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La néogicienne amoureuse ? II

Une possible suite des épisodes précédents
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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 09 avril - 17:34

CHAP 34

Chambre d’Alexandra

Une fois la troupe des amis repartie, Alexandra se rendit compte qu’elle avait enfin réellement retrouvé le sourire. Même le timide Jean Kévin était parvenu à lui apporter un peu de ce soleil propre aux amitiés fortes. Petit à petit, elle se laissa dériver vers les bras de Morphée.

Quelques minutes après, la porte de la chambre s’ouvrit pour laisser le passage à Indoril qui se dépêcha de discrètement récupérer ses affaires, les entassant à la va-vite dans son petit sac à dos.
Elle hésita un instant à réveiller Alexandra, puis dans un soupir, quitta les lieux.

Prenant soin d’éviter le regard de quiconque, la jeune femme, l’air de rien, gagna les ascenseurs puis la sortie de l’hôpital pour se diriger vers la station de RER un peu plus loin du côté des nouveaux bâtiments de la Préfecture, sans remarquer les regards amusés de l’homme au casque et de la femme aux cheveux bleus qui l’avait rejoint après s’être débarrassé de la blouse « empruntée » au psychiatre dont la carcasse avait dû finir de se vider de son sang dans un placard.

- Mozart Sinclar : Bien joué ! Elle a manifestement mordu à l’hameçon…

- Roxy : Et oui… c’est ça le talent !

- Mozart : Tu ne vas pas t’y mettre aussi !

- Roxy : relax Max…

- Mozart : tu veux qu’on la suive, au cas où ?

- Roxy : Hummm, je lui laisserais bien encore un peu d’avance… Après tout, on sait où elle va… Et…

Des coups impatients tapés au carreau de la vitre du côté du mélomaniaque l’interrompirent. Mozart jeta un œil et poussa un soupir funèbre

- Mozart : manquait plus que celle-là… (ouvrant la fenêtre et sur un ton appuyé) : Oui, quoi encore ?

- Eve Bones : Humpf ! Quel accueil ! Ah, mes laquais vous auraient trainé dans la boue avant de vous fouetter jusqu’au sang à l’époque !

- Mozart : Sauf qu’on est plus à l’époque et que tu n’as plus de laquais !

- Eve : Quelle familiarité ! Je ne vous permets pas… Malotru ! Rustre !

- Roxy : Bon, si t’es juste là pour l’insulter, c’était pas la peine… on a du boulot, nous !

- Eve : Oooh ! La goujate… et bien figurez vous que moi aussi j’en ai du boulot ! Et ce boulot est aussi le vôtre Monsieur Malpoli !

- Mozart : Quoi ? Oh non… qui vous a…

- Eve : Le Maître en personne… nous devons récup… (se reprenant) heu…, éliminer quelqu’un dans cet affreux temple (désignant l’hôpital par-dessus son épaule.

- Mozart : Hein ? Il veut encore nous faire entrer là-dedans… et pour un assassinat ?

- Eve : Rassurez-vous, il ne compte pas nous faire monter à l’étage du fou… mais plutôt vers les sous-sols, un comment ça s’appelle déjà ? Ah oui, un pavé chirurgical… ou quelque chose comme ça

- Roxy : un bloc opératoire…

- Eve : Oui, c’est ça… il serait à l’écart et peut être surveillé… Et le malade dedans est à… tuer, oui c’est ça, un genre de déserteur à punir…

- Mozart (se tournant vers Roxy) : Tu pourras te charger de la fille ?

- Roxy : Pas de problème… je l’ai bien ferrée, ça devrait se passer comme sur des roulettes.

Mozart déplia sa grande carcasse en sortant de la voiture, réajusta son casque autour de son cou et s’éloigna avec Eve Bones vers l’entrée de l’hôpital, sans faire attention au passant sur le trottoir en face qui dérapa dans un excrément canin pour se vautrer la tête la première dans la source de sa glissade.


Hôpital George Pompidou


Nox observait avec attention le cadavre étalé devant lui. La police ne devrait pas tarder, mais No lui avait demandé de passer se faire une opinion sur « l’accident ».
Feu son collègue psychiatre était plié en huit sous l’étagère la plus basse d’un placard au fond de son cabinet de consultation.
Sans la femme de ménage qui passait toutes les deux heures vider la corbeille à papier de ce griffonneur de ramettes de papier compulsif, la flaque de sang n’aurait pas été repérée avant le lendemain.

Il était un peu surpris du mode opératoire : en effet, la torsion de la nuque était la cause la plus évidente du trépas… mais l’assassin avait voulu cacher sa victime et l’avait plié en brisant les os au passage. Certains éclats avaient transpercé l’épiderme, permettant à une partie du sang de s’écouler sur le sol avant de coaguler.

L’auteur devait posséder une force hors du commun, ou alors être équipé d’une masse… mais les coups auraient forcément alerté quelqu’un.

Aussi silencieusement qu’il était venu, il quitta le cabinet de consultation en refermant la serrure d’un simple effleurement du doigt.
Remontant à son étage habituel, il se rendit directement dans le bureau du chef de service où il retrouva Mlle Nya et Mlle Scarlett qui l’attendait avec l’homme au complet veston en train de siroter un café.

- Nox : Hum… vous aviez raison chef, le trépas de Spanguero pue l’intervention du (mimant des guillemets) « côté obscur » … Il a été plié en douze par un être à la force surhumaine.

- Dr No : Et crotte ! Ils ne peuvent pas aller faire leurs petites affaires ailleurs !

- Mlle Nya : en même temps, pour une fois, ça ne concerne pas notre service : après tout le reste de l’édifice est un hôpital public… Peut-être un contrat sur la tête du bonhomme : il était réputé pour séduire certaines de ses patientes… Sa femme l’a déjà plusieurs fois menacé de divorcer.

- Mlle Scarlett : et pourquoi ne l’a-t-elle pas fait ?

- Mlle Nya : Comment dire ça… Spanguéro était monté comme un cheval… et endurant comme un marathonien. Du genre à dégeler un plat de lasagne avec son seul sex appeal...

- Dr No : Vous avez probablement raison, les derniers événements m’ont rendu méfiant. Voyez quand même qui était son dernier patient : c’est le suspect le plus probable… comme ça on pourra orienter les enquêteurs loin de notre étage.

- Mlle Nya : je m’en charge

- Dr No : Oh Nox, je vais avoir besoin de vous au bloc… Une nouvelle opération complexe pour laquelle vos doigts de fée ne seront pas de trop… (saisissant un jeu de radios qu’il plaqua contre un panneau lumineux) la patiente a subi de multiples lésions suite à un accident… voyez là les broches posées par l’équipe de Romuald…

Les deux aides-soignantes quittèrent le bureau, laissant les deux hommes absorbés dans leur discussion.

Sous-sols de l’hôpital.

Dissimulés dans un renfoncement, devant une porte marquée « interdit sauf service » qui fermait un placard à balais, Eve Bones et Mozart Sinclar surveillaient de loin le gardien qui regardait une vidéo coquine sur son PC, devant l’entrée d’un bloc opératoire dont les portes étaient fermées par une serrure électronique.

- Eve : Hum… que faisons-nous ?

- Mozart : Il est un peu loin pour une attaque directe…

- Eve : Hum…

Au bout du couloir, le gardien, absorbé par la vision d’une poitrine gonflée au silicone tendit une main vers le thermos de café situé à sa gauche. Son pouce rata de peut le cylindre chromé et le récipient se vida sur son entrejambe. Hurlant de douleur, le cerbère bondit de sa chaise, répandant le reste de liquide sur le clavier de l’ordinateur qui se mit à crépiter en envoyant des étincelles avant que l’écran ne s’éteigne d’un coup.
Le malheureux quant à lui se précipita vers les toilettes voisines en se tenant les parties sensibles à deux mains, des larmes aux yeux.

Eve tapota l’épaule de Mozart Sinclar

- Eve : Quelle aubaine ! La voie est libre !

- Mozart (sur un ton admiratif) : Après vous Madame…


Dans le bloc opératoire

Elle avait une fois de plus repris conscience. Un bruit l’avait arraché au coton que la morphine lui imposait. Des voix…
Des voix qu’elle connaissait… Des amis ?

Les voix… elle comprenait ce qu’elles disaient !

- Voix une : et si on débranche ce truc ?

- Voix deux : je ne sais pas… moi je propose de couper ce bout de tuyau…

- Voix une (ricane) : si on veut faire discret, nos méthodes ne sont pas les bonnes

La douleur revint par vagues de plus en plus hautes. Au pic de l’une d’entre elle, elle ouvrit les yeux par réflexe. La lumière lui perfora les rétines telle des millions d’aiguilles chauffées au rouge, accroissant sa souffrance. Puis la mise au point se fit et elle reconnu les visages… Oui, c’étaient bien des amis, enfin des alliés pour le moins… Était-on venu la chercher, la sortir de cet enfer ?

- Voix deux : Oh, elle s’est réveillée…

- Voix une : Beurk, vous avez vu son visage ! On dirait du patchwork…

- Voix deux : Oui… atroce. Attendez, je crois avoir lu quelque part que si on injectait une bulle d’air dans une intraveineuse, on pouvait provoquer des dégâts aux conséquences fatales : une embolie…

- Voix Une : Tenez… avec cette seringue…

Elle se mit à râler… Pourquoi ? Pourquoi ses amis étaient-ils venus la tuer ? Devant ses yeux, qui retrouvaient la lumière pour la première fois depuis… un certain temps, elle vit l’homme à lunette attraper une seringue et la planter dans un tube manifestement relié à son bras droit.

- Vois une : on dirait qu’elle se rebiffe… achevez là vite !

- Voix deux : ça y’est je me souviens ! la Caporale… c’est la caporale, Chialeuse… Non, Sanglote, un truc comme ça

- Voix une (impatiente) : les ordres sont clairs : et on évite de laisser des traces

- Voix deux : bon, j’y vais…

Une troisième voix, sèche et autoritaire s’éleva

- Voix trois : et où comptez-vous allez jeune homme ?

- Voix une : Oh non ! Pas… pas lui !!!

- Voix trois : Tiens, vous avez retrouvé vos lunettes ? Nox, tenez-moi ça…

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 10 avril - 12:25

CHAP 35

Sous-sol entièrement blanc

Les deux prisonniers, liés à leurs chaises roulantes se dévisageaient l’un l’autre. Ils se demandaient ce qui avait valu à l’autre de se retrouver dans cette situation.
Même si les panneaux muraux s’étaient refermés, ils se savaient observés par leurs geôliers.

La femme en robe de bohémienne grimaçait encore de douleur, le sang s’égouttant peu à peu de sa main en une petite flaque sur le sol. Maintenant que ses flashs visionnaires étaient passés, elle pouvait détailler son vis-à-vis avec ses propres yeux.
Malgré les traces des sévices qu’il avait subi, il était plutôt bel homme, bien charpenté, avec ce petit éclat rebelle dans l’œil qui gonfla sa poitrine d’un léger espoir… Son don avait un revers désagréable : il lui était impossible de voir son propre avenir. Mais son instinct lui disait qu’elle n’en avait pas fini avec lui.

De son côté, Geniet se demandait qui était cette femme étrange à la peau dorée par le soleil. Il se rappela les bribes de conversations surprises entre ses tortionnaires… Ils avaient parlé d’une prophétie et d’une voyante. Ce devait être elle compte tenu du spectacle auquel il venait d’assister.
Malgré les épaisses couches de tissus de la robe, il devinait une silhouette élancée assise dans ce fauteuil.
Au bout de plusieurs minutes d’un silence de plus en plus pesant, il finit par prendre la parole d’une voix éraillée d’avoir trop crié.

- Geniet : salut…

La femme en face lui répondit d’un léger hochement de tête.

- Geniet : Hum… une idée pour nous sortir de ce merdier ?

D’abord surprise, la femme le dévisagea les yeux écarquillés avant de saisir tout l’humour noir de la réplique. Souriante, un éclat coquin dans l’œil, elle lui répondit d’une voix suave :

- Kristal : Hummm, vous m’offrez l’évasion beau brun ?

Geniet éclata de rire. Cela lui fit un bien fou… et lui redonna un peu d’espoir, ce qu’il s’empressa de dissimuler : il savait que Von Spontz le presserait comme un citron pour le priver de cela.

- Geniet : Quel dommage que nos corps, pourtant si proches, soient ainsi restreints dans leurs mouvements… l’évasion, ne serait-elle que celle des sens, n’est malheureusement pas à l’ordre du jour, je le crains…

Avec un peu de rouge aux joues, la voyante répliqua :

- Kristal : Oh, un homme entreprenant tel que vous…

Cette étrange femme lui paraissait de plus en plus sympathique. Leur désespoir commun les rendait plus ouverts l’un à l’autre, et ils échangèrent un sourire sincère.

Soudain, le visage de Kristal pâlit d’un seul coup, elle renversa sa tête en arrière avec violence, ses yeux se révulsant, un cri muet aux lèvres… Puis dans un chuchotement à peine percéptible…

- Kristal (en transe) : Elle va trahir son Maître car sans le savoir Il l’a trahie ! La Fin de Tout est avec elle et la révélera ! Maintenant Trois sont réunis… le Quatrième est-il proche ? Craignez la Colère et la Vengeance… L’Autre basculera t’Elle ? C’est incertain… L’Une des Quatre intervient : l’avenir est incertain !

Sur ces derniers mots prononcés à voix basse, elle s’affala dans le fauteuil, les yeux fermés, un filet de bave disgracieux coulant de la commissure de ses lèvres.
Geniet était quant à lui tétanisé par ces paroles effrayantes.
La porte derrière lui claqua contre le mur et plusieurs personnes entrèrent en courant pour entourer le fauteuil roulant de la voyante dans un brouhaha de conversations désordonnées. Finalement la voix de Von Spontz, claquant comme un fouet obtint le silence.

- Von Spontz : Aaarrr ! Trop tard ! La crise est passée…

- Garde (pressant un doigt sur son oreillette) : Hum, la régie me confirme que le son n’était pas assez fort pour capter autre chose que quelques syllabes…

- Von Spontz : C’est très contrariant… (se tournant furieuse vers Geniet) : Toi mon coco, je sens que tu vas très vite me répéter ce qu’elle a dit !

Sentant que son boureau se déchaînerait sur lui pour obtenir satisfaction, et malgré son envie de la contrarier au possible, Geniet opta pour la prudence :

- Geniet : J’ai pas bien compris son charabia, mais il a été question d’un « Maître qui trahit quelqu’un », de « trois qui deviendraient quatre », de quelqu’un qui se « vengerait et pourrait basculer » mais c’est peut-être pas la même personne car elle a parlé de l’une des quatre à ce moment-là…

- Von Spontz (menaçante) : Et c’est tout ?

- Geniet : Oui… euh, non… elle a finit par dire que l’avenir est incertain et de la fin de quelque chose ou que quelqu’un avait faim. C’est tout ! je vous le jure ! C’était trop rapide… et j’ai d’abord eu la frousse : on aurait dit une épileptique en pleine crise !

- Von Spontz : Et Merde ! Toujours aussi obscur… et par un intermédiaire non formé… Vous avez bien dit qu’un Maître trahirait quelqu’un ?

- Geniet : Euh, oui, une femme à priori…

- Von Spontz : Grrr… (aux gardes) Ramenez les dans leurs chambres !


Sixième étage d’un immeuble haussmannien

Elle se sentait bouillir de l’intérieur.
D’une main tremblante, elle ouvrit la porte de sa studette pour immédiatement s’y enfermer. Les paroles de cette femme aux cheveux bleus raisonnaient en elle. Elle sentait cette puissance au plus profonds de son corps et ne savait quoi en faire, mais maintenant elle avait un but… Oh oui…

Après avoir pris une douche rapide, elle choisit une tenue adaptée à son projet… elle comptait leur en mettre plein les yeux pour les attirer…
Une fois enfilés une jupe droite noire s’arrêtant quinze bons centimètres au-dessus du genou, un caraco rouge mettant en valeur sa poitrine soutenue par un push-up en dentelle de la même teinte, un petit boléro en cuir et un large ruban cramoisi autour du cou, elle se força à enfiler ces escarpins noirs qu’elle avait achetés en solde et qui lui martyrisaient les chevilles au bout d’une heure de marche. Pour obtenir ce qu’elle désirait, elle était prête à souffrir un peu : quelques ampoules ne la tueraient pas, alors qu’accepter de subir ce qu’elle avait subi aurait raison de sa santé.
Reprenant son sac à dos, Indoril claqua la porte de son clapier d’étudiante et rejoignit d’un pas décidé, bien que parfois tremblant à cause des talons, la station de bus.

A peine montée, à croire que l’Univers avait décidé, malgré sa nouvelle situation, de faire de sa vie un enfer perpétuel, Indoril sentit le regard acéré d’une sexagénaire en strict tailleur pantalon de laine, camé à la boutonnière, chemisier fermé jusqu’au col, bas de contention et méphistos aux pieds.
Cette dernière la lorgna des pieds à la tête et inversement avant de lâcher un soupir méprisant.

- La vieille : Pfff ! Où va le monde ! Non mais regardez-moi ça ! Une honte !

Indoril, pas réflexe, baissa les yeux devant les reproches de l’aînée en face d’elle et se mit à rougir…

- La vieille : Quelle tenue… ordurière ! Mais regardez là ! Une vraie pute qui se balade dans notre bus ! Comment la RATP peut elle tolérer de transporter ce genre d’individu !

Indoril sentit que sa résolution partait en fumée, et de grosses larmes coulèrent le long de ses joues. Elle allait descendre à la prochaine station et retourner se terrer dans sa chambre… Une main ferme se posa sur son épaule et l’écarta sur le côté sans ménagement. Ici aussi les gens la considéraient comme une moins que rien… L’éclat de voix outré de la vieille la tira de son auto-apitoiement

- La vieille : Mais je ne vous permets pas !

- Mai An : Et maintenant vous décidez comme ça, arbitrairement de ce que je peux dire ou non ! Mais c’est vous qui devriez avoir honte et ramper devant nous pour supplier notre pardon ! De quel droit vous arrogez-vous le pouvoir de décider de ce qui est acceptable ou non ? La France est un pays de liberté où les gens peuvent s’habiller comme ils le souhaitent ! Et la tenue de cette demoiselle n’a rien de choquant contrairement à ce que vous clamez haut et fort ! Vous mériteriez qu’elle vous traîne devant les tribunaux pour injures et diffamation publique !

- La vieille : Oh ! Vous entendez ça ! Mais quelle peste ! Et vous allez laisser une personne âgée se faire traiter de la sorte ?

- Passager du bus en costume de ville : Madame, il se trouve que j’ai reçu une excellente éducation. Si quelqu’un ici a eu un comportement ordurier, c’est vous ! Laissez cette jeune fille tranquille, et si elle en a besoin, comptez sur moi pour lui apporter mon témoignage.

- La vieille : Oh ! Malotru ! Vous ne valez pas mieux que cette petite pétasse !

- Mai An (se penchant pour fusiller la vielle du regard) : Mais tu va fermer l’égout qui te sers de bouche à la fin ! Je te préviens, si tu l’ouvre encore, je te fais avaler ton sac à main… et tu descends à la prochaine, sinon je te botte le croupion pour t’évacuer…

La vieille se tassa dans son siège, tremblante devant cet éclat de colère brute et eu la sagesse de se taire et de fuir le bus sous les huées des témoins, le visage cramoisi par la honte et la colère.

Indoril regardait interdite la superbe femme en tailleur haute couture qui venait de la défendre contre ce dragon à figure humaine. Mai An capta son regard et lui fit un clin d’œil qui la sortit de sa transe.

- Indoril : me... merci, merci à vous aussi Monsieur.

- Passager (hochant la tête) : de rien Mademoiselle. Ne vous laissez pas faire : vous êtes tout à fait charmante, ne laissez personne vous dire le contraire… bonne journée à vous.

- Mai An (une fois que l’homme eu détourné son attention) : Il a raison tu sais… tu te comportes comme une victime, comme une proie facile… tous les prédateurs en profitent… Maintenant ma petite Indoril, tu vas me dire pourquoi tu viens de fuguer… et pas de faux-semblant… je veux tous les détails !

Indoril frémit devant le regard polaire que lui jeta Mai An et commença à tout déballer.

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 11 avril - 20:18

CHAP 36

Baudoin était content, il avait galéré pendant des mois avant de trouver ce poste confortable derrière une banque d’accueil dans l’un des plus beaux buildings du coin. Confortablement assis dans un fauteuil en cuir blanc à roulettes, il pouvait surveiller tout le hall depuis les écrans de contrôle haute définition idéalement placé devant lui.

Il dressa un sourcil en voyant le camion porte-benne faire marche arrière pour s’arrêter juste devant les immenses portes vitrées, par lesquelles on aurait pu faire passer un Airbus, qui donnaient accès au hall.
Attrapant le talkie-walkie posé sur le plateau de marbre devant lui, il prévint ses collègues de cette arrivée inopinée et se dirigeât tranquillement vers les portes. Le chauffeur et son passager, en bleu de travail, descendirent au même moment de la cabine du camion et tous trois se retrouvèrent au milieu du hall.

- Chauffeur : Bonjour Monsieur, c’est bien ici la E.V.I.L. Cie ?

- Baudoin : effectivement

Le chauffeur lui présentât une tablette à pince où trônait un bordereau de livraison. Machinalement, comme il le faisait pour toute livraison, Baudoin vérifia le nom du destinataire et l’adresse et s’assura qu’il n’y avait aucun émolument à payer. Le bordereau indiquait « matière organique ».
Ayant déjà reçu des livraisons d’échantillons biologiques pour les laboratoires de recherche du sous-sol, Baudoin signa le bordereau, en récupéra un double sur papier pelure et accompagna les deux ouvriers vers leur véhicule.
Dès que les portes s’ouvrirent, Baudoin se rendit compte qu’une odeur très désagréable empuantissait l’atmosphère, semblant venir de la benne couverte d’une bâche.
Baudoin plissa le nez et regarda les deux gars remonter dans leur camion, tout en tendant le doigt vers le panneau sur lequel une flèche pointait la zone réservée aux livraisons.

- Chauffeur (se penchant à la fenêtre) : Vous feriez mieux de vous pousser M’sieur…

Baudoin bondit hors du chemin du camion lorsque celui-ci fit une embardée en marche arrière. Se précipitant, affolé, il se mit à faire de grands gestes en courant pour se remettre derrière le véhicule qui stoppa au milieu du hall à cinq centimètres de ses chaussures.

- Baudoin : Mais ! Arrêtez, ça va pas la tête ! Dégagez votre camion de mon ha…

Il ne put terminer sa phrase, le chauffeur ayant déclenché le renversement de la benne, le contenu d’icelle se déversa d’un coup sur le malheureux gardien qui se retrouva littéralement noyé sous plusieurs tonnes d’excréments plus ou moins solides.
Une fois la benne entièrement débarrassée de son odorante cargaison, le camion repris le chemin de la sortie.

Dégoulinant de matières fécales, crachant une bonne partie du magma immonde qui avait envahit sa bouche, puis vomissant le reste, Baudoin parvint à se redresser et réussit à appeler au secours avant d’être pris de nouveaux spasmes incontrôlables.

Les renforts arrivèrent très rapidement pour piler net à quelques mètres du « tas de merde », qui la main sur la bouche pour se retenir de vomir, qui faisant une grimace de dégoût.

Les techniciens de surface présents dans le bâtiment furent réquisitionnés pour venir nettoyer ce bazar, pendant qu’un responsable montait faire un rapport sur l’incident au maître des lieux. La radio portative de se dernier se mit à cracher un appel urgent, et, une fois qu’il eut compris les propos décousus de son interlocuteur, il se précipita dans l’autre sens pour constater de ses yeux la délirante nouvelle.

Un mouchoir plaqué sur le nez pour tenter de filtrer un minimum l’odeur qui polluait désormais tout le hall, il s’approcha du tas en cours d’évacuation, et plus particulièrement de la zone où les hommes de ménage avaient cessé toute activité, leurs yeux braqués vers le sol dans la zone qu’ils venaient de dégager. Là le chef vit… une jambe fuselée, à la cheville et au pied fin, parfaitement épilée, qui sortait de l’amas nauséabond.

- Chef (d’une voix de sergent instructeur) : Dégagez-moi immédiatement cette femme de là-dessous… il faut savoir de qui il s’agit… Et mettez les pelotons 3 et 4 en alerte maximale : c’est peut-être une déclaration de guerre !

Tel un nid de fourmis dans lequel on viendrait de shooter violemment, les sbires et les hommes de ménage s’activèrent soudain. Le chef resta tout près et manqua la crise cardiaque lorsque le haut de la cuisse fut dégagé pour révéler un slip kangourou Winnie l’ourson trempé de merde retenant ce qui ne pouvait être que des attributs masculins. L’un des hommes de ménage, qui n’en croyait pas ses yeux non plus, appuya fortement sur la zone du bout de son balais… le tas et la jambe se mirent à remuer dans tout les sens, et un Mozart Sinclar hurlant de douleur tout en vomissant un ichor immonde se redressa droit comme un « i » avant de s’évanouir en retombant dans la fange.

Le chef n’eut pas le temps de réfléchir à l’événement qu’une autre équipe l’appelait pour signaler la présence d’un autre corps.
Avec précaution, ils dégagèrent et redressèrent une Eve Bones, elle aussi en sous-vêtements, dans un état catatonique, les yeux grands ouverts derrière les verres teintés de ses lunettes à monture blanche striée de liquide marron.
Les immondes matières dégoulinaient sur son corps transi, et hors de son nez et de sa bouche, sans qu’elle ne remue le sourcil.

- Sbire : Attention ! Regardez sa culotte ! Là ! On dirait une mine antipersonnel !

Immédiatement toute l’équipe pris ses distances. Eve restait immobile, debout les deux pieds dans la merde, une protubérance cylindrique de la taille d’une boite de bonbons la Vosgienne déformant sa culotte taille haute au niveau du postérieur.

Plusieurs minutes plus tard, alors que le hall et les étages immédiatement au-dessus eurent été évacués, un homme en combinaison de démineur intégrale avança prudemment en direction de l’immortelle qui n’avait pas bougé d’un pouce.
A plusieurs mètres, et à l’aide d’une télécommande, il envoya un robot sur chenille se frayer un chemin dans la flaque d’excréments jusqu’à elle. Un bras mécanique munit d’une pince se déploya pour attraper l’élastique de la pièce de lingerie et la tirer avec mille précautions vers le bas. La caméra au bout du bras mécanique révéla alors la gravure sur le cylindre chromé : « Bose » et le symbole du bluetooth.

Dans une rue de paris, en vue de l’entrée de l’Epita

Assise confortablement dans sa voiture, Roxy prenait son mal en patience. Elle savait que sa proie n’allait pas tarder à arriver… elle se délectait à l’avance de la voir chuter. Elle anticipait ce moment où tout allait basculer pour cette gamine. Il ne serait pas difficile après de prendre l’ascendant sur cette fragile femme-enfant. Elle bénissait une fois de plus ses défunts parents, qu’elle avait étranglé plusieurs années plus tôt, de l’avoir contrainte à suivre ces cours de psychologie : manipuler les esprits fragiles devenait une récréation ! Et la petite avait un certain charme et des formes plutôt avantageuses… elle se vit joindre l’utile à l’agréable… oui… elle lui enseignerait à l’appeler « maîtresse ».

Plusieurs minutes plus tard, elle aperçu enfin sa proie se présenter aux abords de l’école d’informatique. Elle fut agréablement surprise de voire qu’elle avait pris la peine de se changer pour une tenue qui mettait ses formes en valeur… Immédiatement un groupe composé d’une fille en jean et débardeur suivie de deux garçons en veste en daim lui emboîtèrent le pas. Ce devaient être les trois petits malins qui la harcelaient.
Roxy s’apprêtait à descendre de voiture lorsqu’elle s’aperçu que sa portière ne s’ouvrait pas malgré la pression qu’elle exerçait dessus. Regardant par la vitre, elle remarqua le doigt impeccablement manucuré qui d’une pression minimale empêchait cette ouverture. Son regard remonta le long de la manche du tailleur Balenciaga jusqu’au sourire souligné de rouge à lèvre carmin de chez Dior qui faisait ressortir la perfection de la peau d’albâtre de la magnifique brune.
A une vitesse fulgurante, Roxy se précipita sur l’autre portière devant laquelle une adolescente aux traits légèrement asiatique l’attendait, un sourire retors aux lèvres. Là non plus la poignée fut inutile, un tournevis enfoncé à travers l’acier de la carrosserie ayant rendu la portière solidaire du reste de la voiture.
Paniquée, elle retenta la première portière pour découvrir avec stupéfaction que la vitre descendait lentement mais surement sous la pression d’un ongle de la mannequin brune… Elle tenta de la frapper à l’estomac… et entendit ses phalanges protester contre le mauvais traitement qu’elle leur avait fait subir… Elle qui pouvait traverser un mur de brique d’un coup de poing comprit qu’elle ne parviendrait à rien.
Le visage magnifique s’abaissa à sa hauteur…

- Mai-An : Petit conseil de survie du jour : pas touche à ma copine… allez dégage

Roxy ne se le fit pas dire de fois et pris la poudre d’escampette avec sa voiture martyrisée.

Dans le rétroviseur elle vit l’adolescente taper dans la main de la femme brune en signe de victoire.

- Karumiko : Bon, maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

- Mai-An : on va soutenir notre amie dans l’adversité… si seulement elle nous en a laissé un bout !

- Karumiko : Elle est passée où ?

- Mai-An (tendant l’oreille) : d’après les insultes, je dirais par là…

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 11 avril - 20:25

Une centaine de mètres plus loin dans une impasse

Adrien passa d’un pas tranquille dans le dos d’Indoril que Kassandra avait pris par le coude dans la rue pour la guider jusque là.

- Kassandra : Bah dis donc ! Je suis impressionnée ! Tu as réussi à me faire presque oublier à quel point tu es quelconque !

- Adrien (lui attrapant une fesse à travers sa jupe) : c’est vrai ça ! Tu ressembles presque à une femme habillée comme ça !

Hugo, qui avait suivit le mouvement pouffa de rire.

- Hugo : On voit même que tes boubs sont naturels ! Moi qui avais parié que tu rembourrais tes soutifs !

- Indoril : Lachez moi s’il vous plait… pourquoi vous m’embêtez tout le temps ?

Un éclat cruel traversa les yeux de kassandra quand elle répondit

- Kassandra : Parce que la petite bourgeoise coincée que tu es le mérite… Si tu savais comme c’est bon de se payer ta tête la grognasse… je suis à la limite de l’orgasme !

Indoril sentit l’homme derrière elle lui pincer fortement la fesse. Elle tenta de se retourner pour le gifler, mais Kassandra qui lui tenait toujours le coude la retint avec une force peu commune. Indoril tenta de se dégager, le visage paniqué. Le sourire des trois autres s’élargit. Puis Kassandra la giffla, la faisant tomber à genoux.

Leurs ricanements étaient aussi humiliants que leurs gestes et paroles.

- Indoril : Vous allez me le payer…

- Hugo : Oh Oooh ! La dinde se rebiffe !

- Adrien : On dirait bien… on va encore pouvoir plus s’amuser !

- Kassandra : hummm, comme c’est bon… continue comme ça ma louloute… vas-y, j’aime quand on me résiste…

Indoril se releva, furieuse et tenta de frapper Andrien d’un coup de pied bien placé qu’il esquiva d’un entrechat…

- Adrien : Pas assez rapide ma grosse… Ah Ah Ah !

- Hugo : hé, c’est qu’elle était sérieuse… Oh, comme nous allons nous amuser avec toi !

Indoril sentit soudain une douleur brulante au niveau de son épaule. Son Boléro était déchiré, comme s’il avait pris un coup de couteau, et la peau légèrement écorchée était visible à travers la déchirure.
Cherchant qui lui avait fait ça, elle croisa le regard de Kassandra et sursauta lorsque cette dernière fit glisser sa longue langue rouge vif, et surtout bifide, sur ses lèvres et ses dents taillées en pointes, levant sa main droite métamorphosée en véritables serres d’oiseau de proie…

- Kassandra : Allez, danse petit lapin, danse pour moi…

- Indoril : mais… que ?

- Hugo : et oui Alice, tu viens de découvrir l’autre côté du miroir… et ce soir nous avons faim.

Lui aussi montra ses serres et ses crocs en s’approchant. Indoril recula pour se cogner à la poitrine d’Adrien qui était resté derrière elle et qui lui saisit les poignets dans les serres qui lui tenait lieu de main, faisant perler le sang.

Kassandra s’approcha à quelques centimètres et fit courir sa langue sur les lèvres de la prisonnière. Cette dernière, une mimique écœurée au visage, se contenta de fermer les yeux, avant de pousser un hurlement qui expulsa sa tortionnaire contre un mur à plusieurs mètres de là.
Les deux garçons étaient quant à eux sonnés, du sang coulant de leurs oreilles.

Indoril fit trois pas vers sa première victime qui se relevait, une lueur haineuse dans le regard.

Adrien se reprit très vite et tendit l’une de ses serres pour attraper l’épaule d’Indoril quand il sentit soudain une longue mâchoire aux dents très aiguisées se refermer sur son entrejambe, le vidant de toute énergie, l’air de ses poumons sortant dans un râle de plus en plus aigu.

Secouant la tête pour retrouver ses esprits, Hugo allait pour donner un violent coup de pied au renard qui tentait d’arracher le service trois pièces de son compagnon quand il se sentit soudain décoller du sol, une poigne d’acier lui ayant saisi la nuque.

Il assista ainsi impuissant, toutes ses tentatives pour se libérer de l’étau qui le maintenait 30 centimètres au-dessus du sol ayant échoué, à la raclé qu’Indoril mit à Kassandra, pourtant la plus puissante de leur groupe.
La voix de la souffre-douleur qu’ils avaient décidé de dévorer ce soir-là vrillait littéralement ses nerfs, et semblait avoir un effet dévastateur sur ceux de sa sœur dont le corps maintenant sans connaissance avait finit par ressembler à l’une de ces marionnette ultra sophistiquées dont on aurait couper les fils. Du sang lui coulait des oreilles, de la bouche et du nez, et la flaque rosâtre d’urine et de sang mélangés qui maculait son pantalon promettait une hémorragie interne douloureuse.

Adrien quant à lui était roulé en boule, les mains plaquées sur son entrejambe ensanglantée, le visage et les membres couverts de morsures et de coup de griffes, une patte du renard ayant posé sur lui une patte en signe de victoire et de domination.

C’était la première fois que leur trio connaissait une telle débandade. Une douce voix chuchota alors à son oreille

- Mai-An : tu vois petite harpie, les créatures qui peuplent ce monde ne sont pas sans défenses… Va et emmène tes frère et sœur semer le désespoir et la haine ailleurs…

- Hugo : vas te faire fout…

Le craquement de sa nuque lorsque sa tête pris un angle de 90° et la douleur conséquente le réduisirent au silence…

- Mai-An : Moi qui comptais sur toi pour les ramener, ce sera le contraire quand cet abruti émasculé aura récupéré un minimum… Profite de des quelques décennies qui te restent à vivre dans un fauteuil roulant…

Toujours aussi superbe, elle laissa le corps s’écrouler au sol. Indoril se rapprocha :

- Indoril (des sanglots dans la voix) : Merci, sincèrement et du fond du cœur, merci… je crois que sans vous, j’aurais craqué et aurais essayé de les tuer en leur causant un maximum de souffrance…

- Karumiko (ayant repris forme humaine) : T’inquiette ! On peut aussi tarter les méchants… dis la grande perche, c’était quoi ces bestiaux ?

- Mai-An (un sourcil froncé au surnom qui lui avait été donné) : Hum… des harpies, comme dans la mythologie grecque : de sales oiseaux puants… Ceux-ci ne t’embêteront plus. Allez, rentrons !

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 12 avril - 13:31

CHAP 37

La pièce était quasi intégralement plongée dans le noir. Seul un rayon de lumière entrait par une meurtrière, éclairant le chat qui reposait au creux du coude d’un bras d’armure. Toutes les dix secondes, une main gantée elle aussi d’acier caressait langoureusement l’animal. L’atmosphère vibrait d’ondes négatives tant la contrariété du personnage qui y siégeait était grande.

- Maître du mal : Hum… répétez moi ça s’il vous plait

- Chef des gardes : Oui Maître. Ce matin à 10h42 un camion est venu déverser plusieurs tonnes d’excréments dans le hall de la tour. Nous avons retrouvé dans ces matières fécales deux de vos agents, l’Immortelle Eve Bones et le Mélomanique Mozart Sinclar, tous les deux très traumatisés.

- Maître du mal : c’est-à-dire…

- Chef des gardes : Hum… c’est que ce n’est pas très…

- Maître du mal : pas très ?

- Chef des gardes (se reprenant) : pardon… Alors ils ont tous les deux étés manifestement traversés par la foudre, compte tenu des nombreuses brûlures internes détectées. Leurs nerfs ont eux aussi été mis à très rude épreuve par un moyen dont nous ignorons la nature. Impossible de les toucher sans provoquer une réaction de douleur et de replis. Et… Hum… comment dire… le casque audio de Mozart Sinclar était… à un endroit incongru.

- Maître du mal : Incongru… comme cette histoire de lunettes ?

- Chef des gardes : Oui Maître, mais pas le même… réceptacle...

- Maître du mal : Hum… je vois. Et ?

- Chef des garde (tendant une pochette plastique stérile) : et nous avons retrouvé ceci au même endroit incongru que… les lunettes

Dans le plastique se trouvaient un tube en inox avec couvercle vissé et une feuille de papier griffonnée d’une écriture légèrement penchée et énervée.

- Maître du mal (lisant à haute voix) : « A l’abruti qui envoie ses sbires dans mon domaine : la prochaine fois c’est toi que je viendrai punir. Respecte les engagements de ton bord. No ».

Le chef des gardes ne fit aucun mouvement de peur de s’attirer les foudres du personnage plongé dans les ombres dont la main libre gainée dans un gant de fer broyait le contenu de la pochette.

- Maître du mal : Non mais il se prend pour qui ce conn*** ! Il croit pouvoir faire sa loi ? Ah, tu veux la guerre minable… tu vas l’avoir ! Vous ! Envoyez moi Spontz !

Le Chef des gardes ne demanda pas son reste et quitta la sinistre salle d’un pas rapide après avoir exécuté un salut impeccable. En chemin il mit ses hommes en alerte… il le sentait, cette guerre allait être sanglante. Il rejoignit les sous-sols et retrouva Von Spontz en pleine séance avec ses deux derniers cobayes, un garde bodybuildé vêtu entièrement de blanc et au visage caché par sa cagoule à l’entrée.

- Von Spontz : (d’une voix carressante) : Allez mon petit auspex… dis moi dans quelle direction cette nouvelle étincelle détectée par ma boule de Kristal se cache… tu ne voudrais pas que je sois contrariée, hein mon chouchou ?

Ligoté sur son siège de torture, Geniet tentait de résister à la douleur en serrant les dents… mais la fourbe scientifique était parvenue à déclencher chez lui un reflexe conditionné, et il savait que dans peu de temps il tournerait la tête dans la direction demandée en indiquant des coordonnées GPS précises. Ce qu’on lui avait annoncé comme un don était devenu sa malédiction. Il savait pertinemment que toutes ces indications permettraient à cette enflure de recruter plus de monde pour l’armée que le mégalomane à la tête de cette organisation se constituait.
Après un dernier regard vers la bohémienne allongée non loin, inconsciente, sur un lit, il finit par craquer et à débiter une série de chiffres. Von Spontz l’avait eu à l’usure en la torturant elle aussi en même temps que lui…

- Chef des gardes : Hum hum…

- Von Spontz : Oui ?

- Chef des gardes : le maître souhaiterait vous voir…

- Von Spontz : Hum… ça ne peut pas attendre un peu ?

- Chef des gardes : A votre place je serai déjà en train de courir : il est dans son cabinet noir…

- Von Spontz (tressaillant) : son cabinet noir ?

- Chef des gardes : Oui Madame.

Tel le bip bip du dessin animée, la scientifique disparu dans les couloirs.
Deux gardes en treillis et cagoules blanches entrèrent. Le chef des gardes s’étonna un peu : les deux femmes, car leurs silhouettes prouvaient que ce ne pouvait pas être autre chose, semblaient mal à l’aise dans leurs uniformes.
La plus petite flottait littéralement dans ses habits, le pantalon retourné au-dessus d’une paire de… bottines à talons en cuir marron et une pâquerette à la boutonnière ! Pour la seconde l’effet était inverse, le pantalon était manifestement trop court, dévoilant des chevilles… brillantes comme du chrome !
A ce moment là une troisième femme, elle aussi dans un uniforme des gardes d’élite de la section scientifique, entra et balança un extincteur à poudre dans la face du culturiste qui avait lui aussi remarqué l’accoutrement suspect des nouvelles entrantes.
Le Chef des gardes n’eut pas le temps de réagir : d’un coup de pied retourné qui aurait eu les honneurs d’un prix dans une convention d’arts martiaux, la plus grande des femmes lui fracassa la tempe, le plongeant dans un coma profond. Un second coup d’extincteur sur la caboche fit prendre le même chemin à l’autre garde.

Geniet observa ce déchainement de violence les yeux écarquillés. Le soulagement l’envahit lorsque Sam, Myss Lyli et Alexandra ôtèrent leurs cagoules avant de se précipiter pour le libérer de ses liens.

- Alexandra : Salut poussin, Karumiko s’excuse, mais on a préféré privilégier la discrétion à l’attaque de front pour venir te récupérer

- Sam : Tu peux marcher ?

- Geniet (des larmes plein les yeux) : Vous n’imaginez pas comme je suis content de vous voir ! Pour la marche ça va être difficile…

- Myss Lyli : y’a deux fauteuils roulants… on peut essayer de faire avec ?

- Geniet : OK pour moi.

Sam fit de nouveau démonstration de sa force hors normes en soulevant Geniet sans effort pour l’assoir dans le fauteuil roulant. Myss Lyli lui posa immédiatement une épaisse couverture sur les genoux.
Alors qu’elle commençait à propulser la chaise à roulettes vers la sortie, Geniet intervint :

- Geniet : Attendez, on ne peut pas la laisser là

- Alexandra : qui ? La nana dans le coma ?

- Geniet : Oui, elle aussi est prisonnière ici… et son don pourrait vous être très utile !

- Alexandra : Hum… c’était pas prévu ça ! Sam, qu’est-ce qu’on fait ?

- Sam : Y’a toujours un imprévu dans chaque mission… Dans ces cas-là, on improvise… Lyli ?

- Myss Lyli : si c’est une victime, je suis d’accord, on l’emmène avec nous !

Sam installa la malheureuse dans le second fauteuil et l’y attacha avec des morceaux de draps déchirés pour empêcher qu’elle tombe. Les trois femmes remirent leurs cagoules puis Lyli reprit les poignées du fauteuil de Geniet, et Alexandra celles de celui de la voyante, pendant que Sam prenait les devants pour vérifier que la voie était libre.

- Geniet : Mais comment avez-vous réussi à arriver jusqu’ici ?

- Myss Lyli : On a profité d’une petite diversion organisée par un chirurgien en pétard… Les gardes avaient tous la tête tournée ailleurs, on en a assommé trois et pris leurs uniformes et leurs badges… Bon, maintenant faut croiser les doigts pour sortir aussi facilement que nous sommes entrées.

Une bonne étoile devait veiller sur la petite équipe qui ne croisa personne jusqu’aux ascenseurs. Débarquant dans le hall, ils avisèrent un gardien derrière la banque d’accueil. Ce dernier semblait sortir de la douche, ses cheveux encore humides et sa peau rougie par le frottement excessif avec du savon.
Il tourna le regard vers eux, commençant à froncer le sourcil…

- Alexandra : Merdeuh ! Il nous a… hein ?!

A la seconde où mot de Cambronne était sorti de la bouche, le visage du vigile avait tourné au vert et il s’était précipité vers la corbeille à papier pour y déverser le contenu de son estomac.

Les filles profitèrent de l’aubaine pour se précipiter avec leurs deux invalides vers les portes vitrées. A deux cents mètres de là, une ambulance aux portières arrières grandes ouvertes les accueillit.

Nox : Je vois que tout s’est bien passé ! Oh, un passager en rab… bah, y’a assez de place… grimpez vite, je crois que du monde arrive.

En effet, trois gardes armés venaient de jaillir de l’entrée de la tour, regardant de droite et gauche.
Une fois sa cargaison installée, Nox démarra tranquillement, puis, une fois éloigné de la tour, profita de la sirène deux tons de son véhicule pour rejoindre la capitale en grillant tous les feux sur son passage.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 15 avril - 19:14

CHAP 38

Bloc opératoire

Félix Zazoit commençait à sérieusement s’emmerder. Les autres l’avaient lâché d’un coup après le « pétage de plomb du chirurgien » comme il se le répétait en boucle depuis plus d’une heure. Sa « marraine » lui avait dit de surveiller la « meuf steak haché » de près.
Penser avec des guillemets le faisait encore plus « flipper », et cette magnifique rousse qui s’occupait des soins à la malheureuse étendue sur le lit derrière lui avait un petit côté… monstrueux qui lui filait des frissons, alors qu’une telle plastique aurait dû attirer son œil de jeune mâle chamboulé par ses hormones.

Un léger souffle sur son cou le tira brusquement de ses pensées… une odeur de fraise ?

- Mlle Scarlett : Hummm, vous aussi vous êtes frustré d’être rester sur la touche, n’est-ce pas ?

- Zazoit : Heu… on peut dire ça comme ça…

- Mlle Scarlett (un peu boudeuse) : c’est toujours les mêmes qui s’amusent !

- Zazoit : Hum, pas sur que je trouverais ça si amusant… ils risquent quand même leur peau pour certain…

- Mlle Scarlett : N’empêche que c’est Nox et Mai An qui en profitent… Je suis sur qu’ils vont avoir éclaté quelques têtes… ça m’énerve !

- Zazoit : Heu, vous me faites un peu flipper là…

- Mlle Scarlett (caressant la joue de Zazoit) : Ooooh, un jeune homme sensible… c’est si rare… je croyais même que c’était une légende urbaine.

- Zazoit (rougissant) : Heu…

- Mlle Scarlett : c’est qu’il rougit en plus ! Ooooh comme c’est beau ! Votre petite amie a une de ces chances !

- Zazoit : c’est que…

- Mlle Scarlett : Oh… un petit ami alors ? Désolé, je ne suis pas encore très familiarisée avec cet aspect-là de l’humanité depuis ma dernière incarnation… Mais il n’y a pas de mal à ce que vous fréquentiez d’autres garçons… à part un léger sentiment de… gâchis (œillade) en ce qui me concerne

- Zazoit (rougissant encore plus) : Je, … je ne suis pas… enfin, … je veux dire, je suis célibataire…

- Mlle Scarlett (s’accrochant à son bras) : Vraiment ! Un joli garçon comme vous ? Mais les femmes de votre temps sont aveugles !

- Zazoit (le visage cramoisi) : C’est que… je suis un peu… timide avec les filles

- Mlle Scarlett : Ooooh comme c’est charmant ! Dites-moi… je finit mon service dans deux heures… ça vous dirait qu’on prenne un pot tous les deux ?

- Zazoit (Ecarlate) : heu… oui, pourquoi pas…

- Mlle Scarlett : Alors c’est dit ! Je passerai vous prendre dans votre chambre ! (Les mains sur les joues) Houlà… cela faisait des éons que je ne m’étais pas montrée si entreprenante… Excusez-moi si je vous ai choqué par ma hardiesse…

Derrière eux, le docteur No entra dans la pièce. Mlle Scarlett s'éloigna d'un pas, non sans laisser le dos de sa main effleurer le postérieur du jeune homme qui s'en sentit tout chamboulé.

- Dr No (levant un sourcil) : Effectivement ma petite Scarlett, cela faisait une éternité que je ne vous avais pas vu dans cet état-là. Profitez-en ! (Avec un clin d’œil à Zazoit) Bien joué garçon !

- Zazoit : Mais je…

- Dr No : Mlle Scarlett, du nouveau ?

- Mlle Scarlett : les constantes son restées stables. Elle se remet de ses émotions. Elle m’a un peu parlé : elle m’a confirmé les intentions meurtrières des deux affreux… Au fait, qu’avez-vous… ?

- Dr No : J’ai évacué le problème… D’ailleurs je m’étonne qu’ils aient osé revenir… Je pense que l’avertissement sera suffisant. Sinon…

- Mlle Scarlett : Oh, Je pourrais en être le cas échéant ? S’il vous plait ! Je promets de me retenir !

- Dr No : Hum… Pourquoi pas… mais je vais d’abord avoir besoin de vous deux ici pour la surveiller. Si le cerveau derrière cette attaque est aussi dérangé que je le crains, mon avertissement risque plus d’envenimer les choses que de les arranger. Elle n’est donc pas à l’abri… Je compte sur vous deux. Nox a appelé : mission exfiltration remplie sans qu’il ait eu à intervenir. Et Mlle Nya ne devrait pas tarder non plus, même si elle va surement raccompagner sa protégée avec ce petit renard…

- Mlle Scarlett : Au moins Nox ne frimera pas s’il n’a pas combattu…

- Dr No : Hum… vous ne pensez qu’à ça, avouez, conquérir…

- Mlle Scarlett : C’est ma nature, que voulez-vous…

- Dr No (sortant du bloc) : Bon, on va la déplacer à l’étage dès à présent, la maintenir au bloc ne se justifie plus. Assurez-vous en Mlle Scarlett. Une fois là-haut, restez bien vigilants tous les deux… la vie de cette pauvre fille est entre vos mains. Je regretterais d’avoir passé autant de temps à la remettre sur pied pour qu’elle se fasse bêtement éliminer.

Dans un petit studio étudiant

Indoril versa l’eau de la bouilloire dans les trois mugs aux couleurs des trois factions du jeu Horizon. Karumiko pris le rouge de la Coalition, Mai An le vert de l'ordre et elle se réserva le doré de l’Empire.
Les mains agréablement réchauffées par l’infusion, elle poussa un soupir de contentement.

- Indoril : Je ne sais pas comment vous remercier les filles… Sans vous…

- Karumiko : Tu l’as déjà dit quatre fois au moins… On va finir par croire que tu es bègue !

- Mai An : Allons jeune fille, ce n’est guère aimable…

- Karumiko : Désolée ma grande, mais si je ne te l’ai pas déjà dit, tu m’énerves ! Tu t’en es déjà pris à mon poussin… d’ailleurs…

Karumiko saisit une peluche représentant un bébé smourbiff dans sa poussette et le lança au visage de la femme au tailleur haute couture qui, les mains prises par sa tasse et un spéculos, la rattrapa avec les dents.

- Karumiko : Ah Aaah ! Voilà, je t’aurai fait mordre la poussette !

- Mai An (après avoir délicatement reposé la peluche) : Héhé… ça faisait longtemps qu’on ne m’avait pas surprise comme ça… Bien joué gamine… Si tu recommences, je te tue… OK ?

- Indoril (paniquée) : Heu, calmez-vous… On est amie, hein ?

- Karumiko : Oui ma… tiens, quel surnom vais-je te donner ? Bichette ? Ah non, y'a déjà mon bichon, et poussinette ça passera pas non plus… Hummm

La jeune fille prit son menton dans sa main libre et plissa les sourcils de concentration.

- Mai An : Je ne sais pas si je dois le dire, mais je suis ravie de ne pas tomber dans le giron de cette charmante enfant… Je ne survivrais pas à un des ses surnoms cucul…

- Karumiko : J’aurais bien dit la sal…machin...ope, mais c’est plus possible : T’as sauvé mon Indoril, alors je peux plus être fâchée contre toi… enfin encore un peu, mais j’ai plus envie de t’arracher les yeux…

- Mai An (le regard amusé) : Ouf, j’en suis bien heureuse ! Je n’aurais su que faire de ta dépouille sanguinolente…

- Indoril : Heu… vive la paix hein… pas de sang sur mon tapis ! Allez… soyez sympas !

- Mai An : Rassure-toi, nous sommes en fait en train de faire la paix… Mais dans ce petit milieu d’égos surdéveloppés, prendre certaines formes est nécessaire. Personnellement j’ai eu beaucoup de mal avec ça lorsque je suis revenu dans ce monde. Heureusement que le boss était là pour moi… Comme il l’est aujourd’hui pour Nox et Scarlett. Sans lui ce monde serait en train de brûler…

- Indoril : Tu me fais peur là, très très peur !

- Mai An : Pardon, j’en ai un peu trop dit… Mais comme je me sens bien avec vous, je lève mes boucliers… Oublies tout ça… ce n’est rien.

- Karumiko (se mettant sous le nez de mai An pour la dévisager) : Mais t’es quoi exactement ?

- Mai An : Faudra le demander au chef ça… je ne peux pas, et là je pèse mes mots car c’est physiquement et moralement impossible, te répondre.

- Indoril : le chef, quel chef ?

- Mai An : Nono, enfin, le docteur No

- Karumiko : marrant ce nom, ça me rappelle un vieux film…

- Indoril : Oui, un James Bond ! Un rapport ?

- Mai An : Je ne crois pas… ce nom lui aurait été donné à cause du dernier cri que l’on entend quand il se lâche.

- Karumiko : No ? Ou Nono le petit robot ?

Mai An fut prise d’un fou-rire. Après avoir repris sa respiration, elle répondit

- Mai An : Ah, ça fait du bien ! Merci petit Yokaï ! Cette journée est décidément pleine de bonnes surprises.

- Indoril : Si Karumiko est un Yokaï, moi, je suis quoi ?

- Mai An : vu ton pouvoir… un genre de banshee. Le cri qui tue, c’est plutôt balaise non ?

La conversation se poursuivit longuement, les trois femmes se dévoilant un peu les unes aux autres dans une ambiance de franche camaraderie qui leur fit à toutes trois un bien fou. Jusqu’à ce que l’heure de se séparer arrive.

- Karumiko : Bon, je ne sais pas qui sera désigné pour s’occuper de toi ma lapinette, mais il y’a peu de chance qu’on me désigne, j’ai déjà poussin et bichon sur le dos… D’ailleurs bonne nouvelle, maman m’a fait un texto : il est libéré…
Mai, tu veux bien me ramener avec toi à l’hosto ? Ils sont arrivés là-bas il y a cinq minutes…

- Mai An : Pas de problème. Au revoir Indoril, tu sais où me trouver en cas de pépin…

- Indoril : Salut, et encore merci ! Vous êtes des trésors !

- Mai An : Ah, ah ah ! C’est la meilleure celle-là… quand le chef l’entendra ! Allez bye.

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 15 avril - 19:19

Hôpital Georges Pompidou

Le Docteur No auscultait la femme évanouie pendant que Nox prenait les constantes de Geniet. Un peu à l’écart, pendant que Myss Lyli réarrangeait un bouquet de pâquerettes dans un gobelet, les trois aventurières discutaient entre elles.

- Geniet : Encore une fois merci les filles… Je commençais presque à désespérer.

- Sam : Bah, la petite aurait fait une crise si on n’avait pas essayé de te retrouver.

- Basileia : C’est pas faux

- Geniet (regardant Alexandra) : Mais, t’avais pas pris une balle dans le dos toi ?

- Basileia : Si, et pas qu'une... c’est toute une histoire… grâce à notre bon docteur ici présent et au généreux don d’organe dont j’ai bénéficié, me voilà sur pied !

- Geniet : Une greffe d’organe !!!??? mais tu devrais être allongée sur un lit en convalescence !

- Basileia : Ne cherche pas à comprendre… Même moi je n’y arrive pas, alors…

- Geniet : en tout cas, tu as été merveilleuse tout à l’heure ! Ce coup d’extincteur… y’aurait de quoi écrire une ôde pour Alexandra ! (déclamant sur un ton emphatyque) Ô toi Alexandra ma muse, qui d’un simple extincteur t’amuse…

- Myss Lyli : Bravo ! Belle inspiration

- Sam (levant un sourcil) : Ah parce que je ne suis pas votre muse ?

- Geniet : Si, mais tu nous as suffisamment inspiré…

- Sam : Quoi ? Espèce de mufle, faquin !

- Geneit : Hé… Calme toi ! Je suis malade moi, et fragile… Après ce que j’ai vu !

- Myss Lyli : Qu’avez-vous vu ?

- Geniet : Je ne sais comment l’expliquer… Les malades qui m’ont enlevé ont fait état d’une espèce de prophétie… je crois d’ailleurs que c’est elle (désignant Kristal) qui l’a faite… Mais dans le parc… en regardant le ciel, j’ai vu un monde disparaître, dévoré par je ne sait quel monstre ou entité… Et je crains que le monstre soit proche de nous… Je n’ose le chercher avec ma vision… De peur de le voir là, juste devant moi, prêt à tout détruire…

- Dr No : Hum… Elle n’a rien à part quelques traces de sévices… et une légère déshydratation… Il n’y a plus qu’à attendre qu’elle se réveille.

- Nox : J’ai fini de mon côté… Le patient a subi de nombreuses tortures, mais rien d’handicapant ou de définitif.

- Dr No (s'adressant à Geniet) : Monsieur, je vous mets donc au repos forcé avec cette dame… Compte tenu des circonstances un peu particulières, je vous serai reconnaissant mesdames de rester vigilantes…

- Sam : Comptez sur nous !

- Dr No : Bon, Nox, j’ai encore besoin de vous… L’hélico nous attends sur le toit…

Les deux praticiens quittèrent la pièce.

Les trois jeunes femmes expliquèrent comment elles avaient monté leur plan après qu’elles aient été informées de l’intrusion de la partie adversaire et de la capture de ses agents. Profiter de l’aubaine du colis livré par le Dr No avait été une évidence. Sam avait fait des pieds et des mains pour empêcher Alexandra de participer jusqu’à ce que cette dernière la prenne dans ses bras, lui embrasse le front et la remercie dans une étreinte pleine de tendresse et de douceur… La femme aux membres d’acier était restée coite après ce câlin, perdue dans ses pensées, et Alexandra avait embarqué à bord avant que quiconque ait pu l’en empêcher.

Geniet commença un récit détaillé de ses malheurs, quand soudain la femme dans le lit voisin s’assit, les yeux exorbités :

- Kristal : Oh quelle frayeur ! Pestilence ! Ils… Heu… où suis-je ?

- Geniet : Oh, bienvenue parmi nous…

- Kristal : Vous êtes là… et nos liens ?

- Geniet : Hum… les secours sont venus pendant que vous étiez inconsciente…

- Kristal : Nous sommes… libres ?

- Sam : Oui, vous êtes délivrée…

La femme en tenue de bohémienne éclata en sanglots. Myss Lyli se précipita pour la prendre dans ses bras, la berçant doucement, mais dû reculer lorsque tout le corps de Kristal se cambra en arrière…

Alexandra allait se précipiter pour appeler au secours quand d’une voix ténébreuse, la femme alitée déclama :

- Kristal : Ils arrivent sans savoir que la Guerre les attend… ils se faufilent, serpents… la nouvelle flamme de lumière, ils veulent l’éteindre ! Traitres ! Mais la Guerre les attend et ils ne le savent pas. Ayez crainte mortels ! N’allez pas y mettre le doigt !

Elle retomba soudain sur le lit, comme endormie. Sam se précipita pour vérifier qu’elle respirait encore.

- Geniet : Ne vous en faites pas, elle fait ça souvent… c’est une sorte de voyante… ce qu’elle dit peut aussi bien nous concerner directement que des faits qui auront lieux dans dix ans à l’autre bout du monde.

Une vibration sourde à l’autre bout de l’étage les fit alors tous sursauter.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 16 avril - 12:55

CHAP 39

Mlle Scarlett achevait de caler les poteaux mobiles sur lesquels les pochettes de transfusion étaient suspendues. La femme au visage scarifié s’était assoupie, assommée par la douleur et la morphine.

A côté du lit, Félix Zazoit la regardait s’affairer, se demandant encore comment il avait pu se laisser embarquer, alors qu’il n’y connaissait rien en matière de surveillance.

Une fois que l’aide-soignante eu vérifié trois fois que tout était bien en place et complété le dossier ranger dans une pochette au pied du lit, elle se rapprocha du jeune homme, collant son opulente poitrine serrée dans sa blouse, quelques morceaux de soie rose dépassant un peu du décolleté, contre son bras gauche, et, papillonnant des cils lui déclara :

- Mlle Scarlett : Hummm, maintenant que nous avons rempli notre mission, que diriez vous de reprendre notre conversation ?

- Félix Zazoit resta pétrifié, le rouge lui montant aux joues.

- Mlle Scarlett : Allons, ne soyez pas timide… Que diriez vous de m’inviter à prendre un café juste après que nous serons relevés ? J’ai hâte d’en savoir plus sur vous…

Comme elle prononçait ces derniers mots en laissant son index caresser le poitrail du jeune homme, celui-ci sentit son corps réagir naturellement à ces sollicitations de ses sens et rougit encore plus.

- Zazoit : C’est que… heu, pourquoi pas, mais…

- Mlle Scarlett (plongeant son regard dans celui de Félix, ses lèvres rehaussées d’un rouge à lèvres assortit à la dentelle de son décolleté entrouvertes) : Mais… ?

- Zazoit : je…

A cet instant le faux plafond lui tomba sur le crâne, une épaisse fumée envahit la pièce et un son étouffé et répété rappelant quelqu’un soufflant dans le goulot d’une bouteille, accompagné une seconde après du bruit de plusieurs objets légers en laiton frappant le sol, accompagna la chute du corps de son interlocutrice. Il lui semblât voir apparaitre comme deux taches noires sur la blouse blanche à hauteur de la poitrine.

Dégageant la poussière de ses yeux, Félix se redressa pour se retrouver nez-à-nez avec le mauvais côté d’un tube épais à l’autre bout duquel un énorme pistolet automatique, tenu d’une main gantée de noir, lui annonçait un certain nombre de problèmes. Son possesseur, le visage masqué par une écharpe noire enroulée autour de sa tête lui jeta un regard froid.
L’arme descendit de plusieurs centimètres, et le son étouffé se fit de nouveau entendre, accompagné cette fois d’une vive douleur à la poitrine. Félix tomba à genoux, le souffle coupé. Il remonta devant ses yeux la main qu’il avait par reflexe portée à son cœur… un liquide écarlate la recouvrait… Il se sentit tomber en avant, mais le choc de son crâne contre le sol le tira de la torpeur qui avait commencée à l’envahir… Se redressant de nouveau, il vit trois silhouettes en costume de Ninja, dont aucune ne lui prêtait attention faire le tour de la pièce pour vérifier l’absence d’autres gardiens.

Etendue au sol devant lui, les cuisses légèrement écartées révélant une lingerie fine assortie à ce qu’il avait pu observer du décolleté, Mlle Scarlett gisait les yeux fermés. Il devina toutefois une crispation dans les lèvres de la magnifique infirmière… Était-elle en train de sourire ?

Celui des trois assassins qui semblait diriger les autres à l’aide de geste de la main s’approcha du lit de la patiente inconsciente, regarda les moniteurs et commença à jouer avec les molettes des transfusions pendant que ses deux complices se plaçaient pour surveiller la porte, le dos à la scène. Quelques secondes après, un râle de souffrance jaillit au niveau de l’oreiller.

- Kodokaï : Ah, Caporale… alors comme ça on a déserté et livré des informations à l’ennemi… ce n’est pas bien… le Maître est… très contrarié.

Un nouveau râle répondit

- Kodokaï : vois-tu, il a très mal pris que tu livres les détails de ses installations à la partie adverse… ces salauds en on profiter pour s’emparer de biens de très haute valeur aux yeux du Maître… il a donc souhaité que ta punition soit à la hauteur de ton crime… c’est pour ça que tu vas souffrir longtemps avant que je ne t’achève… et personne ne pourra venir à ton secours… les seuls encore présents dans cet établissement à même de te venir en aide sont… occupés. Je pense que nous avons deux bonnes heures devant nous, au minimum. Là, vois-tu, j’ai stoppé les calmants… puis je t’en remettrai juste avant que tu ne perdes conscience… oh, et tant que j’y suis…

L’homme arracha le drap qui recouvrait le corps, puis, à l’aide d’un petit sabre japonais, trancha la chemise de nuit, dévoilant la nudité de sa victime.

- Kodokaï : Oui, je vois que tu as été réparée comme il faut… nous allons pouvoir joindre l’utile à l’agréable, enfin pour nous ! Ah ah ah ! Il y a bien des moyens pour te punir petite ordure couturée…

L’horreur de cette déclaration provoqua un électrochoc chez Félix Zazoit qui se remit sur pieds et fonça poing en avant pour frapper ce monstre qui annonçait les horreurs qu’il comptait faire subir à cette pauvre fille sans défense. Le talon droit du ninja lui frappa le front, le renvoyant cul par-dessus tête.

- Kodokaï : ce n’est pas parce que tu ne bougeais pas jusque là que je ne te surveillais pas petit trou du cul ! Tu es aussi discret qu’un éléphant en pleine charge dans une boutique à Limoges…

- Zazoit : écartez-vous d’elle sale monstre !

Les deux autres ninjas s’étaient à leur tour tournés vers le garçon qui commença à comprendre qu’il était dans une situation dramatique. L’un d’eux dégaina un long sabre, l’éleva au-dessus de sa tête, ses yeux semblant pétiller de joie à l’idée de la mort qu’il allait apporter.

Par anticipation Félix se crispa, mais garda les yeux bien ouverts. C’est comme ça qu’il vit le bras fin de l’aide-soignante qui une seconde plus tôt gisait inanimée au sol intercepter le poignet de l’assassin avant de le projeter au sol à l’autre bout de la chambre.

Manifestement surpris, ses deux complices se tournèrent vers cette nouvelle menace en sortant leurs propres armes.

Le visage avenant de l’infirmière s’était métamorphosé : elle irradiait désormais une puissance et une grâce à nulle autre pareille. Dans un chuchotement, elle se trouva un instant nimbée d’une lumière éclatante qui laissa à Félix et aux autres témoins une image rémanente semblable à celle provoquée par le soleil quand on le regarde directement.
La tenue de l’infirmière avait laissé place à un plastron d’armure en acier noir sur une tunique blanche, des épaulettes en cuir vert, une jupe blanche couverte de lanières du même cuir et des bottes assorties montant juste au-dessus du genou. Un casque à nasal rappelant ceux de la Grèce antique couvrait sa chevelure écarlate, ses yeux vert émeraude brillant d’une joie inquiétante.
Elle tendit alors les bras sur les côtés, des brassards de bronze s’y matérialisant, puis, sur un nouveau chuchotement, elle fit apparaître autour d’elle, comme un halo, une vingtaine d’épées de styles très différents qui se mirent à tourner lentement…

- Kodokaï : Par le sabre de mes ancêtres ! Quelle est donc cette chose ?

A l’autre bout de l’étage :

Sam, s’étant précipitée la première sur la porte, l’ouvrit pour jaillir comme un boulet de canon dans le couloir. Seuls les éclairages de secours apportaient une lumière glauque et une légère fumée envahissait l’espace. Un tambourinement lointain attira son attention sur la gauche, et elle commença à progresser pour laisser sortir les autres.

Myss Lyli invoqua une petite nuée de pâquerettes à la hauteur de son épaule et suivit sa maîtresse.

Sam jeta un regard noir à Alexandra quand celle-ci fit mine de les suivre

- Sam : Je préférerais que tu restes ici… tiens, prend ça et veille sur nos deux blessés. Barricade toi et n’ouvre que si tu nous reconnais !

- Basileia : Mais…

- Sam : Ecoute moi ma chérie, il faut les protéger, et tu n’es pas armée pour partir voir ce qui se passe ici ! Je t’en prie… je tiens trop à toi, et tu seras plus utile ici en montant la garde. Tu es leur dernier rempart !

- Basileia : Je n’aime pas ça, mais tu as raison. Mais je t’interdis de mourir ! Cela vaut aussi pour vous Myss !

Sam lui souffla un baiser et repris sa progression suivit de Myss Lily.

De retour dans la chambre, l’extincteur, que Sam lui avait mis entre les mains, posé dans un coin, Alexandra déplaça tout ce qu’elle pouvait pour obstruer l’accès à la pièce.
Inquiet, Geniet la regardait faire, impuissant à lui venir en aide.

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 16 avril - 12:55

Dans le couloir obscur, la femme au membre d’acier et sa compagne progressaient accroupies, jetant des coups d’œil rapides à chaque angle. Un bruit de moteur électrique, comme celui d’un de ces jouets radio commandé les attira plus loin.

Une réplique au 1/16è d’un char d’assaut de la seconde guerre mondiale faisait des allers et retours dans le couloir suivant. Intriguées, Sam s’avança. Le jouet en plastique s’immobilisa, la tourelle tournant jusqu’à pointer vers elle. Elle ne dut sa survie qu’au reflexe de Myss Lily qui la plaqua au sol en hurlant :

- Myss Lily : DEATH TOY !!!

L’obus miniature passa à un cheveu au-dessus de leurs têtes avant d’exploser au plafond plus loin, déclenchant le système anti incendie qui les noya sous une eau glaciale.

Une voix masculine contrarié jaillit depuis le côté opposé :

- Death Toy : Aaaah ! Vous ne pouvez pas mourir sans foutre le bordel ! Maintenant je suis trempé !

Prenant son courage à deux mains, Sam, de toute la puissance de ses jambes mécaniques, fonça vers le tank, qui s’approchait dangereusement de l’encoignure de porte dans laquelle Myss Lyli et elle s’étaient réfugiées après le premier tir, s’en saisit et arracha la tourelle puis les chenilles de l’engin.

- Death Toy : Nooonnnn ! Tu as cassé mon jouet ! Tu vas le payer !

La silhouette engoncée dans des vêtements de cuir noir, un foulard noué sur la tête et une paire de lunettes futuristes à verres orange sur le nez se plaça en vue, sortit un tube de sous sa veste et en fit jaillir une lame d’énergie.

- Myss Lyli : Mais d’où sort-il un sabre laser ???

L’arrivée derrière le super vilain d’une dizaine de sbires équipés d’armes automatiques fit plonger les deux femmes à l’abri.

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 17 avril - 17:19

CHAP 40

Deux silhouettes couvertes de lourdes capes d’un bordeaux profond, le visage disparaissant dans l’ombre des vastes capuches couvrant leurs têtes, évoluaient d’un pas rapide dans le long tunnel dont les parois pulsaient, ocres et jaunes, les ondes les parcourant prenant tantôt la forme de visages hurlants, tantôt celle de démons ricanant.

Ne prêtant aucune attention à ce sinistre décor, elles progressèrent jusqu’à un gigantesque amphithéâtre dont les rangées circulaires étaient peuplées de silhouette portant des capes identiques.

Au lieu de rejoindre une rangée, les deux arrivants poursuivirent leur chemin dans la travée, bousculant sans ménagement tous ceux qui leur faisaient obstacle, s’attirant des injures et autres quolibets.

Arrivés quasiment au bout de la travée, ils se heurtèrent à un véritable géant qui refusa de leur céder le passage, en écartant les pans de sa cape pour montrer les impressionnants muscles veinés de bleu de ses quatre bras écarlates au bout desquels des griffes acérées promettaient mille tourments. La créature cracha un chapelet de jurons et de menaces au plus grand des deux arrivants. Celui-ci resta de marbre pendant que le plus petit se contentait de poser un doigt sur le bras le plus proche.

La créature furieuse leva les poings bien haut, prête à laver l’affront dans le sang, lorsqu’un fourmillement parti du point où le doigt du petit encapuchonné avait laisser une légère trace plus claire. Le fourmillement se changea en bouillonnement, et une étrange pourriture se mit à fleurir sur les membres puis le corps du géant qui s’effondra dans un râle immonde. Quelques secondes plus tard ne restait qu’une flaque d’un mucus immonde sous la cape étendue au sol.

Le silence soudain qui avait saisit toute l’assistance se rompit aussi rapidement et les conversations reprirent comme si rien ne s’était passé. Toutefois plus personne ne tenta de faire obstacle aux deux silhouettes qui poursuivirent leur route jusqu’à l’estrade qui soutenait un immense trône et une pierre ravinée ayant manifestement servit d’autel sacrificiel.

Assise sur le trône, une créature cachée dans un dais noir comme la suie, mais dont l’appendice caudal recouvert d’écailles luisante trahissait l’appartenance à une autre espèce que celle des mammifères, les regardait approcher, ses yeux brillants dans l’ombre de son capuchon.

Le plus grand des deux arrivants s’arrêta à un mètre du monstre sur le trône qui devait mesurer cinq à six fois sa taille et croisa les bras, manifestement impatient. Le plus petit se tint légèrement en retrait, mais semblait très nerveux à l’idée d’affronter le maître des lieux.

Après deux bonnes minutes d’un silence pesant qui avait finit par saisir toute l’assemblée, le monstre descendit de son trône, haut comme un immeuble de trois étages, et s’inclina devant son vis-à-vis.

Les spectateurs tentèrent en vain de saisir ce que la créature dans la cape bordeaux chuchota à leur maître. La voix de tempête de ce dernier leur donna un indice cependant.

- Monstre : Par tous les cercles des enfer, moi Abbadon t’en fais le serment, nul parmi les miens n’aurait oser rompre le pacte !

La cape bordeaux chuchota encore, provoquant le recul d’Abbadon.

- Abbadon : ce n’est pas possible ! Comment a-t-elle … ? Non, laisse tomber… Tu sais que je n’ai qu’un contrôle limité sur les êtres de statut divin qui finissent ici…

La cape chuchota une dernière fois, et le prince infernal inclina la tête en signe de résignation.

- Abbadon : je vais essayer, mais je ne peux rien te promettre… (puis désignant d’une griffe noire le compagnon de son interlocuteur) : Est-ce l’un d’entre eux ? Le Moment serait-il pour bientôt… ? Non, oublie mes questions, je sais que tu ne me répondras pas.

Sur un geste d’épaule de la plus grande, les deux silhouettes en capes bordeaux quittèrent l’estrade et remontèrent les travées, faisant s’écarter craintivement leurs occupants. A peine eurent t’elles atteint l’entrée du tunnel par lequel elles étaient arrivées qu’un des spectateurs sauta du premier rang sur l’estrade, jetant à bas sa cape, dévoilant un corps couvert d’écailles violettes, bardés de pics, son crâne à trois yeux injectés de sang, deux grandes ailes membraneuses dans le dos.

- Abbadon : Un problème RedAshin le sanguinaire ?

- RedAshin : Tous sont témoins, tu as ployé le genou devant un être de la surface ! Tu n’es donc qu’un lâche et ne mérite pas notre dévotion ! Moi, RedAshin maître du 6ème cercle vais te renverser de ce trône que tu ne mérites plus !

- Abbadon : Hum… Sanguinaire n’est pas le bon qualificatif… tête creuse ou imbécile ferait mieux l’affaire…

- RedAshin : Ne cherche pas à m’insulter… tu as fait offense à toute l’Assemblée infernale ! Tu vas en payer le prix !

Le démon violet sorti du néant une hache à deux lames gravées de runes et autres symboles impies, fumante et dégoulinante d’un ichor immonde.

La créature sur le trône se redressa

- Abbadon : Tu comptes sérieusement me défier ?

-RedAshin : Ta lâcheté te prive de tout pouvoir ici ! Le Roi des enfers te retire sa bénédiction ! Ta tête est à moi !

- Abbadon quitta son siège, rejetant sa cape pour dévoiler son apparence de dragon aux écailles mordorées.

- Abbadon : Soit RedAshin le naïf, l’aveugle malheureux… je vais te montrer en quoi tu te trompes lourdement sur les forces sous-tendant tout cet univers… Bien que cette leçon soit de trop courte durée, elle servira d’exemple à tes frères ici présents qui se demandent s’ils n’auraient pas dû bondir avant toi sur cette estrade…

Le démon violet chargea la hache haute, se heurta à un champ de force à deux mètres de sa cible. Abbadon se contenta de l’attraper entre deux griffes, perforant son abdomen avant de le plaquer sur la pierre d’autel. De son autre main, le dragon saisit une longue lance ornementée et la plongea dans l’aine de celui qui avait osé le défier, la faisant ressortir juste au niveau de son omoplate gauche puis planta la hampe dans un braséro immense au pied de l’estrade. Le démon violet hurla tout le temps que les flammes infernales mirent à réduire son corps en cendres.

Tous dans l’amphithéâtre se mirent à genoux, soumis.

Hôpital Georges Pompidou.

La lame d’un des ninjas effleura la joue de Zazoit, y traçant un léger sillon brûlant avant d’être interceptée par l’une des épées tourbillonnantes de Mlle Scarlett. Cette dernière semblait en transe et son rire grinçant raisonnait par-dessus le vacarme du choc des lames.
Restant attentif à ce qui se passait, Félix vit que le chef de l’expédition d’assassins s’approchait petit à petit du lit médicalisé.

- Zazoit : Attention, il va essayer de tuer la patiente !

Mlle Scarlett ne sembla pas entendre l’avertissement, se concentrant sur les deux autres assassins qui avaient commencé à se rapprocher d’elle.

Kodokaï, sa lame principale parant les quelques coups qui auraient pu l’atteindre, continua à progresser pas à pas vers le corps allongé.

Félix se jeta en travers du lit au moment où dans un geste vif l’assassin planta une dague dissimulée dans sa veste, encaissant le coup à la place de la jeune femme immobile dont les yeux suivaient fiévreusement les événements.
La lame crantée lui déchira les abdominaux pour finir bloquée contre l’os de sa hanche. La douleur fut à la hauteur de son hurlement.

- Kodokaï : Batard !

D’un coup de poing magistral, le ninja envoya bouler le garçon au sol, leva son sabre et l’abattit… sur la lame d’une épée à deux mains qui s’était matérialisée sur son trajet.

- Mlle Scarlett (d’une voix pleine de réverbération) : Comment oses-tu pénétrer sur mon domaine et t’en prendre à mes protégés, espèce de lâche !

- Kodokaï (se mettant en garde face à la femme entourée de ses lames) : comment ça lâche ?! je suis un guerrier moi ! Tu ne me fais pas peur !

- Mlle Scarlett : le vrai guerrier combat son ennemi de face, toi et les tiens les assassinez dans leur sommeil ou en leur plantant une lame dans le dos… vous ne méritez pas de vous baptiser guerrier !

L’un des compagnons de Kodokaï tenta de la frapper dans le dos, la ratant de peu… il finit planté au mur par une dizaine des lames tourbillonnantes, comme un papillon à la planchette d’un collectionneur.

En revanche le coup de sabre du second larron frappa la chair de la jeune femme aux cheveux écarlates juste à la jonction de l’armure avec la jupe de cuir, pénétrant profondément…
Au lieu du geyser de sang auquel on aurait pu s’attendre, une vive lueur jaillit de la plaie, et une intense chaleur baigna la pièce, la lame encore plantée dans le corps de Mlle Scarlett devint rouge, puis blanche avant de fondre et de couler au sol.

- Kodokaï : Put*** mais qu’est ce que c’est que ce truc !

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 17 avril - 17:20

Félix, les mains encore crispées sur le poignard qu’il venait de retirer de son abdomen qui se refermait petit à petit sous ses yeux ébahis releva la tête pour voir la transformation de son alliée… Une cuirasse noire et rouge commença à recouvrir chaque membre de la jeune femme, hérissée de pointes et de crochets, Un haubert couleur ivoire, gravé de runes étranges, couvrit son buste et son ventre, mais c’est surtout son visage qui fit regretter au jeune homme d’avoir levé les yeux : L’abondante chevelure rouge, douce comme la soie, de Mlle Scarlett avait laissé place à une crête longue d’une trentaine de centimètres, coiffée en pics acérés. Les yeux verts avaient pris la teinte de l’acier chromé, et un sourire dévoilant des dents de métal taillées en pointes, comparables à des ogives de balles perforantes. Puis elle commença à grandir, sa tête manquant de toucher le plafond situé pourtant à quatre mètres cinquante au-dessus du sol.

Face à elle, les deux assassins encore sur pied commençaient à reculer vers le lit.

Kodokaï attrapa soudain Félix par le col et plaqua la lame de son sabre sur sa gorge, pendant que son complice posait une lame dégoulinante d’un liquide verdâtre sur celle de la femme alitée.

- Kodokaï : Recule grognasse, ou on liquide tes petits protégés…

Deux énormes révolvers se matérialisèrent dans les mains de la géante qui les braqua sur la tête des deux assassins

- Kodokaî (l’air peu impressionné) : t’auras pas le temps de nous en empêcher, une estafilade et le poison fera son œuvre… allez, dégage du passage.

Une tempête sembla se dérouler derrière les yeux de l’entité qui avait pris la place de la douce aide-soignante… Les canons des armes tremblèrent légèrement du fait de la crispation de ses index sur les queues de détente.

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 18 avril - 12:25

CHAP 41

Dans les couloirs

Le plomb volait bas dans les couloirs, et la maçonnerie pleuvait sur les cheveux des deux femmes recroquevillées dans une embrasure de porte.

- Myss Lyli : Et moi qui venait juste de me refaire une mise en plis ! Je les déteste !

- Sam : Moi aussi, mais qu’est-ce qu’on peut faire ?

- Myss Lyli : Ecartez vous un peu, j’ai une idée…

La femme en tenue de soubrette se pencha une fraction de seconde pour repérer la disposition de ses ennemis, provoquant en retour une nouvelle pluie de plâtre, puis entonna un doux chant.
Une pluie de pétale commença à tomber sur les sbires qui les mitraillaient. Une à une, les armes automatiques se turent.
Après quelques secondes, Sam se risqua à son tour à jeter un œil. Etalés sur le sol à une trentaine de mètres, une dizaine d’hommes en treillis noirs, leurs armes répandues autour d’eux, avaient rejoint les bras de Morphée, un sourire extatique aux lèvres.

- Sam : Bien Joué !

- Myss Lyli (se penchant à son tour) : Zut, l’affreux n’est pas en vue… Allons y prudemment.

Avec mille précautions, les deux jeunes femmes progressèrent jusqu’au tas de sbires assoupis. Sam saisit une à une les armes pour tordre leurs canons afin de les rendre inutilisables. Myss Lyli, s’emparant de quelques rouleaux d’élastoplaste, saucissonna les ronfleurs par précaution.
Une fois leur labeur accomplit, elles repartirent, toujours aux aguets jusqu’à l’angle du couloir. Là, elles prirent à nouveau le temps d’observer le chemin : La zone était elle aussi déserte. Pas à pas, ouvrant chaque porte, elles continuèrent jusqu’à ce qu’un cri les alerte.

- Sam : C’était quoi ça ?

- Myss Lily : On aurait dit la voix…

- Sam (paniquée) : … d’Alexandra !

Chambre de Geniet et Kristal

Alexandra se rongeait les ongles d’inquiétude, quand une exclamation soudaine de Geniet la fit bondir au plafond.

- Geniet (les paupières closes) : Oh Put*** de mer*** !!! Mais qu’est-ce que… OH MON DIEU !

- Basileia : Quoi ?! Que se passe t’il ?!

- Geniet (rouvrant les yeux) : Je… j’en sais rien, y’a un… truc halucinant… c’est quoi cette aura de malade ???

- Basileia : QUOI ???

- Geniet : là, à l’étage, mais assez loin, y’a une aura de puissance phénoménale qui est soudain apparue ! ça dépasse tout ce que j’ai pu voir chez les supers que nous connaissons ! (fermant les yeux) Bon, pour le moment elle reste concentrée au même endroit… Y’a de plus petites auras autour mais…

Kristal choisit ce moment pour sortir de son coaltar

- Kristal : Hummm, que… que se passe t’il ?

- Geniet : c’est Beyrouth !

- Basileia : Il semblerait que des méchants soient dans le coin… Mais rien à craindre pour le moment, j’ai barricadé la porte et Sam est parti voir de quoi il retourne…

- Kristal : Oh… (se tournant vers Geniet, clignant lentement ses yeux de velours) Et vous… comment allez-vous ?

- Geniet (un instant hypnotisé par ce regard) : Je… ça va… mon corps me fait souffrir de partout, mais l’idée d’être libéré de cette folle furieuse dans son labo compense largement !

- Kristal : je partage ce sentiment ! Oh, mademoiselle, vous devriez reculer un peu…

Alexandra dévisagea la voyante, ne comprenant pas où elle voulait en venir jusqu’à ce que la lame d’un sabre laser découpe le haut de la porte de la chambre et qu’un coup de pied fasse voler le panneau à travers la pièce pour atterrir sur son crâne.

- Basileia : Aïe ! ça fait super mal !

- Geniet : Attention Alexandra ! C’est un super assez puissant !

- Basileia : Rien à foutre ! A cause de lui je vais me payer une énorme bosse !

La jeune femme escalada la table qui bloquait ce qui restait de la porte, son extincteur en main. Avisant le visage ricanant sous une capuche de sweat noire, les yeux abrités par des lunettes aux verres orange, de son agresseur, elle orienta la buse de son extincteur dans sa direction et vida le contenu du cylindre d’acier rouge.
Les protestations outrées du sinistre personnage lui confirmèrent qu’elle avait fait mouche.

- Death Toy : Toi tu vas me le payer !

Plongeant la main dans son blouson de cuir trempé par le geyser d’eau additionnée de produit anti flammes, il sortit un long pistolet de console de jeu Nintendo et le braqua vers celle qui avait osé l’arroser.
Alexandra rigola en voyant le jouet ridicule dans les mains du super vilain, mais déchanta quand elle ressentit la vive brûlure du rayon laser qui lui traversa l’épaule.
Elle retomba en arrière dans un hurlement de douleur.

Se forçant à bouger malgré ses blessures encore à vif, Geniet rampa jusqu’à elle pour la tirer à l’abri, les tirs de Death Toy continuant à bombarder le mur face à la porte en piteux état.

- Alexandra (les mâchoires crispées de douleur) : Put*** ça fait mal ! Je peux plus bouger le bras gauche…

- Geniet : au moins ça ne saigne pas… on dirait que le rayon a cautérisé la plaie.

A l’autre bout de l’étage.

Kodokaï et son complice contournait sans la quitter des yeux la géante qui braquait ses armes contre eux, leurs lames menaçant la gorge de leurs otages, s’approchant petit à petit de la sortie. Atteignant enfin la porte, ils s’apprêtaient à la franchir quand, de frustration, Scarlett tira dans le Ninja épinglé au mur par ses épées, réduisant sa tête en pulpe sanguinolente et laissant un trou béant et fumant dans le mur.

Zazoit pofita de l’instant d’inattention ainsi provoqué pour planter le poignard qu’il s’était retiré de l’abdomen dans la cuisse de Kodokaï, dont le sabre s’était légèrement éloigné de sa gorge. Puis il se laissa tomber sur le postérieur, laissant une belle longueur de la peau de sa joue sur le fil aiguisé comme un rasoir de la lame, avant de rouler sous le lit pour percuter les tibias du second ninja et l’entrainer au sol.

Kodokaï baissa les yeux sur le manche dépassant de sa cuisse puis les releva vers la femme de quatre mètres qui lui adressa un sourire cruel avant de presser les détentes des deux armes qu’elle braquait sur sa tête.
Les deux ogives n’attinrent jamais leur but, la silhouette enveloppée de tissus noir se changeant en une fumée sombre qui se dispersa dans l’air juste avant l’impact.

Au sol, Zazoit luttait de toutes ses forces, les deux mains agrippant le poignet du ninja dont la lame empoisonnée descendait millimètre par millimètre vers son œil…
Alors qu’il sentait ses dernières forces l’abandonner, son adversaire fut soulevé dans les airs et jeté à l’autre bout de la pièce. Tel un félin, ce dernier fit une pirouette et retomba sur ses pieds, avant de projeter son arme sur la géante qui la prit en plein plexus, la matière blanche dont était faite le pectoral éclatant au passage.

La bouche ouverte en un cri muet, Zazoit vit le manche du poignard dépassant du sternum de la magnifique guerrière. Celle-ci baissa les yeux sur sa blessure, laissa choir ses deux armes à feu et saisit le petit bout de métal entre deux doigts tremblants…

- Scarlett : Comment… ?

Les yeux couleur chrome dévisagèrent ensuite l’assassin masqué d’une écharpe sombre qui semblait se réjouir d’avoir atteint la géante de son arme mortelle.

Scarlett, les yeux écarquillés tomba à genoux, le visage à la hauteur de son adversaire.

- Scarlett : Tu… tu…

- Ninja : Je quoi ? Tu la sens hein, cette douleur qui t’envahit, tous tes nerfs inflammés ! Ahah ! Tu vas crever sal…

La main de la guerrière saisit alors l’épaule du ninja pendant que l’autre arrachait la lame de sa poitrine dans une gerbe d’énergie aveuglante, pour la lui planter à la verticale dans le crâne.

- Scarlett : tu as osé abîmer mon armure préférée !!!

D’un coup de pied rageur, elle expédia le cadavre qui n’avait pas encore rejoint le sol contre le mur, dans un écœurant craquement d’os. Puis, de nouveau noyé un instant dans un aveuglant halo de lumière, l’aide-soignante repris son apparence habituelle et se précipita sur un Zazoit ébahi pour le serrer fort contre son sein palpitant.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 19 avril - 12:22

CHAP 42

Sam était passée en pilote automatique, ses jambes renforcées la propulsant à plusieurs dizaines de kilomètres par heure dans le couloir. Elle percevait toujours des bruits d’explosion et de tirs en provenance manifeste de la chambre où elle avait laissé un peu plus tôt Alexandra, Geniet et la voyante évanouie.

Myss Lily avait quant à elle abandonné l’idée de rattraper sa maîtresse et pris un chemin détourné pour, au cas où, contourner l’adversaire et le prendre en tenaille.

Le système anti incendie avait fini par rendre l’âme, et seules de grosses flaques témoignaient de l’arrosage massif de l'étage. De la fumée et une désagréable odeur d’ozone baignait les lieux qui n’étaient plus éclairés que par les ampoules vertes des blocs autonomes indiquant les sorties de secours.

Quelques plaintes provenant de derrière les portes closes, et probablement barricadées des chambres et bureaux, prouvaient que des êtres vivants se terraient à l’abri du champ de bataille.

La soubrette arriva enfin à un angle lui offrant un point de vue sur l’entrée de la chambre où ses amis étaient restés pour les attendre. Un homme en blouson de cuir, la capuche de son sweat noir rabattu sur la tête tirait des rayons d’énergie vers l’autres côté du couloir à l’aide d’un jouet en plastique.
Un petit sourire aux lèvres, elle commença à chanter de nouveau pour invoquer la pluie de pétales soporifiques qui avaient neutralisé les sbires un peu plus tôt.

Alors que Death Toy commençait à vaciller sur ses jambes, elle sentit soudainement une très vive douleur au niveau de ses reins, interrompant son chant. Baissant les yeux, elle vit, sans se rendre compte de ce que cela signifiait, une lame effilée et couverte de sang sortir au niveau de son nombril, à travers son tablier blanc sur lequel fleurissait une tache écarlate…

De son côté du couloir, Sam ignorait le drame qui se jouait à quelques dizaines mètres. Quand elle vit le tireur fou vaciller et s’appuyer au mur, ses tirs se perdant au plafond, elle fonça sur lui de toute la puissance de ses membres mécaniques. A à peine deux mètres de l’homme en noir qui commençait à se redresser, son regard fut attiré par une petite silhouette en tablier blanc qui chuta la tête la première au sol à l’angle opposé du couloir.

Emportée par son élan, elle abattit son poing sur le crâne de son ennemi, qui s’écroula, assommé, avant de freiner dans un dérapage incontrôlé du fait de l’eau répandue au sol. La bouche entrouverte, ses yeux rouges brillant de larmes contenues, elle fit un pas en avant, tremblante des pieds à la tête, sa main d’acier aux rouages délicats se tendant vers ce corps étendu, encore trop loin, devant elle.

Un ruisseau de sang rouge vif se mêla à l’eau qui reflétait la lumière glauque des blocs de sécurité, apportant sa confirmation du drame.

Un sifflement aigu sortit de sa gorge alors qu’elle commençait à tituber, les yeux écarquillés, comme quelqu’un ayant abusé de l’alcool. Le sang, ce liquide vital, continuait à s’écouler depuis ce corps étendu, le visage baignant dans l’eau qui se teintait de rose au fur et à mesure. Quelques gouttes brillantes dans la lueur verte, fantomatique, tombaient du plafond et frappaient les cheveux et le dos de l’uniforme noir de la femme étendue, éclatant comme des kaléidoscopes miniatures à l’impact.

Parvenue à la hauteur de cette femme qui avait toujours été là dans les pires moments de sa vie, pour la soutenir et la consoler, et qui maintenant gisait face contre terre, Sam tomba à genoux, un gémissement continu à la bouche. Ses mains tremblantes hésitaient à toucher le corps allongé, son esprit n’attachant aucune importance à ces pieds gainés d’un tissus gris anthracite qui entrèrent dans son champ de vision, ni à cette pointe de sabre d’où gouttait encore quelques perles écarlates qui allaient se mêler aux ruisseaux de sang sur le sol.

Ses deux mains enfin posées sur la tête de Myss Lyli, Sam craqua et ses larmes se libérèrent en même temps que son cri de détresse. Levant les yeux au plafond, elle croisa le regard cruel de l’homme qui se tenait à côté d’elle et qui commençait à redresser son arme. Une voix au loin cria « Il est là ! ». L’homme jeta un rapide coup d’œil et décida de fuir, l’abandonnant là.

Dans la chambre où ils s’étaient recroquevillés, guettant la reprise des tirs de leur agresseur, Alexandra, Geniet et Kristal furent saisis de frissons lorsque le cri déchirant retentit. Prenant son courage à deux mains, Alexandra finit par pencher sa tête pour guetter le couloir. Elle vit un homme au visage enturbanné dans un long tissu sombre ramasser le tireur fou, passer un bras de ce dernier par-dessus son épaule et le traîner vers la sortie.

Une nouvelle plainte désespérée détourna son attention, et elle rampa sur la pile de meubles qu’ils avaient entassés pour bloquer l’accès à la pièce jusqu’à la partie du panneau de la porte que Death Toy avait découpé au sabre laser. Avec mille précautions, elle balaya le couloir des yeux à droite, là où s’étaient dirigés les deux vilains, puis à gauche…
A l’angle, elle devina la silhouette agenouillée de Sam qui semblait soutenir et caresser la tête d’une personne allongée devant elle. Debout à côté d’elle, serrant et desserrant ses poings de frustration, son voisin et fournisseur d'organes se tenait les yeux exorbités, son regard passant de l’extrémité du couloir où avaient fuit Death Toy et le ninja, aux deux femmes à ses pieds.

Ne voyant aucun danger immédiat, Alexandra décida d’aller voir de plus près de quoi il retournait. Basculant par-dessus le panneau de bois découpé, elle chuta lourdement, cognant son épaule blessée contre le sol détrempé. La douleur fut telle que son estomac se vida par reflexe.

Toutefois le tintement annonçant l’arrivée d’un ascenseur à l’étage provoqua une montée d’adrénaline chez elle, l’empêchant de sombrer dans l’inconscience. Le regard braqué sur les portes coulissantes, elle fut soulagée d’en voir sortir une mademoiselle Nya en blouse blanche qui observait atterrée l’inondation et les dégâts. Reprenant rapidement ses esprits, cette dernière aperçu la jeune femme à genoux devant une flaque de vomi et se précipita pour la relever avec délicatesse.

- Mlle Nya : C’est quoi ce bordel ? Que s’est-il passé ?

Basileia : Ils ont attaqué à plusieurs… je vous raconterait après… (désignant les autres au bout du couloir) mais allez vite là-bas : ça craint ! Moi ça va mieux maintenant, je vous rejoindrai.

Après un coup d’œil critique à l’épaule perforée de la jeune femme, l’aide-soignante se précipita vers Sam et Zazoit qui restaient là, terrassés par le spectacle du visage de porcelaine de Myss Lyli que la femme aux bras d’acier et de cuir caressait mécaniquement.

Mlle Nya poussa vivement le jeune homme et s’agenouilla auprès du corps étendu, portant sa main à la carotide de la soubrette et approchant son oreille contre les lèvres bleuissantes de cette dernière.

- Mlle Nya : Elle respire encore ! Vite ! Portez là et suivez-moi ! Sa survie dépend de notre rapidité !

La foudre abattant sur elle n’aurait pas eu plus d’effet ! Sam réagit aussitôt, les pistons et engrenages de ses puissant membres mécaniques s’activant avec frénésie. Attrapant le corps de Myss Lyli, qui pendait comme un pantin désarticulé, elle se redressa et courut derrière l’infirmière qui défonça littéralement les portes d’une pièce immaculée où trônait une table d’opération au chrome luisant sous l’éclairage de la puissante lampe suspendue au-dessus.
D’un geste sûr, Mlle Nya déploya un grand drap vert qu’elle pointa du doigt à l’attention de Sam avant de se mettre à ouvrir frénétiquement les tiroirs et placards qui bordaient la pièce, en retirant une multitude d’accessoires et de flacons.

Alexandra, blême, arriva soutenue par Zazoit au moment où le bip caractéristique d’un électrocardiogramme commença à retentir dans la pièce. Devant leurs yeux, Mlle Nya enfilait une paire de gants chirurgicaux. Face à elle, de l’autre côté de la table d’opération, Sam se tordait les mains d’appréhension.

- Mlle Nya : Put*** ! Je vais pas pouvoir tout faire toute seule ! Où son le chef et les autres ?

Zazoit, qui semblait être le seul encore capable de raisonner normalement du trio répondit :

- Zazoit : Les deux toubibs sont partis en hélico pour je ne sais quelle réunion, un truc qui semblaient important. Mlle Scarlett et moi devions surveiller une étrange patiente couverte de cicatrices… Des assassins nous ont attaqués et… j’avoues que je ne comprends toujours pas ce qui s’est passé…

- Mlle Nya (braquant son regard su le jeune homme) : Scarlett va bien ?

- Zazoit : Oui, elle est restée là-bas pour surveiller et m’a envoyé voir ce qui se passait.

- Mlle Nya : Allez la chercher immédiatement, qu’elle trimbale sa protégée avec elle si besoin…

Zazoit aida Alexandra qu’il soutenait à s’assoir par terre, le dos appuyé contre un mur et sortit en courant. La sonnerie funeste de l’électrocardiogramme annonçant un arrêt cardiaque retentit derrière lui, lui faisant accélérer sa course.

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 19 avril - 12:25

Dans le petit bloc opératoire, le gémissement de Sam accompagna la litanie de l’appareil chargé de détecter les battements de cœur de la femme étendue sur la table. Le drap vert qui la couvrait se teintait d’un rouge sombre.

La femme mécanique chut sur son séant, les bras ballant privés de force, lorsque l’efficace infirmière plongea l’aiguille de quinze centimètre d’une grosse seringue sous le sein de la soubrette inconsciente, directement dans le cœur, avant de saisir les palettes d’un défibrillateur tout en marmonnant un litanie.

- Mlle Nya : Put*** de merde mon Nono, là j’ai vraiment besoin de toi chef ! put*** ça craint trop !

Le chuintement des roues d’un lit médicalisé passant les portes arrachées de leurs gonds attira l’œil d’Alexandra par reflexe. Zazoit et l’infirmière aux cheveux écarlates arrivèrent en poussant un lit et deux barres soutenant de multiples poches de perfusion.

- Mlle Scarlett : Oh la vache ! Surveille la porte mon chouchou ! MOR… heu Nya, de quoi à tu besoin ?

- Mlle Nya : J’arrive pas à contrôler la diastole… Elle perd trop de sang !

Félix s’était placé debout devant l’ouverture béante, dos à la scène, prêt à faire barrage de son corps à tout ce qui pourrait arriver par le couloir.

Des bips irréguliers avaient remplacés la sonnerie continue, mais les deux femmes qui s’activaient sur Myss Lily, du sang jusqu’aux coudes, semblaient désespérées.

Dans un état quasi catatonique, toujours agenouillée au pied de la table d’opération, Sam laissait libre court à ses larmes, son buste se balançant d'avant en arrière.

- Mlle Nya : Mais qu’est-ce qu’il fout ? C’est pas vrai ! On va la perdre ! Merd*** !!!

- Mlle Scarlett : Aaaahh ! J’arrive pas à clamper cette put*** de veine !

L’aide-soignante se mit soudain à crier d’une voix aux étranges échos, regardant de ses yeux qui avaient pris une teinte métallique brillante dans le vide :

- Mlle Scarlett : Maître !

Mlle Nya la dévisagea, estomaquée

- Mlle Nya : Tu… tu as… ?

- Mlle Scarlett (baissant les yeux) : Oui, un peu plus tôt, quand les tueurs sont entrés…

- Mlle Nya : Oh Merd***…

- Mlle Scarlett (pointant le menton vers le dos de Zazoit) : Et il a tout vu…

- Mlle Nya : Oooohhhh, t’est pas dans la mouise ma sœur ! Merd*** !!! Vite, les écarteurs !

La sonnerie de l’électrocardiogramme rebascula en continue…



Édité le 24 avril - 12:09 par Arnaud75

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 24 avril - 12:05

CHAP 43

Tour de bureaux non loin de Paris

Death Toy et Kodokaï étaient agenouillés, la tête baissée vers le sol. Face à eux, le haut dossier d’un fauteuil ne laissant voir au niveau de l’accoudoir que la tête d’un chat qu’une main gantée d’acier caressait langoureusement. Au bout d’un long moment de silence, une voix grave et posée de laquelle sourdait une colère refrénée s’adressa aux deux hommes :

- Maître du mal : … donc vous me dites que l’adversaire sur place, bien que désorganisé et en sous nombre vous a mis une branlée…

- Kodokaï : Maître, la chose qui a éliminé mon équipe était bien trop puissante pour quelqu’un de l’autre bord ! Même le sang de démon scorpion n’a pu lui causer le moindre mal ! Cette substance peut éliminer des créatures légendaires d’une simple coupure…

- Maître du mal : Hum…

- Kodokaï : Et rappelez-vous des avertissements de la voyante : elle nous avait prévenu qu’une puissance hors de ce monde se manifesterait… je suis persuadé que cette pseudo infirmière est cette puissance… ce n’est pas possible autrement !

- Maître du mal : c’est extrêmement contrariant. Je dois récupérer ma voyante et mon auspex… hors de question que l’autre bord en bénéficie : il faut les ramener ou les éliminer !

- Kodokaï : Il sera fait selon vos désirs, mais qui envoyer ? Sinclar et Bones sont sur la touche… et j’ai perdu mes deux meilleurs éléments.

- Maître du mal : et vous, qu’en pensez-vous ?

- Death Toy : je brûle de me venger de cette saleté de demi-cyborg qui m’a eu par surprise ! Nous devrions y aller en force cette fois ci !

- Kodokaï : Parce que ce n’était pas le cas ?

- Death Toy : Non, les sbires et les ninjas ne peuvent rien contre des adversaires munis de ce type de pouvoir… Votre danseuse aux épées vous a peut-être impressionnée, mais il y a dans nos rangs des gens suffisamment puissants pour lui mettre une raclée ! Envoyons l’élite de nos troupes et réduisons ce bastion en cendre avec tous ses occupants !

- Maître du mal : Je préfère cette attitude ! Death Toy, organisez ça ! Kodokaï, mettez-vous à son service…

- Kodokaï : mais…

- Maître du mal : Cet échec est le vôtre ! L’idée d’un assassinat discret n’a pas fonctionné. La diversion fournie par Death Toy pour vous couvrir a fonctionné plus longtemps que prévu… Vous aviez mal préparé votre action en prenant deux supers pour des humain normaux… Estimez-vous heureux d’avoir encore un peu d’utilité pour la suite ! Maintenant disposez !

Les deux hommes se redressèrent et quittèrent la pièce, le ninja foudroyant du regard son nouveau chef.


Hôpital Georges Pompidou.

Mlle Scarlett plaça une nouvelle perfusion de O négatif sur la potence pendant que Mlle Nya s’efforçait de colmater les vaisseaux sanguins qui rependait un liquide écarlate qui goutait maintenant sur le sol.

Félix Zazoit s’apprêta à crier un avertissement qu’il retint juste à temps : Appuyés sur un chariot à roulettes servant à porter les plateaux repas aux patients, Geniet et Kristal arrivèrent dans le bloc.

- Geniet : Pouf, pouf, Aaaah !

Une fois à destination, les deux traumatisés du professeur Von Spontz s’écroulèrent au sol à côté d’Alexandra qui regardait muette les deux infirmières qui s’acharnait à maintenir en vie la pauvre soubrette.

- Geniet (encore essoufflé) : Faut que vous entendiez ça : Kristal nous annonce une terrible nouvelle…

- Kristal (elle aussi à bout de souffle) : Oui… je l’ai vu… A travers les dimensions il va venir, le fléau… là !

Son cri attira l’attention de tous : En suivant la direction pointée par le doigt de la voyante, ils virent un étrange chatoiement se manifester dans le vide, à deux mètres de la table d’opération. Puis il y eut comme un bruit de déchirure et jaillissant d’une fissure qui s’était matérialisée, surgit un Nox couvert d’une cape bordeaux.

- Nox : Le boss m’envoie devant… que se passe t’il de si urgent ?

- Mlle Nya : Regarde devant toi crétin !

- Nox : Merd*** !

- Mlle Scarlett : Perforation avec une lame tranchante… impossible de traiter toutes les hémorragies… On l’a déjà choqué cinq fois !

- Nox (se précipitant pour se laver les mains et enfiler une tenue stérile puis des gants) : Organes vitaux touchés ?

- Mlle Scarlett : Probablement le foie et un rein… mais trop difficile à voir !

Le jeune interne s’approcha puis, après avoir observé les dégâts une bonne minute, plongea à son tour les mains dans la plaie béante.

- Nox : Le truc quand tu ne peux rien voir avec tes yeux, c’est de sonder au toucher… Oh… On est mal…

Le geignement déchirant de Sam, les deux genoux baignant dans une flaque de sang précéda un nouvel arrêt du cœur de Myss Lyli.

- Nox : merd*** merd*** merd*** ! A moins d’un miracle on ne va rien pouvoir faire ! L’enflure qui a fait ça utilisait une lame spéciale !

- Mlle Scarlett : Comment ça ?

- Nox : Certains maîtres du sabre au Japon ont forgé des lames maudites dont la coupure ne peut cicatriser ou être cautérisée !

- Mlle Scarlett : J’ai été touchée par cette lame et je n’ai rien !

- Nox : Quoi ? Ton enveloppe charnelle devrait… Oooooh, ne me dis pas que…

- Mlle Scarlett : Hum… euh… ça peut rester entre nous ?

- Nox : le chef va te tuer… Merd***, le cœur ne repart pas !

Mlle Nya placa une fois de plus les électrodes internes du défibrillateur à l’intérieur de la poitrine ouverte de la femme étendu dans une mare de sang sur la table d’opération.

Après cinq tentatives, le son continu et assourdissant de l’électrocardiogramme continua de raisonner tel un funeste glas.

La tête de Sam bascula en arrière et un terrible sanglot jaillit de sa gorge. Se glissant sur les fesses, Alexandra se rapprocha de la femme mécanique et l’enlaça de son bras valide, versant elle aussi de grosses larmes.

Les trois membres du corps médical restaient immobiles, paralysés par leur incapacité à sauver cette vie, les bras ballant dégouttant du sang encore frais dans lequel ils avaient baignés jusqu’au dernier instant.

Félix et Geniet sentaient une grosse boule dans leurs gorges qui les empêchait de dire quoi que ce soit. Ils se tournèrent vers Kristal qui s’était une fois de plus cambrée en arrière à la limite de la rupture de sa colonne vertébrale, les yeux révulsés…

- Kristal (d’une voix d’outre-tombe) : Notre fin à tous est en chemin… tremblez mortels ! Rien ne subsiste à son passage !

- Geniet (les yeux clos) : Oh merd***, y’a un truc qui arrive… c’est énorme… et en colère ! Oooooh put*** de merd*** c’est…

Le malheureux perdit connaissance. Félix, les yeux surveillant toujours l’entrée se précipita à son côté et fut rassuré de le voir respirer encore. Sa proximité lui permit de rattraper de justesse la tête de la voyante qui allait percuter celle de l’homme inconscient lorsqu’elle aussi s’effondra.

Alexandra, enlaçant toujours une Sam au comble du désespoir demanda :

- Basileia : hé, toubib… La voyante là… elle t’a appelé fléau… et là elle annonce le pire ! C’est quoi ce bordel à la fin ?

- Nox (émergeant de sa stupefaction) : Hein ? Heu… c’est que…

- Basileia : De toute façon on en sait déjà trop : vous trois n’êtes pas de simples toubibs et infirmières… et votre patron est lui aussi un sacré lascar ! Je l’ai vu faire des trucs trop chelous et tout à fait illégaux !

Une voix grave derrière elle la fit sursauter ainsi que la plupart des personnes dans la pièce :

- Dr No : Le lascar vous salue… Vas y mon ange, dis-nous…

Alexandra vit passer à côté d’elle un homme bodybuildé, vêtu entièrement de blanc qui s’arrêta près de la table d’opération. Scarlett semblait hypnotisée par lui, puis regarda Félix, avant de rougir au point que son visage pris la teinte de ses cheveux.

- Dominique : Hum… pas simple… mais… oui, c’est une véritable âme pure martyrisée ! Décidément tu me surprendras toujours Nono. Où as-tu trouvé cette perle rare ?

- Dr No : Comme d’hab… elle est venue à moi.

- Dominique : Oh… tu penses… ?

- Dr No : compte tenu des circonstances…

- Dominique : Mais elle serait la…

- Dr No : Oui… l’équipe serait complète. Mais ça dépend de ton boss ça. Moi je ne suis là que pour le constat et le ménage…

- Dominique : Faut que j’en réfère là-haut… Et puis… les témoins ?

- Dr No : comme d’hab, là aussi…

- Dominique : Hum… faudrait peut-être faire une exception pour cette fois

- Dr No : et comme à chaque fois je te le redis : c’est ton boss qui décide de ça. C’est son jouet, pas le mien.

- Dominique : tu ne m’aides pas vraiment là…

Le docteur No se contenta de lui sourire de toutes ses dents.



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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 06 mai - 18:35

CHAP 44

Tour de bureau non loin de Paris

Baudoin vérifia que son badge était fixé bien droit sur la pochette de son costume noir impeccablement repassé. Puis il releva les yeux vers le dos de l’homme dont la main gantée d’acier caressait paisiblement la tête du chat qu’il portait.
Devant ce dernier étaient alignés une vingtaine d’hommes en treillis camouflé urbain, blanc et gris.

- Maître du mal : … et vous devrez impérativement éliminer tout ce qui vit à cet étage ! Si vous avez des questions par rapport à ça levez la main et énoncer votre nom. Vous recevrez vos ordres…

- Soldat n° 1 : 2è classe Pidate au rapport ! Heu M’sieur… quand vous dites tout ce qui vit, vous comptez les hommes, les femmes et les enfants ?

- Maître du mal : … heu oui… où en étais-je ?

- Soldat n°2 : 2è classe Heraisdeus pour vous servir, ô mon maître : vous en étiez à « vous recevrez vos ordres… »

- Maître du mal : Ah oui, merci, donc…

- Pidate : 2è classe Pidate au rapport ! Mais les animaux aussi c’est vivant, donc faut aussi qu’on les tue…

- Maître du mal : Hein ? Oui, les animaux aussi…

- Pidate : 2è classe Pidate au rapport ! Et les insectes, ça vit aussi…

- Maître du mal : Quoi ? Mais…

- Pidate : 2è classe Pidate au rapport ! Tout ce qui vit vous avez dit boss, donc aussi les plantes vertes, les champignons… quoique, ça vit les champignons ?

- Maître du mal : Mais j’en sais rien moi et qui s’en…

- Heraisdeus : 2è classe Heraisdeus pour vous servir une fois encore, ô mon maître vénéré, je vous confirme que les champignons sont considérés comme des formes de vie et…

- Maître du mal : VOS GUEULES !

- Heraisdeus : 2è classe Heraisdeus pour vous servir, ô mon maître, nous fermons immédiatement nos…

Un poing recouvert d’un gant d’armure fut levé bien haut et le malheureux bavard se retrouva empalé de la cuisse jusqu’à la nuque sur un pic d’acier jaillit du sol. Puis le pic se mit à rougir furieusement et une intense chaleur s’en dégagea, carbonisant le cadavre…

- Maître du mal (sur un ton très calme) : d’autres questions ?

Un silence assourdissant lui répondit, finalement interrompu par un applaudissement venant de la gauche du grand hall.

- Maître du mal (sans se retourner) : Ah… c’est vous… ne jouez pas au plus malin : vous êtes un élément important de ce plan d’assaut, mais nul n’est indispensable…

Une silhouette de haute taille, emmaillotée dans des couvertures en polaires rose bonbon maintenues par une dizaine de ceintures en cuir marron, le visage dissimulé dans les replis du tissus pelucheux, leva les mains en signe de paix, dévoilant des doigts à cinq phalanges d’un gris pâle, prolongés par de longues griffes noires comme du charbon.

- Personnage mystérieux : Pardonnez-moi… je voulais simplement souligner mon appréciation de vos méthodes disciplinaires.

- Maître du mal : Hum… passons. Messieurs, voici l’un des généraux qui dirigeront les opérations. Obéissez lui en toute chose !

Les hommes se mirent au garde à vous, non sans jeter un œil sur le tas de cendre au pied du pic maintenant chauffé à blanc pour certains d’entre eux.

- Maître du mal : Général Dunncan… ils sont à vous

Sur ces mots le maître des lieux quitta le hall par un accès discret.
De leurs côté les soldats observaient leur nouveau chef.

- Dunncan (voix sépulcrale) : bien mes petits, alors c’est simple, comme l’a dit notre Maître, on tue tout le monde… peu importe les dommages collatéraux et si le grand public découvre certaines choses…



Hôpital Georges Pompidou

Un silence pesant s’était installé dans le petit bloc opératoire depuis que l’homme habillé en blanc avait déployé une paire d’aile aux plumes immaculées et à l’éclat presque aveuglant. Il se tenait depuis plusieurs secondes, le visage tourné vers le plafond.
Un soupir quasi collectif trancha soudain l’atmosphère quand le phénomène pris fin d’un seul coup.
L’ange qui avait repris son apparence anonyme se tourna vers le maître des lieux qui affichait un petit sourire satisfait.

- Dominique : Alors… tu le savais… tu le savais déjà et tu ne m’as rien dit ! Et moi j’ai dû… espèce d’enf… Ah ! Tu es pire que Satan !

- Dr No : ravi de parvenir encore à te surprendre mon ange !

- Dominique : Pfff ! Tu ne peux pas t’empêcher de faire le malin !

- Dr No : il faut bien que j’aie quelques défauts, sinon ma présence serait insupportable…

- Dominique : tu te paies encore ma tête là… je le sais !

Le chirurgien se contenta de sourire à son interlocuteur.

- Dominique : tu veux que je le dise, c’est ça, et devant eux en plus ?

- Alexandra : dites donc ! On est là nous, c’est quoi ce bordel nom de…

La main de l’ange se plaqua contre les lèvres de la jeune femme

- Dominique : ne blasphème pas jeune fille ! Et profite du miracle !

Il tendit la main au-dessus de la silhouette cachée par les champs opératoires gorgés de liquide écarlate, prononça plusieurs paroles étranges dans une langue indéfinissable.
Entre ses bras serrés, Alexandra sentit le corps de Sam se tendre vers l’avant, comme prise d’un espoir fou…

- Dominique : voilà, c’est fait. Je me tire…

- Dr No : Merci Dominique. Je sais ce qu’il t’en coûte… Allez je te fais une fleur : ce n’est pas pour tout de suite.

- Dominique : Hum… mouais… allez salut !

L’ange tendit la main, rouvrant un étrange portail d’énergie et y plongea, le halo de lumière disparaissant dès qu’il l’eut franchi.
Sam se dégagea des bras d’Alexandra et se précipita sur le corps étendu, le palpant dans tous les sens, sans ressentir la moindre réaction. Le visage de porcelaine aux yeux fermés de la soubrette restait immobile, figé à tout jamais.

- Sam (hurlant) : Il avait promis un miracle ! un put*** de miracle ! Elle est morte ! MORTE !

La jeune femme s’écroula de nouveau en larmes, la tête posée sur la cuisse du cadavre.

- Nox : Hum… je crois qu’on devrait la laisser un moment…

- Mlle Nya : je vais rester juste dehors au cas où…

- Mlle Scarlett : moi aussi…

- Dr No : Oh non, vous, vous avez des explications à me donner… maintenant… allez dans mon bureau.

L’un après l’autre, se soutenant quand nécessaire, ils quittèrent la pièce, laissant Sam seule avec le corps de Mlyss Lyli, Nox embarquant le lit de l’inconnue.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 07 mai - 13:51

CHAP 45

Chambre d’hôpital

Quelques dizaines de minutes s’étaient écoulées depuis le drame dans la salle d’opération. Geniet venait d’émerger de son évanouissement et avait eu le plaisir de voir la belle bohémienne faire de même dans le lit voisin du sien.
Les deux victimes de Von Spontz et de leurs pouvoirs incontrôlables qui finissaient par s’apparenter à des malédictions se dévisagèrent un moment, se noyant dans le regard de l’autre et ignorant tout ce qui les entourait.

- Geniet : Salut…

- Kristal : hum, salut…

- Geniet : il s’est passé quoi finalement

- Zazoit : Elle est morte, ils n’ont rien pu faire… même si l’ange a promis un miracle qui n’a jamais eu lieu…

Les deux alités sursautèrent : ils n’avaient pas remarqué la présence du jeune homme appuyé sur l’angle du mur.

- Kristal : quel drame…

- Geniet : quel ange ?

- Zazoit : Le docteur No a ramené avec lui un ange… je ne l’aurais pas vu de mes yeux vus, je n’y croirais pas, mais là… les ailes, l’auréole et tout le toutim !

- Kristal : Oh non… ça recommence…

La jeune femme bascula de nouveau dans sa transe, mais resta muette. Geniet finit par la saisir par les épaules et la secoua doucement jusqu’à ce qu’elle rouvre les yeux dans un hoquet.

- Kristal : Merci ! Je ne sais pas ce qui m’a pris… d’habitude… Flute !

- Geniet : qu’avez-vous vu ?

- Kristal : juste une fleur coupée, plantée dans un vase, magnifique, en train de faner à toute vitesse… et une voix… mais… j’ai rien compris… puis des racines sont sorties du pied du vase pour s’enfoncer dans le sol et drainer les nutriments… et la fleur… s’est redressée et a… changé, mais sans que je puisse dire en quoi… sans changer…

- Zazoit : trop chelou ta vision !

- Kristal : c’est malheureusement souvent le cas…

- Geniet : faudrait nous dire ce qu’on peut faire quand ça vous arrive… je dois avouer que ça fiche un peu la trouille, et j’ai eu peur que vous vous fassiez mal…

- Kristal : Oh… vous êtes gentil… me tenir dans vos bras peut-être ?

Le papillonnement de cils n’échappa pas à Félix qui réagit immédiatement, ne voulant pas tenir la chandelle, en quittant les deux autres qui se dévisageaient avec cet air niais…

Tour de bureau non loin de Paris

Kodokai s’était réfugié dans les ombres du coin du bureau où se tenait la réunion des responsables du prochain assaut sur l’hôpital. Il leur avait fait part de toutes ses observations. Le débat avait tourné sur qui pouvait être cette nana avec des épées autour d’elle : elle ne semblait être enregistré sur aucune liste.

- Death Toy : Hum, probablement un genre de déesse nordique comme cet abrutit de Thor…

- Dunncan : Oui, pourquoi pas… je connais bien la lie des descendants d’Odin… probablement une de ses batardes !

- Roxy : Ouais, je vois le genre : meuf bodybuildée renforcée aux stéroïdes… comme la peta*** qui m’a empêchée de suivre ma victime… méfions-nous, c’est du costaud !

- Death Toy : Hum… effectivement il va falloir en tenir compte.

- Dunncan : C’est la cas… (se tournant vers la porte) : ENTREZ !

Sous les yeux ébahis des spectateurs, une ribambelle de super vilains entra dans la pièce, tous appartenant à la catégorie catastrophe naturelle incarnée, de ceux qu’on envoyait sur les scènes de massacre de masse…

- Duncann : Mesdames, Messieurs, bienvenue parmi nous…

- Death Toy : Je suis impressionné par votre carnet d’adresses Général !

Kodokai regarda les nouveaux venus avec écœurement… Ces brutes allaient tout faire foirer ! Impossible d’être discret avec de pareils engins. Sans que personne ne le remarque, il quitta la pièce, entra dans un autre bureau et passa un coup de fil rapide.


Hôpital Georges Pompidou

Elle n’avait plus de larme à verser, tout ce que sont corps contenait d’eau semblait être parti en traînées salées sur ses joues. Elle se sentait tellement impuissante face à cette injustice !
Comment un être aussi doux et dévoué que cette femme qui avait consacré sa vie au bien être de sa famille avait elle pu être la cible de ces monstres ? Elle s’en voulait tellement ! Tout cela était de sa faute et de ses choix de vie…
A trop vouloir jouer les justicières, elle avait commis la pire des injustices en laissant Myss Lyli partir dans ces couloirs sans être à ses côté pour veiller sur elle ! Oh, il est vrai que sa gouvernante… non, son amie de toujours, avait quelques atouts dans sa manche, mais de là à se frotter seule à des adversaires aussi aguerris…

Une nouvelle plainte lugubre s’échappa de ses lèvres sans qu’elle ne puisse la retenir.
Qui maintenant allait la consoler de sa perte ? Seule Myss Lyli avait su trouver les mots et les caresses lorsque ses parents avaient tragiquement disparu… elle se souvenait de ces mains qui avaient patiemment caressé ses cheveux, de cette voix tendre lui demandant de sécher ses larmes, un peu comme ce qu’elle ressentait à l’instant même… Son ventre gargouilla violemment, lui rappelant soudain qu’elle n’avait rien avalé depuis des heures… quelle pensée incongrue…

- Voix de Myss Lyli : allons mon enfant, que vont penser vos amis de tout ce chagrin ! Ne vous laissez pas aller ainsi ! Une vraie Lady ne laisse pas la morve encrouter ses lèvres et son menton ! Là, voilà, laissez-vous aller…

Elle délirait, ça y’est, son cerveau avait disjoncté ! Elle sera plus fort contre son visage ce corps ensanglanté tout en s’abandonnant à ces mains imaginaires qui remettaient sa frange en place sur son front.

Voix de Myss Lyli : Aïe ! Vous me faites mal Mademoiselle ! Allons ! Reprenez-vous que diable !

Ces mots et le son très net d’un battement de cœur à son oreille terrassèrent la femme aux membres d’acier et de cuir plus efficacement que la foudre tombant droit sur elle. Elle recula les yeux exorbités, se prit les pieds dans un câble traînant au sol et atterri de façon peu protocolaire sur son séant, dans un petit cri de souris.

- Myss lyli : Et bien ! Voilà qui est bien peu digne de la Samantha que je connais depuis sa naissance ! Allez, relevez-vous et essuyez-moi le ravage de vos larmes ! Bah… pourquoi me regardez-vous ainsi ?

Incapable de prononcer le moindre mot devant cette apparition qu’elle ne quitta pas des yeux, Sam se traîna sur les fesses jusqu’à la porte d’entrée qu’elle martela de son poing droit.

- Sam : Venez… Viiiiitttteeeee !

Mlle Nya entra en trombe dans la pièce, prête à en découdre et se figea net dans son élan, observant la femme couverte de sang assise sur la table d’opération, qui la dévisageait elle aussi, interdite.

Après quelque seconde de silence, interrompu par un nouvel appel de l’estomac vide de Sam, la belle infirmière quitta sa position de garde et offrit son plus beau sourire à Myss Lyli

- Mlle Nya : Bienvenue parmi nous ma sœur ! Il ne manquait plus que toi ! Je n’aurais jamais cru te voir si vite arriver.

- Myss Lyli : Heu… salut aussi… c’est quoi cette histoire de sœur ? Je suis fille unique…

- Mlle Nya : Ecoute ton cœur…

- Myss Lyli : que j’écoute. Oh… Ooooooh ! C’est… quoi… ce… bordel ?

Ce mot ordurier dans la bouche de sa gouvernante tira soudainement Sam de l’état de stupéfaction qui ne l’avait pas quitté depuis que Myss Lyli s’était redressée.

- Sam : c’est… c’est… un… un… M… MMMMMMMmmmmm…

- Mlle Nya (se tournant vers elle) : Un mulot ? Un Multiple de trois ? Kamoulox ?

- Sam : Un MORT VIVANT !

- Mlle Nya : Ah ! heu… non.

- Sam (un doigt chromé tremblant tendue vers Myss Lyli) : Elle… elle était morte, toute ouverte… plus de sang… et là… là…

Myss Lyli baissa le regard vers son abdomen à la peau lisse et rose, comme celle d’un nourrisson, encadré de croutes de sang , les restes de champs opératoires collés par la coagulation sauvegardant sa pudeur.

- Myss Lyli : Oh oh… que s’est-il passé ?

- Sam : c’est un MMMMM…

- Mlle Nya : c’est un miracle…

Sam la regarda abasourdie, puis reporta son regard sur la miraculée, puis de nouveau sur l’infirmière…

- Sam : Mais… comment ?

- Mlle Nya : je suis bien incapable de le dire… l’ange, probablement.

- Sam : Mais quand il est parti…

- Mlle Nya : Je sais…

- Sam : Mais…

- Mlle Nya : je te l’ai dit, j’en sais rien ! No pourrait te dire… mais le connaissant, si tu poses la question il se contentera de te regarder en souriant comme si tu étais un cancrelat…

- Myss Lyli : Quelqu’un peut me dire ce que je fous à moitié à poil sur une table d’opération ?

- Sam : Myss ! Quel… vocabulaire !

- Myss Lyli : Bah quoi ?

- Sam (reculant près de Mlle Nya, l'air méfiant) : On est sur que c’est bien Myss Lyli ? Parce que là…

- Mlle Nya : Oui, c’est elle… et bien plus encore… on ne se remet pas comme ça de ce genre d’expérience…

- Sam : c’est-à-dire ?

- Mlle Nya : Hum, disons que sa personnalité peut s’en trouver légèrement modifiée

- Myss Lyli : ça dérange pas si je débranche tous ces machins ? ça me gratte…

- Mlle Nya : Laissez, je vais le faire… voilà, ça évitera que les alarmes se déclenchent…

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 10 mai - 17:08

CHAP 46

Tour Neuropa – La Défense


Théodore était bien installé dans son nouveau fauteuil ergonomique. Il avait passé une demi-heure à la régler à la perfection. Il avait déjà banni trois joueurs ayant acheté des crédits pirates et personne n’était encore venu l’interrompre dans ses tâches depuis son arrivée matinale… bref, il était sur un petit nuage.

Soudainement, un de ses bots de surveillance des serveurs, concocté par Jean Kévin, l’alerta : un troll de Tenshirock avait été repéré !

Saisissant souris et clavier, il se lança dans la bataille pour aller pêcher l’algorithme pirate introduit par le hacker…

Sa concentration était telle qu’il n’entendit pas le pas léger qui approcha de son poste de combat, et il sursauta vivement lorsque des mains fines et douces commencèrent à masser ses épaules pour ensuite se glisser sous son t-shirt « Chewbaka Président »…

L’haleine parfumée fraise tagada de sa masseuse improvisée l’informa que son pire et meilleur cauchemar venait d’envahir son espace vital, réveillant ses instincts de grand ado débordant d’hormones… Le sourire qu’il devina sur le visage maquillé en noir et blanc, dont le menton reposait maintenant sur son épaule, à la réaction physique de son corps à ces caresses sonna comme le glas de sa tranquillité dans son esprit…

- Théodore : Mais… c’est pas le…

Un doigt à l’ongle vernis de noir se posa sur ses lèvres, l’invitant au silence, vite suivit de lèvres délicatement teintées d’un violet profond… Le gout de fraise tagada envahit les papilles du jeune homme qui abandonna la lutte, cliquant une dernière fois à l’aveugle par dépit…

Sur l’écran de contrôle, le curseur de la souris s’était arrêté sur une ligne de code renvoyant à un lien internet à l’instant du clic fatidique : Une entêtante musique envahit la pièce, interrompant les deux amants dans leur fougueux baiser : sur tous les écrans de la pièce, une otarie dansait en rond dans un bassin…

- Théodore : c’est quoi ce…

- Pika : Oh… Ooooooh ! ça ne te rappelle rien ?

- Théodore : Que… Encore un coup de ce fichu hacker… Oh non… comment a-t-il su ???

La jeune fille partit d’un éclat de rire qui fit encore plus rougir Théodore sous son maquillage façon Kiss.

- Pika : Aaaaah… bon, ce n’était que le teaser de ce que je te réserve pour toute à l’heure, je dois aller à une de leur fichue réunion…

- Théodore : bon courage…

- Pika : ces fichus actionnaires minoritaires… quelle plaie !

Théodore mit quelques secondes après qu’elle soit sortie pour reprendre ses esprits, tant le déhanché provocateur de celle qui venait de faire bouillir ses sens avait un effet hypnotique.

Un peu plus loin à l’étage, Pika intercepta une secrétaire qui tentait d’ouvrir la porte de la salle de réunion tout en portant un lourd plateau couvert de tasses, de thermos de café et de viennoiseries :

- Pika : Laissez-moi vous aider Madame, je vais aussi dans la salle de réunion.

La jeune femme ouvrit grand la porte et s’effaça pour laisser entrer la malheureuse dont les bras tremblaient sous le poids.

- Secrétaire : Merci mademoiselle, vous êtes bien aimable.

Dans la salle, un groupe d’hommes aux sérieux costumes sur mesure, allant du bleu marine à l’anthracite, jetèrent à peine un œil aux deux femmes avant de reprendre leurs conversations animées.
N’ayant jamais apprécié ces ambiance pré réunion sur les budgets, Pika alla se poser contre le mur du fond, attendant son oncle et son staff dont la venue lancerait les débats.

L’un des costars cravates lui jeta un œil colérique avant de claquer des doigts dans sa direction :

- Costar 1 : Hé vous, vous pourriez aider votre collègue ! Apportez-moi un croissant pendant qu’elle me sert un café !

Estomaquée, la jeune femme resta interdite… la secrétaire la regarda et pâlit soudain : elle venait de la reconnaître…

- Secrétaire (d’une toute petite voix) : Non, non Monsieur, je vais m’en charger…

- Costar 1 (fusillant Pika du regard) : Dites donc, vous savez qui je suis ? Si je vous dis de me servir vous le faites fissa ! Un seul mot de moi et vous êtes virée ! Je ne comprend d’ailleurs pas comment Donteuil accepte d’embaucher ce genre de punk !
Les autres hommes présents s’amusaient manifestement du spectacle.
La secrétaire tenta timidement :
- Secrétaire : Non Monsieur, elle n’est pas…
Mais l’homme, remettant fièrement en place sa mèche blonde et échangeant un sourire goguenard avec ses condisciples ignora l’intervention, repoussant la pauvre secrétaire de côté d’un revers négligeant de la main.

- Costar 1 : Sachez pauvre petite chose que je suis Monsieur Sébastien, le troisième directeur par ordre hiérarchique de cette entreprise ! Décidément vous ne ferez jamais une bonne secrétaire ! Allez, disposez et laissez les gens importants travailler !

La secrétaire remarqua que les poings de Pika s’étaient soudain resserrés dans son dos et commença à reculer, la main plaquée sur la bouche pour retenir un sanglot de terreur.
Les hommes ignorèrent une fois de plus la pauvre femme, totalement invisible à leurs yeux et attendirent la curée que Sébastien n’allait pas tarder à lancer.

L’arrivée de Charles Antoine Donteuil et de trois de ses comptables interrompit la scène. Il regarda un instant les personnes présentes, se demandant ce qui pouvait bien se passer.

- CAD : Chers amis, bonjour, nous allons pouvoir commencer la réunion. Madame Scoum, si vous voulez bien nous laisser, nous serons capables de nous servir nous-mêmes…

La pauvre secrétaire s’empressa de fuir la pièce, non sans lancer un dernier regard vers Pika dont le sourire dévoilait maintenant toutes les dents…

- Sébastien : Bah alors Donteuil, vous nous faites attendre !

- CAD : C’est-à-dire que l’actionnaire majoritaire m’a indiqué venir et…

- Sébastien : et vous avez voulu attendre jusqu’au dernier moment pour bien lui lécher les pompes… Pour une fois que ce planqué accepte de remuer ses fesses… Bah il est pas la le gugusse, comme d’habitude !

- CAD : Mais pas du…

- Sébastien : en attendant, si votre stagiaire grimée en clown veut bien se donner la peine de faire passer les croissants et de servir le café… avant de quitter elle aussi les lieux : nos discussions sont confidentielles !

- CAD : C’est que…

Pika qui était en train de finir de rédiger un texto sur son Iphone logoté Dark Kitty leva l’index et rangea son appareil dans la poche arrière de son Lévis Black Skinny déchiré aux genoux.

- Pika : Non, Laissez Monsieur Donteuil, je me charge de servir Monsieur…

- CAD : Mais…

- Pika : Non, vraiment, ça me fait presque plaisir

La jeune femme se saisit d’une corbeille de viennoiserie dans la main gauche et un thermos de café plein dans la main droite. Un grand sourire accroché sur la figure, elle avança en se dandinant de manière exagérée vers Sébastien qui la suivait d’un regard amusé. Elle stoppa à un pas de lui et commença à renverser le café encore brûlant sur son entrejambe, le faisant sursauter dans un cri de douleur, puis lui écrasa les viennoiseries sur le crâne au moment où il tenta de se lever pour esquiver le liquide brûlant.

- Sébastien : mais ça va pas espèce de…

La gifle que lui colla Pika, suivit du coup de genou dans l’estomac le réduisit au silence.

- Pika : Avec ou sans sucre votre café ?

- Costar 2 : Mais arrêtez donc cette femme Donteuil ! Elle vient de frapper le numéro 3 de la boîte et…

- CAD : Messieurs, si vous voulez bien cesser de m’interrompre toutes les trois secondes… Voilà, merci. Donc Messieurs, j’ai l’honneur de vous faire savoir que Madame Drayer a décidé de venir à notre conseil d’administration aujourd’hui.

- Costar 2 : Oh, et elle arrive quand la diva ?

- CAD : Elle est là.

Pika lui fit un grand sourire et un petit signe de la main

- Pika : Coucou ! C’est moi…

Les hommes en costumes ne purent réprimer un hoquet de stupeur collectif.

- Pika : je propose, enfin, non, je décide de modifier l’ordre du jour en commençant par le renouvellement des mandats de certains de nos administrateurs : le comportement inadmissible à l’heure de l’égalité homme /femme au travail de certains dinosaures parmi les membres de la direction exécutive de cette, hum pardon, de MON entreprise nécessite certains réajustements…

- Sébastien : Mais… vous ne pouvez pas !

- Pika : Si, je peux. Vous êtes virés : allez, dégagez ! Les gens importants doivent discuter maintenant…

- Sébastien : Je sui le troisième actionnaire de…

- Pika : Non : l’entreprise Sebastien Electronics ltd est le troisième actionnaire

- Sébastien : c’est bien ce que je dis !

- Pika : Et je suis la principale actionnaire de SEL depuis… trois minutes. Oh, là-bas aussi vous êtes viré… Allez ouste ! Et ne laisser pas gouter tout ce café sur la moquette du couloir !

Une fois le blondinet à mèche parti, Charles Antoine Donteuil repris la direction de la réunion.


Tour de bureau non loin de Paris – sous sol


Des hommes courraient dans tous les sens, les uns chargeaient des armes dans des camionnettes, d’autres enfilaient des gilets pare balle. Parmi eux la haute silhouette emmaillotée dans ses couvertures polaires regardait satisfaite les préparatifs en cours. Le Maître allait être content.

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 14 mai - 19:14

CHAP 47

Tour de bureau non loin de Paris

Le Maître des lieux était… contrarié : un importun venait de se présenter en exigeant une entrevue.
Seulement cet importun là n’était pas à considérer à la légère : depuis son succès contre la CC Corporation, la Ligue des Super Vilains en avait fait un de leur porte-parole. L’éconduire purement et simplement serait envoyer un mauvais signal au moment où il s’apprêtait à briser toutes les règles établies…
De son doigt moulé dans la pièce d’armure qui le recouvrait, il pressa le bouton de l’interphone, ce modèle Charlie et ses drôles de dames qu’il affectionnait depuis des décennies, et invita sa secrétaire à faire entrer son visiteur.

- Maître du Mal : Cher ami ! Mais quelle bonne surprise de vous voir ainsi visiter mon modeste établissement !

- Armand Trueman : Heu, Bonjour cher Viktor. C’est effectivement un bien bel établissement. Oh, et désolé pour votre agent d’accueil : quand mon directeur des ressources humaines a prononcé le mot de Cambronne devant lui, il s’est senti mal. Hyppolite est resté en bas pour le soutenir.

- Maître du Mal : Oui, il a été victime d’un fâcheux incident le pauvre… Depuis, tout se qui se rapporte aux excréments lui provoque des crises d’angoisse. Il doit aller au toilettes accompagné… Mais là n’est pas le sujet de votre visite je suppose…

- Armand Trueman : Effectivement Viktor, toujours aussi perspicace à ce que je vois : vous parliez d’incidents : il m’est venu à l’oreille qu’un certain nombre d’incidents impliquant certaines de vos recrues auraient émaillés les faits divers ces derniers temps… La Ligue s’inquiète de ces manquements à l’obligation de discrétion…

- Maître du Mal : Hum, en effet, certains éléments ont voulu faire du zèle… mais toutes traces risquant de révéler la vérité aux… moldus a été soigneusement effacée !

- Armand Trueman : La Ligue, enfin… Fatalis se demande ce que vous faites et prévoyez de faire… L’une de vos succursales vient de m’acheter deux contingents de sbires et on a repéré un certains nombres de visages connus aux abords de cette tour, ce qui inquiète les hautes sphères si vous voyez ce que je veux dire…

- Maître du Mal : Ah, cher ami, vous devriez pourtant savoir ce que c’est que de travailler avec des… incompétents. Il s’avère que de de mes agents particulièrement efficaces jusque là ont essuyé une série de revers face à nos adversaires… vous savez, ces supers qui ne sont pas entré dans votre clientèle pour empêcher les honnêtes gens tels que moi de se faire une place ici-bas.

- Armand Truman : Ah, ces adhérents du Warpzone project… Hum, ils sont effectivement assez pénibles. Malheureusement ils ont signé un traité avec la Guilde et nous devons nous y tenir. Vador était prêt à venir en personne vous avertir de, je cite « cesser vos conner*** ». J’ai bien fait d’insister pour venir moi-même : il n’aurait pas compris.

- Maître du Mal : Je vous en sais gré, mais je manque à tous mes devoirs ! Un Whisky ?

- Armand Trueman : Volontiers !

D’une nouvelle pression sur le bouton de l’interphone, Viktor commanda les boissons pour lui et son hôte, puis, caressant le chat qui ne quittait pas ses bras, il enchaina :

- Maître du Mal : Comme je vous l’expliquais, ces deux incompétents ont créé une situation conflictuelle inédite qui est monté pour finir par une invasion de ces locaux par la partie adverses : c’est pour cela que j’ai fait appel à votre excellent centre de formation pour renouveler et doubler ma garde. J’ai aussi sollicité certaines de mes connaissances pour recueillir leurs connaissances sur la partie adverse afin de pouvoir mettre en œuvre les contre-mesures adaptées et empêcher toute nouvelle agression de mon sanctuaire. Vos expériences récentes avec la CC devraient vous faire comprendre facilement qu’il n’est point aisé de défendre efficacement ses bases.

- Armand Trueman : Vous avez tout à fait raison ! N’oubliez pas le volet informatique ! C’est comme ça qu’ils s’y étaient pris pour nous la dernière fois.

- Maître du Mal : Je vais tenir compte de vos conseils avisés !

Après avoir trinqué avec le charismatique PDG de la Flander’s Company et reconduit ce dernier jusqu’à la sortie où l’attendait, tout bardé de cuir, un Hyppolite aux petits soins pour un Baudoin encore un peu pâlot, le maître des lieux retourna dans son cabinet noir, un sourire cruel au lèvre en bénissant sont talent pour manipuler les esprits faibles.

Hôpital Georges Pompidou

Alexandra en avait raz le bol. Cela faisait déjà dix minutes qu’elle malaxait cette boule de caoutchouc et son épaule l’élançait. Mais l’orthopédiste avait été très ferme : quinze minutes minimums !

L’arrivée d’une Sam manifestement de mauvais poil détourna son attention de sa séance de torture et réveilla la boule de poil qui lui tenait les pieds agréablement au chaud endormie au pied du lit.

- Basileia : Que t’arrive t’il ma belle ?

- Sam : Ces… gens bizarres… ces pseudos toubibs là ! Ils m’ont littéralement éjectée de la chambre de Myss Lyli !

- Basileia : Pardonne-moi ma chérie si ce que je vais dire risque de te mettre encore plus en colère ou au contraire te désespérer un peu plus, mais rester plus longtemps à pleurer près de ce corps n’était pas très utile au final : au moins ils t’ont momentanément sortie de ta déprime

- Sam : Quel corps ?

- Basileia: Heu… le cadavre de Myss Lyli

- Sam : mais elle n’est pas morte, enfin, elle ne l’est plus

- Basileia : QUOI ???

- Sam : Ooooh…

- Alexandra : Va falloir que tu m’expliques avec des mots simples là…

- Sam : Elle est, heu, ressuscitée

- Karumiko : hein ? J’y comprends rien. Maman, tu m’as bien dit que tu l’avais vue mourir ?

- Basileia : Oui ! J’ai assisté jusqu’au bout à son agonie !

- Sam : Faut croire que l’ange a finalement…

- Basileia : Tu veux dire qu’un miracle, un vrai, comme on en a entendu parlé au cathé a eu lieu ?

- Sam : Heu, oui, elle s’est réveillée.

- Basileia : mais ?

- Sam : je ne sais pas, je la trouve, comment dire, pas tout à fait pareille qu’avant

- Karumiko : Y’a de quoi être traumatisé tu ne crois pas ? Tu te fais éventrer, tu crèves comme une merd*** sur une table d’opération, vidée de ton sang et quelques heures plus tard tu réintègres cette enveloppe charnelle qui a commencé discrétos à se décomposer…

- Basileia : Karumiko ! Ce ne sont pas des façons de parler !

- Sam (les lèvres tremblantes) : Oh mon dieu… oh mon dieu

- Basileia : Et tu dis qu’ils t’ont chassée du chevet de celle qui a passé la majeure partie de sa vie à tes côtés ? Qui est quasiment ta seule parente encore en vie ? Non mais pour qui ils se prennent ? Allez les filles ! On y va !

Habitée par un juste courroux, Alexandra sauta à bas de son lit, ouvrit la porte de la chambre qui claqua violemment sur le mur et s’engagea d’un pas furieux dans le couloir en direction du petit bloc opératoire, suivie par une Storm Poison sous le choc et une Karumiko qui désespéraient de la rattraper.

- Karumiko : Maman, attends ! Ne bouge plus…

- Basileia : Non Karumiko : Ils ont plus que dépassé les bornes là !

- Karumiko : Mais maman ta…

- Basileia : Il n’y a pas de mais ! Je vais leur montrer de quel bois je me chauffe !

- Sam : Ma chérie, je t’en prie écoute ce qu’elle…

- Basileia : Ah toi la ramène pas ! Tu n’as pas été capable de te faire respecter alors pouet pouet !

Sam et Karumiko échangèrent un regard désespéré avant de repartir à la poursuite d’une Alexandra changée en véritable furie qui, tout en fonçant vers l’autre bout de l’étage, exposait son postérieur partiellement moulé dans de la dentelle fine et surtout très transparente aux yeux de tous, ayant oublié qu’elle n’était vêtue que d’une de ces courtes chemises d’hôpital entrouverte dans le dos.

Bloc opératoire

- Myss Lyli : Ouaaah ! La vache !

- Mlle Scarlett : ça a été le même choc pour moi ! Et encore je ne suis pas au courant de tout…

- Nox : En tout cas, bienvenue dans la bande sœurette !

- Myss Lyli : non mais quelle familiarité jeune homme, je ne vous permets pas !

- Nox : Ah ah ah ! Te voilà bien pudibonde d’un coup alors que tu jurais il y a dix secondes

- Myss Lyli : je, mais, je… Zut !

- Mlle Nya : En tout cas il est impératif que tu comprennes que rien ne doit fuiter de tout ça ! Le patron est plutôt gentil, même s’il ne l’admettra jamais et te démembrera si tu le lui dis comme ça, mais il n’accepte pas facilement les entorses à cette confidentialité !

- Mlle Scarlett (croisant les bras en tremblant) : Oh oui ! Il me l’a bien fait comprendre !

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le 14 mai - 19:19

- Myss lyli : Comment ça ?

- Mlle Scarlett : J’ai révélé une fraction de ma vraie nature dans les combats tout à l’heure… Heureusement pour moi que Mlle Nya ne m’avait pas encore briefé complètement, sinon je pense que cela aurait été encore plus pénible à supporter. Bref, je ne m’étendrais pas là-dessus, le souvenir est encore trop frais ! Brrrr

- Nox : à ce point-là ?

- Mlle Scarlett : Pire encore !

- Myss Lyli : Mais c’est là que je ne comprends pas… Nous quatre, si nous sommes bien ce que nous sommes, et mon instinct me hurle que c’est bien le cas, ce qui me met extrêmement mal à l’aise, nous devrions être totalement indépendants, non ?

- Mlle Nya : C’est beaucoup plus complexe : nous sommes surtout en attente, pour un temps que nous ignorons totalement : une seconde, une heure, une année, un siècle ?

- Myss Lyli : Mais… qui peut savoir ? Et surtout, le fait que nous soyons maintenant réunis n’est il pas un indice de…

- Mlle Nya : je me suis poser la même question et je la lui aie posée à lui. Il m’a répondu que cela n’avait aucune influence : ça peut être demain ou dans trois millions d’années !

- Nox : Bref, nous même restons dans l’ignorance. Accepte-le et profite de ce temps qui t’es donné !

- Myss Lyli : Mais alors, faut-il que j’abandonne Mademoiselle et que je m’installe ici avec vous ?

- Nox : Hum… j’en sais rien, mais je ne vois rien qui s’y oppose

- Mlle Nya : A priori Nox a raison : tu peux poursuivre ta vie comme avant

- Myss Lyli (se mettant à pleurer de soulagement) : Oh comme ça me rassure !

- Mlle Scarlett : tu craignais vraiment qu’on te retienne de force ?

- Myss Lyli (en larmes) : Je ne supporterais pas que vous m’arrachiez à ma très chère Mademoiselle Sam !

A cet instant la porte du bloc pourtant retenue par un chariot en inox s’ouvrit à la volée et Alexandra entra comme une tornade :

- Basileia : J’en était sûre bande de monstres ! Vous la faites pleurer et voulez l’empêcher de revoir celle qui est come une fille pour elle ! Mais il faudra me passer sur le corps ! Oh merd**** ! Elle est… elle est vraiment en vie ! Oh comme je suis heureuse ! Mais qu’est ce que je fais là ? Aaaah ! Ecoutez moi bien ! Si vous ne la laisser pas revoir Sam, je vous jure de hurler jusqu’à rameuter tout l’hôpital ! Vous ne la prendrez pas en otage !

- Myss Lyli (redoublant de larmes) : Ooooh ! Mademoiselle Alexandra, comme vous êtes bonne ! Mais vous faites une terrible confusion : Ils ne me retiennent pas ici, bien au contraire, ils venaient de me dire que j’étais libre de retrouver ma petite Mademoiselle chérie !

- Basileia : Hein ? Comment ça ?

- Nox : Hum, oui, nous venions d’expliquer à notre petite sœur qu’elle était libre de vivre sa vie…

- Basileia (les sourcils levés en accents circonflexes) : Comprends pas ? Petite soeur ? Z'êtes plus jeune qu'elle !

- Mlle Scarlett : Il n’y a rien d’autre à comprendre.

A cet instant Karumiko et Sam, essoufflées, arrivèrent. La jeune fille tendit le doigt vers le bas du dos d’Alexandra.

- Karumiko : Maman ! Arrête s’il te plait, on voit ta…

Nox leva les yeux au plafond en rougissant pendant que Mlle Nya se mettait à glousser.

- Mlle Scarlett : Ooooh ! C’est une Victoria’s secret ?

- Basileia : Hein ?

Elle comprit enfin le problème à l’instant où Sam attrapa un champ opératoire plié sur le chariot qui retenait la porte pour en entourer sa taille. Le fard qu'elle piqua la rendit aussi rouge que son arme contondante favorite

- Myss Lyli : En tout cas je suis vraiment très heureuse que vous ayez pensé à Mademoiselle et moi, je suis… émue de tout cet amour !

- Karumiko : Héhé, ma maman c’est la meilleure ! Dites, si on allait grailler quelque chose là, je commence à avoir un sacré creux avec toutes ces émotions.

Station spatiale furtive en orbite géostationnaire

L’homme à l’armure noire et brillante fixait l’écran de communication devant lui, un souffle rauque s’échappant régulièrement de son masque intégral.

- Vador : Et votre conclusion ?

Son interlocuteur mis quelques secondes à répondre, le temps que le signal fasse l’aller retour.

- Armand Trueman : Moi je pense qu’il a raison de tout renforcer ! Rien à craindre ! Faites moi confiance.

L’homme à la cape verte et au masque de métal qui partageait le bureau avec Dark Vador répondit :

- Fatalis : Hum, vous faire confiance Trueman ? Vous n’êtes pas sérieux ?

- Armand Trueman : ne jouez pas avec les mots ! Il a été attaqué chez lui et il met en place les mesures de sécurité qui s’imposent !

- Fatalis : mais Dunncan est chez lui !

- Armand Trueman : Consultant !

- Vador : Hum, possible…

- Fatalis : laissons-lui le bénéfice du doute… de toute façon nous n’avons pas de ressources à déployer rapidement

- Armand Trueman (les yeux soudain brillants) : Vous voulez un devis ?

- Fatalis : On vous fera signe si besoin. Au revoir

- Vador (après avoir coupé la communication) : on prévient quand même les autres ?

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Arnaud75

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