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NOOB AU POP CON DE TOULOUSE

Conférences, projections, photos et dédicaces sur leur stand
13 et 14 Avril 2019

NOOB A POLYMANGA DE MONTREUX (SUISSE)

L'équipe de Noob sera présente pour des conférences, projections
19 au 22 Avril 2019

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La néogicienne amoureuse ? II

Une possible suite des épisodes précédents
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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 15 mars - 18:45

CHAP 18

Salle blanche

La pièce était entièrement blanche, du sol au plafond. Sa porte d’entrée ne se devinait qu’à l’ombre infinitésimale dessinant l’ouverture, de même que la porte à guichet située en face.
Deux gardes armés en treillis et cagoules blancs se tenaient à deux angles opposés

Une grande silhouette couverte d’un manteau noir traînant jusqu’au sol et encapuchonnée observait par la fente du guichet, tout en caressant le chat gris qu’elle transportait sur ses bras engoncés dans une espèce d’armure métallique.

Une femme de petite taille, aux courts cheveux bruns et frisés, vêtue d’un jean et d’une blouse blanche, se tenait à côté, un épais bloc note en main, tout en rongeant nerveusement le capuchon d’un stylo tenu dans l’autre.

- Maître du mal : Voici donc notre sujet… ? Qu’a-t-il de particulier ?

- Professeure Von Spontz (avec un accent d’Europe de l’est prononcé) : Nous affons constaté une très nette évoluzion du zujet, mein Herr ! A zon arrivée il était catatonique… Maintenant il zemble répéter en boucle la même phraze… Une hiztoire de mazque déforeur de monde… Arrh, et zes chefeux sont defenus tout blancs il y a une heure ! Je n’affais jamais fu za !

- Maître du mal (se frappant le front de la main ne tenant pas le chat) : Eglantine… vous ai-je déjà dit à quel point votre imitation du docteur Follamour était mauvaise ?

- Professeure Von Spontz (avec un parler gouailleur à la Arletty) : Pfff, si on peut plus rigoler un peu… Bref, les symptomes sont surprenants. J’ai vérifié, Bones et Sinclar n’ont jamais provoqués ce type de réaction jusqu’à présent. Ça ressemble plus à une forme de stress post traumatique du genre pelade, mèche blanche, etc… mais en accéléré. Il a dû subir une expérience traumatisante.

- Maître du Mal : son délire semble confirmer le rapport de Sinclar et Bones. Ils ont indiqué que le sujet aurait regardé le ciel et hurlé les mêmes élucubrations…

- Professeure Von Spontz : en tout état de cause, il n’y aura rien à en tirer tant qu’il sera dans cet état là… Je propose qu’on le sédate… un repos forcé devrait le sortir de sa transe délirante.

- Maître du Mal : (frappant le mur du poing, y imprimant la trace de ses phalanges gantées d’acier) C’est très contrariant ! Bon, faites au mieux, mais faites vite ! Le jour prophétisé approche et ce type en est la clé !

- Professeur Von Spontz : à vos ordre Maître !

Une fois le sinistre personnage sorti, elle jeta à son tour un œil par le judas.
Dans la petite pièce capitonée, engoncé dans une camisole de force, ce qui était manifestement un être humain se tortillait au sol en laissant de grandes trainées de salive et de larmes mélangées. Un instant son visage ravagée par une incoercible panique se tendit vers l’observatrice…

- Geniet : Il… va… venir… tout… dévorer… Il… est… tout… proche…


Hôpital Georges Pompidou


Mlle Scarlett sentait les assauts de la fatigue depuis plusieurs heures. Malgré tout, elle avait continué à tendre les instruments au jeune interne qui se concentrait sur la jeune femme endormie sur la table d’opération.
Une sixième balle tinta dans la cuvette en inox posée à côté du champ opératoire.

- Nox : Je crois qu’on a eu la dernière ! Je finis de cautériser les capillaires… voilà et on va pouvoir refermer. Une aiguille de 6 s’il vous plait.

Comme un robot, la jeune femme lui passa sans un mot le matériel de suture.

- Nox : Hé bien ! Voilà qui est fait. Retournons là pour vérifier qu’il n’y ait pas une autre plaie dans le dos…

A quelques mètres de là, dans le bloc voisin, le Docteur No extrayait lui aussi quelques grammes de plomb à quelques millimètres du rein de cette étrange femme aux prothèses mécaniques.
A ses côtés, totalement imperturbable, Mademoiselle Nya passait scalpels, clamps et autre gaze à l’inépuisable chirurgien.

- Dr No : Ah, très chère, je préfère quand même les patients qui n’arrachent pas les écrans des murs et qui n’essaye pas de me dévorer l’épaule…

- Mlle Nya : Il est vrai que ce démon nous a donné du fil à retordre !

- Dr No : Mais qu’est-ce qui leur a pris de laisser une telle entité envahir le corps d’une gamine ?

- Mlle Nya : Je pense plutôt que c’est l’inverse…

- Dr No : Comment ça ?

- Mlle Nya : Ah c’est vrai, vous n’étiez pas en salle de réa après l’opération ! Ce Yokaï… c’est la gamine de l’autre jour dans le parking !

- Dr No : Quoi ? La petite boule de fourrure qui avait fini sous un scooter avant que la foldingue ne tente de me trucider à coup d’extincteur ?

- Mlle Nya : la « foldingue » comme vous dites est en ce moment dans l’autre bloc…

- Dr No : Mais pourquoi faut-il que tous ces tarés de super héros et super vilains viennent régler leurs comptes dans mon hôpital ? Ah, ça y’est, je l’ai ! Vite une compresse… merci ! Cette femme est extraordinaire !

- Mlle Nya : Laquelle ? Le renard, la serial killeuse aux extincteurs où celle-là ?

- Dr No : notre patiente actuelle… ses prothèses relèvent d’une ingénierie qui dépassent la simple médecine… Faudra trouver un expert pour les réparer correctement… Mais il est vraiment surprenant qu’elle ait tenu bon avec tout ce qu’elle a pris… Les humains ne cesseront jamais de me surprendre ! Un clamp… là… aspiration… voilà. Bon, une greffe de rate évitée, une !

- Mlle Nya : au fait, avec tout ça j’ai complètement oublié de vous demander comment c’était passé…

- Dr No : Comme d’habitude. Et la réunion qui a suivit a levé les mêmes protestations des mêmes intervenants… Dominique m’a rapporté que ça avait crisé là-haut… et que son boss a dû intervenir en personne… Ah ah ah, j’aurais aimé être une petite souris pour voir la tronche du barbu sortir de sa retraite silencieuse pour rappeler à l’ordre ses sous-fifres. Aspiration… merci.

- Mlle Nya : Fil de 5 ou fil de 6 ?

- Dr No : je vous laisse le choix des armes très chère…

- Mlle Nya : je… je peux ?

- Dr No : vous commencez officiellement votre internat dans quinze jours et en savez déjà plus que toute la faculté de médecine réunie… Et voilà ! le dernier trou est nettoyé ! Elle va pouvoir rejoindre les autres… Allez-y.

Mlle Nya, une lueur de plaisir dans les yeux caressa très délicatement la peau à vif autour de la chair déchirée par la plaie qu’une balle de 9 mm avait provoquée. La sensation au bout de ses doigts gantés de latex quand l’aiguille pénétra l’épiderme manqua de la faire frissonner.
Elle prit tout son temps pour suturer chacune des dix sept plaies qui dessinaient comme une constellation dans le dos de cette superbe femme dont les membres avaient été remplacés par du métal et du cuir savamment entrelacés et capables de reproduire tout ce que des membres naturels faisaient, et même plus. Elle laissa sa main s'attarder au bas du dos, se mordant la lèvre, une étrange chaleur dans l'estomac... Comme le docteur avait du en profiter... enfoncer sa lame acérée dans cette chair sans défense, sentir le sang chaud couler au bout de ses doigts... Elle secoua la tête pour chasser ses pensées

Le résultat de ses travaux de coutures aurait été digne de figurer dans des manuels d’enseignement, au risque de se voir taxer de photomontages. Le hochement de tête admiratif de son mentor qui l’avait observée avec attention fit monter le rose à ses joues.

- Dr No : Bravo pour ce travail. Amenez là avec les autres. Je vais allez jeter un coup d’œil aux prouesses de notre jeune poulain à côté et m’occuperait de la gouvernante ensuite.

Mlle Nya approcha un brancard et le Dr No y transféra sans aucun effort le corps endormi de Sam avant de passer dans le petit vestibule de préparation pour changer de tenue chirurgicale.
Il jeta au passage un regard désolé sur son beau costume en tweed que le démon noir avait réduit en charpie plus tôt dans la soirée.

Enfin équipé de neuf, il poussa la porte du deuxième bloc à la seconde où l’alarme de l'électrocardiogramme se mit à hurler alors qu’une flaque de sang s’épanchait soudain de part et d’autre du tissu vert du champ opératoire.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
lundi, à 12:43

CHAP 19

Hôpital Georges Pompidou

Myss Lyli restait assise dans le fauteuil recouvert de « cuir de sky » de la chambre isolée dans laquelle le personnel médical avait rangé le lit renforcé sur lequel était étendue, totalement entravée, la haute silhouette d’une créature noire comme le charbon.

La jeune soubrette caressa machinalement le bandage immaculé qui ceignait son épaule. Le jeune interne qui l’avait recousue beaucoup plus tôt cette nuit là avait fait un travail d’orfèvre. La fatigue et les analgésiques firent dériver ses pensées : ce type devait être un as de la broderie ! L’image de ce jeune médecin, canevas et aiguille en main lui arracha un minuscule sourire, vite effacé par les souvenirs du drame.
Elle ressentait dans ses tripes que tout ne se passait pas bien pour les deux jeunes femmes qui étaient encore entre la vie et la mort entre les mains des chirurgiens. Les commandos du WZP avaient tenté de la rassurer : « ce service spécifique du plus grand hôpital de paris est spécialement équipé pour s’occuper spécialement des gens spéciaux »… Ces répétions dans la bouche du sergent qui l’avait escortée jusqu’à l’hélicoptère avait réveillé ses instincts d’institutrice, lui donnant l’envie de lui passer la bouche au savon. Après, de la part d’un membre d’un commando « spécial » …

Voilà qu’elle se laissait une fois de plus aller. Alors que Mademoiselle Samantha était dans une situation critique !

Son regard s’égara sur le monstre alité devant elle. Elle n’en revenait pas de la transformation de cette jeune fille… d’accord elle avait un sacré caractère, mais comment un corps aussi frêle pouvait-il abriter une telle créature ? Elle était pourtant persuadée, depuis qu’elle faisait partie du WZP, que la transformation était soumise à un genre de règle de conservation des masses… Les quelques garous qu’elles avait pu rencontrer obéissaient tous à cette loi physique.

Elle avait peur… peur que cette gamine n’ait disparue au profit du monstre qui sommeillait en elle. Tempo serait si triste si c’était le cas.

Un grattement à la porte la fit sursauter. La magnifique aide-soignante qui avait accompagné ce docteur si étrange…

- Mlle Nya (chuchotant) : Pardon de vous déranger, vous pouvez venir un instant dans le couloir ?

Myss Lyli s’exécuta, avide d’avoir des nouvelles. Une fois dans le couloir, elle ressentit une fois encore cette étrange sensation, mais dans une moindre mesure, de danger couvant sous la roche en se retrouvant face à la femme en blouse de chirurgie.

- Mlle Nya : Voilà, l’opération s’est bien passée, même si elle a été plus longue que prévue compte tenu des dispositions spéciales de la patiente. Nous avons été contraints de lui administrer plusieurs transfusions, et nous ne pouvons pas grand-chose pour ses prothèses abîmées. Le docteur No a extrait plus de quarante deux projectiles de sons corps et de ses membres artificiels. Si vous croyez en un Dieu quelconque, pensez à lui adresser une petite prière pour le remercier. Aucun autre praticien à ma connaissance n’aurait été capable d’un tel résultat. Vous ne pouvez malheureusement pas la voir tout de suite… elle doit rester en réa encore quelques heures.

- Myss Lyli (laissant librement couler ses larmes) : Oh, merci ! merci mille fois ! Et pour l’autre demoiselle ?

- Mlle Nya : Je n’ai pas de nouvelle. Elle est encore au bloc avec le docteur Nox, et le docteur No vient de les rejoindre pour…

Un petit boîtier à la ceinture de l’aide-soignante se mit à biper avec insistance, clignotant d’une lugubre lumière pourpre.

- Mlle Nya : Excusez-moi, mais l’hélicoptère qui vous avait amenée vient de se poser de nouveau… il semblerait qu’il y ait encore une victime de cette boucherie qui respire encore…

- Myss Lyli : mais… qui cela peut-il être ?

- Mlle Nya : aucune idée, nous verrons bien. Essayez de vous reposer : votre protégée ne sera pas réveillée avant plusieurs heures (regardant l’épaule bandée avec insistance) et le manque de sommeil est contre-indiqué quand on veut guérir vite.

Myss Lyli regarda la jeune femme s’éloigner d’un pas énergique avant de se retourner pour pousser la porte de la créature convalescente. Elle se laissa tomber dans le fauteuil avec un soupir résigné. Elle se redressa soudain : deux yeux d’or liquide la dévisageaient depuis le lit…


Salle blanche :


Von Spontz faisait les cent pas sous le regard totalement inexpressif des deux gardes immobiles. La scientifique se sentait frustrée… On lui avait promis un cas particulièrement intéressant, et elle se retrouvait avec une caricature d’humain en pleine crise d’angoisse. Le sédatif qu’elle lui avait fait injecter n’allait pas tarder à cesser de faire effet, et elle rongeait son frein en attendant.

Qu’est-ce que le Maître pouvait attendre de cette loque ? Il y avait bien cette histoire de prophétie dont il leur rebattait les oreilles depuis qu’il avait appris l’existence de ce nouveau mutant humain dont les pouvoirs seraient en mesure de… Ah, c’est là qu’elle avait décroché… les monologues de son patron la rendait chèvre ! Comment un homme aussi brillant pouvait-il tomber ainsi dans la caricature du méchant mégalomane de série B ? Ah oui, ces histoires de brouilleur et tout et tout…
Personnellement elle se fichait comme de sa première éprouvette de tout ce pataquès autour du « Secret » : tant qu’on lui mettait un laboratoire et un sujet à étudier, elle était la plus heureuse des femmes !

Pour la soixantième fois depuis une heure, elle fusilla l’homme couché en chien de fusil de l’autre côté de la porte à guichet. Elle surprit un sursaut de la carcasse…

- Professeure Von Spontz : Messieurs ! Le sujet se réveille… Installez le dans le fauteuil à côté.

Laissant les sbires s’occuper de ramasser Geniet, elle ouvrit en grand la seconde porte donnant dans l’une de ses salles d’étude au centre de laquelle trônait un siège qui ferait se pâmer le plus sadique des dentistes.

Quelques instants plus tard, un Geniet encore groggy était savamment ficeler au siège par de multiples lanières en épais tissus synthétique. Une douche glacée, fournie avec abondance par l’un des sbires en blanc, sortit le policier convalescent de la torpeur chimique qui lui avait été imposée. Il prit rapidement conscience de sa situation, remarquant au passage les buses d’évacuation au sol qui cernait le pied du fauteuil.

- Professeure Von Spontz (reprenant son accent caricatural) : Arrrh Je fois que fous afez remarquer l’ingénieux dispositif d’effacuation des fluides que j’ai infenté ! Comme fous poufez le constater, nous afons les moyens de fous faire parler !

- Geniet (encore interloqué) : Heu… Dr Follamour ?

- Professeure Von Spontz (reprenant sa voix normale) : Pfff, pourquoi faut-il que vous me gâchiez tous mes moments ! Bon, simplifiez vous l’existence et facilitez-moi les choses : répondez à toutes mes questions sans tenter de me baratiner et vous vous éviterez tout un tas de désagréments…

Le bip d’une machine sur une paillasse voisine interrompit la scientifique.

- Professeure Von Spontz : un instant… (l’air déçu) Ah… rien de particulier dans votre sang, ni dans votre salive ou votre bile… Un peu trop d’acidité dans l’estomac… compréhensible avec les traumatismes… (revenant vers son « sujet ») Mais alors, si vous êtes si normal, à quoi servez-vous ?

- Geniet : A quoi ? Mais je ne comprends rien ? Qui êtes-vous ? Que fais-je…

- Professeure Von Spontz (giflant Geniet) : ta gueule, c’est moi qui pose les questions !

- Geniet : mais…

- Professeure Von Spontz (réitérant la giffle) : tu comprends le français ?

- Geniet : libérez-moi immédiatement, je suis officier de police et…

La femme en blouse blanche saisit un instrument posé sur un présentoir idéalement situé à côté d’elle et le planta violemment dans la cuisse de Geniet qui hurla de douleur.

- Professeure Von Spontz (reliant un câble à l’aiguille plantée) : alors voilà le deal : tu fais autre chose que ce que je t’ordonne de faire, je branche cette sonde sur le 220 et j‘envoie le jus…

Habitués des lieux, les deux gardes sortirent des bouchons d’oreilles de la poche de poitrine de leur treillis blanc.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
lundi, à 13:12

Hôpital Georges Pompidou.

Zazoit ouvrit un œil et frotta les restes de miettes de sommeil qui avaient maintenu ses paupières closes jusque-là. Il sentait avec précision chacun des os fracturés de son corps et les tiraillements des multiples greffes de peau. Sans trop savoir pourquoi ni comment, il n’en revenait pas d’être encore de ce monde après la série d’incident dont ils avaient été victime son colloc’ et lui.
Il ne se souvenait que de peu de chose, mais avait dans l’idée que quelque part la folle du 3è devait y être pour quelque chose. Il y’avait aussi un vague visage de femme avec de grosses lunettes de soleil à monture blanche… secouant doucement la tête, il s’efforça de chasser ces restes de cauchemars de sa tête.

Il s’apprêtait à sonner une infirmière quand la porte de la chambre claqua contre le mur. Un homme portant une charlotte sur la tête, des gants en latex blanc, un masque et une tenue chirurgicale complète, le tout couvert d’éclaboussures de sang frais entra comme une tornade, accompagné de deux superbes infirmières. L’une d’elle tendit le doigt vers lui.

- Mlle Nya : c’est celui-là.

- Nox : Allons-y alors, le Docteur No ne pourra pas tenir seul éternellement en bas.

- Félix Zazoit : Mais, que, quoi ?

- Mlle Nya : Rien jeune homme, pour la première fois de votre existence sans doute vous allez être réellement utile !

- Nox : allez-y, sédatez le

- Félix Zazoit : hé mais ! Que… Hé que faites-vous ?

- Mlle Scarlett : Avons-nous bien le droit…

- Mlle Nya : Non, mais qui s’en rendra compte… Après tout ce type aurait dû mourir sons son cumulus…

- Mlle ZScarlett : mais la déontologie…

- Nox : c’est vrai ça… No nous dit de…

- Mlle Nya : Obeissez sans discuter comme de bons petits soldats pour le moment, le chef vous expliquera tout après…

- Félix Zazoit (commençant à perdre conscience) : laissez-moi… tranqui.

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
mardi, à 14:37

CHAP 20

Hôpital Georges Pompidou.

Haine… Rage… Envie de déchirer la chair de l’ennemi… sang, trop de sang… la douleur… le cœur brisé… Rage ! Douleur ! Raaaaaagggggggeeeeeeee !!!



Immobile ! Ne pas rester immobile ! Bouger, frapper ! Mordre ! Griffeeeeeerrrrr ! Immobile ? Pourquoi immobile ? Entraves ? Qui ? Qui ose entraver ? Rage !



Là ! Ennemi ? Immobile… non, pas ennemi ! Bonne odeur de… fleurs ? Quoi fleurs ? Immobile… Rage ? Pas ennemi… Lassitude… Peur ? Pas peur… mais… triste ? Larmes ?

A quelques pas du lit sur lequel la créature au corps noir comme la suie avait été attachée, Myss Lyli observait immobile ses mouvements désordonnés. Elle craignait que le monstre n’arrache ses entraves et lui saute dessus. Les entailles causées par les griffes au matelas et aux montant métalliques du lit témoignaient de la force et de la violence dont il était capable. Quand le calme revint, elle resta dans l’expectative : elle n’osait approcher…

Les larmes coulant soudain des yeux de la bête firent basculer les choses, et la gouvernante dévouée se précipita alors pour saisir la grande silhouette étendue dans ses bras, s’allongeant à moitié sur elle pour lui apporter la chaleur et la consolation d’un contact amical et compatissant.

Elle ne sursauta pas en entendant le claquement des cordages qui maintenaient les poignets du monstre, ni quand les deux bras musclés aux mains griffues se rejoignirent dans son dos.
Elle continua à serrer ce grand corps qui tremblait sous les sanglots.
Puis elle sentit que petit à petit le monstre perdait du volume, et c’est une adolescente en pleurs qui, enfin, put hurler sa détresse au monde.

Myss Lyli sentit sans le voir que le garde du WZP, qui se tenait dans le couloir au cas où le démon noir serait devenu dangereux, avait dû passer la tête par la porte pour voir de quoi il pouvait retourner et l’avait refermée tout doucement.


Immeuble ultramoderne en région parisienne

Le chat ronronna de plaisir quand le gant d’acier commença à le gratouiller juste entre les deux oreilles. Le fauteuil retourné par rapport à la grande table de réunion permettait à son occupant de contempler la vue imprenable sur les monuments de la capitale. Un raclement de gorge dans la pièce arrêta une seconde le mouvement de la main.

- Maître du mal : Hum… j’espère que cette fois ci vous avez du nouveau Professeure…

- Professeure Von Spontz : Oui Maître, le sujet a finit par reprendre conscience et, avec l’incitation adéquate, a fini par cracher tout ce qu’il savait.

- Maître du mal : mais encore… ?

- Professeure Von Spontz : ma conclusion est qu’il n’est qu’un sous-fifre de la faction adverse qu’il n’a rejoint que très peu de temps. Son éveil est très récent.

- Maître du mal : Et à part des choses que nous connaissons déjà ?

- Professeure Von Spontz : sa marraine dans le milieu est elle aussi une jeune recrue qui peut se changer en renard… et manifestement aussi en démon noir s’il faut en croire ses dires et les rapports de la mission d’extraction. Les autres membres du WZP présents sur les lieux sont déjà connus et aucune information supplémentaire les concernant n’a pu être donnée par le sujet.

- Maître du mal : et son pouvoir ?

- Professeure Von Spontz : c’est un auspex bas de gamme à priori, sauf qu’il a été capable dans le feu de l’action de détecter une activité paranormale dans une autre galaxie : une portée inégalée pour un tel pouvoir ! Nos propres auspex n’ont pas été capable de voir ce phénomène alors que leurs pouvoirs semblent nettement supérieurs à celui du sujet… c’est très surprenant et nécessite d’être étudié plus en profondeur… Les quelques tests que j’ai pu pratiquer avec certains membres de notre communauté me poussent à dire qu’il serait capable de retrouver une aura qu’il a déjà vue à très grande distance lors de l’utilisation d’un pouvoir… mais ça ne marche pas dans tous les cas… Je crains l’influence d’un facteur émotionnel.

- Maître du mal : quelle activité paranormale ?

- Professeure Von Spontz : la disparition d’une étoile et de l’ensemble de ses satellites sans apparition d’un trou noir…

- Maître du mal : comme dans le 42ème verset ?

- Professeure Von Spontz : je n’avais pas pensé à cette interprétation…

- Maître du mal (récitant sur un ton doctoral) : «La Bête nommera le clairvoyant… et dans l’infini, une lumière s’éteindra, aveuglant le clairvoyant… »

- Professeure Von Spontz : « … le clairvoyant nommera la Fin… La Fin qui dévore le tout » ces inepties de prophètes ! Vous pouvez leur faire dire tout et n’importe quoi…


Sous-sol aseptisé

L’odeur de formol couvrait celles plus désagréables des restes de déchets organiques expulsés par les cadavres rangés en rang d’oignons sur des tables chromées, recouverts d’un drap de coton blanc.

Le bel homme qui supervisait les lieux attendait, la main enfoncée dans l’abdomen d’un corps féminin qui semblait être passé dans un mixeur géant.
Le son d’une course précipitée dans le couloir attenant lui arracha un soupir de soulagement. Deux hommes vigoureux en tenue de secouristes, accompagnés d’une frêle jeune femme en tenue chirurgicale déboula dans la pièce.

- Mashan : Enfin, c’est pas trop tôt !

- Toubib : c’est elle ?

- Mashan : oui, et ma main est totalement engourdie…

- Toubib (saisissant plusieurs outils dans sa sacoche) : à mon ordre vous ôterez le plus vite possible votre bras… mais attendez que mon collègue ait posé la transfusion. A mon top… TOP !

A peine Mashan eut il retirer sa main qu’un geyser de sang frais jaillit de la plaie, rapidement maîtrisé par la médecin, manifestement habitué à ce genre de trauma.

- Toubib : c’est bon, on prend le relais : à l’hélico direct les gars, je fais la paperasse et je vous rattrape. Bon, expliquez moi rapido ce qui s’est passé.

- Mashan : Par le plus grand des hasards, c’est le premier sujet que j’ai examiné suite à l’affaire dont personne n’a voulu me parler. Quand j’ai vu un micro écoulement, j’ai d’abord cru à une poche hémorragique suite aux multiples plaies et bosses… Mais dès que je m’y suis penché, j’ai vu que c’était du sang artériel et que le cœur battait encore… j’ai juste eu le temps de comprimer et de vous appeler.

- Toubib : mais, c’est un membre de l’autre bord ! Vous n’étiez pas obligé…

- Mashan : Une fois au tapis, le « bord » n’a plus de sens. Une vie reste une vie…

- Toubib : pas faux. Moi non plus je n’aurais pas pu me regarder dans la glace si j’avais laissé… bref, je dois y aller. Signez là le bon de transfert… merci. Bon courage avec les autres… et pas de mauvaise surprise comme pour celle-là !

Mashan la salua d’un signe de tête, puis, résigné, il changea de tenue et de gants avant de tirer l’un des chariot à lui… cet homme-là ne bougerait plus : son visage et tout l’arrière de son crâne avait disparu… C’était amusant quelque part… il portait les mêmes chaussures démodées que ce type qui, hier, lessivait cette rolls… son cœur rata un battement.


Hôpital Georges Pompidou.

Nox et Mlle Scarlett étaient en état de choc. Ce dont il venait d’être témoin allait à l’encontre de tous les beaux principes qu’on leur avait inculqués jusque-là…

Tout d’abord ils avaient découvert que leur « patron » était un être d’une froideur sans limite qui n’avait pas hésité une seule seconde à prélever un rein sur un autre de ses patients après l’avoir « anesthésié » d’une grande claque sur la nuque.
Puis ils avaient de nouveau eu confirmation des infinis talents de chirurgien de cet homme dont il regardait avec crainte la silhouette à l’autre bout du bloc lorsqu’il avait réalisé l’impossible avec ledit rein et ce qui restait de la pulpe de celui de la femme allongée sur le billard.

La force herculéenne de celle qu’ils avaient jusqu’à ce jour pris pour une simple collègue parfois un peu asociale lorsqu’elle leur avait interdit la sortie quand ils avaient voulu dénoncer le crime dont ils venaient d’être témoins, ainsi que le regard polaire dont elle les avait gratifiés sur fond de litanie de menace d’infinie souffrances avait été la goutte d’eau… depuis ils se seraient l’un l’autre dans un coin de la pièce.

La voix autoritaire du docteur No força leurs corps à obéir avant même qu’ils aient eu conscience de bouger.

- Dr No : Bon, approchez !

Ils s’arrêtèrent au bord du brancard sur lequel reposait l’involontaire donateur.

- Dr No : maintenant regardez attentivement. J’ai maintenu exprès les pinces pour que vous fassiez votre constat…

Suivant des yeux le doigts tendu vers les entrailles encore béantes, l’interne et l’infirmière écarquillèrent les yeux tout en pâlissant d’un seul coup. Un embryon de rein était en train de repousser assez rapidement là où quelques minutes plus tôt le même organe avait été arraché de force.

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Arnaud75

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mercredi, à 14:28

CHAP 21


Hôpital Georges Pompidou

- Mlle Nya (mimant des guillemets) : bienvenue dans le « vrai » monde

- Nox : mais… mais… comment est-ce possible ?

- Dr No : on appelle ça, dans le petit milieu des initiés dont vous faites maintenant partie, le syndrome Deadpool.

- Mlle Scarlett : c’est… miraculeux !

- Dr No : non, pour les miracles il faudra vous adresser au beau gosse qui vous a tapé dans l’œil l’autre fois

- Mlle Scarlett : Hein ?

- Dr No : Dominique, le type sur les abdos duquel vous louchiez…

- Mlle Scarlett (rougissante) : Mais… je ne vous permets pas !

- Dr No : Oh, je n’ai besoin d’aucune permission en ce bas monde… Bon, la greffe a pris…

- Nox : cela n’explique en rien ce qui se passe ici ! Ni ce dont nous venons d’être témoins !

- Dr No : Et il n’y a pas d’explication scientifique ou médicale, juste des faits… et le premier d’entre eux est que comme Mademoiselle Nya ici présente, vous êtes ce qu’on appelle des incarnations…

- Nox : Quoi ? C’est quoi ce délire ?

- Dr No : Dites-moi mon petit Nox, la nuit, ne faite vous pas de rêves étrangement réalistes durant lesquelles vous accomplissez des taches hors de portée d’un être humain normalement constitué ?
Et Vous Mademoiselle Scarlett, ne ressentez vous pas d’étrange pulsion lorsque des scènes de massacre défilent sur votre écran de télévision ?
L’un de vous deux a-t-il jamais eu de la fièvre ? Une entorse ? Un hématome durant plus d’une journée ?

Les deux jeunes gens se dévisagèrent l’un l’autre avant de hocher négativement la tête.

- Dr No : tenez, regardez ce gars… l’incision pour le prélèvement est déjà totalement refermée… Et à son réveil, il n’aura que l’impression d’avoir fait un mauvais rêve… votre rôle consistera à lui confirmer que c’est bien le cas. Pour en revenir à notre sujet, vous êtes tous deux des êtres à part. Votre rôle est défini depuis le commencement des temps… vous existez tous les deux depuis quelques millions de millénaires, en fait depuis que des poussières en rotation autour d’une étoile se sont accumulées pour faire d’un tas de cailloux une planète. Et vous avez finit par vous incarner physiquement ici… Mlle Nya vous donnera plus de détails, elle est après tout votre « sœur » et vous a préparé la route. D’autres vous rejoindront plus tard, voire beaucoup plus tard… Vous allez devoir attendre très longtemps avant de devoir jouer le rôle pour lequel vous avez été créé. Et donc, quitte à patienter longtemps, autant le faire agréablement !

- Mlle Scarlett : Je, je n’y comprends rien !

- Nox : moi non plus… même si je dois humblement reconnaître que vos paroles font écho en moi…

Mlle Nya passa un bras conciliant autour des épaules de Mlle Scarlett :

- Mlle Nya : Dis-moi ma belle, pourquoi as-tu choisi tout particulièrement un poste en chirurgie ? Les horaires sont atroces, le stress permanent, les médecins à quelques exceptions près des minables incapables de respecter leurs collaboratrices… Et toi Nox ? Pourquoi ce choix ?

- Mlle Scarlett : Bah, le service pour autrui, participer à sauver des vies…

- Mlle Nya : Ne te mens pas à toi-même ! Toutes ces fioritures, c’est bidon et tu le sais ! A toi gamin : pourquoi ?

- Nox : je…

- Mlle Nya : allez, sors tes tripes un peu, sois honnête !

- Nox : Je… c’est atroce ! J’aime découper dans la chair… Y plonger les mains, sentir le sang chaud couler…

- Mlle Nya : et toi ma belle à la chevelure de feu…

- Mlle Scarlett (écarquillant les yeux) : Je… moi aussi… sommes-nous des monstres ? De Dangereux psychopathes ?

- Dr No : Non, absolument pas, sauf si vous choisissez de l’être… C’est juste votre nature. Bon, il est temps de remonter nos deux patients. Le reste des explications vous sera donné par Mlle Nya en salle de repos. Ah, mon bip m’indique que la fournée suivante vient de se poser sur le toit… les explications attendront un peu plus. Gardez notre fournisseur d’organes à portée, au cas où…

Bureaux ultramodernes en région parisienne

Le Maître, dans son grand fauteuil dont le dossier masquait le corps excepté un bras pour les personnes présentes dans la salle, caressait son chat, comme à son habitude, tout en observant dans un écran de contrôle l’homme aux cheveux devenus totalement blancs en une nuit qu’on lui avait amené lavé et habillé d’un jogging blanc.

- Maître du mal : Ah, vous voilà cher hôte… prenez donc place

Les deux sbires en treillis blancs l’assirent de force dans un large siège couvert de cuir blanc.

- Maître du mal : Voyez vous mon ami, je me demande quel est votre rôle dans ce monde…

- Geniet : je ne suis pas votre ami ! Libérez-moi immédiatement !

- Maître du mal : après tout le mal que je me suis donné pour vous récupérer ? Vous n’êtes pas sérieux… Dites moi juste où se cache cette chère Professeure, vous savez, celle qui vous réveillé avec tant d’attention…

Le regard que jeta inconsciemment Geniet vers l’angle droit, derrière lui, en direction des étages inférieurs, confirma au génie du mal qu’il avait là un sacré atout dans sa manche…

- Geniet : comment voulez vous que je le sache ?

- Maître du mal : inutile de chercher à nier votre don mon ami… Votre regard vous a trahis… vous avez des sentiments pour elle…

- Geniet : Quoi ?!

- Maître du mal : Oui, la haine, la colère… je les sens monter en vous… ce sont des sentiments puissants

- Geniet : C’est quoi ce délire à la fin ! Vous m’enlevez, me torturez et maintenant vous me la jouez Dark Vador ?

- Maître du mal : Ah, ce bon vieil Anakin… Quand je pense qu’il apprécie de se taper la permanence la haut…

- Geniet : Hein ? Faut vous faire soigner le ciboulot vieux…

Une claque sur l’arrière du crâne calma le prisonnier.

- Maître du mal : Sachez mon ami, qu’ici seul moi ait pouvoir de vie ou de mort sur mes hôtes… et que ma patience a des limites. Maintenant je vous laisse un choix : servez-moi, comme le prévoit la prophétie, de plein gré, et vous connaîtrez la grandeur. Refusez… de toute façon vous me servirez… Mouhahahahaha ! Ramenez le dans sa cellule.

Sans ménagement, les deux gardes saisirent Geniet chacun par un bras et le traînèrent, ignorant ses cris et protestations.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
hier, à 12:43

Chapitre 22


Hopital Georges Pompidou

Karumiko n’en revenait pas. Alexandra était là, endormi dans le lit voisin, sa poitrine se soulevant et retombant au rythme de sa respiration. Une fois de plus elle tendit la main et fut rassurée par la tiédeur de ce corps qu’elle avait vu tomber, criblé de balle, une mare de sang répandue…
Endormie sur le fauteuil visiteur, Myss Lyli récupérait de sa nuit blanche, emmitouflée dans une couverture en laine polaire toute douce. Un léger filet de bave s’écoulait de la commissure de ses lèvres. Karumiko réfléchissait au fait qu’il lui faudrait remercier cette extraordinaire petite bonne femme qui dans ses pires angoisses s’était dressée là, comme un rocher auquel elle avait pu s’agripper pour ne pas être entrainée dans la tempête.


Un grattement à la porte détourna son attention. Avant même que le visiteur n’entre, elle su de qui il s’agissait, et un peu plus de lumière réchauffa son cœur.

- Karumiko (à voix basse) : Salut papa !

- Tempo (sur le même ton) : Salut ma grande… comme je regrette de n’avoir pas été là !

- Karumiko : comment aurais-tu pu le savoir ?

- Tempo : héhé… je viens pour vous soutenir et c’est toi qui me remontes le moral…

- Karumiko : A ta disposition pour compléter ça avec ma spécialité :[/b] la câlinothérapie renardesque !

- Tempo : peut-être plus tard et à un autre endroit :[/b] pas sur qu’ils apprécient la présence d’animaux dans les chambres des malades…

- Karumiko : Hum… ils ont pourtant l’air habitué à ce que nous sommes…

- Tempo : en parlant de ça, tu veux qu’on en discute ?

- Karumiko : de quoi ?

- Termpo : de ce qui t’est arrivé dans le parc…

- Karumiko : oh, ça… très franchement j’ignore ce qui s’est passé, comment ça s’est passé et pourquoi ça s’est passé… et ça me fait carrément flipper.

- Tempo : si ça peut te rassurer, je me doutais que quelque chose clochait…

- Karumiko : comment ça ?

- Tempo : tous ces tests au wzp, tu t’en souviens ?

- Karumiko : oui…

- Tempo : une des conclusions était que ton plein potentiel était bloqué… je crois que tu as fait sauter le verrou… cette très forte concentration d’émotions violentes a été surement le déclencheur.

- Karumiko : Je n’ai que peu de souvenirs… mais selon les témoignages, je serais devenu un genre de démon complètement taré… je… j’ai peur… je ne contrôle rien !

- Tempo : j’ai fait quelques recherches. Beaucoup de légendes traitent des yokaï :[/b] la plupart les décrivent comme des démons mineurs ou des esprits… certains bénéfiques, d’autres au contraire maléfiques. Les textes ne s’accordent pas. Mais il se trouvent que certains parlent de yokaï supérieurs aux autres… des esprits ou démons d’un calibre supérieur à la puissance immense.

- Karumiko : hum… mais tu ne me dis pas tout…

- Tempo : Toujours aussi perspicace. Ces « démons » sont pour la plupart mauvais, destructeurs…

- Karumiko : oh merd***

- Tempo : j’ai dit la même chose. Mais mon instinct, qui est plutôt bon en la matière, me dit le contraire en ce qui te concerne. Et les éléments recueillis dans le parc prouvent que tu n’as pas massacré tout ce qui t’entourait, mais t’es concentrée sur la protection des blessés auxquels tu tenais. Les démons des légendes auraient tué tout le monde sans distinction…

- Karumiko : en parlant de ça, on fait quoi pour poussin ?

- Tempo : j’en sais rien… ça en discute encore au plus haut niveau… Donnez du pouvoir à un comité… et tout sera dix fois plus long !

- Karumiko : je ne sais pas si je vais pouvoir tenir longtemps ici à ne rien faire… et je ne veux pas quitter maman… (un sanglot) j’ai failli la perdre !

Le grand homme au lunettes violette sera la jeune fille dans ses bras.

- Tempo : chut… là… Et puis tu ne vas pas t’ennuyer :[/b] il y a un nouvel éveillé dont tu vas devoir t’occuper…

- Karumiko : moi ? Mais je n’ai même pas pu m’occuper correctement du premier ! Et puis je ne veux pas m’éloigné je t’ai dit !

- Tempo : tu ne t’éloigneras pas… il est ici, dans cet hôpital… et ta maman lui doit la vie.

- Karumiko : tu veux parler de ce toubib en costume du 19è siècle ?

- Tempo : lui… oh non… il est hors catégorie de toute façon. Les boss m’ont bien expliqué en insistant de ne surtout pas le contrarier de quelque manière que ce soit. Sois prudente avec lui ! Non, il s’agit d’un autre patient.

- Karumiko : Bah, il a sauvé maman ! Je ne peux qu’aimer ce type… ou cette nana ?

- Tempo : c’est un garçon… plus âgé que toi mais moins que ta maman. Il va être mis ce soir en chambre 116 d’après mes informations. Quand tu pourras, vas le voir. Tiens, tu trouveras les infos du centre sur le bonhomme dans cette enveloppe. Je dois malheureusement filer. Salue ta mère quand elle se réveillera. Oh, j’oubliais… j’ai enfin un nouveau portable.

- Karumiko : refais-moi un câlin…

A quelques étages de là

- Nox : pinces… merci

- Dr No : là, regardez… Bon, va falloir récupérer un lobe du foie…

- Mlle Scarlet : mais qu’est-ce qui a pu arriver à cette pauvre femme ? On dirait qu’elle est passé dans un hachoir…

- Mlle Nya : La perforation à la cuisse gauche saigne de nouveau…

- Dr No : quelle poisse ! C’est pas possible :[/b] dès qu’on répare un bout, un autre nous lache…

- Nox : Monsieur, là regardez, sous le poumon gauche… on dirait… j’en sais rien, c’est tout noir et ça bouge !

- Dr No : Oh ! Nox, mon petit, vous êtes un génie ! Mlle Scarlett, passez-moi ce tube en verre.

L’aide-soignante s’exécuta. Elle fut surprise de ne ressentir aucun dégoût lorsque le chirurgien se mit à aspirer l’étrange substance comme s’il vidait le contenu d’un verre à la paille.
Une fois la « chose », qui ressemblait à une boule d’énergie noire en gel, ingurgitée par le Dr No, leur travail devint de plus en plus simple.


- Nox (chuchottant à Mlle Nya) : c’était quoi ?

- Mlle Nya : aucune idée ! C’est la première fois que je vois ça…

- Dr No : c’était une sorte de malédiction. Certaines personnes ont le pouvoir de générer le chaos autour d’elle… j’en connais une en particulier qui est déjà venu foutre le souk ici…

- Mlle Nya : la folle qui a fait sauter le dirigeable ?

- Mlle Scarlett : c’est quoi cette histoire de dirigeable

- Mlle Nya : l’explosion du générateur, tu t’en souviens ?

- Mlle Scarlett : oui ?

- Mlle Nya : c’était pas un générateur…

- Nox : foie prélevé !

- Dr No : c’est parti… allez y Nox

- Nox : merci docteur ! Scarlett ? Les écarteurs…



Édité hier, à 19:34 par Heretoc

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