait qu’un certain élémentaliste ait explosé le dixième étage ! Elémentaliste de l’Aurore ! On n’est pas sorti des ronces les amis, moi je vous le dis !

Norrig : marrant qu’il ait choisit Lys ! Son côté sombre m’aurait incité à le voir plutôt du côté d’Arkh’en…

Trouvant rapidement un téléporteur, Norrig guida sa sœur et son ami jusqu’à un groupe de membre de l’Empire en grande discussion autour d’un grand mage au visage masqué d’acier.

Jeff : Wahou ! Trop la classe ton stuff chum’ !

Arnaud75 : …

Shi : c’est clair, la classe légendaire ça en impose. Oh Bonjour Norrig et Nimy’

Norrig : Salut les gars !

Yttrium : Hé salut N'imyëalia et Norrig

Arnaud75 : …

N'imyëalia : non, on ne vient pas pour la bagarre. Norrig et moi sommes crevés, on sera bon à rien…

Norrig : Il m’énerve ! … Bon on n’est pas venus les mains vides : je vous présente Grégoire, un pote, alias D-us13, teknogräd de rang un ! D-us, je te présente un échantillon de la Guilde du Stylo Unique… Ils font partie des plus barrés de la bande…

Arnaud75 : …

Grégoire : qu’est-ce qu’il a dit ?

N'imyëalia : bienvenue je crois… et ça va commencer, bonne chance.

L’élémentaliste guida sa petite troupe vers la zone de l’événement. Le regard de Jeff était fixé sur le grand teknogräd.

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 04 février - 12:04

Flander’s Compagny

- Armand : Mais rassurez-vous Monsieur Pottier ! Nous avons en catalogue un tas d’autre prétendants à vous proposer !

- Nadège Pruneau : Monsieur Trumman, c’est la troisième fois cette année que Lord Valdemarne fait défaut aux obligations de son contrat ! Vous comprendrez que mon client ne va pas tolérer ça plus longtemps !

- Armand : Le problème est que cet imb… hum, que Lord Valdemarne s’est fait mordre par son serpent apprivoisé et qu’il est indisponible pendant au minimum trois semaines…

- Henry Pottier : Nadège a raison Monsieur Trumman ! La saison que quidkish est terminée et si je ne trouve pas très rapidement de quoi intéresser la gazette du sorcier, ma quotte auprès des CSP plus va indéniablement faiblir !

- Nadège Pruneau : Et vous avez une obligation de résultat ! Les derniers sbires que vous avez osé envoyer n’ont pas tenu vingt secondes face à un expeliarmus ! Allons-nous encore devoir réclamer une réduction sur le forfait ???

- Armand (l’air paniqué) : Nous… nous allons trouver une solution… HIPPOLYTE !

- Hippolyte (passant une tête en dehors de son bureau) : Oui Monsieur ?

- Armand : Qui avons-nous en stock pour combler l’absence de Lord Valdemarne ?

- Hippolyte : Heu, à part des bras cassés ou des incompétents ?

- Armand : Oui, évidemment !

- Hippolyte : personne…

- Nadège : Oh ! Mais ça va finir en rupture pure et simple ça ! Monsieur Pottier, qu’en pensez vous ?... Monsieur Pottier ?

L’attention du Héros de Poulpelard était entièrement tournée vers l’autre bout du couloir.

- Henry Pottier : Et elle ? C’est qui ?

- Armand : Oh, c’est une recrue récente que nous n’avons pas encore…

- Henry Pottier : Mais c’est une recrue… C’est elle que je veux !

Nadège était paralysée sur place, la mâchoire béante… Elle regardait la magnifique femme en tailleur haute couture avancer vers eux, un dossier dans les bras. Son chemisier laissait deviner une poitrine parfaite et les bas résilles dans des escarpins de créateurs mettaient en valeur ses chevilles fine et ses jambes galbées à la perfection. Pas étonnant que tout ce qui contenait de la testostérone dans un rayon de 500 mètres en reste baba ! Comment la CC avait-elle pu rater un pareil engin !

- Mei-An : Bonjour Madame, bonjour Monsieur. Monsieur Trumman, voici l’audit comptable du service export que vous m’aviez demandé ce matin à mon arrivée… Madame, Monsieur, je vous souhaite une excellente journée.

Henry Pottier, tel le loup de Tex Avery, avait les yeux qui sortait de ses orbites alors qu’il fixait la chute de rein de la belle qui s’en repartait vers son bureau.
Nadège aussi n’en perdait pas une miette : non seulement cette fille était une bombe anatomique, mais en plus elle maîtrisait la comptabilité avec une célérité peu commune !

- Armand : Hum, Monsieur Pottier, je ne voudrais pas me montrer désobligeant, mais Mai An est une jeune femme peu expérimentée en magie et qui ne joue pas dans la même catégorie que vous…

- Henry Pottier : Oh, ce n’est pas grave que je la surclasse… je ne commettrai pas l’erreur d’avec vos derniers sbires trop fragiles. Préparez l’avenant !

- Armand : Mais…

- Nadège : Vous n’oseriez pas aller à l’encontre des désirs d’un client que vous avez déjà déçu Monsieur Trumman ?

- Armand : Non… Très bien, si vous voulez passer dans mon bureau…

Nadège jubilait intérieurement ! Elle allait pouvoir mettre en branle toute la force de la CC pour débaucher cette femme. Elle jeta un coup d’œil curieux à un bureau ouvert dans lequel un homme s’échinait sur un ordinateur dernier cri dénotant avec l’environnement informatique local. Sa jubilation s’accru d’un nouveau cran ! Elle avait non seulement détecté une future recrue pour la CC à débaucher de ce repaire de looser, mais elle avait aussi repéré celui qui devait être à l’origine de l’attaque informatique qui avait manqué de peu de dévoiler le cyber assaut de la CC sur la Flander’s.

Faisant semblant de recevoir un message téléphonique, elle prit discrètement plusieurs clichés du personnage.

Olydri

Les partisans de l’Ordre fuyaient devant les furies conjuguées du Tecknogräd et de l’élémentaliste de l’Aurore. Bien que mineure, la victoire dans cette instance allait donner un coup de pouce considérable à l’Empire : en effet, le contrôle de la zone permettrait de bénéficier d’un bonus à la récolte de ressources rares.

Jeff avait collé aux basques de D-us13 comme un chewing gum à la semelle d’une chaussure. Pouvoir admirer l’un de ces joueurs HL ayant opté pour la technologie s’apparentait à peu de chose près au paradis pour le grand adolescent.

Les trompettes de la victoire raisonnèrent et les vainqueurs hurlèrent leur joie.
D’un geste de la main Arnaud75 félicita l’équipe et les salua, devant se déconnecter tôt. Yttrium et Shi suivirent le mouvement, ayant des cours le lendemain matin.
Quand Grégoire proposa au québécois de l’aider à monter ses niveaux, le jeune joueur faillit s’évanouir de bonheur et accepta avec empressement.

Grégoire était content, il avait pu partager un moment avec ces drôles d’énergumènes de la Guilde du Stylo Unique qui s’avéraient roxer leur poney en bataille. Et avoir un newbie à aider caressait sa fibre paternaliste. Il avait rapidement été ému par Jeff qui démarrait sa carrière de néogicien dans cet univers impitoyable d’Horizon et l’avait immédiatement pris sous son aile.

Après quelques instances rondement menées, Jeff avait pris cinq niveaux et récupéré un stuff digne de ce nom. Remerciant son parrain de circonstance, il se déconnecta et plongea dans les bras de Morphée. Ses rêves furent peuplés d’action plus héroïques les unes que les autres de son nouveau compagnon de jeu… comme dans les comtes, il s’imaginait être la princesse sauvée par le preux chevalier…

Devant la tour Trumman, le soir.

Philippe Saquebien, bien que détendu pour la première fois depuis plusieurs jours, restait frustré de ne pas encore avoir réussi à retrouver la trace de celui qui avait réussi à le berner. Ce type frisait le génie pour l’avoir envoyé chasser les biscottes en Asie !
Cette pensée l’alerta… cela lui disait quelque chose, mais il était bien incapable de deviner quoi… Secouant la tête de dépit, il monta dans sa voiture et pris la direction de son domicile, sans remarquer la Twingo verte qui s’engagea derrière lui sur la chaussée et le suivit tout du long.

Arrivé chez lui, il posa son manteau sur le dossier d’une chaise et avança d’un pas déterminé vers une porte siglée d’une tête de mort interdisant l’accès, la chambre de Théodore.
Au moment où il allait actionner la poignée, il perçu un rire trop aigu pour être celui de son fils. Il plaqua discrètement son oreille au battant…

Pika : Mon petit chou, il va falloir te montrer plus téméraire que cela si tu veux avoir ta récompense !

Théodore : mais, mais… c’est que je n’ai jamais fait ça à une fille avant !

Pika : Huuummmmm ! Voyez-vous ça ! Cela explique ta pudibonderie ! Allez vas-y, laisse-toi aller !

Théodore : Heu, comme ça ?

Pika : Huuuuummmmm Ouiiiiiiiiii, vas-y plus fort ! Comme c’est booooonnnnnnnnn !

Le sang de Philippe Saquebien ne fit qu’un tour et il ouvrit la porte à la volée avant de rester paralysé devant le spectacle qui s’offrait à ses yeux.

Hôpital Georges Pompidou.

La migraine du Brigadier-chef ne passait pas. Dans un demi sommeil perpétuel, il voyait défiler, à travers ses paupières closes, les gens dans la chambre sans parvenir à se débarrasser de l’espèce d’image rémanente qui accompagnait chaque personne, comme si un être plus ou moins lumineux se superposait à chacune d’entre elle, tel un spectre. Comme dans le cauchemar qu’il avait fait plus tôt.

Seul le corps de son voisin semblait échapper à cette règle, aucune silhouette lumineuse ne se superposant à lui. Et ce constat l’effrayait au plus haut point, sans qu’il puisse expliquer pourquoi.

Il paniqua encore plus lorsqu’il devina l’arrivée d’un être dont le double lumineux était plus éblouissant que le soleil ! Se forçant à ouvrir les yeux, il vit un genre de colosse habillé d’un jean blanc et d’un t-shirt assorti entrer et se pencher au-dessus du lit de son voisin.
Fermer les yeux tournés vers cet homme était comme se faire passer les rétines au laser à haute fréquence, tellement il brillait. L’haltérophile passa plusieurs fois ses mains au-dessus du corps d’Auguste Titan avant de pousser un soupir frustré.

- Homme mystérieux (se tournant vers Geniet) : Bonjour Monsieur, je me présente, je suis Dominique. Je sais que vous avez été blessé en même temps que mon client ici présent, enfin presque présent. Mon enquête sur les faits me fait douter de la version officielle : beaucoup trop de choses ne cadrent pas.

- Geniet : Mugnnnn ?

- Dominique : Oh, je vois… vous ne pouvez pas parler… Un instant

L’homme saisit le crane couvert de bandages de Geniet avec une extrême délicatesse. L’instant suivant, le policier revécu dans le détail l’agression dont lui et Titan avaient été victimes.

- Dominique : c’est bien ce que je pensais… Désolé de vous avoir fait revivre ce traumatisme. Prenez soin de vous et surtout ne dites rien de cela à personne ! Je repasserai vous voir quand vous irez mieux et vous aurez des explications, je vous le promets. En attendant montrez-vous très discret : votre agresseur dispose de moyens hors normes et pourrait vouloir venir finir le travail, comme elle l’a fait pour votre collègue. Il est d’ailleurs surprenant qu’elle vous ait laissé en vie tous les deux.

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 04 février - 12:05

- Geniet : Mugllrsopldldlezi !

- Dominique : inutile de vous forcer à parler. Prenez patience. Et permettez que je vous donne un petit coup de pouce…

Les mains de l’homme se mirent à briller légèrement et Geniet senti une douce et agréable chaleur l’envahir. La douleur sourde qu’il ressentait en permanence diminua d’un cran. Soulagé, il sentit ses yeux se fermer pour un sommeil réparateur.
La dernière image qu’il garda fut la silhouette lumineuse de Dominique sortant de la chambre et déployant deux grandes ailes dans son dos…

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 04 février - 13:58

Tour de la CC Corporation

Jean-Kévin commençait à déprimer sérieusement. Rien ne lui avait été épargné jusque-là, et une sorte de sixième sens de la loose lui indiquait que le pire restait à venir.
Engoncé de force dans un costume trois pièces en velours mauve, chemise à jabot vert pomme au col fermé par un lacet rose vif, boots en crocodile jaune aux pieds, le crâne surmonté d’un chapeau melon riquiqui fixé par une pince de couleur orange, il était conduit par ses bourreaux à travers les couloirs en vue de rencontrer « la patronne ». Ces derniers semblaient aux petits soins pour notre malheureux informaticien. Ils l’abandonnèrent devant une porte rococo peinte en laque noire encadrée de deux gorilles patibulaires qui le jaugeait derrière leurs lunettes noires.

La porte s’ouvrit pour laisser sortir un jeune homme dégingandé qui se trémoussait en chantonnant « papillon de lumière ». Une envie irrépressible de danser an rythme saisit Jean Kévin qui aurait emboité le pas au danseur si l’un des cerbères ne l’avait pas retenu par le bras pour l’expédier dans la pièce voisine. Le charme fut immédiatement rompu.

Dans la pièce décorée avec un gout exquis pour qui aime les différentes variantes de rose, une grande table laquée noire entourée de chaises à haut dossier.
Au bout de cette table trônait une femme aux cheveux blonds retenus sous une mantille de dentelle noire qui lui fit signe de s’assoir. A sa droite, la femme qui l’avait torturé lors de son enlèvement, et de l’autre côté une autre femme en tenue plus simple, les cheveux raides, affublée de grosses lunettes en train de faire défiler des photos sur son smartphone à l’attention de sa patronne.

- Nadège : … et comme je vous le disait, voilà le hacker que la Flander’s s’est offerte. Nos bases de données n’ont pas encore identifié qui il était, mais le nom de Tenshirock est revenu plusieurs fois parmi les suspects !

Clara remarqua le sursaut de jean Kévin à l’évocation de la Némésis d’Horizon. Ce dernier était à la fois inquiet et soulagé d’avoir correctement identifier celui qui avait faillit découvrir le pot aux roses.

- Clara : Mon petit Jean Kévin, je vous présente Chantal Connasse, PDG de la CC corporation. Je vois que le nom de ce pirate informatique ne vous est pas inconnu ! Décidément vous êtes plein de surprises…

- CC : Enchantée Monsieur Chwan. Clara ne tarit pas d’éloges à votre égard ! Et il en faut beaucoup pour impressionner mon bras droit ! J’ai hâte d’entendre ce que vous avez à me dire au sujet de ce sinistre personnage qui a cherché à s’en prendre aux intérêts de ma maison.

- JCK : … euh, bonjour Madame… Connasse ?

Le jeune homme coincé ne put se retenir de rougir de honte en prononçant cette épithète qui était aussi le nom de son interlocutrice.

- CC : Appelez moi Chantal, je vous en prie ! Pas de chichi entre nous ! Après tout vous êtes un hôte qui mérite tous nos égards compte tenu du service que vous nous avez rendu !

- Clara : D’ailleurs nous avons une proposition pour vous Monsieur Chwan, du genre de celles qu’on ne refuse pas, tant les bénéfices sont grands par rapport à ce à quoi un refus vous exposerait…

- Nadège : En effet Monsieur, la CC Corporation vous offre le poste de responsable de son service pirat… euh, ressources informatiques. Et comme vous le verrez sur cette proposition de contrat, la rémunération est plus que généreuse !

- Clara : Chantal ne s’entoure que des meilleurs !

- JKC (lisant en travers le document tendu par Nadège) : Mais c’est que je suis déjà employé…

- CC : Démissionnez ! C’est aussi simple que ça !

- JKC : mais Neuropa…

- Clara : Dois-je me montrer plus persuasive mon petit Jean Kévin ? Il serait tellement dommage d’abîmer une aussi belle étoffe que celle que vous portez…

Elle écarta légèrement son pouce et son index, laissant voir un éclair passant entre les deux.
La pomme d’Adam de Jean Kévin fit plusieurs aller-retours sous le regard insistant de Clara. La mort dans l’âme, il saisit le stylo que Nadège lui tendait pour parapher et signer le document.

Chantal Connasse pressa alors une touche sur un clavier encastré dans le guéridon derrière elle.
La porte de la pièce laissa le passage au jeune homme croisé plus tôt qui vint jusqu’à Jean Kévin, se baissa devant lui et lui passa un bracelet électronique à la cheville.

- Clara (chuchotant à l’oreille de Jean Kévin) : Une petite précaution temporaire le temps que vous preniez vos marques ici… N’oubliez pas de me faire passer votre projet de lettre à votre actuel patron… Il serait tellement dommage que la Poste rate cet envoi.

L’air désespéré du jeune homme fit hurler de rire les trois femmes. L’énergumène qui l’avait enchainé partit du ricanement stupide de celui qui n’a pas compris la blague mais ne veut pas que les autres s’en aperçoivent.

Appartement des Saquebien :

Philippe restait interdit : couchée sur le lit de son fils, une jeune femme aux mèches teintées de rose et de bleu, les yeux soulignés de Kohl noir se faisait gratter le dos à travers son t-shirt Winnie Zombie par un Théodore, assis à distance respectable, qui n’en menait manifestement pas large. La tenue de la bénéficiaire de ce grattouillage se complétait d’un pantalon en cuir brillant et d’une paire de Doc Martin’s roses.

Oriane se tourna vers le nouvel arrivant.

- Pika : Oh, bonsoir Monsieur !

- Théodore (sursauttant) : Papa ?

- Tenshirock : mais… que ?

Bondissant du lit la jeune femme tendit une main gantée d’une mitaine à clous à un Philippe Saquebien aux yeux écarquillés.

- Pika : Je me présente, Oriane Drayer. Je suis une amie de Théodore ! Ravie de faire votre connaissance.

- Tenshirock (repérant le clin d’œil d’Oriane sur ces derniers mots) : Bonsoir Mademoiselle. Ravi moi aussi de vous rencontrer et de constater que Théodore peut avoir des interactions sociales en dehors de son temps dans les mondes virtuels. Heu, que faisiez-vous ?

- Théodore : Papa ! Mais… c’est pas ce que tu crois…

- Pika : Oh, Monsieur Saquebien, qu’allez-vous donc imaginer ! On dirait mon oncle ! Incapable de ne pas imaginer le pire en ce qui me concerne ! C’est fou comme vous lui ressemblez là-dessus !

- Tenshirock (estomaqué par le culot d’Oriane) : Non mais… !

- Théodore : Papa ! On travaille sérieusement là !

- Tenshirock : J’ai vu ça oui… tu veux devenir masseur professionnel ?
-
Théodore : Papa ! Fous nous la paix ! Si tu ne peux pas comprendre qu’un enlèvement passe avant tes idées salaces !

- Tenshirock : Hein ?!

- Pika : ne faites pas attention Monsieur, Théodore est un peu perturbé : l’un de ses collègues de travail a été la victime d’un rapt. Je crois qu’il a besoin de calme pour s’en remettre. (Prenant une voix sensuelle) Laissez-moi faire, je pense savoir comment le détendre…

- Théodore (rougissant sous son fard blanc) : Que…

- Tenshirock : quoi ?!

- Pika : Vous êtes lourds les gars… Va falloir vous relaxer un peu et prendre des cours de rattrapage en humour!

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Arnaud75

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RE: Maude et rations
le 04 février - 17:10

Flander’s Compagny

Armand Trumman tournait comme un lion en cage dans son bureau. Trois coups discrets à sa porte le stoppèrent dans son élan. Hippolyte et Cindy entrèrent.

- Armand : Je vais avoir besoin de vous : Pottier a décidé de prendre Mai An comme Némésis de substitution à Lord Valdemarne

- Hippolyte : c’est parfaitement impossible : Mai An ne fait pas dans la magie…

- Cindy : Et… ?

- Armand : Et j’ai accepté.

- Hippolyte : QUOI ??? Mais vous avez perdu la raison !

- Armand : Dites donc, n’oubliez pas à qui vous parlez !

- Hippolyte : Pardon Monsieur… hummm… Mais vous avez perdu la raison Monsieur !

- Cindy : effectivement, ça sonne nettement plus courtois comme ça

- Hippolyte : Merci

- Armand : Bref. Il est impératif que des éléments de confiances soient présents pour éviter tout débordement et la perte accidentelle d’un de nos meilleurs clients !

- Hippolyte : Vous voulez qu’on contrôle la folle ?

- Armand : disons que je souhaite qu’elle sente qu’elle est surveillée et qu’elle ne doit pas dépasser certaines limites…

- Cindy : Heu, elle sait qu’il faut laisser gagner le client à la fin ?

- Armand : J’ai toute confiance en vous pour le lui expliquer. Si vous partez maintenant vous devriez la rattraper à temps : ils se retrouve près du parc de Sceaux, à l’endroit habituel.

- Hippolyte: Oh put*** ! (sortant en courant du bureau) : CAAAALLLLLEEEEBBBBBB !!!!


Appartement des Sylvian :


Joséphine et David avaient éclusé leur stock de crackers apéro et ne trouvaient rien à regarder dans la DVDthèque. Souhaitant prendre des nouvelles, la jeune fille prit son mobile.

- Lili : Allo ?

- N'imyëalia : salut, c’est Joséphine. As-tu des nouvelles ?

- Lili : non aucune.

- N'imyëalia : c’est quoi ce bruit derrière ?

- Lili : le vent ma choute ! On est en train de rentrer d’une très longue ballade avec Valk.

- N'imyëalia : comment va le beau gosse ?

- Lili : je t’avoue que sans son soutien je serai en train de chialer sous ma couverture !

- N'imyëalia : pour être tout à fait franche, David et moi sommes aussi marqués. Quelle histoire !

- Lili : je suis aussi… Hé ! Mais …qui êtes-vous ? Lachez-moi ! (PAN !) Non ! VALK ! NOOOOOOONNNNNN – tuuuuu tuuuuu tuuuu tuuuuu

- N'imyëalia : Lili ? LILI ! LILI ! Réponds-moi !...

- Norrig : que se passe t’il ?

- N'imyëalia : je crois qu’elle a été agressée !

- Norrig : Quoi ?

- N'imyëalia : je crois… non, j’en suis sure ! Il y a eu un coup de feu !

- Norrig : j’appelle les flics !

Hôpital Georges Pompidou

Geniet faisait un nouveau cauchemar mettant en scène le monstre qui les avait agressés Titant et lui. La furie était là en train d’arracher les entrailles de son voisin pour les manger tout en se moquant de lui. Un rayon lumineux l’aveugla soudain, le tirant de son mauvais rêve dans un violent sursaut.

- Docteur No : Oh pardon Monsieur ! Je ne voulais pas vous faire peur. Vous dormiez tellement bien que je pensais pouvoir vérifier votre reflexe rétinien sans vous réveiller.

- Geniet : …est…ien

- Docteur No : Oh, mais on dirait que… oui, votre mâchoire a nettement dégonflé ! Permettez, ça risque de tirer un peu.

Geniet ferma les yeux par anticipation. Le praticien était habile et ne le malmena qu’un tout petit peu.

- Docteur No : Vous avez cicatrisé à une vitesse hallucinante ! C’est quasi miraculeux ! Attendez un instant.

Allant à la porte il appela :

- Docteur No : Mademoiselle NYA… ? Ah Brigitte… Marie Anne n’est pas là ? Oh, une entrevue qu’elle ne pouvait reporter pour son autre employeur… Bien. Alors je vous charge de faire un bilan complet de Monsieur GENIET : tension, prise de sang, fond de l’œil, électrocardiogramme, etc. la batterie complète. Oui, absolument. Merci Brigitte.

Retournant à son patient :

- Docteur No : On va vous faire quelques examens complémentaires pour comprendre ce qui vous arrive. Rien de bien compliqué, rassurez-vous ! A ce train là vous serez sur pieds dans quelques semaines. Vous êtes très surprenant !

- Geniet : …est-ce…j’ai ?

- Docteur No : qu’avez-vous ? Et bien… des fractures qui se ressoudent dix fois plus vite que ce que la physiologie humaine permet selon les connaissances de la médecine moderne… Je vais vous remettre en sommeil, c’est la meilleure des thérapies dans votre cas. Dormez bien !

Le médecin tripatouilla les perfusions et Geniet se sentit de nouveau partir dans les brumes du sommeil. Il se rendit compte juste avant de sombrer que lorsqu’il avait fermé les yeux un peu plus tôt le « double lumineux » du médecin lui avait apparu étrange, comme confiné...



Édité le 04 février - 17:18 par Arnaud75

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