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Publié par Heimdal, le 31 mars 2017 - 21:46

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Publié par Heretoc, le 25 août 2014 - 17:52

Quel est votre Personnage Préféré?

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Publié par Moka-golga, le 26 décembre 2011 - 01:06

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Publié par Lakki, le 27 février 2016 - 01:43

Index du forum Index du forum Chroniques d'Olydri Fanfics La néogicienne amoureuse ? II

La néogicienne amoureuse ? II

Une possible suite des épisodes précédents
65 réponses - Page : 2 sur 4 - 1 2 3 4

RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 15 mars - 18:45

CHAP 18

Salle blanche

La pièce était entièrement blanche, du sol au plafond. Sa porte d’entrée ne se devinait qu’à l’ombre infinitésimale dessinant l’ouverture, de même que la porte à guichet située en face.
Deux gardes armés en treillis et cagoules blancs se tenaient à deux angles opposés

Une grande silhouette couverte d’un manteau noir traînant jusqu’au sol et encapuchonnée observait par la fente du guichet, tout en caressant le chat gris qu’elle transportait sur ses bras engoncés dans une espèce d’armure métallique.

Une femme de petite taille, aux courts cheveux bruns et frisés, vêtue d’un jean et d’une blouse blanche, se tenait à côté, un épais bloc note en main, tout en rongeant nerveusement le capuchon d’un stylo tenu dans l’autre.

- Maître du mal : Voici donc notre sujet… ? Qu’a-t-il de particulier ?

- Professeure Von Spontz (avec un accent d’Europe de l’est prononcé) : Nous affons constaté une très nette évoluzion du zujet, mein Herr ! A zon arrivée il était catatonique… Maintenant il zemble répéter en boucle la même phraze… Une hiztoire de mazque déforeur de monde… Arrh, et zes chefeux sont defenus tout blancs il y a une heure ! Je n’affais jamais fu za !

- Maître du mal (se frappant le front de la main ne tenant pas le chat) : Eglantine… vous ai-je déjà dit à quel point votre imitation du docteur Follamour était mauvaise ?

- Professeure Von Spontz (avec un parler gouailleur à la Arletty) : Pfff, si on peut plus rigoler un peu… Bref, les symptomes sont surprenants. J’ai vérifié, Bones et Sinclar n’ont jamais provoqués ce type de réaction jusqu’à présent. Ça ressemble plus à une forme de stress post traumatique du genre pelade, mèche blanche, etc… mais en accéléré. Il a dû subir une expérience traumatisante.

- Maître du Mal : son délire semble confirmer le rapport de Sinclar et Bones. Ils ont indiqué que le sujet aurait regardé le ciel et hurlé les mêmes élucubrations…

- Professeure Von Spontz : en tout état de cause, il n’y aura rien à en tirer tant qu’il sera dans cet état là… Je propose qu’on le sédate… un repos forcé devrait le sortir de sa transe délirante.

- Maître du Mal : (frappant le mur du poing, y imprimant la trace de ses phalanges gantées d’acier) C’est très contrariant ! Bon, faites au mieux, mais faites vite ! Le jour prophétisé approche et ce type en est la clé !

- Professeur Von Spontz : à vos ordre Maître !

Une fois le sinistre personnage sorti, elle jeta à son tour un œil par le judas.
Dans la petite pièce capitonée, engoncé dans une camisole de force, ce qui était manifestement un être humain se tortillait au sol en laissant de grandes trainées de salive et de larmes mélangées. Un instant son visage ravagée par une incoercible panique se tendit vers l’observatrice…

- Geniet : Il… va… venir… tout… dévorer… Il… est… tout… proche…


Hôpital Georges Pompidou


Mlle Scarlett sentait les assauts de la fatigue depuis plusieurs heures. Malgré tout, elle avait continué à tendre les instruments au jeune interne qui se concentrait sur la jeune femme endormie sur la table d’opération.
Une sixième balle tinta dans la cuvette en inox posée à côté du champ opératoire.

- Nox : Je crois qu’on a eu la dernière ! Je finis de cautériser les capillaires… voilà et on va pouvoir refermer. Une aiguille de 6 s’il vous plait.

Comme un robot, la jeune femme lui passa sans un mot le matériel de suture.

- Nox : Hé bien ! Voilà qui est fait. Retournons là pour vérifier qu’il n’y ait pas une autre plaie dans le dos…

A quelques mètres de là, dans le bloc voisin, le Docteur No extrayait lui aussi quelques grammes de plomb à quelques millimètres du rein de cette étrange femme aux prothèses mécaniques.
A ses côtés, totalement imperturbable, Mademoiselle Nya passait scalpels, clamps et autre gaze à l’inépuisable chirurgien.

- Dr No : Ah, très chère, je préfère quand même les patients qui n’arrachent pas les écrans des murs et qui n’essaye pas de me dévorer l’épaule…

- Mlle Nya : Il est vrai que ce démon nous a donné du fil à retordre !

- Dr No : Mais qu’est-ce qui leur a pris de laisser une telle entité envahir le corps d’une gamine ?

- Mlle Nya : Je pense plutôt que c’est l’inverse…

- Dr No : Comment ça ?

- Mlle Nya : Ah c’est vrai, vous n’étiez pas en salle de réa après l’opération ! Ce Yokaï… c’est la gamine de l’autre jour dans le parking !

- Dr No : Quoi ? La petite boule de fourrure qui avait fini sous un scooter avant que la foldingue ne tente de me trucider à coup d’extincteur ?

- Mlle Nya : la « foldingue » comme vous dites est en ce moment dans l’autre bloc…

- Dr No : Mais pourquoi faut-il que tous ces tarés de super héros et super vilains viennent régler leurs comptes dans mon hôpital ? Ah, ça y’est, je l’ai ! Vite une compresse… merci ! Cette femme est extraordinaire !

- Mlle Nya : Laquelle ? Le renard, la serial killeuse aux extincteurs où celle-là ?

- Dr No : notre patiente actuelle… ses prothèses relèvent d’une ingénierie qui dépassent la simple médecine… Faudra trouver un expert pour les réparer correctement… Mais il est vraiment surprenant qu’elle ait tenu bon avec tout ce qu’elle a pris… Les humains ne cesseront jamais de me surprendre ! Un clamp… là… aspiration… voilà. Bon, une greffe de rate évitée, une !

- Mlle Nya : au fait, avec tout ça j’ai complètement oublié de vous demander comment c’était passé…

- Dr No : Comme d’habitude. Et la réunion qui a suivit a levé les mêmes protestations des mêmes intervenants… Dominique m’a rapporté que ça avait crisé là-haut… et que son boss a dû intervenir en personne… Ah ah ah, j’aurais aimé être une petite souris pour voir la tronche du barbu sortir de sa retraite silencieuse pour rappeler à l’ordre ses sous-fifres. Aspiration… merci.

- Mlle Nya : Fil de 5 ou fil de 6 ?

- Dr No : je vous laisse le choix des armes très chère…

- Mlle Nya : je… je peux ?

- Dr No : vous commencez officiellement votre internat dans quinze jours et en savez déjà plus que toute la faculté de médecine réunie… Et voilà ! le dernier trou est nettoyé ! Elle va pouvoir rejoindre les autres… Allez-y.

Mlle Nya, une lueur de plaisir dans les yeux caressa très délicatement la peau à vif autour de la chair déchirée par la plaie qu’une balle de 9 mm avait provoquée. La sensation au bout de ses doigts gantés de latex quand l’aiguille pénétra l’épiderme manqua de la faire frissonner.
Elle prit tout son temps pour suturer chacune des dix sept plaies qui dessinaient comme une constellation dans le dos de cette superbe femme dont les membres avaient été remplacés par du métal et du cuir savamment entrelacés et capables de reproduire tout ce que des membres naturels faisaient, et même plus. Elle laissa sa main s'attarder au bas du dos, se mordant la lèvre, une étrange chaleur dans l'estomac... Comme le docteur avait du en profiter... enfoncer sa lame acérée dans cette chair sans défense, sentir le sang chaud couler au bout de ses doigts... Elle secoua la tête pour chasser ses pensées

Le résultat de ses travaux de coutures aurait été digne de figurer dans des manuels d’enseignement, au risque de se voir taxer de photomontages. Le hochement de tête admiratif de son mentor qui l’avait observée avec attention fit monter le rose à ses joues.

- Dr No : Bravo pour ce travail. Amenez là avec les autres. Je vais allez jeter un coup d’œil aux prouesses de notre jeune poulain à côté et m’occuperait de la gouvernante ensuite.

Mlle Nya approcha un brancard et le Dr No y transféra sans aucun effort le corps endormi de Sam avant de passer dans le petit vestibule de préparation pour changer de tenue chirurgicale.
Il jeta au passage un regard désolé sur son beau costume en tweed que le démon noir avait réduit en charpie plus tôt dans la soirée.

Enfin équipé de neuf, il poussa la porte du deuxième bloc à la seconde où l’alarme de l'électrocardiogramme se mit à hurler alors qu’une flaque de sang s’épanchait soudain de part et d’autre du tissu vert du champ opératoire.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 18 mars - 12:43

CHAP 19

Hôpital Georges Pompidou

Myss Lyli restait assise dans le fauteuil recouvert de « cuir de sky » de la chambre isolée dans laquelle le personnel médical avait rangé le lit renforcé sur lequel était étendue, totalement entravée, la haute silhouette d’une créature noire comme le charbon.

La jeune soubrette caressa machinalement le bandage immaculé qui ceignait son épaule. Le jeune interne qui l’avait recousue beaucoup plus tôt cette nuit là avait fait un travail d’orfèvre. La fatigue et les analgésiques firent dériver ses pensées : ce type devait être un as de la broderie ! L’image de ce jeune médecin, canevas et aiguille en main lui arracha un minuscule sourire, vite effacé par les souvenirs du drame.
Elle ressentait dans ses tripes que tout ne se passait pas bien pour les deux jeunes femmes qui étaient encore entre la vie et la mort entre les mains des chirurgiens. Les commandos du WZP avaient tenté de la rassurer : « ce service spécifique du plus grand hôpital de paris est spécialement équipé pour s’occuper spécialement des gens spéciaux »… Ces répétions dans la bouche du sergent qui l’avait escortée jusqu’à l’hélicoptère avait réveillé ses instincts d’institutrice, lui donnant l’envie de lui passer la bouche au savon. Après, de la part d’un membre d’un commando « spécial » …

Voilà qu’elle se laissait une fois de plus aller. Alors que Mademoiselle Samantha était dans une situation critique !

Son regard s’égara sur le monstre alité devant elle. Elle n’en revenait pas de la transformation de cette jeune fille… d’accord elle avait un sacré caractère, mais comment un corps aussi frêle pouvait-il abriter une telle créature ? Elle était pourtant persuadée, depuis qu’elle faisait partie du WZP, que la transformation était soumise à un genre de règle de conservation des masses… Les quelques garous qu’elles avait pu rencontrer obéissaient tous à cette loi physique.

Elle avait peur… peur que cette gamine n’ait disparue au profit du monstre qui sommeillait en elle. Tempo serait si triste si c’était le cas.

Un grattement à la porte la fit sursauter. La magnifique aide-soignante qui avait accompagné ce docteur si étrange…

- Mlle Nya (chuchotant) : Pardon de vous déranger, vous pouvez venir un instant dans le couloir ?

Myss Lyli s’exécuta, avide d’avoir des nouvelles. Une fois dans le couloir, elle ressentit une fois encore cette étrange sensation, mais dans une moindre mesure, de danger couvant sous la roche en se retrouvant face à la femme en blouse de chirurgie.

- Mlle Nya : Voilà, l’opération s’est bien passée, même si elle a été plus longue que prévue compte tenu des dispositions spéciales de la patiente. Nous avons été contraints de lui administrer plusieurs transfusions, et nous ne pouvons pas grand-chose pour ses prothèses abîmées. Le docteur No a extrait plus de quarante deux projectiles de sons corps et de ses membres artificiels. Si vous croyez en un Dieu quelconque, pensez à lui adresser une petite prière pour le remercier. Aucun autre praticien à ma connaissance n’aurait été capable d’un tel résultat. Vous ne pouvez malheureusement pas la voir tout de suite… elle doit rester en réa encore quelques heures.

- Myss Lyli (laissant librement couler ses larmes) : Oh, merci ! merci mille fois ! Et pour l’autre demoiselle ?

- Mlle Nya : Je n’ai pas de nouvelle. Elle est encore au bloc avec le docteur Nox, et le docteur No vient de les rejoindre pour…

Un petit boîtier à la ceinture de l’aide-soignante se mit à biper avec insistance, clignotant d’une lugubre lumière pourpre.

- Mlle Nya : Excusez-moi, mais l’hélicoptère qui vous avait amenée vient de se poser de nouveau… il semblerait qu’il y ait encore une victime de cette boucherie qui respire encore…

- Myss Lyli : mais… qui cela peut-il être ?

- Mlle Nya : aucune idée, nous verrons bien. Essayez de vous reposer : votre protégée ne sera pas réveillée avant plusieurs heures (regardant l’épaule bandée avec insistance) et le manque de sommeil est contre-indiqué quand on veut guérir vite.

Myss Lyli regarda la jeune femme s’éloigner d’un pas énergique avant de se retourner pour pousser la porte de la créature convalescente. Elle se laissa tomber dans le fauteuil avec un soupir résigné. Elle se redressa soudain : deux yeux d’or liquide la dévisageaient depuis le lit…


Salle blanche :


Von Spontz faisait les cent pas sous le regard totalement inexpressif des deux gardes immobiles. La scientifique se sentait frustrée… On lui avait promis un cas particulièrement intéressant, et elle se retrouvait avec une caricature d’humain en pleine crise d’angoisse. Le sédatif qu’elle lui avait fait injecter n’allait pas tarder à cesser de faire effet, et elle rongeait son frein en attendant.

Qu’est-ce que le Maître pouvait attendre de cette loque ? Il y avait bien cette histoire de prophétie dont il leur rebattait les oreilles depuis qu’il avait appris l’existence de ce nouveau mutant humain dont les pouvoirs seraient en mesure de… Ah, c’est là qu’elle avait décroché… les monologues de son patron la rendait chèvre ! Comment un homme aussi brillant pouvait-il tomber ainsi dans la caricature du méchant mégalomane de série B ? Ah oui, ces histoires de brouilleur et tout et tout…
Personnellement elle se fichait comme de sa première éprouvette de tout ce pataquès autour du « Secret » : tant qu’on lui mettait un laboratoire et un sujet à étudier, elle était la plus heureuse des femmes !

Pour la soixantième fois depuis une heure, elle fusilla l’homme couché en chien de fusil de l’autre côté de la porte à guichet. Elle surprit un sursaut de la carcasse…

- Professeure Von Spontz : Messieurs ! Le sujet se réveille… Installez le dans le fauteuil à côté.

Laissant les sbires s’occuper de ramasser Geniet, elle ouvrit en grand la seconde porte donnant dans l’une de ses salles d’étude au centre de laquelle trônait un siège qui ferait se pâmer le plus sadique des dentistes.

Quelques instants plus tard, un Geniet encore groggy était savamment ficeler au siège par de multiples lanières en épais tissus synthétique. Une douche glacée, fournie avec abondance par l’un des sbires en blanc, sortit le policier convalescent de la torpeur chimique qui lui avait été imposée. Il prit rapidement conscience de sa situation, remarquant au passage les buses d’évacuation au sol qui cernait le pied du fauteuil.

- Professeure Von Spontz (reprenant son accent caricatural) : Arrrh Je fois que fous afez remarquer l’ingénieux dispositif d’effacuation des fluides que j’ai infenté ! Comme fous poufez le constater, nous afons les moyens de fous faire parler !

- Geniet (encore interloqué) : Heu… Dr Follamour ?

- Professeure Von Spontz (reprenant sa voix normale) : Pfff, pourquoi faut-il que vous me gâchiez tous mes moments ! Bon, simplifiez vous l’existence et facilitez-moi les choses : répondez à toutes mes questions sans tenter de me baratiner et vous vous éviterez tout un tas de désagréments…

Le bip d’une machine sur une paillasse voisine interrompit la scientifique.

- Professeure Von Spontz : un instant… (l’air déçu) Ah… rien de particulier dans votre sang, ni dans votre salive ou votre bile… Un peu trop d’acidité dans l’estomac… compréhensible avec les traumatismes… (revenant vers son « sujet ») Mais alors, si vous êtes si normal, à quoi servez-vous ?

- Geniet : A quoi ? Mais je ne comprends rien ? Qui êtes-vous ? Que fais-je…

- Professeure Von Spontz (giflant Geniet) : ta gueule, c’est moi qui pose les questions !

- Geniet : mais…

- Professeure Von Spontz (réitérant la giffle) : tu comprends le français ?

- Geniet : libérez-moi immédiatement, je suis officier de police et…

La femme en blouse blanche saisit un instrument posé sur un présentoir idéalement situé à côté d’elle et le planta violemment dans la cuisse de Geniet qui hurla de douleur.

- Professeure Von Spontz (reliant un câble à l’aiguille plantée) : alors voilà le deal : tu fais autre chose que ce que je t’ordonne de faire, je branche cette sonde sur le 220 et j‘envoie le jus…

Habitués des lieux, les deux gardes sortirent des bouchons d’oreilles de la poche de poitrine de leur treillis blanc.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 18 mars - 13:12

Hôpital Georges Pompidou.

Zazoit ouvrit un œil et frotta les restes de miettes de sommeil qui avaient maintenu ses paupières closes jusque-là. Il sentait avec précision chacun des os fracturés de son corps et les tiraillements des multiples greffes de peau. Sans trop savoir pourquoi ni comment, il n’en revenait pas d’être encore de ce monde après la série d’incident dont ils avaient été victime son colloc’ et lui.
Il ne se souvenait que de peu de chose, mais avait dans l’idée que quelque part la folle du 3è devait y être pour quelque chose. Il y’avait aussi un vague visage de femme avec de grosses lunettes de soleil à monture blanche… secouant doucement la tête, il s’efforça de chasser ces restes de cauchemars de sa tête.

Il s’apprêtait à sonner une infirmière quand la porte de la chambre claqua contre le mur. Un homme portant une charlotte sur la tête, des gants en latex blanc, un masque et une tenue chirurgicale complète, le tout couvert d’éclaboussures de sang frais entra comme une tornade, accompagné de deux superbes infirmières. L’une d’elle tendit le doigt vers lui.

- Mlle Nya : c’est celui-là.

- Nox : Allons-y alors, le Docteur No ne pourra pas tenir seul éternellement en bas.

- Félix Zazoit : Mais, que, quoi ?

- Mlle Nya : Rien jeune homme, pour la première fois de votre existence sans doute vous allez être réellement utile !

- Nox : allez-y, sédatez le

- Félix Zazoit : hé mais ! Que… Hé que faites-vous ?

- Mlle Scarlett : Avons-nous bien le droit…

- Mlle Nya : Non, mais qui s’en rendra compte… Après tout ce type aurait dû mourir sons son cumulus…

- Mlle ZScarlett : mais la déontologie…

- Nox : c’est vrai ça… No nous dit de…

- Mlle Nya : Obeissez sans discuter comme de bons petits soldats pour le moment, le chef vous expliquera tout après…

- Félix Zazoit (commençant à perdre conscience) : laissez-moi… tranqui.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 19 mars - 14:37

CHAP 20

Hôpital Georges Pompidou.

Haine… Rage… Envie de déchirer la chair de l’ennemi… sang, trop de sang… la douleur… le cœur brisé… Rage ! Douleur ! Raaaaaagggggggeeeeeeee !!!



Immobile ! Ne pas rester immobile ! Bouger, frapper ! Mordre ! Griffeeeeeerrrrr ! Immobile ? Pourquoi immobile ? Entraves ? Qui ? Qui ose entraver ? Rage !



Là ! Ennemi ? Immobile… non, pas ennemi ! Bonne odeur de… fleurs ? Quoi fleurs ? Immobile… Rage ? Pas ennemi… Lassitude… Peur ? Pas peur… mais… triste ? Larmes ?

A quelques pas du lit sur lequel la créature au corps noir comme la suie avait été attachée, Myss Lyli observait immobile ses mouvements désordonnés. Elle craignait que le monstre n’arrache ses entraves et lui saute dessus. Les entailles causées par les griffes au matelas et aux montant métalliques du lit témoignaient de la force et de la violence dont il était capable. Quand le calme revint, elle resta dans l’expectative : elle n’osait approcher…

Les larmes coulant soudain des yeux de la bête firent basculer les choses, et la gouvernante dévouée se précipita alors pour saisir la grande silhouette étendue dans ses bras, s’allongeant à moitié sur elle pour lui apporter la chaleur et la consolation d’un contact amical et compatissant.

Elle ne sursauta pas en entendant le claquement des cordages qui maintenaient les poignets du monstre, ni quand les deux bras musclés aux mains griffues se rejoignirent dans son dos.
Elle continua à serrer ce grand corps qui tremblait sous les sanglots.
Puis elle sentit que petit à petit le monstre perdait du volume, et c’est une adolescente en pleurs qui, enfin, put hurler sa détresse au monde.

Myss Lyli sentit sans le voir que le garde du WZP, qui se tenait dans le couloir au cas où le démon noir serait devenu dangereux, avait dû passer la tête par la porte pour voir de quoi il pouvait retourner et l’avait refermée tout doucement.


Immeuble ultramoderne en région parisienne

Le chat ronronna de plaisir quand le gant d’acier commença à le gratouiller juste entre les deux oreilles. Le fauteuil retourné par rapport à la grande table de réunion permettait à son occupant de contempler la vue imprenable sur les monuments de la capitale. Un raclement de gorge dans la pièce arrêta une seconde le mouvement de la main.

- Maître du mal : Hum… j’espère que cette fois ci vous avez du nouveau Professeure…

- Professeure Von Spontz : Oui Maître, le sujet a finit par reprendre conscience et, avec l’incitation adéquate, a fini par cracher tout ce qu’il savait.

- Maître du mal : mais encore… ?

- Professeure Von Spontz : ma conclusion est qu’il n’est qu’un sous-fifre de la faction adverse qu’il n’a rejoint que très peu de temps. Son éveil est très récent.

- Maître du mal : Et à part des choses que nous connaissons déjà ?

- Professeure Von Spontz : sa marraine dans le milieu est elle aussi une jeune recrue qui peut se changer en renard… et manifestement aussi en démon noir s’il faut en croire ses dires et les rapports de la mission d’extraction. Les autres membres du WZP présents sur les lieux sont déjà connus et aucune information supplémentaire les concernant n’a pu être donnée par le sujet.

- Maître du mal : et son pouvoir ?

- Professeure Von Spontz : c’est un auspex bas de gamme à priori, sauf qu’il a été capable dans le feu de l’action de détecter une activité paranormale dans une autre galaxie : une portée inégalée pour un tel pouvoir ! Nos propres auspex n’ont pas été capable de voir ce phénomène alors que leurs pouvoirs semblent nettement supérieurs à celui du sujet… c’est très surprenant et nécessite d’être étudié plus en profondeur… Les quelques tests que j’ai pu pratiquer avec certains membres de notre communauté me poussent à dire qu’il serait capable de retrouver une aura qu’il a déjà vue à très grande distance lors de l’utilisation d’un pouvoir… mais ça ne marche pas dans tous les cas… Je crains l’influence d’un facteur émotionnel.

- Maître du mal : quelle activité paranormale ?

- Professeure Von Spontz : la disparition d’une étoile et de l’ensemble de ses satellites sans apparition d’un trou noir…

- Maître du mal : comme dans le 42ème verset ?

- Professeure Von Spontz : je n’avais pas pensé à cette interprétation…

- Maître du mal (récitant sur un ton doctoral) : «La Bête nommera le clairvoyant… et dans l’infini, une lumière s’éteindra, aveuglant le clairvoyant… »

- Professeure Von Spontz : « … le clairvoyant nommera la Fin… La Fin qui dévore le tout » ces inepties de prophètes ! Vous pouvez leur faire dire tout et n’importe quoi…


Sous-sol aseptisé

L’odeur de formol couvrait celles plus désagréables des restes de déchets organiques expulsés par les cadavres rangés en rang d’oignons sur des tables chromées, recouverts d’un drap de coton blanc.

Le bel homme qui supervisait les lieux attendait, la main enfoncée dans l’abdomen d’un corps féminin qui semblait être passé dans un mixeur géant.
Le son d’une course précipitée dans le couloir attenant lui arracha un soupir de soulagement. Deux hommes vigoureux en tenue de secouristes, accompagnés d’une frêle jeune femme en tenue chirurgicale déboula dans la pièce.

- Mashan : Enfin, c’est pas trop tôt !

- Toubib : c’est elle ?

- Mashan : oui, et ma main est totalement engourdie…

- Toubib (saisissant plusieurs outils dans sa sacoche) : à mon ordre vous ôterez le plus vite possible votre bras… mais attendez que mon collègue ait posé la transfusion. A mon top… TOP !

A peine Mashan eut il retirer sa main qu’un geyser de sang frais jaillit de la plaie, rapidement maîtrisé par la médecin, manifestement habitué à ce genre de trauma.

- Toubib : c’est bon, on prend le relais : à l’hélico direct les gars, je fais la paperasse et je vous rattrape. Bon, expliquez moi rapido ce qui s’est passé.

- Mashan : Par le plus grand des hasards, c’est le premier sujet que j’ai examiné suite à l’affaire dont personne n’a voulu me parler. Quand j’ai vu un micro écoulement, j’ai d’abord cru à une poche hémorragique suite aux multiples plaies et bosses… Mais dès que je m’y suis penché, j’ai vu que c’était du sang artériel et que le cœur battait encore… j’ai juste eu le temps de comprimer et de vous appeler.

- Toubib : mais, c’est un membre de l’autre bord ! Vous n’étiez pas obligé…

- Mashan : Une fois au tapis, le « bord » n’a plus de sens. Une vie reste une vie…

- Toubib : pas faux. Moi non plus je n’aurais pas pu me regarder dans la glace si j’avais laissé… bref, je dois y aller. Signez là le bon de transfert… merci. Bon courage avec les autres… et pas de mauvaise surprise comme pour celle-là !

Mashan la salua d’un signe de tête, puis, résigné, il changea de tenue et de gants avant de tirer l’un des chariot à lui… cet homme-là ne bougerait plus : son visage et tout l’arrière de son crâne avait disparu… C’était amusant quelque part… il portait les mêmes chaussures démodées que ce type qui, hier, lessivait cette rolls… son cœur rata un battement.


Hôpital Georges Pompidou.

Nox et Mlle Scarlett étaient en état de choc. Ce dont il venait d’être témoin allait à l’encontre de tous les beaux principes qu’on leur avait inculqués jusque-là…

Tout d’abord ils avaient découvert que leur « patron » était un être d’une froideur sans limite qui n’avait pas hésité une seule seconde à prélever un rein sur un autre de ses patients après l’avoir « anesthésié » d’une grande claque sur la nuque.
Puis ils avaient de nouveau eu confirmation des infinis talents de chirurgien de cet homme dont il regardait avec crainte la silhouette à l’autre bout du bloc lorsqu’il avait réalisé l’impossible avec ledit rein et ce qui restait de la pulpe de celui de la femme allongée sur le billard.

La force herculéenne de celle qu’ils avaient jusqu’à ce jour pris pour une simple collègue parfois un peu asociale lorsqu’elle leur avait interdit la sortie quand ils avaient voulu dénoncer le crime dont ils venaient d’être témoins, ainsi que le regard polaire dont elle les avait gratifiés sur fond de litanie de menace d’infinie souffrances avait été la goutte d’eau… depuis ils se seraient l’un l’autre dans un coin de la pièce.

La voix autoritaire du docteur No força leurs corps à obéir avant même qu’ils aient eu conscience de bouger.

- Dr No : Bon, approchez !

Ils s’arrêtèrent au bord du brancard sur lequel reposait l’involontaire donateur.

- Dr No : maintenant regardez attentivement. J’ai maintenu exprès les pinces pour que vous fassiez votre constat…

Suivant des yeux le doigts tendu vers les entrailles encore béantes, l’interne et l’infirmière écarquillèrent les yeux tout en pâlissant d’un seul coup. Un embryon de rein était en train de repousser assez rapidement là où quelques minutes plus tôt le même organe avait été arraché de force.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 20 mars - 14:28

CHAP 21


Hôpital Georges Pompidou

- Mlle Nya (mimant des guillemets) : bienvenue dans le « vrai » monde

- Nox : mais… mais… comment est-ce possible ?

- Dr No : on appelle ça, dans le petit milieu des initiés dont vous faites maintenant partie, le syndrome Deadpool.

- Mlle Scarlett : c’est… miraculeux !

- Dr No : non, pour les miracles il faudra vous adresser au beau gosse qui vous a tapé dans l’œil l’autre fois

- Mlle Scarlett : Hein ?

- Dr No : Dominique, le type sur les abdos duquel vous louchiez…

- Mlle Scarlett (rougissante) : Mais… je ne vous permets pas !

- Dr No : Oh, je n’ai besoin d’aucune permission en ce bas monde… Bon, la greffe a pris…

- Nox : cela n’explique en rien ce qui se passe ici ! Ni ce dont nous venons d’être témoins !

- Dr No : Et il n’y a pas d’explication scientifique ou médicale, juste des faits… et le premier d’entre eux est que comme Mademoiselle Nya ici présente, vous êtes ce qu’on appelle des incarnations…

- Nox : Quoi ? C’est quoi ce délire ?

- Dr No : Dites-moi mon petit Nox, la nuit, ne faite vous pas de rêves étrangement réalistes durant lesquelles vous accomplissez des taches hors de portée d’un être humain normalement constitué ?
Et Vous Mademoiselle Scarlett, ne ressentez vous pas d’étrange pulsion lorsque des scènes de massacre défilent sur votre écran de télévision ?
L’un de vous deux a-t-il jamais eu de la fièvre ? Une entorse ? Un hématome durant plus d’une journée ?

Les deux jeunes gens se dévisagèrent l’un l’autre avant de hocher négativement la tête.

- Dr No : tenez, regardez ce gars… l’incision pour le prélèvement est déjà totalement refermée… Et à son réveil, il n’aura que l’impression d’avoir fait un mauvais rêve… votre rôle consistera à lui confirmer que c’est bien le cas. Pour en revenir à notre sujet, vous êtes tous deux des êtres à part. Votre rôle est défini depuis le commencement des temps… vous existez tous les deux depuis quelques millions de millénaires, en fait depuis que des poussières en rotation autour d’une étoile se sont accumulées pour faire d’un tas de cailloux une planète. Et vous avez finit par vous incarner physiquement ici… Mlle Nya vous donnera plus de détails, elle est après tout votre « sœur » et vous a préparé la route. D’autres vous rejoindront plus tard, voire beaucoup plus tard… Vous allez devoir attendre très longtemps avant de devoir jouer le rôle pour lequel vous avez été créé. Et donc, quitte à patienter longtemps, autant le faire agréablement !

- Mlle Scarlett : Je, je n’y comprends rien !

- Nox : moi non plus… même si je dois humblement reconnaître que vos paroles font écho en moi…

Mlle Nya passa un bras conciliant autour des épaules de Mlle Scarlett :

- Mlle Nya : Dis-moi ma belle, pourquoi as-tu choisi tout particulièrement un poste en chirurgie ? Les horaires sont atroces, le stress permanent, les médecins à quelques exceptions près des minables incapables de respecter leurs collaboratrices… Et toi Nox ? Pourquoi ce choix ?

- Mlle Scarlett : Bah, le service pour autrui, participer à sauver des vies…

- Mlle Nya : Ne te mens pas à toi-même ! Toutes ces fioritures, c’est bidon et tu le sais ! A toi gamin : pourquoi ?

- Nox : je…

- Mlle Nya : allez, sors tes tripes un peu, sois honnête !

- Nox : Je… c’est atroce ! J’aime découper dans la chair… Y plonger les mains, sentir le sang chaud couler…

- Mlle Nya : et toi ma belle à la chevelure de feu…

- Mlle Scarlett (écarquillant les yeux) : Je… moi aussi… sommes-nous des monstres ? De Dangereux psychopathes ?

- Dr No : Non, absolument pas, sauf si vous choisissez de l’être… C’est juste votre nature. Bon, il est temps de remonter nos deux patients. Le reste des explications vous sera donné par Mlle Nya en salle de repos. Ah, mon bip m’indique que la fournée suivante vient de se poser sur le toit… les explications attendront un peu plus. Gardez notre fournisseur d’organes à portée, au cas où…

Bureaux ultramodernes en région parisienne

Le Maître, dans son grand fauteuil dont le dossier masquait le corps excepté un bras pour les personnes présentes dans la salle, caressait son chat, comme à son habitude, tout en observant dans un écran de contrôle l’homme aux cheveux devenus totalement blancs en une nuit qu’on lui avait amené lavé et habillé d’un jogging blanc.

- Maître du mal : Ah, vous voilà cher hôte… prenez donc place

Les deux sbires en treillis blancs l’assirent de force dans un large siège couvert de cuir blanc.

- Maître du mal : Voyez vous mon ami, je me demande quel est votre rôle dans ce monde…

- Geniet : je ne suis pas votre ami ! Libérez-moi immédiatement !

- Maître du mal : après tout le mal que je me suis donné pour vous récupérer ? Vous n’êtes pas sérieux… Dites moi juste où se cache cette chère Professeure, vous savez, celle qui vous réveillé avec tant d’attention…

Le regard que jeta inconsciemment Geniet vers l’angle droit, derrière lui, en direction des étages inférieurs, confirma au génie du mal qu’il avait là un sacré atout dans sa manche…

- Geniet : comment voulez vous que je le sache ?

- Maître du mal : inutile de chercher à nier votre don mon ami… Votre regard vous a trahis… vous avez des sentiments pour elle…

- Geniet : Quoi ?!

- Maître du mal : Oui, la haine, la colère… je les sens monter en vous… ce sont des sentiments puissants

- Geniet : C’est quoi ce délire à la fin ! Vous m’enlevez, me torturez et maintenant vous me la jouez Dark Vador ?

- Maître du mal : Ah, ce bon vieil Anakin… Quand je pense qu’il apprécie de se taper la permanence la haut…

- Geniet : Hein ? Faut vous faire soigner le ciboulot vieux…

Une claque sur l’arrière du crâne calma le prisonnier.

- Maître du mal : Sachez mon ami, qu’ici seul moi ait pouvoir de vie ou de mort sur mes hôtes… et que ma patience a des limites. Maintenant je vous laisse un choix : servez-moi, comme le prévoit la prophétie, de plein gré, et vous connaîtrez la grandeur. Refusez… de toute façon vous me servirez… Mouhahahahaha ! Ramenez le dans sa cellule.

Sans ménagement, les deux gardes saisirent Geniet chacun par un bras et le traînèrent, ignorant ses cris et protestations.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 21 mars - 12:43

Chapitre 22


Hopital Georges Pompidou

Karumiko n’en revenait pas. Alexandra était là, endormi dans le lit voisin, sa poitrine se soulevant et retombant au rythme de sa respiration. Une fois de plus elle tendit la main et fut rassurée par la tiédeur de ce corps qu’elle avait vu tomber, criblé de balle, une mare de sang répandue…
Endormie sur le fauteuil visiteur, Myss Lyli récupérait de sa nuit blanche, emmitouflée dans une couverture en laine polaire toute douce. Un léger filet de bave s’écoulait de la commissure de ses lèvres. Karumiko réfléchissait au fait qu’il lui faudrait remercier cette extraordinaire petite bonne femme qui dans ses pires angoisses s’était dressée là, comme un rocher auquel elle avait pu s’agripper pour ne pas être entrainée dans la tempête.


Un grattement à la porte détourna son attention. Avant même que le visiteur n’entre, elle su de qui il s’agissait, et un peu plus de lumière réchauffa son cœur.

- Karumiko (à voix basse) : Salut papa !

- Tempo (sur le même ton) : Salut ma grande… comme je regrette de n’avoir pas été là !

- Karumiko : comment aurais-tu pu le savoir ?

- Tempo : héhé… je viens pour vous soutenir et c’est toi qui me remontes le moral…

- Karumiko : A ta disposition pour compléter ça avec ma spécialité : la câlinothérapie renardesque !

- Tempo : peut-être plus tard et à un autre endroit pas sur qu’ils apprécient la présence d’animaux dans les chambres des malades…

- Karumiko : Hum… ils ont pourtant l’air habitué à ce que nous sommes…

- Tempo : en parlant de ça, tu veux qu’on en discute ?

- Karumiko : de quoi ?

- Termpo : de ce qui t’est arrivé dans le parc…

- Karumiko : oh, ça… très franchement j’ignore ce qui s’est passé, comment ça s’est passé et pourquoi ça s’est passé… et ça me fait carrément flipper.

- Tempo : si ça peut te rassurer, je me doutais que quelque chose clochait…

- Karumiko : comment ça ?

- Tempo : tous ces tests au wzp, tu t’en souviens ?

- Karumiko : oui…

- Tempo : une des conclusions était que ton plein potentiel était bloqué… je crois que tu as fait sauter le verrou… cette très forte concentration d’émotions violentes a été surement le déclencheur.

- Karumiko : Je n’ai que peu de souvenirs… mais selon les témoignages, je serais devenu un genre de démon complètement taré… je… j’ai peur… je ne contrôle rien !

- Tempo : j’ai fait quelques recherches. Beaucoup de légendes traitent des yokaï : la plupart les décrivent comme des démons mineurs ou des esprits… certains bénéfiques, d’autres au contraire maléfiques. Les textes ne s’accordent pas. Mais il se trouvent que certains parlent de yokaï supérieurs aux autres… des esprits ou démons d’un calibre supérieur à la puissance immense.

- Karumiko : hum… mais tu ne me dis pas tout…

- Tempo : Toujours aussi perspicace. Ces « démons » sont pour la plupart mauvais, destructeurs…

- Karumiko : oh merd***

- Tempo : j’ai dit la même chose. Mais mon instinct, qui est plutôt bon en la matière, me dit le contraire en ce qui te concerne. Et les éléments recueillis dans le parc prouvent que tu n’as pas massacré tout ce qui t’entourait, mais t’es concentrée sur la protection des blessés auxquels tu tenais. Les démons des légendes auraient tué tout le monde sans distinction…

- Karumiko : en parlant de ça, on fait quoi pour poussin ?

- Tempo : j’en sais rien… ça en discute encore au plus haut niveau… Donnez du pouvoir à un comité… et tout sera dix fois plus long !

- Karumiko : je ne sais pas si je vais pouvoir tenir longtemps ici à ne rien faire… et je ne veux pas quitter maman… (un sanglot) j’ai failli la perdre !

Le grand homme au lunettes violette sera la jeune fille dans ses bras.

- Tempo : chut… là… Et puis tu ne vas pas t’ennuyer il y a un nouvel éveillé dont tu vas devoir t’occuper…

- Karumiko : moi ? Mais je n’ai même pas pu m’occuper correctement du premier ! Et puis je ne veux pas m’éloigné je t’ai dit !

- Tempo : tu ne t’éloigneras pas… il est ici, dans cet hôpital… et ta maman lui doit la vie.

- Karumiko : tu veux parler de ce toubib en costume du 19è siècle ?

- Tempo : lui… oh non… il est hors catégorie de toute façon. Les boss m’ont bien expliqué en insistant de ne surtout pas le contrarier de quelque manière que ce soit. Sois prudente avec lui ! Non, il s’agit d’un autre patient.

- Karumiko : Bah, il a sauvé maman ! Je ne peux qu’aimer ce type… ou cette nana ?

- Tempo : c’est un garçon… plus âgé que toi mais moins que ta maman. Il va être mis ce soir en chambre 116 d’après mes informations. Quand tu pourras, vas le voir. Tiens, tu trouveras les infos du centre sur le bonhomme dans cette enveloppe. Je dois malheureusement filer. Salue ta mère quand elle se réveillera. Oh, j’oubliais… j’ai enfin un nouveau portable.

- Karumiko : refais-moi un câlin…

A quelques étages de là

- Nox : pinces… merci

- Dr No : là, regardez… Bon, va falloir récupérer un lobe du foie…

- Mlle Scarlet : mais qu’est-ce qui a pu arriver à cette pauvre femme ? On dirait qu’elle est passé dans un hachoir…

- Mlle Nya : La perforation à la cuisse gauche saigne de nouveau…

- Dr No : quelle poisse ! C’est pas possible dès qu’on répare un bout, un autre nous lache…

- Nox : Monsieur, là regardez, sous le poumon gauche… on dirait… j’en sais rien, c’est tout noir et ça bouge !

- Dr No : Oh ! Nox, mon petit, vous êtes un génie ! Mlle Scarlett, passez-moi ce tube en verre.

L’aide-soignante s’exécuta. Elle fut surprise de ne ressentir aucun dégoût lorsque le chirurgien se mit à aspirer l’étrange substance comme s’il vidait le contenu d’un verre à la paille.
Une fois la « chose », qui ressemblait à une boule d’énergie noire en gel, ingurgitée par le Dr No, leur travail devint de plus en plus simple.


- Nox (chuchottant à Mlle Nya) : c’était quoi ?

- Mlle Nya : aucune idée ! C’est la première fois que je vois ça…

- Dr No : c’était une sorte de malédiction. Certaines personnes ont le pouvoir de générer le chaos autour d’elle… j’en connais une en particulier qui est déjà venu foutre le souk ici…

- Mlle Nya : la folle qui a fait sauter le dirigeable ?

- Mlle Scarlett : c’est quoi cette histoire de dirigeable

- Mlle Nya : l’explosion du générateur, tu t’en souviens ?

- Mlle Scarlett : oui ?

- Mlle Nya : c’était pas un générateur…

- Nox : foie prélevé !

- Dr No : c’est parti… allez y Nox

- Nox : merci docteur ! Scarlett ? Les écarteurs…



Édité le 25 mars - 20:48 par Heretoc

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 25 mars - 20:17

Chapitre 23


Epita – 3ème année cours de codage

Indoril parcourait tranquillement les couloirs de l’établissement pour rejoindre la salle 116 où un cours sur Javascript devait l’occuper pour la prochaine heure. Elle anticipait l’endormissement que la voix monocorde du prof, Monsieur Aaura, ne manquerait pas de provoquer. La matière était ardue, et la voix lénifiante de son enseignant n’arrangeait pas les choses. Elle eu un soudain mouvement d’arrêt… Les trois nouvelles teignes qui avaient décidées, que puisque le champ était libre depuis la disparition de Xavier et la guerre froide entre les pipelettes, sa petite personne redevenait une cible à tourmenter, était déjà devant la porte ouverte de la salle.
Trop tard, l’œil perçant d’Hugo, le blondinet de la bande venait de la repérer, et un sourire mesquin se dessinait sur ses lèvres. Un mot de lui et son complice aux cheveux teints en bleu, Adrien et sa copine, une blonde ultra sexy, Kassandra, se retournèrent, l’œil brillant de malice…

- Kassandra : si mon boule avait une telle ampleur, je ne saurais vraiment pas comment passer les portes…

Les ricanements des deux gars firent piquer un far à Indoril et monter les larmes à ses yeux. Pourquoi fallait-il que le sort s’acharne ainsi sur elle ?

L’heure de cours passa trop vite, et la pause fut un véritable calvaire pour la jeune étudiante. Elle avait choisi ce jour-là un top qui lui plaisait beaucoup et mettait en valeur sa poitrine… les réflexions sur son désespoir affectif qui l’obligeait à racoler les gars à la sortie en exposant ses « boubs » eurent raison de ses dernières réserves de patience et de courage. Elle finit une fois de plus par fuir ses harceleurs.

Les larmes brouillant sa vue, elle se précipita d’un pas rapide hors de l’école. Il fallait qu’elle parte loin… Dans sa tête les ricanements de Kassandra lui vrillaient le cerveau. C’était facile pour elle qui était éligible au concours de Miss France ! Toutes les autres filles de l’école ne valaient pas un clou à côté… Mais c’est elle, une fois de plus qui se retrouvait être la tête de turc…

Elle attrapa le premier métro et se laissa porter le long des tunnels, sans trop savoir dans quelle direction… elle devait partir… le hasard l’amena à Balard. Sortant de la rame, le cœur noyé de tristesse et de dégout, elle grimpa le premier escalier, sans regarder pour où puis suivit une vieille dame qui promenait un caniche nain blanc aux poils mouchetés de crasse.

Un endroit étrange… tout est noir

Un bruit… un bruit répétitif… pire qu’une sonnerie de téléphone… un genre de « bip » aigu… Mais quel crétin pouvait ainsi appuyer sans cesse sur la même touche de son clavier de synthé ? Non, pas un bruit de synthé… autre chose… l’impression de baigner dans le coton avec un début de migraine… Ah ! Si elle tenait ce salaud avec son bipeur… et un extincteur… Ah… changement de rythme des bips… Mais pourquoi…elle ne peut pas bouger…Oui, elle est « elle »… et cette fille qui… Ah ! pourquoi le souvenir s’enfuit ? C’est trop frustrant ! Nouvelle accélération des bips. Tient ! On ouvre les rideaux on dirait… oui cette lueur rose… Aaaahhh ! Ses yeux sont fermés ! Mais… comment les ouvre-t’on ? Une voix grave… presque hypnotisante… des mots répétés doucement. Cette voix… LA PEUR !
Avec la peur les bips s’emballent… Une sensation chaude et douce sur la joue… La peur se calme, mais n’est pas loin…
La lumière… la lumière trop forte ! Elle est aveugle ! Non, ça revient doucement… le flou. Et cette soudaine cascade de souvenirs quand le cerveau réembraye !

Les yeux d’Alexandra papillonnèrent un moment encore avant qu’elle ne parvienne à les ouvrir complètement.

Le lit dans lequel elle était allongée était cerné à droite et à gauche de rideaux verts, une batterie de machine étaient reliées à elle par de multiples câbles et autre tube. Le bip cessa lorsque une grande main appuya enfin sur un bouton…
Le visage d’un homme mature, aux cheveux gris impeccablement coiffé, une blouse couvrant un couteux costume de tweed… Elle l’avait déjà vu… dans ce parking ! Il allait la tuer !

- Dr No : Calmez-vous Alexandra, calmez-vous ! Ne bougez surtout pas trop ! Les fils vont lâcher !

- Basileia : quels fils ! Laissez-moi sale psychopathe !

La main douce de l’homme se posa doucement sur sa joue puis sur son front pour la forcer à reposer sa tête sur l’oreiller. Elle n’avait pas la force de luter.

- Dr No (d’une voix autoritaire) : j’ai dit calmez-vous ! Je viens de vous greffer un rein et il est hors de question que je vous laisse gâcher mon travail !

- Basileia : HEIN ???

- Dr No : hurler ne vous amènera à rien… Laisser moi deux minutes et après vous pourrez crier un grand coup si vous en avez encore envie. D’accord ?

Basileia resta muette devant ce discours qu’elle estimait surréaliste. Son interlocuteur prit ça comme un feu vert à sa suggestion.

- Dr No : Bon, en résumé vous êtes arrivée dans mon service à l’hôpital Georges Pompidou hier, criblée de balle et à deux doigts de la mort… Avec mon équipe nous avons réussi à éviter le pire, mais il a été nécessaire de remplacer l’un de vos reins tellement vos blessures étaient sérieuses…

Les souvenirs de la fusillade dans le parc revinrent alors en mémoire à Alexandra qui poussa un énorme hoquet avant de fondre en larmes

- Basileia : Oh mon Dieu ! Sam… Karumiko… Geniet… les autres… ils sont….

- Dr No : Bon, 30 secondes c’est déjà pas si mal… Nous nous sommes occupés d’eux, enfin de la plupart…

Alexandra sentit son cœur se glacer au souvenir de l’épisode du parking quand ce monstre avait dit s’occuper du cas de ce policier…

- Basileia (la lèvre tremblante) : vous… vous les avez tués ?

- Dr No : Quoi ? Après le mal que je me suis donné à les soigner ? Ooooohhh… Je crois comprendre… le parking ?

Alexandra se contenta de hocher la tête craignant d’en avoir trop dit et de risquer de déclencher l’ire du monstre.

- Dr No : Non, ne craignez rien… je ne passe pas dix heures au bloc opératoire pour tuer mon patient à son réveil… Même si je lui en veux toujours d’avoir fait une belle bosse à un extincteur qui n’avait rien demandé… Bon, maintenant que j’ai votre attention, sachez, comme je vous l’ai déjà dit, que vous avez un rein presque tout neuf et qu’il va vous falloir pendant quelques temps en prendre un soin tout particulier. Maintenant que vous êtes suffisamment réveillée, on va vous transporter de la zone de réanimation dans votre chambre… (se tournant vers une partie de la pièce hors de vue) Nox ! Vous pouvez venir un instant ?

Un beau jeune homme lui aussi en blouse approcha

- Nox : Bonjour ! Ravi de vous voir réveillée !

- Dr No : Le Docteur Nox a été le premier à s’occuper de vous à votre arrivée. Vous lui devez la vie… Ainsi qu’à ce jeune homme !

Le médecin tira le rideau de gauche et Alexandra se retrouva nez à nez avec… son voisin bruyant du 5è ! Là assis dans un fauteuil roulant, une perfusion plantée dans l’avant-bras…

- Félix Zazoir : la… la folle !

- Alexandra : Oh ! Mais que fait ce crétin des Alpes ici ?

Le rire sans joie du Dr No doucha leur colère réciproque.

- Dr No : Je vais devoir avoir une longue… non très longue conversation avec Dominique… je suis sur que c’est encore un de ses coups tordus pour ramener la paix sur notre pauvre monde…

- Nox : Patron, ça va ?

- Dr No : Oui, ma santé est parfaite et le restera pour l’éternité mon petit Nox…

- Nox : (se tournant vers Alexandra) : Grace au don de ce jeune homme, vous allez vivre Mademoiselle… son rein filtre actuellement toutes les saletés qui autrement détruiraient votre corps à petit feu…

Alexandra découvrit le même regard paniqué dans l’œil de Félix que dans le sien

- Dr No : il fait un peu partie de vous maintenant

Seul le reflexe du Dr No sauva leurs tympans du hurlement de la jeune femme lorsqu’il plaqua sa main sur sa bouche au lieu de boucher ses oreilles comme les autres témoins de la scène.

Mlle Scarlett arriva alors :

- Mlle Scarlett : ça va par ici ? J’ai cru entendre quelqu’un crier ?

- Dr No (ne cillant pas malgré la morsure d’Alexandra dans sa main) : la situation est sous contrôle, et au pire je la ferai purement et simplement cesser… définitivement(constatant un relâchement soudain des mâchoires et un tremblement incoercible) Mais non, arrêtez de tout prendre au tragique ! Je ne vais pas vous occire ! Un petit coup de sédation fera l’affaire…

- Félix Zazoit : mais… je n’ai jamais voulu…

- Nox : … lui laisser savoir que vous étiez son sauveur, un véritable héros anonyme, je sais, je sais… Mais elle méritait d’être au courant ! Une telle générosité de cœur ne peut être laissé ainsi dans l’inconnu !

- Félix Zazoit : mais… Aïe !

- Nox : Oh pardon, je vous ai accidentellement retourné l’ongle… Venez, je vais vous mettre un peu de glace dessus et ça ira mieux…

L’ombre de la violence dans les yeux du jeune interne calma les velléités de protestation de Félix qui se laissa conduire dans son fauteuil roulant vers une porte à l’autre bout.



Édité le 25 mars - 20:47 par Heretoc

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 25 mars - 20:19

- Mlle Scarlett : Heu docteur… si tout va bien… Mlle Nya m’a proposé de faire un tour avec elle pour… vous savez…

- Dr No : Oui, parler de trucs de filles… Allez-y, vous avez bien mérité une grande pose. Gardez toutes les deux vos bipeurs au cas où et n’allez pas trop loin, votre garde finit dans quatre heures… prenez-vous une bonne heure, Nox et moi gèrerons…

- Mlle Scarlett : Merci docteur !

Une fois l’aide-soignante partie, le docteur No regarda l’empreinte des dents d’Alexandra dans sa paume.

- Dr No : décidément, vous avez décidé de m’avoir petit morceau par petit morceau…

- Basileia : Qu’est-ce-que vous êtes ?

- Dr No : Vous n’êtes pas habilitée à le savoir Mademoiselle… et votre intérêt est de ne plus vous en préoccuper. Si maintenant vous avez retrouvé votre calme, je vais pouvoir vous conduire hors de cet endroit sinistre vers ceux qui vous attendent impatiemment…


Dans la rue, devant la sortie du parking de l’hôpital.


Indoril sentait une douleur cuisante au niveau de son coccyx. Les yeux exorbités, elle relisait pour la troisième fois le numéro de la plaque de la Ferrari qui avait jaillit des entrailles du bâtiment pour piler à un centimètre de ses tibias. Son sursaut l’avait fait tomber sur les fesses.

Deux paires de jambes aux pieds plantés dans des escarpins de luxe la cernèrent à droite et à gauche. Une voix autoritaire…

- Mai An : Bah alors ! Vous n’aviez pas vu le signal lumineux ? Et le trottoir est de l’autre côté de la rue… et Ooooh c'est toi?!

- Scarlett : Tu la connais ?

- Mai An : Oui, j’ai aidé cette gamine… pardon, cette jeune fille… Indoril, c’est ça ?

La vacuité dans le regard de l’étudiante alerta immédiatement la superbe jeune femme.

- Mai An : Scarlett, désolée mais notre conversation devra attendre



Édité le 25 mars - 20:43 par Heretoc

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 27 mars - 13:55

CHAP 24

Pièce blanche dans un sous-sol ultra moderne

Entravé sur le fauteuil de la scientifique au service du mal, Geniet peinait à reprendre son souffle après une séance d’électrochocs particulièrement pénible.
Même s’il savait ses tortionnaires capables de savoir quand il leur racontait des craques, il ne voulait pas leur donner la satisfaction de céder à leurs exigences. Et puis il se savait déjà brisé suite à l’épisode du « masque » et n’avait donc plus à craindre pire que ce qu’il avait vu et le hantait depuis.

Avec une ironie mordante, il se dit qu’il cernait mieux ses capacités hors normes grâce aux mauvais traitements de ses ravisseurs. Mais il n’osait pas rechercher d’autres traces de cette créature qui avait littéralement dévoré un système solaire sous ses yeux : inconsciemment il la sentait proche… Rien que d’y penser, une coulée de sueur froide se mit à descendre le long de sa colonne vertébrale.

La professeur Von Spontz, qui observait ses réactions grâce à toute une série de capteurs qui lui servaient aussi de vecteurs pour lui causer toutes sortes de désagréments, pris ce soudain frisson pour une réaction à ses sévices.

- Von Spontz : Ach ! Je fois que fous commencez à comprendrrre que résister ne zert à rien !

Geniet, soudain distrait se tourna vers elle et ferma un instant les yeux. Cette petite femme possédait un micro pouvoir, son aura étant plutôt faiblarde. Même le garde au fond de la salle, qui n’était pourtant qu’un vulgaire sous-fifre semblait dégager plus de puissance. Lassé de l’accent ridicule de son bourreau et pris d’un regain de fierté, il répliqua avec honnêteté :

- Geniet : Après ce que j’ai vu dans le parc, aucune de vos tortures ne pourra atteindre le degré de frayeur auquel j’ai succombé. Arrêtez de vous fatiguer, arrêtez de me fatiguez, arrêtez de vous prendre pour une nazi de bas étage avec votre accent ridicule. D’ailleurs je sais maintenant que vous ne valez pas grand-chose question pouvoir. Vous ne me faites plus peur, juste mal.

Piquée au vif par cette réplique à laquelle elle ne s’attendait pas, la femme en blouse blanche resta un instant sans voix, estomaquée par son audace. La rougeur montant à ses joues, ses yeux se plissèrent…

- Von Spontz : Ah ouais… tu le prends comme ça… OK…

S’approchant de la console de commande, le dos raidit par la rage, elle pianota sur son clavier. Geniet sentit une série d’aiguilles lui perforer le dos le long de la colonne vertébrale.

Dans le couloir voisin, et malgré l’insonorisation de la pièce, les personnes présentes furent saisies d’un frisson lorsque les hurlements retentirent.


Hôpital Georges Pompidou


Le léger grincement de la porte tira Alexandra du coton dans lequel son esprit flottait depuis qu’un brancardier avait conduit son lit médicalisé dans une confortable chambre.
La pâleur du visage de sa visiteuse lui confirma ce qu’elle avait réussi à apercevoir dans les quelques portes vitrées qu’elle avait croisé sur le trajet entre le service de réanimation et sa chambre, à savoir qu’elle avait une tête de déterrée.

- Karumiko (serrant ses mains, l’air angoissée) : Maman… ? Tu… ? Je peux entrer ?

- Basileia (d’une voix rauque) : Oui ma choupinette, entre !

- Karumiko (des larmes commençant à couler le long de ses joues) : Tu vas bien ?

- Basileia : très franchement, j’en sais rien… Avec tout ce qu’ils m’ont injecté dans le corps, j’ai l’impression de ne rien sentir.

- Karumiko (s’asseyant délicatement sur le rebord du lit) : Ils m’ont dit que je pouvais te voir, mais que je ne devais pas te fatiguer…

- Basileia (parvenant à extirper son bras gauche non relié à tout un tas de tuyaux et de câbles) : faut pas que ça t’empêche de me faire un câlin !

La jeune fille craqua nerveusement, se blottit contre le giron d’Alexandra et laissa sortir ses pleurs.
La couverture fut rapidement inondée, d’autant que les larmes de la grande blessée s’étaient jointes à celles de Karumiko.
Au bout d’un moment les sanglots se calmèrent et elles prirent le temps de se dévisager l’une l’autre, pour être bien certaine que l’autre était bien là, en vie.
Quelques câlins plus tard, l’adolescente reprit la parole.

- Karumiko : Hum… j’avais que cinq minutes… l’infirmière va me virer si je traine trop…

- Basileia : Quoi ? Non mais ! C’est moi qui décide du temps que je passe avec toi !!!

- Karumiko : Faut que tu saches que les autres font la queue devant la porte… si je traîne, c’est leur temps qui sera sacrifié… Et puis j’ai aussi une nouvelle mission… un nouveau poussin à prendre en charge…

- Basileia : Tu dois partir ? Mais…

- Karumiko : Nan ! Rassure toi… c’est quelqu’un dans hosto, je ne sais ni qui, ni où… Papa m’a filé un dossier, mais je l’ai pas encore lu… je devais te voir d’abord. J’ai eu si peur !

- Basileia : J’ai vu ça… faudra qu’on en parle, mais pas maintenant.

- Karumiko (déposant un gros bisou sur le front d’Alexandra) : allez ! Bisous de force mamounette !

La jeune fille quitta la pièce, un grand sourire aux lèvres, faisant coucou de la main.
A peine sortie, trois légers coups à la porte annoncèrent la visite suivante.


Dans la rue, près de l’Hôpital GP


Les deux mannequins en tailleurs de luxe encadraient la jeune fille en pleine déprime, chacune ayant posé la main sur une épaule d’Indoril.

- Mai An : Viens, tu ne peux pas rester là comme ça… Accompagne nous, veux-tu ?

- Indoril : de toute façon j’ai rien d’autre à faire… même si vous m’aidez, de toute façon tout le monde me déteste et me méprise ! Je suis pas comme eux… (éclatant enfin en pleurs) Ils… ils me trouvent moche et conne (sniiiffff) et grosse…

- Scarlett : Quoi ? Mais ils ont du caca dans les yeux ?

- Mai An : Hum… allez viens… ce n’est pas l’endroit pour parler de ça. (se tournant vers Scarlett en lui tendant une clé électronique) Tu veux bien ranger la voiture et me retrouver en salle de repos ?

- Scarlett : OK ma belle.

Mai An commença à guider une Indoril qui avait du mal à mettre un pied devant l’autre, secouée de sanglots pendant que la voiture de sport redescendait après un demi-tour sur les chapeaux de roues la rampe du parking.

Quelques minutes plus tard, les trois femmes étaient réunies autour d’un gobelet de thé dans un petit bureau équipé de plusieurs chaises confortables et de deux couchettes.

- Mai An : Bon, raconte…

Dans un monologue entrecoupé de pleurs, la jeune femme fit un résumé édulcoré des tourments qu’elle avait subis. Ses deux interlocutrices, étant fines psychologues du fait de leur profession, surent petit à petit lui tirer les vers du nez, avec douceur et compassion. A la fin, devant le récit des outrages, les deux femmes se regardèrent et hochèrent la tête d’un commun accord. Elle allaient se lever lorsque soudainement Indoril se mit à hurler en se tenant la tête à deux mains…

- Indoril : non, ça recommence ! sortez de ma tête ! nooooonnnnnn !

- Scarlett : qu’est-ce qu’il lui prend ?

- Mai An : Oh merd*** ! Un put*** d’éveil !

Elles n’eurent que le temps de rattraper Indoril qui s’écroulait au sol, la bouche ouverte en un cri muet, ses yeux pleurant des larmes de sang.

- Mai An : Vite ! Va chercher le boss !

Comprenant l’urgence, Mlle Scarlett se précipita dehors et s’étala de tout son long sur le linoléum du couloir après avoir trébuché sur une collègue prostrée au sol en position fœtale juste derrière la porte. Se relevant, elle constata que toutes les personnes visibles étaient dans le même état, à l’exception de la jeune femme en tenue de soubrette qui s’était immobilisé devant la porte d’une chambre voisine, un gros bouquet de pâquerette à la main.

- Myss Lyli : mais que ce passe… ?

- Scarlett : pas le temps ! Vous n’auriez pas vu un médecin, grand, costume de tweed sous sa blouse… ?

- Myss Lyli : le Docteur No ? Heu oui, de l’autre côté de ce virage… la chambre du jeune homme qui a donné un rein…

- Scarlett : merci !

Malgré ses talons hauts, l’aide-soignante parcouru les cent mètres la séparant de sa cible en moins de huit secondes et pénétra dans la pièce sans frapper

- Scarlett : docteur nous…

Devant elle, le docteur No était en train de remettre sur son lit un patient évanoui, alors que son voisin de chambre regardait ahuri les évènements.

- Dr No : Un instant Mademoiselle… voilà. Une idée sur la cause de ce bordel ?

La jeune femme fut estomaquée du terme ordurier dans la bouche de ce dandy.

- Mlle Scarlett : Heu, oui, en salle de repos… Mai, heu Mlle Nya tente de faire quelque chose, mais elle aurait besoin de vous…

- Dr No : Hum…

Au clignement d’yeux suivant l’homme n’était plus dans la pièce.

- Felix Zazoit : Heu… il s’est passé quoi là ?

- Mlle Scareltt : très franchement, j’en sais rien…

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 28 mars - 11:53

CHAP 25

Chambre d’Alexandra

Myss Lyli passa la tête par l’entrebâillement de la porte.

- Myss lyli : Ouf ! Vous n’avez rien !

- Basileai : Hein ? Je voudrais bien vous y voir !

- Myss Lyli : Oups, suis-je maladroite… C’est juste que les, heu… moldus viennent tous de s’écrouler dans le couloir…

- Basileia : Hein ?

- Myss Lyli : en tout cas me voilà rassurée, vous avez l’air tirée d’affaire !

- Basileia : Et les autres ? Comment vont-ils ? Karumiko est passée trop vite et je n’ai aucune nouvelle…

Myss Lyli prit alors un air particulièrement triste et des racla la gorge. Alexandra sentit son cœur pris dans une étreinte de glace.

- Myss Lyli : Hé bien la plupart d’entre nous ont fini blessés de manière plus ou moins grave et… votre ami a été capturé par nos agresseurs… et le pire… je ne sais comment le dire tellement c’est un drame…

Alexandra était suspendue aux lèvres de cette femme dont les yeux étaient en train de s’emplir de larmes

- Myss Lyli : je… cela faisait si longtemps que nous veillions réciproquement sur nous deux… toujours une attention… une complicité même… et… je crois… non je suis sûre que vous lui plaisiez…

- Basileia (la lèvre inférieure prise de tremblements) : Il est arrivé malheur à Sam ?

- Myss Lyli : Ooooh, ma pauvre petite Samantha… quand la balle a frappé sa tête…

- Basileia (le visage couleur craie, serrant le drap du lit à deux mains) : elle… elle est morte ?

- Myss Lyli : mais bien sûr que non ! Je vous parle d’Edouard ! Le chauffeur… ils l’ont tué comme un chien… Mon pauvre petit doudou…

Basileia lâcha un soupir de soulagement avant de retenir soudainement sa respiration pour avoir ainsi laisser parler son soulagement alors que son interlocutrice lui narrait la perte de son ami de longue date.


Autoroute A11

Lili était cramponnée au volant de la Mini. Sans nouvelles de son amie Alexandra, ni IRL, ni dans Olydri, elle avait décidé de mener l’enquête. Sur le siège passager son beau pompier était agrippé à la poignée au-dessus de la portière et ses lèvres semblaient psalmodier des prières à Bison Futé pour s’en sortir vivant.
D’un soupir rageur, elle envoya bouler les craintes de son compagnon

- Lili : Arrête de faire cette tête ! Je ne dépasse pas la vitesse et le trafic est super fluide !

- Valk : grbllll

- Lili : Quoi ?

- Valk : Mbllllll


- Lili : OK, laisse tomber…

- Valk : MMMblll peur…


- Lili : tu as peur de quoi ?

- Valk : Grrbll voiture

- Lili : tu te fous de moi ? Mais tu conduis un camion de pompiers ! Tu passes à 80 dans des ruelles limitées à 30 ! Tu traverses des immeubles en feu ! Tu fais du rappel sur des immeubles qui menacent de s’écrouler !

- Valk : peux pas s’pliquer…

L’homme fort ferma les yeux comme un gamin qui se dit que le monstre ne le mangera pas s’il ne le voit pas.
Secouant la tête de dépit, Lili se concentra sur sa conduite. Ah ! Les hommes, ça fait rouler ses muscles, ça joue les costauds… mais ils ont tous leur kryptonite… elle venait de trouver celle de son amour.


Olydri : Ile de Piratas


L’enseigne de la Licorne Insolente se balançait doucement. Sur son parvis, une néogicienne armée d’un gigantesque canon gattling faisait les cent pas. Ses compagnons de jeu, assis sur un banc la regardaient sans broncher.

- N'imyëalia : c’est pas possible ! On a cherché partout ! Même ses rerolls n’ont pas donné signe de vie depuis plusieurs jours !

- Alekzandre : Oui… mais bon, manifestement elle ne veut pas qu’on la cherche !

- Norrig : Sa concierge a été claire : elle est partie avec un groupe d’amis.

- N'imyëalia : mais son appart !

- Norrig : là aussi, le cambriolage a eu lieu bien après qu’elle soit partie. C’est sûr que c’est chi**t de pas pouvoir la prévenir…

- N'imyëalia : et Lili qui panique…

-Norrig : avec ce qui est arrivé à son frangin, tu m’étonnes qu’elle flippe dès qu’elle ne peut plus joindre quelqu’un à qui elle tient !

- Alekzandre : Bon, on s’ennuie un peu là… on va se faire une instance ?

La porte de l’auberge s’ouvrit et l’avatar d’un élémentaliste de l’ordre titubant en sortit.

- Wazamaleaume (chantonnant) : Ah le petit vin blanc… hips !

- Norrig : Hummm, je connais cet avatar…

- Wazamaleaume (avisant N'imyëalia) : Oh, salut jolie (hips) poupée !

- N'imyëalia : hein, Mais tu veux mon poing dans la gueule sale petit morveux !

- Wazamaleaume : Tu (hips) danses ?

Le sang de la jeune fille ne fit qu’un tour, elle activa le mode duel et pointa les canons rotatifs de son arme sur le corps frêle du magicien. La sortie précipitée d’un autre personnage qu’elle reconnut tout de suite lui fit retenir son geste.

- Lakki : Excusez-le, il a parié avec un PNJ pirate sur un concours de boisson… c’est l’IA qui gère son avatar le temps qu’il décuve… Hé salut ! Comment va ?

- N'imyëalia : bof, on a perdu la trace d’une amie et on la cherchait dans le coin… résultat, chou blanc…

- Lakki : Oh, pas cool. Bonne chance !


Hôpital Georges Pompidou



La main du médecin était posée sur le front de la jeune femme allongée sur le sol de la salle de garde.

- Dr No : Bon, on a évité le pire… Mlle Scarlett, allez voir si l’équipe s’est remise s’occupe des éventuelles victimes, demandez à Nox de vous aider… Mlle Nya, installez la dans un lit… il doit en rester un ou deux de disponible… si possible avec un de nos patients spéciaux qui ne paniquera pas si elle récidive.

Une pluie d’étincelles couvrit intégralement les deux femmes en tenue haute couture pour laisser place aux deux aides-soignantes dans leur tenue de travail.
Avec leur efficacité coutumière, les deux femmes exécutèrent les ordres reçus.
Le docteur Nox avait déjà pris en main l’équipe de jour et les quelques contusions et migraines causées par la crise étaient en voie de traitement.
Comme tout homme normalement constitué et concentré sur sa tâche, il passa à côté des signes que le corps de la superbe rousse lui lançait par quelques effleurement discrets, souffles dans le creux de l’oreille et autres inclinaisons laissant deviner un décolleté aguicheur par le haut de la blouse astucieusement déboutonné.

A plusieurs mètres de là, Mlle Nya poussait un lit médicalisé occupé par une Indoril inconsciente dans une chambre.

- Mlle Nya : pardon de vous déranger, mais je vous amène de la compagnie

- Myss Lyli : Oh, attendez, je vais me pousser… de toute façon nous en avions finit

- Basileia : pas de souci. Merci Miss, votre visite m’a fait du bien !

- Myss Lyli : Au revoir Mademoiselle Alexandra !

- Mlle Nya : Ah, ça fait plaisir de vous voir réveillée. Vous reprenez des couleurs.

- Alexandra (un coup de menton vers Indoril) : Qu’est-ce qu’elle a ? Oh… pardon, ma curiosité me perdra !

- Mlle Nya : De toute façon j’allais vous en parler : cette jeune femme est en plein éveil

- Alexandra : Et ?

- Mlle Nya : vous avez connu ça non ? Avec le petit renard…

- Alexandra : Oh … non, je ne crois pas. Karumiko est une créature magique à la base…

- Mlle Nya : Ah… zut, tant pis… au moins vous êtes au courant de l’existence de « l’autre monde »

- Alexandra : pour mon plus grand bonheur et mon plus grand malheur, c’est effectivement le cas.

- Mlle Nya (regardant Indoril) : c’est elle qui a mis tout le monde KO il y a dix minutes… Normalement elle devrait émerger avec une migraine carabinée… Appelez dès qu’elle se réveille si vous le pouvez.

- Alexandra : d’accord.

- Mlle Nya (sortant de la pièce) : Merci !


La Défense, Tour Neuropa :



- JKC (au téléphone) : … je ne suis pas censé chercher ça ! C’est une question de respect de la vie privée… oui… mais… pffff, d’accord.

- Théodore Saquebien (attendant que son collègue ait raccroché) : comment ça d’accord ? C’est quoi ce délire ?

- JKC : C’est ma sœur… l’une de ses meilleures amies ne donne pas signe de vie. C’est une joueuse qui adore Horizon… elle me demande de vérifier si elle est connectée en ce moment et si elle s’est connectée ces derniers jours…

- Théodore Saquebien : Même si c’est techniquement possible, c’est une atteinte à la vie privée…

Pika, arrivant très discrètement derrière le jeune homme au visage peinturluré comme le chanteur du groupe Kiss murmura à son oreille, faisant bondir le garçon plusieurs centimètres au-dessus de sa chaise :

- Pka : Bah alors, on a des scrupules alors que le cheat de Fantöm ne t’as pas posé tant de problèmes que ça au final…

- Théodore Saquebien (une main serrée sur sa poitrine au niveau du cœur) : ça va pas de faire peur comme ça au gens ?

- Pika : Hummm, la vie est pleine de surprise mon gros minet…

- Théodore Saquebien : Mais… en tout cas c’est pas une raison

- Pika : Qui le saura ? La sœur de Jean Kévin... et alors ?

- Théodore Saquebien : Mais…

- Pika : Vas-y Jean-Kévin… et pour que Monsieur Scrogneugneu ne fasse pas une attaque, je vais l’emmener avec moi… comme ça il pourra clamer haut et fort qu’il n’était pas là quand c’est arrivé !

- Théodore Saquebien : Mais…

- Pika (le tirant par le col de son T-shirt Sépultura) : allez mon gros minet… viens donc d’occuper ta petite chérie…

Jean Kévin piqua un far et détourna le regard quand celui manifestement terrorisé de son chef de service croisa le sien.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 29 mars - 17:00

CHAP 26

Hôpital Georges Pompidou – chambre 116


Le regard de Félix suivit le superbe fessier, malheureusement caché par le tissus blanc de la blouse, de la magnifique rousse qui emportait le lit de son colocataire dans le coma vers un autre étage de l’établissement.
Une fois la distrayante croupe hors de son champ de vision, il sentit que son entrejambe encore en miette réagissait naturellement à ce stimulus visuel idyllique, et par la même il ressentit vivement le retour de la douleur.

Il se était toutefois rassuré : il avait en effet craint que la multitude des mauvais coups reçus n’ait définitivement mit fin à ses espoirs de créer un jour une descendance.

Il était d’ailleurs très surpris de se remettre aussi vite de ses traumatismes. Son colocataire était encore emmailloté comme une momie pour ses blessures alors que lui avait retrouvé une peau de bébé en un rien de temps… Ce docteur effrayant lui avait dit quelque chose à ce sujet… une histoire de dé et de poule… Et que quelqu’un de spécial viendrait prochainement tout lui expliquer…
Il sentait toutefois que quelque chose avait changé… Cette jolie infirmière qui enflammait ses sens à chaque entrevue… sans savoir comment, il était persuadé qu’elle était autre chose que ce qu’il voyait… ce reflet de rubis dans ses yeux…

Quelqu’un gratta à la porte, interrompant ses pensées.

- Félix Zazoit : Oui ? Entrez !

La porte laissa le passage à une silhouette adolescente, manifestement féminine, dont le haut du buste et la tête disparaissait derrière un dossier ouvert qu’elle était en train de déchiffrer.
Le dossier se baissa et leurs regards se croisèrent… D’une seule voix ils lâchèrent : « OH PUT*** »

Même hôpital, un peu plus loin

Un petit coup frappé à la porte, quelqu’un qui la pousse avec difficulté dans un cliquètement étrange…

Samantha avança discrètement, lourdement appuyée sur un déambulateur, et posa son regard caché par les épais verres rouges de ses lunettes sur la silhouette endormie de celle qui, quelques jours plus tôt, avait pris une place particulière dans son cœur.
Elle qui avait tant désespéré de se retrouver isolée, rejetée pour sa différence et ce qu’on pensait être un handicap. Elle avait enfin trouvé une âme qui ne l’avait pas jugée pour son apparence, lui avait sans contrepartie accordé sa confiance et s’était en partie ouverte à elle.
Elle repensa à ce moment où, tranquille, elle s’était abandonnée au sommeil, la tête sur ses genoux.
Elle remercia l’univers, ses dieux ou diables ou toute autre forme d’esprit ou de destin qui avait permis à cette jeune femme qui ignorait la pureté qu’elle dégageait autour d’elle de survivre.
Elle repensa alors au responsable de ce miracle et se dit finalement que le remercier risquait de l’entraîner sur un terrain qu’elle préférerait éviter… Ce toubib était vraiment trop effrayant !
Elle se rappela alors qu’elle-même devait sa survie à l’épisode du parc à ce… monstre n’était pas le terme approprié… catastrophe en devenir un euphémisme…

Son tremblement involontaire la déséquilibra quand sa prothèse de jambe gauche, en piteux état après la fusillade, ne parvint pas à suivre le mouvement. Elle allait s’écrouler quand deux bras puissants la saisirent sous les aisselles, la remettant avec une extrême délicatesse debout.
Être ainsi dépendante de cette poigne virile provoqua une étincelle de colère et de fierté chez la jeune femme qui se retourna, plantant un pied du déambulateur sur la chaussure de l’homme qui l’avait ceinturée.

- Sam : Lachez-moi malotru !

- Dr No : Vous en avez de bonnes Mademoiselle ! Je m’échine à vous remettre presque sur pied, vous interdit de vous lever, et quand je viens vérifier vos constantes, je découvre que vous êtes sortie de votre chambre et déambulez au petit bonheur dans mes couloirs…

Dans une sorte de flash, Sam devina derrière les iris marron-vert de son interlocuteur les lueurs d’une fournaise inextinguible.
Sursautant et perdant l'équilibre par la même occasion dans un réflexe de recul, elle allait tomber sur son séant quand de nouveau il la rattrapa au vol et la cala dans ses bras, faisant d’eux une image vivante d’un père portant sa grande fille.

- Dr No : Allez, je vous emmène dans votre lit, et pas de discussion : je viens enfin de trouver un artisan à même de s’occuper de réparer la délicate mécanique de vos prothèses sans qu’il soit besoin de les démonter… il ne va pas tarder, alors soyez raisonnable. Si votre amie se réveille, je lui dirais que vous êtes passée la voir pendant son sommeil.

- Sam : Non mais lâchez moi espèce de… de…

- Dr No : De quoi ? On m’a déjà traité de bien des choses, alors allez-y, lâchez-vous… de toute façon ça me passera au-dessus sans m’effleurer. Ce sera juste un gâchis de salive pour vous.

- Sam : espèce de malotru ! de…

- Dr No : vous vous répétez… Ah, voilà votre chambre

La tenant d’un seul bras qui ne tremblait pas, le médecin ouvrit la porte et entra avec son fardeau.

La jeune femme ouvrit de grands yeux surpris en découvrant l’homme qui attendait tranquillement assis sur une chaise, une trousse à outils en cuir ouverte posée sur la table roulante sur laquelle les infirmières posaient son plateau pour les repas.

- Mashan : Si je ne te connaissais pas depuis longtemps, ma petite Stoison, je penserais que tu as trouvé le prince charmant !

- Sam (foudroyant Mashan du regard) : Espèce de … de… MALOTRU !

- Dr No (la déposant avec douceur sur les draps) : Ah non, malotru c’est moi… va falloir trouver autre chose pour votre nouveau mécanicien !

Dans un reflexe surhumain, le praticien esquiva habilement la gifle que tenta de lui assener la femme aux bras de métal et de cuir.

- Sam (des larmes dans les yeux) : Vous êtes méchant !

Dr No lui jeta soudain un regard polaire, provoquant un frisson de terreur chez elle.

- Dr No : si j’étais méchant, vous et vos amies serviriez de compost dans un cimetière… N’essayez plus jamais de porter la main sur moi. Oh… et ne cherchez pas non plus à me traiter de gentil… je ne suis pas gentil ! (S’adressant à Mashan) : Je la laisse à vos bons soins… ne la brusquez pas trop, elle est encore convalescente.

- Mashan (portant la main sur son cœur) : je m’engage à ne pas trop pousser les limites de sa superbe anatomie !

Un oreiller s’écrasa sur la face hilare du jeune homme alors que le médecin quittait la pièce en hochant la tête de dépits.


Couloir dans une tour de bureau proche de paris


La femme réajusta ses lunettes de soleil à monture blanche toutes neuves et poussa un long soupir.
A côté d’elle, le grand gaillard dont la tête bougeait au rythme des basses sortant d’un gros casque Bluetooth autour de son cou l’imita.

- Eve Bones : Pourquoi faut -il que ça retombe une fois de plus sur ma pauvre petite personne fragile ?

- Mozart Sinclar : Parlez pour vous ! Moi aussi je me retrouve dans cette galère !

- Eve Bones : mais qu’avons-nous fait pour mériter ça !

- Mozart Sinclar : Le boss a décidé… et sa parole est loi !

- Eve Bones : mais pourquoi nous ?

- Mozart Sinclar : Peut-être parce que nous sommes les meilleurs pour ça : regardez le succès de notre mission en Normandie ! un vrai…

Une voix féminine à l’accent germanique exagéré lui coupa la parole

- Von Spontz : Un frais fiasco ! Fous affez attiré l’attenzione du camp adferse !

- Eve Bones : Non mais…

- Von Spontz : et puis fous z’étiez les seuls disponibles…

- Mozart Sinclar : mais de quoi je me mêle la blouse blanche de Berlin ?

- Von Spontz (vexée et reprenant sa voix normale) : pfff, c’est ça, toujours à frimer les « supers » … Bon on a confirmation d’au moins un éveil à l’hôpital Georges Pompidou… Peut-être plus, mais notre nouvel auspex n’arrive pas à se concentrer sur cet endroit, j’ignore pourquoi…

- Mozart Sinclar (beaucoup moins sur de lui) : Georges Pompidou… vous êtes certaine ?

- Von Spontz : absolument… (lui tendant un dossier) tenez, tout est là-dedans. Ne vous foirez pas ce coup-ci, le patron a les nerfs en ce moment !

Bones et Sinclar partagèrent un regard désespéré.

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 01 avril - 12:11

CHAP 27

Tout allait pour le mieux : La petite boule de poils cornue se lovait dans ses bras et lui prodiguait de temps à autre une léchouille. La trace de bave mêlée de végétaux mâchés était un faible prix pour bénéficier de la tendresse de ce petit être qui vibrait de bonheur.
Reposant la créature pour qu’elle puisse s’ébattre avec la dizaine de ses semblables qui avaient déjà bénéficié de leur câlin du matin, l’homme réajusta sa robe bleue et se tourna vers la paladine en armure rouge vif qui venait d’arriver, lui proposant sur un ton enjoué :

- Sparadrap : Salut Madame ! Dis, tu veux entrer dans ma guilde ?

La femme au curseur rouge dévisagea le petit prêtre, se demandant un moment s’il se payait sa tête, et, sans pouvoir contrôler ses mots répondit :

- Basileia : Mais avec grand plaisir, depuis toute petite je ne rêve que d’une chose : intégrer la guilde Noob pour pouvoir élever des smourbifs et me faire des nouveaux copains trop gentils of the dead !

- Sparadrap : Wahou ! Je vais prévenir mon chef, Arthéon, tu verras, il est trop balèze en crack boum, euhhh non c’est pas ça, background !

Sur ces belles paroles qui la remplissaient de joie, arriva un être charismatique au possible, les cheveux blond décolorés coiffés en pics, en une tenue d’assassin

- Omégazell : Sparadrap ! Arrête ça immédiatement ! C’est une fille !

- Sparadrap : Mais Omégazell, elle est trop gentille of the dead, et elle est déjà niveau 100 !

- Omégazell : mais…

- Arthéon (arrivant en courrant) : Me voilà, quelle est donc cette urgence absolue… oh, bonjour.

- Basileia : bonjour…

- Omégazell : voilà, elle parle déjà pour ne rien dire !

- Basileia : c’est méchant ce que tu dis…

- Sparadrap : Arthéon, je suis super content ! Elle veut bien jouer avec nous ! Et elle a plein de craboumiam à partager avec mes familiers !

- Arthéon : alors si elle a du craboumiam, c’est d’accord !

- Omégazell : Mais vous êtes aveugles ou quoi : non seulement c’est une fille, mais en plus elle fait partie de la Coalition !

- Basileia : c’est pas grave : si c’est pour intégrer votre guilde de PGM, alors je suis prête à revenir dans l’Empire !

- Omégazell : revenir ! Donc c’est une fille, du camp ennemi, et en plus une traitresse !

Une terrible vague de solitude et de tristesse eu raison des dernières bribes de courage de la jeune femme qui se mit à pleurer à chaudes larmes, s’attirant la compassion d’Arthéon et Sparadrap, et les moqueries d’un Omégazell survolté. Elle sentait son cœur brisé.
Submergée par la vague du désespoir elle arracha la cape qui la recouvrait et tous ces liens (elle ne se souvenait pas d’avoir été attachée) qui pendait de son plastron, et alors qu’elle allait se recroqueviller au sol en position fœtale pour pleurer sa honte, un son désagréable raisonna à son oreille… un genre de… sonnerie. Des mains invisibles la tenaient fermement… des voix criaient des choses qu’elle ne comprenait pas…

Un éclat lumineux fulgurant l’aveugla momentanément… les voix s’étaient calmées et échangeaient sur une histoire de diogramme, de crise d’angoisse.

Les silhouette des membres de la guilde Noob s’estompaient dans un étrange brouillard… Les voix continuaient… reflexe normaux des pupilles ? Qu’est ce que c’était que cette histoire de pupilles ?

Elle se sentit soudain comme aspirée vers le haut depuis un gouffre profond…

- Nox : Ah, ça y’est ! Elle se réveille !

- Mlle Scarlett : Tant mieux !

- Nox : Bonjour ! Vous pourrez vous vanter de nous avoir fichu la frousse !

- Basileia : Gnnn… Hein ?

- Mlle Scarlett : vous deviez faire un genre de cauchemar et vous avez arraché tous les capteurs de votre torse, provoquant l’alarme…

- Nox : Mais rassurez-vous, tout va bien !

Alexandra vit le séduisant jeune homme ranger une petite lampe dans la poche de poitrine de sa blouse.
L’aide-soignante quant à elle lui passa un linge sur les joues afin de réparer les dégâts causés par la crise de larmes inconsciente.

- Basileia : Heu, merci…

- Mlle Scarlett : Bon, on va vous laisser. Le petit déjeuner ne devrait pas tarder…

Une fois les deux membres du personnel soignant sortis, Alexandra eu son attention attirée par un discret raclement de gorge à sa gauche. Son regard croisa celui de la jeune femme qu’on avait amenée la veille auprès d’elle. Elle se fixa sur les yeux marrons de sa nouvelle compagne de chambre qui lui souriait timidement. Son instinct l’averti que derrière ce petit sourire se cachait une immense détresse…


Dans une autre chambre, un peu plus loin



- Karumiko : Toi ??!! Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter ça ?

- Félix Zazoit : Mais qu’est-ce que tu fous là gamine ?

- Karumiko (prenant sur elle) : une seconde…

Elle relu trois fois la fiche d’instructions dans son dossier.

- Karumiko : Pas de doute… c’est bien toi…

- Félix Zazoit : moi quoi ?

- Karumiko (soupirant) : mon nouveau poussin…

- Félix Zazoit : Hein ?

- Karumiko : alors je vais te la faire courte : tu as remarqué que le monde n’était plus exactement comme tu le connaissais… qu’il se passe des trucs super chelous, genre rayons lasers, super héros et super vilains, etc…

Félix prit quelques instants pour réfléchir.

- Félix Zazoit : Ouais, y’a plein de trucs bizarroïdes en ce moment…

- Karumiko : Un bon point pour toi… il reste peut-être un espoir… Bon, et en ce qui te concerne directement, tu as surement remarqué un truc ou deux pas normaux…

- Félix Zazoit : Oh l’autre ! Anormale toi-même !

- Karumiko (serrant les dents) : Non, je t’insultais pas pour une fois… tu as du remarquer un truc différent, genre magique…

Félix, de nouveau, réfléchit un petit moment.

- Félix Zazoit : Heu, ouais… pardon de m’être énervé… ouais, je crois avoir… nan, j’en suis sur… je guéris à toute vitesse… le toubib, là le grand snob super chelou… il a dit que j’avais un, comment déjà ?

- Karumiko (lisant son dossier) : Syndrome de deadpool…

- Félix Zazoit : Ouais, ce truc là. C’est quoi ?

- Karumiko : selon mes notes, tu guéris à toute vitesse et tu peux régénérer tes organes… OH PUT*** !

- Félix Zazoit : Quoi ?

- Karumiko (palissant et le dévisageant d’un air paniqué) : Tu… tu…

- Félix Zazoit (prit lui aussi de panique) : Je quoi ?

- Karumiko (se passant la main sur le visage) : Hum… tu as sauvé… maman… même si c’est indirectement… je vais devoir… oh non… (baissant la tête) hum… ‘rci

- Félix Zazoit : Bah de rien… c’est pas comme si j’avais eu le choix…

- Karumiko (relavant la tête, rouge de colère) : Tu veux dire que tu aurais laissé ma mère mourir !

- Félix Zazoit (agitant les mains devant lui dans un signe de dénégation) : Non non ! Mais dans les faits le chirurgien m’a pas demandé mon avis…

- Karumiko : (se rapprochant et tendant un index accusateur) : Mais aurais-tu accepté en connaissance de cause ?

- Félix Zazoit (se recroquevillant sur son oreiller) : Ben… oui… évidement !

- Karumiko (ouvrant de grand yeux) : Comment ça ?

- Félix Zazoit (d’une petite voix) : J’ai toujours su que j’étais différent et que je pourrais un jour sauver des gens… je m’imaginais pompier… mais j’ai tout loupé et je me suis laissé aller… J’ai une carte de donneur d’organes et je donne régulièrement mon sang… Je fais discrétos des maraudes avec une assoc’ pour aider les SDF… J’aime pas trop que ça se sache… mes tepos comprendraient pas.

- Karumiko : Mais alors… t’es gentil en fait !

- Félix Zazoit (gêné) : Humm, faut croire…

- Karumiko (penchant la tête sur le côté) : Alors on devrait pouvoir faire quelque chose de toi finalement… bon voilà, je t’explique le truc… Comme on vient de le voir, le monde n’est pas comme il semble l’être… certains ont des super pouvoirs…

Félix sentit son existence basculer au fur et à mesure des explications de la jeune fille. La bouche entrouverte par la stupéfaction lui donnait un air légèrement attardé qui fit sourire son interlocutrice.

- Félix Zazoit : Ouah ! C’est… Ouah…

- Karumiko : Ouah, Ouah… je vais finir par te surnommer Médor si tu parles comme un toutou !

- Félix Zazoit : Hé ! Je te permets pas…

Karumiko éclata de rire et, à la grande surprise du jeune homme, saisit ce dernier dans une étreinte digne d’un ours sur le cri de « Huuuuuuugggggggg », manquant de peu de lui briser une ou deux côtes.


A l’extérieur


La femme aux grandes lunettes de soleil à monture blanche regardait nerveusement par la fenêtre de la voiture la façade immaculée du plus grand hôpital de Paris en se mordillant la lèvre inférieure.
A côté d’elle, derrière le volant, un homme à la coupe résolument moderne cachait mal son propre stress en balançant sa tête au rythme de la musique que son casque sans fil diffusait dans ses oreilles.
Après plusieurs minutes d’observation, la femme finit par lâcher un gros soupir…

- Eve Bones : Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai un mauvais pressentiment

- Mozart Sinclar : Moi aussi, je ne le sens pas ce coup ci…

- Eve Bones : Hummm, il faudrait une diversion pour qu’on puisse passer inaperçus…

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 01 avril - 12:12

Une vieille dame qui promenait son caniche incontinent s’arrêta près de leur voiture pour laisser à son petit compagnon velu le temps de baptiser la roue arrière gauche de son urine. Elle se prit les pieds dans la laisse en repartant, tombant sur le trottoir dans un craquement de col du fémur et un petit cri aigu.

Eve Bones assista à la scène en regardant dans le rétroviseur et eu un petit sourire satisfait.

- Mozart Sinclar (se fichant éperdument du drame) : Sinon on pourrait envoyer quelqu’un vérifier pour nous avant de tenter d’entrer…

- Eve Bones : Et risquer de se faire enguirlander par le Maître pour ne pas avoir accompli nous-mêmes sa quête ?

- Mozart Sinclar : il ne nous a jamais interdit de faire appel à un sbire…

- Eve Bones : Hummm, ça demande réflexion.

Le tambourinement sur la portière et les geignements de la vieille étalée sur le trottoir finirent par irriter le mélomanique qui démarra pour quitter leur poste d’observation. Le son et le sursaut causés par une petite chose fragile écrasée par la roue avant gauche, combinés au sourire de sa passagère et au couinement désespéré de la vieille lui confirmèrent sans qu’il soit besoin de vérifier de visu que Mirza venait de finir en steak tartare dans le caniveau.

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 01 avril - 13:00

CHAP 28

Alexandra reposa sa tasse de thé sur le plateau. Sa voisine de chambre et elle avait à peine échangé un salut timide et n’osaient se regarder, de peur que leurs idées noires réciproques ne les fassent craquer. Mais qu’est-ce qui leur avait pris à ces maudits toubibs de lui refourguer ce concentré de détresse humaine alors qu’elle avait le moral dans les chaussettes ?

Une aide-soignante au sublime bronzage des îles les débarrassa sans un mot de leurs plateaux, croisant en sortant le jeune médecin qui avait réveillé Alexandra un peu plus tôt.

- Nox : Bonjour Mesdemoiselles. Juste un petit contrôle de routine…

Il leur prit la tension, vérifia leur reflexes pour conclure

- Nox : Bon, encore besoin de beaucoup de repos… mais si vous le souhaitez, n’hésitez pas à vous balader un peu dans les couloirs. Bouger ne peut que vous faire du bien. Passez une bonne matinée.

Les deux filles répondirent d’un vague grommellement. Cette synchronisation leur fit échanger un regard et un vague sourire… tout n’était peut-être pas si noir…

Alexandra saisit la perche à roulette qui supportait les poches de liquide physiologique bourrées de médicaments qui alimentaient son organisme après l’opération, enfila les pantoufles en éponge fournies par l’établissement, salua de la tête Indoril et sortit de sa chambre.

Elle aborda l’aide-soignante qui était sortie un peu plus tôt de sa chambre et qui poussait vers un ascenseur un chariot rempli de plateaux de vaisselle sale.

- Basileia : pardon madame, je cherche une amie qui est aussi patiente ici…

- Marie Joséphine : Et comment qu’elle s’appelle vot’ amie ?

- Basileia : Heu, Sam… enfin Samantha

- Marie Joséphine : Et son nom d’famille ? Comment voulez vous que j’connaisse les prénoms moi ?

- Basileia (un peu désepsérée) : Je… je l’ignore…

- Marie Joséphine : Ah bah alors Marie Joséphine elle peut rien pour vous mam’zelle

- Basileia : attendez, elle a… hum des prothèses aux bras et aux jambes…

- Marie Joséphine : Oooh, Mam’zelle Storm ! Fallait le dire tout de suite ! Elle est dans la chambre 869, c’est à deux portes par-là dans l’couloir !

Après avoir remercié la femme qui repris sa route vers les ascenseurs, Alexandra avança doucement, lourdement appuyée sur sa perche, vers la chambre désignée et s’arrêta soudain, la main sur la poignée de la porte en entendant la conversation de l’autre côté :

- Sam : Huuuummm ouiiiii continues…. Là …. Serre un peu plus…. Aaaaaaaahhh ça fait du bien… non, non,non… ça chatouille et… Ooooohhhhhhhhh

Piquant un far, et prise d’une curiosité incoercible, Alexandra se pencha pour coller son oreille à la porte… Se pourrait-il que…

- Sam : là… oui je la sens… oooooh je la sens bien… Hummm, enlève le bas… Ooooh elle est si…

Alexandra, le visage désormais cramoisi, se concentra pour tenter de deviner quel étalon pouvait ainsi provoquer ces réactions chez son amie…

- Sam : Ooooh, tu as vraiment des doigts de fée… OUiiiiiiiiii !

- Mashan : et si je te caresse là… ?

Le visage d’Alexandra passa du rouge de la honte à l’ivoire de la colère en une fraction de seconde… Comment ce… Comment osait-il attenter ainsi à la pudeur de… Ivre de rage elle poussa la porte, prenant une grande inspiration pour hurler son courroux… Et pila net devant le spectacle qui s’offrait à elle.

Assise confortablement dans un fauteuil, Sam, vêtue d’une grande robe à crinoline, avait posé son bras mécanique gauche sur une table et s’entrainait à faire bouger les articulations de sa main droite devant ses yeux. Penché dessus du membre immobile, un tournevis dans une main et une paire de fines pinces dans l’autre, son demi-frère en bras de chemise s’affairait dans les délicats rouages.

- Sam : Là… un peu plus serré… (grimaçant de douleur) Ouiii, je la sens, ça y’est ! Oh ! Bonjour Alexandra !

- Mashan (tournant rapidement la tête) : Oh, c’est toi… salut.

- Basileia : Mais… mais qu’est-ce que vous faites ?

- Mashan : au cas où tu serais devenue complètement miro, je répare le bras de Stoison…

- Basileia : de qui ?

- Sam : il parle de moi…

- Basileia : Mais… tu t’appelles pas Sam ?

- Sam : Oui ma chérie, mais mon nom de guerre c’est Storm Poison…

- Basileia : Comme la femme de la BD…

- Sam : Et oui… c’est bien moi !


Ailleurs…


Souffrance… une infinie souffrance… L’Enfer était il une réalité… combien de fois l’avait-on maudite ? Elle avait mal…

Un son rauque, régulier… entouré de bruits électroniques… De temps en temps le noir complet…

Les paupières immobilisées… Ils l’avaient aveuglée !

Ces mains froides parfois qui… caressaient son corps, huileuses à certains moments ou comme couvertes d’une sorte de gel à d’autres…

Le temps n’existait plus… juste cette alternance de courte période d’éveil dans la douleur la plus atroce et de noir absolu.

De nouvelles sensations… d’autres douleurs, moins en profondeur, mais nouvelles.

De nouveau ces mains, nombreuses, horribles, qui la touchent, qui…

Un nouveau sens qui se réveille : le goût abominable du plastique qui plaque sa langue desséchée. Soif… faim… la douleur, encore, toujours…

Le son rauque qui vibre jusque dans sa gorge. Derrière, comme des voix, étouffées, ricanantes ? Les mains… elles touchent son visage ! Ils vont… Un déchirement dans sa trachée… ça glisse… envie de vomir…

Le son rauque s’est atténué… elle tousse, crache une glaire immonde… Quelqu’un la maintient assise… une main dans son dos, l’autre plaquée sur le tissu rêche qui couvre ses seins. Elle a atrocement mal.

Douceur ? Froid ? Une merveille dans le lac écarlate de ses souffrances… c’est… liquide et frais, dans sa bouche… de… l’eau – Noir

Un temps infini ou une fraction de seconde ? Le goût de plastique a disparu. Ses yeux restent aveugles et elle ne peut les toucher… La douleur lui apprend que ses poignets sont solidement attachés à … à quoi ? Autour les sons des appareils électroniques l’informent… un hôpital ? Pas l’Enfer ?

Une main à nouveau sur son front… A travers ses paupières closes une image : deux ovales de flammes… un crâne grimaçant aux yeux incandescents… Le crâne parle, des flammes dans la bouche… incompréhensible. Les frissons la parcourent provoquant de nouveau des douleurs insupportables… le Noir, encore.

Nouvel éveil. Une présence proche… une main rassurante sur son abdomen… enfin pas si rassurante… Elle le sent… la menace sous l’apparente douceur. Une incroyable force… destructrice. Mais contenue, comme la braise sous la cendre qui à tout instant peut provoquer l’incendie dévastateur.

La douleur est devenue habituelle. Elle est toujours là mais ne l’empêche plus de raisonner. Où est-elle ? Un hôpital, c’est certain… ou l’équivalent. Sa mémoire est bloquée… elle ne sait pas comment elle est arrivée là. Elle se souvient de cette salle, des ordinateurs, des présences menaçantes qui donnaient les ordres… sa fierté quand elle fut choisie pour commander… commander quoi ? Cette migraine qui revient quand elle force sur ses souvenirs… Mais cette fois elle le sait, elle surmontera la souffrance pour se rappeler ! Là, le van, ses compagnons en tenue paramilitaire qui vérifient leurs armes… La porte latérale qui s’ouvre… les arbres… se cacher, avancer discrètement…

Une nouvelle présence, les mêmes sensations que pour celle qui se tient à côté d’elle, interrompt ses pensées. Sa mémoire fuit. Quelle frustration…
La voix du nouvel arrivant… elle parvient presque à distinguer les mots… Elle essaye de se tendre en avant pour… La DOULEUR ! MAL, J’AI MAL ! AAAAAAAAHHHHhhhhh… Le Noir

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 02 avril - 13:17

CHAP 29

Le tapotement sur le carreau de sa portière fit bondir Mozart Sinclar. Se penchant, il remarqua une ombre qui s’était plaquée contre le véhicule. Baissant la fenêtre il l’interpella :

- Mozart : Heu salut ?

- Kodokaï (d’un murmure au ton assez sec) : Salutations… Le Maître m’envoie vous seconder. Que souhaitez-vous ?

Essayant de discerner son interlocuteur, Mozart Sinclar se pencha au dehors. Une lame effilée et noircie à la cendre se pressa contre son cou.

- Kodokaï : ne sortez pas du véhicule, faites comme si de rien n’était… alors, vos instructions ?

Regagnant sa place en déglutissant, le mélomaniaque répondit :

- Mozart : Il semblerait qu’il y ait eu plusieurs éveils dans ce grand, heu, bâtiment blanc ces dernières heures…

- Kodokaï : ne me prenez pas pour un abruti, je sais ce qu’est un hôpital !

- Mozart : …donc, je disais, il convient de vérifier et d’identifier les nouveaux éveillés, et de voir si la partie adverse ne les a pas déjà recrutés.

- Kodokaï : et vous êtes incapables de sortir de votre poubelle à roues pour aller vérifier vous-même… votre réputation de bras cassé atteint d’impuissance n’est donc pas usurpée…

- Mozart (ressortant la tête furieux) : je ne vous permets pas espèce de…

Une ombre floue devant son visage suivie d’une violente douleur sur son arrête nasale et sa tête qui part en arrière furent les seules réponses qu’il reçut.

Le rire grinçant d’Eve Bones, qui n’avait pas raté une miette de l’échange, acheva de le mettre en pétard. Jaillissant du véhicule, il bombarda d’ondes soniques meurtrières la zone où il devinait que celui qui venait de se payer sa tête se cachait. Le pneu arrière gauche de la voiture n’y résista pas, la jante se pliant littéralement en deux.

Le hurlement de rire d’Eve qui tendait le doigt vers l’hôpital le fit se tourner furieux dans cette direction. Une silhouette se déplaçant à grande vitesse achevait d’escalader la façade lisse pour entrer pas un exutoire de ventilation.


Hôpital Georges Pompidou – chambre 116


Félix Zazoit était immobile, la mâchoire pendante, les yeux ouverts comme des soucoupes.

- Karumiko : arrête de faire cette tête de débile mon bichon.

- Zazoit : Mais c’est que ça fait beaucoup à digérer d’un coup…

- Karumiko : le plus urgent va être de te trouver un brouilleur. L’idéal serait un objet que tu puisses facilement trimbaler avec toi… ta gourmette par exemple.

- Zazoit : heu, pourquoi pas…

- Karumiko : il faudra aussi que tu sois la discrétion incarnée avec ton colloc : il ne doit rien savoir ! Et le fait qu’il sera exposer en continu à ton brouilleur rendra cet objet de moins en moins efficace à son encontre.

- Zazoit : Heu, d’accord

- Karumiko : et puis mon bichon, il faudra que tu te rendes disponible quand le besoin s’en fera sentir et que tu te méfie de la partie adverse !

- Zazoit : ça tu l’as déjà dit…

- Karumiko : tu les as déjà rencontrés, tu sais à quoi t’attendre ! Des questions ?

- Zazoit : oui… comment connaitre les méchants ?

- Karumiko : à l’instinct… crois moi sur parole : quand l’un d’eux sera en face de toi, tu sentiras comme, hum, comment dire, un genre de malaise… une réaction épidermique… pareil pour eux, ils pourront voir en toi un ennemi… Enfin, la plupart du temps nous nous ignorons les uns les autres pour ne pas risquer de dévoiler le truc aux humains normaux. Donc les bastons sont plutôt rares. Une autre question mon bichon ?

- Zazoit : heu oui… t’es obligée de m’appeler « mon bichon » ?

- Karumiko : non mon bichon, je ne suis pas obligée… rien d’autre ?

- Zazoit : et moi, comment je dois t’appeler ?

- Karumiko : Karumiko ou Karu… je suis capable de reconnaître mon nom quand on le prononce… Allez, remets toi vite bichon !

- Zazoit : dernière question… si c’est pas indiscret… c’est quoi ton pouvoir ?

Karumiko lui fit un clin d’œil avant de se transformer en renard et de bondir sur le lit pour débarbouiller le visage de son nouveau protégé à grands coups de langue rapeuse.

- Zazoit : hééé ! Mais… le renard dans l’immeuble… c’était toi !

Le renard lui fit un clin d’œil avant de sauter à bas du lit et de redevenir la jeune adolescente au sourire espiègle qui sortit de la chambre sur un geste de la main.

Dans un couloir, un peu plus loin

Alexandra était épuisée, le retour jusqu’à sa chambre drainait jusqu’à ses dernières forces. Toutefois elle sursauta quand même quand elle vit la porte de ladite chambre claquer devant elle, sans que personne n’en sorte. Attribuant cela à un courant d’air, elle reprit sa difficile progression, actionna la poignée et entra. Sa voisine de chambre était endormie, un léger filet de bave s’écoulant de la commissure de ses lèvres.

Après une longue pose pour reprendre son souffle, Alexandra rejoignit son lit et s’y laissa tomber dans un soupir de soulagement, réveillant Indoril en sursaut.

- Indoril : hein, que… quoi ?

- Basileia : Oh, pardon de t’avoir réveillée !

- Indoril (se frottant les yeux) : Pas grave, de toute façon je faisais un mauvais rêve… un type super chelou tout habillé de noir apparaissait soudain du néant, se penchait au-dessus de moi, semblait me peloter sans me toucher… beurk ! Et il disparaissait comme un courant d’air juste avant que tu n’arrives…

Alexandra repensa à la porte claquant devant elle… non, une telle coïncidence… elle aussi avait dû rêver.

- Basileia : au fait je me présente, Alexandra !

- Indoril : enchantée, moi c’est Indoril, Indo pour mes amis…

Alexandra devina la détresse de la jeune femme derrière ces mots.

- Basileia : Alors ravie de te connaitre Indo !

Le sourire éblouissant qui lui répondit lui fit comprendre qu’elle avait parfaitement réagit à l’appel au secours inconscient de sa voisine de chambre.

- Basileia : Hum, pardon de mettre les pieds dans le plat comme ça, mais… comment tu prends tes nouvelles capacités ?

- Indoril : Hein ? De quoi… de quoi tu parles ?

- Basileia : moi et ma grande gueu…

- Indoril (sur un ton légèrement paniqué) : va falloir que tu sois plus précise…

- Basileia : tu te souviens de… l’incident qui t’as conduite ici ?

- Indoril (plissant les sourcils de concentration) : Pas vraiment… y’a eu ce mal de tête insupportable… et Mademoiselle An qui était là… ou une infirmière qui lui ressemblait drôlement… mais sans être elle tout en l’étant… Et puis le monstre… euh, non, c’était un docteur… Aaaaah ! mais qu’est-ce que je dis ? C’est du délire ! Comment… ?

- Basileia : bienvenue dans mon monde… dis toi que tout ce que tu as vu ou vécu ces dernières 24h est vrai… tout ! Même ce qui semble impossible… surtout ce qui semble impossible !

- Indoril (la dévisageant les yeux grands ouverts, la lèvre tremblante) : tu veux dire que j’ai vraiment vu ces deux femmes se changer en infirmière en l’espace d’une fraction de seconde ?

- Basileia : je n’étais pas là donc je ne sais pas ce que tu as vu… toutefois cela me semble tout à fait possible. Ah, Karumiko saurait t’expliquer ça mieux que moi, elle a eu la formation pour… Heu… tu connais cette BD, Storm Poison ?

- Indoril : Heu, oui, j’aime beaucoup le dessin, mais je ne vois pas le rapport…

- Basileia : Ben, Storm Poison est en ce moment même à quelques portes d’ici, en train de se faire soigner suite à ses dernières aventures… aventures dont j’ai été malgré moi témoin et victime…

- Indoril : tu… tu te paies ma tête… comme tous les autres… c’est ça ? (une larme apparut au coin de son œil)

- Basileia : je n’ai jamais été aussi sérieuse. Je ne me fous pas de toi, pas sur un sujet pareil. Le monde est très différent de ce que la plupart des gens en voit. Tu es passée de l’autre côté du miroir. Si tu me laisses le temps de récupérer, je t’emmènerai rencontrer mon amie Storm Poison un peu plus tard… Cet étage de l’hôpital est dédié aux personnes à part comme toi, doté de capacité hors normes…

- Indoril (toujours sur ses gardes) : et toi dans ce cas, si tu es normale, que fais-tu ici ?

- Basileia : Mais qu’est-ce qu’on a pu te faire subir pour te rendre aussi à fleur de peau ? Hum… comment te dire ça… je suis moi aussi tombé accidentellement dans ce monde. Je n’ai pas de pouvoir particulier à part celui de voir la réalité… La partie qu’on pourrait qualifiée de science-fiction est invisible au commun des mortels, seuls ceux ayant un pouvoir connaissent la réalité. Et moi…

- Indoril : pardon si je ne te crois pas sur parole, mais c’est quand même sacrément dur à avaler.

- Basileia : je ne te demande pas de me croire sur parole, mais soit ouverte à cette possibilité… le choc sera peut-être moins grand.

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 03 avril - 16:02

CHAP 30

Tour Neuropa – La Défense

Il était fichu… ce placard à balais semblait pourtant une si bonne cachette… mais le prédateur était là, il le sentait dans le moindre atome de son corps… Il devinait le froissement de la moquette sous le pas léger, le chuintement des portes ouvertes et refermées avec discrétion pour ne pas l’alerter… Il pouvait deviner le souffle léger qui inéluctablement viendrait causer le frisson sur sa nuque avant l’hallali.

Un léger grincement… tout près… Par reflexe, il se serra un peu plus en position fœtale sur le linoléum du débarras, bousculant un balai espagnol dont le manche rebondit contre le seau dans lequel l’ustensile reposait. Un silence pesant répondit au léger son de tambour…

Il se mit à prier pour que rien ne se passe… mais les deux ombres jumelles de pieds devant la porte de sa cachette lui firent comprendre que la traque était finie… il allait faire face à son destin ! Le frottement du pêne de la serrure lorsque la poignée tourna sonna comme le glas à son oreille… L’éclat aveuglant de la lumière des néons…

- Pika : Je t’ai trouvé…

- Théodore Saquebien : Nooooonnnn… c’est pas juste !

- Pika : Tu as voulu parier que tu connaissais mieux ce bâtiment que moi, et il ne m’a fallu que 4 minutes pour te trouver…

- Théodore : pffff…

- Pika : en même temps laisser l’ascenseur à l’étage était une erreur de débutant… maintenant tu vas avoir un gage…

Théodore frissonna à cette idée. Il ne parvenait jamais à prendre en défaut cette fille qui avait jeté son dévolu sur lui. Il avait un temps espéré que la réaction de son père à la présence à ses côtés de l’envahissante jeune femme pourrait aboutir à la dégoutter… que nenni ! Ce traitre s’était contenté d’un petit sourire en coin ! Il s’était même demandé si cette incursion dans sa vie n’était pas un des plans tordus de son géniteur pour lui faire quitter ses chers écrans. Impression rapidement démentie par la passion qu’il partageait avec elle pour les MMO.

- Pika : Alors… comme j’ai gagné haut la main, tu vas devoir me servir tout le reste de la journée… (prenant une voix sensuelle) répondre au moindre de mes caprices…

Théodore sentit un filet glacé de transpiration descendre le long de sa colonne vertébrale.

- Pika : Commençons… porte moi jusqu’au bureau de Jean Kévin… je voudrais savoir où il en est de sa recherche de l’autre, là, Basiquelque chose…

Maudissant intérieurement son sort, le jeune homme saisit sa tortionnaire dans ses bras et commença à remonter le couloir vers les cabines d’ascenseur. Elle se blottit tout contre lui, lui communiquant sa chaleur et éveillant ses instincts protecteur de mâle…

- Pika : Hummm, tu fais ça bien… entraîne toi pour le jour où tu devras recommencer quand je porterai ma robe blanche… héééé ! Attention !

Dans la panique que ces quelques mots avaient éveillée chez lui, il avait failli lâcher son fardeau. Ce dernier tendit un doigt inquisiteur vers le bout du couloir.

- Pika : Allez en route ! Hue dada !


Hôpital Georges Pompidou


Un sourire de satisfaction aux lèvres, Kodokaï, telle une ombre, se déplaça dans le sillage d’une forte femme à l’accent des îles qui se plaignait dans un monologue absurde de son dos, de la météo et des malades mentaux qui semblaient occuper chaque lit de cet étage.
Sa mission se déroulait sans accroc et il avait déjà localisé une cible.
A la vitesse de l’éclair, il se faufila sous un brancard, ombre parmi les ombres quand une jeune fille sautillante jaillit de la pièce qu’il comptait inspecter. Son instinct lui hurlait que l’ennemi venait de lui couper l’herbe sous le pied, mais il devait vérifier. Une fois la menace écartée, il attrapa une blouse dans un bureau adjacent ainsi qu’un bloc note et entra comme en terrain conquis dans la chambre.
Là, un lit vide et un autre occupé par un jeune homme qui regardait ses mains, comme hypnotisé avant de lever les yeux vers lui.

Il s’excusa en demandant s’il était bien dans la 118, ce à quoi le jeune homme lui répondit que non, c’était la 116.

D’un petit signe de la tête il prit congé.

La peste soit de ces soi-disant héros ! Ils l’avaient devancé ici… les deux guignols dans la voiture dehors devraient se démerder pour tenter de retourner le petit nouveau… A moins que… avec un sourire sadique il rêva qu’on lui donnait l’ordre d’élimination.

Bon, les deux cibles potentielles étaient bien là et localisées… il s’apprêtait à quitter les lieux quand un hurlement, étouffé par l’épaisseur des murs et que le commun des mortels aurait été incapable de percevoir, attira son attention.
Abandonnant son déguisement improvisé dans une poubelle, il se hissa rapidement dans les faux plafonds pour tenter de rejoindre la source du cri.

Il comprit rapidement qu’aucun accès autre qu’une porte sécurisée et manifestement surveillée était le seul chemin pour y accéder… toutefois de petits conduits de ventilation donnaient sur l’intérieur de ce bunker.
Sortant du sac banane qui entourait sa taille musclée un petit appareil doté d’un long câble, il déploya sa micro caméra à fibre optique dans la gaine où passait les conduits.

Avec la patience de l’alligator attendant sa proie, il parvint enfin à obtenir une image partielle : Une salle de réanimation, dans une sorte de bulle en plastique gonflée, un corps allongé, dont il ne distinguait qu’un bras et une partie de la hanche, encadré de machines, de câbles et de tuyaux. Dans un bac à l’extérieur de la bulle, un tas de tissus déchirés imbibé de sang séché dans lequel il crut deviner un écusson. Il savait qu’il tenait quelque chose... Incapable de le voir précisément, il prit quelques clichés et décida de quitter définitivement les lieux : plus il s’attardait, plus les risques d’être découvert augmentait.

Après deux heures de reptation, il rejoignit le véhicule des deux abrutis qu’on lui avait ordonné de seconder. Il constata que ces derniers avaient abandonné leur poste pour rejoindre la terrasse fermée d’une brasserie voisine et se remplir l’estomac. Leur manque de professionnalisme lui fit pousser un soupir outré, et il se récita quelques mantras pour faire passer sa saute d’humeur. Il ne comprenait pas pourquoi le maître, pourtant si brillant, avait donné cette responsabilité à de tels bras cassés… Pourtant il avait eu vent de leurs réputations, mais le résultat était si loin de l’image qu’on lui en avait faite ! Il décida de patienter et de leur préparer un accueil à la hauteur de son dégout.


Chambre d’Alexandra à l’hôpital

Indoril était tétanisée, la bouche béante. Elle se frotta les yeux, les rouvris, béat encore plus.

- Sam : je vais finir par croire qu’elle va perdre sa mâchoire inférieure…

- Basileia : Tu es dure ! Mets toi deux secondes à sa place : on te dit que ton idole de BD existe pour de vrai… tu n’y crois pas… dix minutes plus tard tu la rencontre en chair et en os… ça fait un choc ! Et puis reconnait que ton apparence est stupéfiante !

- Sam : Je te remercie chérie

- Basileia : de rien p’tite loutre !

- Sam : petite quoi !?

Alexandra éclata de rire. Cet interlude avait permis à Indoril de reprendre ses esprits.

- Indoril : Heu, désolée Madame Storm, mais… je n’arrive toujours pas à intégrer que vous êtes vraie !

Sam s’approcha du lit de la jeune femme et caressa doucement sa joue du bout de ses doigts en métal.
Indoril loucha sur les fins rouages qui animaient le bras métallique qui allait rejoindre la peau couleur ivoire de l’épaule encore dégagée depuis l’héroïne, surnommée la Lady Mechanika française, avait remonté la manche en dentelle de Calais de son corsage.

- Sam (la dévisageant) : tellement fragile, et pourtant avec une telle force… pauvre enfant… que t’ont-ils fait ?

La question de la superbe femme aux membre mécaniques foudroya Indoril dont la lèvre inférieure se mit à trembler.

L’arrivée de la magnifique infirmière à la stricte queue de cheval rousse détourna l’attention.

- Mlle Scarlett : Oh, pardon, je n’avais pas vu que vous aviez de la visite et… Oh, Mademoiselle Samantha, je ne vous avais pas reconnue. Vous tombez bien : le docteur a donné son accord pour que votre gouvernante revienne avec votre ordinateur : il pense que ce sera un excellent exercice pour retrouver la coordination fine de vos membres.

Sam leva le poing pour le rabaisser aussitôt en signe de victoire.

- Sam : Oui ! Je vais pouvoir botter des fesses en Olydri !

- Basileia : Tu joues à Horizon ???

- Sam : Ben… oui pourquoi ?

- Indoril : quelle classe ?

- Sam (regardant ses bras) : heu, néogicienne évidement…

- Indoril : quelle question idiote, j’aurais dû m’en douter !

- Basileia (regardant sa voisine de chambre) : Toi aussi ! Mais c’est trop cool !

- Indoril : Bah ça alors, le monde est petit !

- Mlle Scarlett : Hum… encore des fans de ce jeux vidéo… faudra que je m’y mette un jour…

- Sam : Vous connaissez d’autre fous furieux qui jouent à Horizon ?

- Mlle Scarlett : Fous probablement, furieux, certainement… mais bon, moi c’est pas mon truc. A bientôt.

La belle rousse quitta la pièce sous l’œil spéculatif de la femme aux membres d’acier et de cuir. Alexandra surpris ce regard.

- Basileia : arrête de baver Sam…

- Sam : Hein… quoi ? … mais pas du tout !

- Basileia : je te chambre ma chérie…

- Sam : revenons-en à nos moutons… Indoril, raconte-moi ce qui ne va pas… je sens la boule de détresse que tu retiens là

Le doigt métallique pressa la zone juste au-dessus du cœur de l’étudiante qui sentit l’eau salée commencer à couler toute seule de ses yeux…

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Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 05 avril - 17:16

CHAP 31

Rue de Paris, à la nuit tombante

Les talons de la femme brune en manteau à col de fourrure claquaient sèchement sur les dalles du trottoir, témoignant de sa frustration. Elle ne cessait de penser que la journée n’avait été qu’une monumentale perte de temps à rester assise à na rien faire. Elle aurait préféré donner libre court à sa curiosité maladive pour l’époque dans laquelle elle évoluait.

Ferdinand-Cyprien Valor, analyste financier dynamique dans un journal de gauche et pur bobo cycliste parisien, qui passait par là fit les frais de sa mauvaise humeur : la pince à vélo qui retenait la jambe droite de son pantalon sauta soudainement, rebondit une fois contre la chaîne en mouvement pour aller se perdre dans le dérailleur, bloquant le pédalier et faisant sauter la chaîne qui vint s’emmêler dans les rayons pour une part, et fouetter le mollet encore découvert d’autre part.

Sous l’effet conjugué du sursaut causé par la douleur et du déséquilibre provoqué par le coup de frein impromptu, le cycliste fit une embardée incontrôlable qui amena l’angle de la pédale à percuter le haut trottoir voisin. Toutes les lois de la physique se liguèrent contre le malheureux qui vola littéralement par-dessus le guidon pour aller se fracasser la mâchoire contre un potelet destiné à empêcher les voitures de monter sur le trottoir avant de s’y écraser dans une glissade lui rappant les genoux et les coudes.

Comble de malchance, la chaîne s’était enroulée à sa cheville, entraînant donc à la suite du projectile humain sa monture à deux roues qui vint s’écraser sur lui dans un bruit de vieille casserole et de côtes cassées.

La scène eu pour effet principal de faire naître un sourire éclatant sur le visage de la femme qui finit en éclat de rire lorsque ses talons s’enfoncèrent dans la chair déjà martyrisée lorsqu’elle choisit de ne pas faire de détour pour éviter cet obstacle sur son chemin.

A quelques pas derrière elle, un grand jeune homme coiffé d’un casque stéréo balaya du regard le carnage et fit le détour pour éviter de salir ses Stan Smith immaculée avec le sang qui commençait à rougir le creux des joints de ciment entre les dalles du trottoir.

Eve et Mozart rejoignirent leur véhicule et reprirent leur attente. Au bout de quelques minutes, la terrifiante immortelle n’y tint plus :

- Eve : Diantre ! Mais quel ennui ! On se croirait dans le salon de la duchesse d’Yvetot qui adorait écouter les plumitifs dépressifs…

- Mozart : Pfff, tant que ce taré de ninja ne sera pas sorti, impossible de…

Le bruit caractéristique du tissu déchiré par une lame cranté au niveau de l’entrejambe du mélomanique interrompit net ce dernier. Alors qu’il allait se pencher pour voir l’étendue des dégâts, une lame effilée se posa sur sa gorge.

- Kodokaï : Dis moi petit comique, qui est le plus taré des deux : le taré ou celui qui le traite de taré ? Réfléchis-y bien… Hum… je constate que Monsieur rembourre ses slips de coton… ça va jaser dans les bureaux des secrétaires qui se pâment sur vos jeans moulants…

Eve éclata d’un rire cruel avant de s’interrompre elle aussi quand l’assise de son siège céda soudain sous son postérieur, la laissant dans une position ridicule.

- Kodokaï : Alors que les choses soient bien claires les deux amateurs… vous avez abandonné votre poste et été incapables de mener une mission d’observation pourtant simple et basique… Alors cessé de prendre de haut à l’avenir les vrais professionnels. Oh, et avant d’oublier… j’ai rempli la mission : il y a bien deux éveillés à l’étage spécial et l’autre bord est déjà présent pour eux… Votre lâcheté vient de signer un nouvel échec pour notre organisation.

Eve Bones tentait en vain de débloquer ses hanches coincées tout en fusillant du regard l’ombre noire qui leur parlait depuis la banquette arrière. A ses côtés Mozart Sinclar n’osait déglutir, sentant déjà perler quelques gouttes de sang.

- Kodokaï : Dernier avertissement, mon rapport est déjà fait au Maître, donc tenter de me réduire au silence ne sera que perte d’énergie et nouvelle cause de sanction de la part de ce dernier…

Ce n’est que le son du claquement étouffé de la portière arrière dix secondes plus tard qui fit comprendre à Eve Bones et Mozart Sinclar que leur insolent préposé avait quitté le véhicule.

Mozart jaillit par sa portière, une onde mortelle prête à être projetée sur le malotru. Eve retomba au fond de son trou quand un fou rire la prit à la vue du pantalon chutant sur les chevilles de son compère accompagné d’une grosse boule de ouate, et, remontant plus haut, du slip « Bob l’éponge jouant du saxophone » avec le saxophone placé…

Laissant partir son attaque vers le ciel vide tout en criant de frustration, il ramassa les restes de son pantalon et de sa dignité avant de remonter et de démarrer le moteur.

- Eve : hé… mais attendez au moins que je m’extirpe ! Vous pourriez m’aider d’ailleurs ! Et attention…

Mozart grogna en retour, passa la première et écrasa rageusement l’accélérateur. La voiture fit une embarder dans un crissement horrible qui leur vrilla les tympans.

- Eve : Et en plus vous avez oublié que vous aviez massacré une roue ! Non seulement vous n’êtes qu’un goujat, mais aussi vous êtes un…

Le regard meurtrier de son voisin fit pour une fois taire Eve Bones… qui n’en conçut pas moins une vive rancœur à l’égard des deux hommes qui venaient de définitivement gâcher une journée déjà bien morne.

Le soubresaut du cycliste écrasé qui continuait à faire des bulles de sang sur le trottoir ne lui apporta aucun réconfort.


Hôpital Georges Pompidou


De manière très étrange, Indoril se sentait en paix pour la première fois depuis très, très longtemps. La boule de poils fauves roulée en boule au-dessus de son estomac et qu’elle caressait mécaniquement lui apportait à travers le drap fin du lit médicalisé une chaleur bienvenue et apaisante. Elle était tombée des nues en voyant cette adolescente hyperactive entrer en trombe dans la chambre, sauter sur le lit de sa voisine pour l’enlacer dans une étreinte digne d’un ours et lui hurler « maman ! J’ai un nouveau bichon ! Tu ne devineras jamais ! »

Puis étaient venues les présentations lorsqu’elle s’était rendue compte qu’elles n’étaient pas seules. Storm Poison avait présenté avec tact la jeune fille qui avait immédiatement descellé chez elle cette petite étincelle qu’elle sentait au plus profond d’elle-même…

Elle avait toujours su inconsciemment qu’elle était « différente » et elle se rendait bien compte que toutes ces remarques que les autres lui assénaient depuis des années, elles les acceptaient à son corps défendant sans répliquer, persuadées qu’ils avaient en quelque sorte raison…

Mais tout ce nouveau monde qu’elle découvrait… Quand l’adolescente lui avait finalement dit que pour la consoler il lui fallait un gros câlin tout doux, elle s’était posé des questions sur sa santé mentale… la transformation l’avait scotché autant que sa découverte de Storm Poison.

Quand la renarde s’était blottie contre elle, un poids était tombé de ses épaules…
Elle fut donc cueillie par la surprise lorsque son héroïne de BD préférée la relança sur ses « problèmes »… et coïncidence ou non, Mademoiselle Nya entra à ce moment-là.

- Mlle Nya : Votre amie a raison Indoril : il vous faut parler de ce que vous avez subi… et je sais que vous ne m’avez pas tout dit !

- Sam : Oh… vous êtes au courant de quelque chose ?

- Mlle Nya : disons que dans une autre vie, j’ai aidé cette jeune personne à se libérer de quelques obstacles à son bien être…

- Indoril : Hein… Oh… je n’ai donc pas rêvé… vous êtes…

- Mlle Nya : Oui, je suis, comme vous le dites, mais là n’est pas la question. Vous êtes une victime, et comme la plupart des victimes, vous culpabilisez en vous tenant pour responsable de vos malheurs.

Sam se rapprocha de l’infirmière pour elle aussi faire face à l’adolescente et insister. Le parfum léger de cette dernière la déconcentra un instant...

- Sam : On peut se serrer les coudes entre filles, surtout que notre situation particulière nous met en marge de la société… Je vois que tu as des complexes, …

- Indoril (méfiante) : comment ça vous le voyez ?

- Sam (tendant ses bras mécaniques en avant) : tu crois qu’être pourvue de ce genre de bras t’aide à te faire des copains sur la plage ?

- Indoril (voyant l’éclair de tristesse dans les yeux de Sam) : Oh pardon… comme boulet je me pose là !

- Alexandra : Ne te traite pas de boulet ! Jamais !

- Indoril : Mais je suis tellement…

- Sam : tellement quoi ?

- Indoril : c’est que… je suis si nulle… et moche, et…

A la surprise générale, Mlle Nya repoussa doucement Sam de côté, attrapa la tête d’Indoril entre ses mains et déposa un très chaste baisé sur ses lèvres. Indoril resta impuissante en face d’elle, les yeux rivés sur ceux de l’aide-soignante qui semblaient parcourus d’éclair de colère brute

- Mlle Nya : Ecoute moi bien petite fille de la terre, écoute-moi car c’est un serment… nul ne te prendra plus jamais pour sa chose, nul ne te manquera plus de respect : contrairement à tout ce que ces imbéciles ont essayé de te faire croire, tu es forte, tu es courageuse, tu es belle… Je t’interdis de te dévaloriser ! Maintenant explique nous…

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 05 avril - 17:20

A la vue de ce baiser, Sam posa doucement ses doigts métalliques sur ses lèvres, le regard perdu dans le vague.

Comme hypnotisée, Indoril déballa tout, toutes les moqueries, tous les attouchements, les coups, les messages, tout.

Les autres femmes présentes étaient muettes de stupeur, se rendant compte de l’abnégation de celle qui avait réussi à tenir jusque-là.
Que les hommes soient parfois des cons finis en rabaissant les filles notamment lors de leurs « problèmes féminins » était une maladie malheureusement universelle, mais après le monologue d’Indoril, la main d’Alexandra cherchait un extincteur à écraser sur le crane du premier XY qui pointerait son nez dans la pièce ! Karumiko avait tout le poil hérissé et Sam faisait grincer les articulations de son poing tant elle le serrait fort.
En revanche Mlle Nya sembla se replier en elle-même, seul le jeu des éclairs dans ses yeux semblait avoir décuplé.
Elles se retournèrent toutes d’un bloc lorsque trois coups timides furent frappés à la porte.
Machinalement Alexandra répondit d’un ton rogue :

- Basileia : ENTREZ !

- Félix Zazoit : Heu excusez-moi… je voulais juste prendre de vos nouvelles et…

Les regards haineux qu’il reçut paralysèrent le garçon sur place.

- Félix Zazoit : heu… je peux repasser…

Un éclair lumineux dans la pièce

- Karumiko : Entre bichon ! Laissez les filles, c’est mon petit nouveau doudou à moi !

La tension retomba d’un cran…

- Basileia : Karu… ? Tu viens de l’appeler bichon ???

- Karumiko : oui maman !

- Basileia (se prenant la tête à deux mains) : C’est pas vrai…

- Sam : ça ne va pas ma chérie ?

- Basileia : tu ne le reconnais pas ? C’est mon voisin casse couilles à qui tu a littéralement cassé les couilles devant mon immeuble…

- Sam : (pose la main sur sa poitrine et lâche un gémissement de surprise) Pardon ?

- Karumiko : Oui, mais maintenant il est super gentil ! Hein mon bichon !

- Félix Zazoït : (rougissant) heu… oui

- Karumiko : Viens faire un câlin à ta marraine !

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 08 avril - 11:14

CHAP 32

Sous-sol blanc immaculé

Geniet, allongé sur le sol capitoné de sa cellule essayait tant bien que mal de trouver un semblant de repos après les séances de torture que Von Spontz lui infligeait depuis plusieurs jours. Fataliste, il avait décidé de ne plus rien donner à la folle qui avait décidé de faire de son enveloppe charnelle son terrain de jeu.

Il regarda de son seul œil valide l’avant-bras qu’elle avait passé à l’acide quelques heures plus tôt. Il était persuadé de voir l’os par endroits.

Lorsque ses gardes ouvrirent sa porte, il n’eut aucune réaction, comme si tout ce qui lui arrivait était un phénomène lointain qui ne le concernait plus. Cette attitude qu’il affichait ces derniers temps avait fait enrager sa tortionnaire qui semblait désespérer de ne pas trouver la douleur qui déclencherait une réaction.

Il se laissa traîner jusqu’à un fauteuil roulant, ses genoux brisés ne lui permettant plus de marcher, et ne prêta aucune attention au décor qu’il traversa, l’ayant déjà vu plusieurs dizaines de fois : les murs uniformément blancs ne présentaient absolument aucun intérêt.
Il fut toutefois surpris lorsque ses geôliers ne bifurquèrent pas vers le cabinet du professeur Von Spontz, comme elle aimait se faire appeler, avant de retomber dans son apathie.
Il finit par atterrir dans une pièce vide de tout mobilier, aux murs une fois encore complètement blancs. Ses cerbères lâchèrent le fauteuil et se placèrent un peu plus loin, mains croisées dans le dos, immobiles comme des statues.
Geniet fut incapable de dire combien de temps s’était écoulé entre son arrivée et l’ouverture d’une porte dans la cloison lui faisant face.
Des clones de ses deux gardiens entrèrent, poussant devant eux une autre chaise roulante sur laquelle était ligoté une belle femme aux cheveux noirs, longs et légèrement ondulés, portant une robe d’inspiration espagnole. Les yeux de cette dernière, lourdement maquillés, semblaient révulsés et sa tête ballottait.
Le regard de Geniet la détailla : elle aussi semblait avoir bénéficier des bons soins du professeur Von Spontz… Fermant les yeux, il testa son aura et découvrit qu’elle portait en elle une étrange puissance, la lumière caractéristique ne tendant ni vers le mal, ni vers le bien… une sorte de neutralité attentive, en forme de tourbillon. D’étranges nuées semblaient arriver de partout pour venir effleurer ce noyau de pouvoir qui réagissait comme s’il décryptait une information…

Dans un chuintement, un panneau mural coulissa, révélant un miroir, très probablement sans tain, quelques secondes avant l’entrée du professeur Von Spontz armée de son sempiternel bloc note. Sur un geste de sa part, les gardes approchèrent les deux fauteuils roulants l’un en face de l’autre pour mettre la tête de leur passage à quelques dizaines de centimètre l’une de l’autre. Puis les valides s’écartèrent de nouveau.

Au bout de quelques minutes, Geniet vit que le mouvement de la tête se calma et, encore plus tard, le regard de la femme se fixa sur le sien. Tous entendirent distinctement l’inspiration de cette dernière et Geniet devina via son étrange capacité que des étincelles semblaient se créer entre eux.
La couleur émeraude des iris de la femme avait capturé son regard, mais il devinait en marge le professeur Von Spontz griffonnant maladivement sur son carnet, un sourire cruel et satisfait aux lèvres.
Au bout d’un certain temps, Von Spontz s’approcha de la femme.

- Von Spontz : Alors ma petite boule de cristal… que peux-tu m’apprendre aujourd’hui ?

La femme restant muette, Von Spontz lui planta la pointe de son bic dans la main gauche, lui arrachant un cri de douleur et faisant monter des larmes dans ses yeux.

- Von Spontz (chuchotant sensuellement) : Hummm oui, résiste moi… Tu sais que j’obtiendrais tes réponses et que j’y prendrais plaisir… mais voilà, je suis un peu pressée aujourd’hui… Hummm, tu as mis du vernis sur tes ongles maintenant qu’ils ont repoussés… comme il sera intéressant de les arracher de nouveau !

Dans un sanglot la femme finit par avouer :

- Kristal : Non… pitié… laissez-moi… je vous dirai ce que vous voulez…

- Von Spontz : quel dommage… Bon, ma petite Kristal, tu vas me dire qui est ce personnage pathétique devant toi…

Les yeux de Kristal retrouvèrent le regard de Geniet.

- Kristal : le clairvoyant… c’est le clairvoyant.

- Von Spontz : En es-tu bien certaine ? Nous mentir là-dessus serait tellement contre-productif pour ta petite santé…

- Kristal (des larmes dans la voix) : Je… je vous jure, c’est lui !

Von Spontz se tourna alors vers geniet, penchant la tête pour intercepter son regard :

- Von Spontz : Tu vois mon grand ! C’est formidable : tu es quelqu’un de très spécial finalement… quelle chance ! Tu vas survivre…

Se redressant, le professeur fit un geste circulaire de la main, et elle et les garde quittèrent la pièce, laissant les deux invalides en fauteuil face à face.

Un instant plus tard, Von Spontz entra dans la salle mitoyenne et s’adressa au dos de la haute silhouette qui portait un chat dans les bras, une main gantée d’acier le gratouillant entre les oreilles.

- Von Spontz : Maître, la prophétesse que vous avez capturée l’a confirmé… nous avons bien la clé de la prophétie entre nos mains !

- Maître du mal (ricanant) : effectivement… Laissez les pour voir s’ils vont naturellement nous révéler les éléments qui nous manquent encore… la puissance annoncée doit être nôtre ou supprimée ! Imaginez… un pouvoir capable d’anéantir des systèmes solaires…


Hôpital Georges Pompidou

La plupart des victimes de l’assaut dans le parc du manoir s’étaient enfin remises de leurs blessures et s’étaient réunies dans la chambre d’Alexandra, seule à devoir encore rester pour des examens complémentaires suite à la greffe reçue.
Les fleurs apportées par Myss Lyli embaumaient la pièce d’une fraîcheur printanière, soulignant l’optimisme retrouvé par les uns et les autres.
Indoril était absente, en pleine consultation avec un psychiatre de l’établissement qui devait déterminer son aptitude à reprendre une vie normale.

- Karumiko : Bon, maintenant qu’est-ce qu’on fait ?

- Sam : bonne question !

- Myss Lyli : Hummm, il faudrait que je retourne finir de remettre de l’ordre dans la maison et dans le parc… les arbres ont énormément soufferts des tirs…

- Alexandra : Hum… bon, qu’est-ce qu’il fiche à la fin !

- Félix Zazoit : qui ?

- Alexandra (ignorant la question) : pour un maître des horloges, il pourrait être ponctuel au moins !

- Karumiko : T’énerve pas maman ! Papa n’est pas encore en retard… il lui reste au moins deux minutes !

A cet instant, la porte s’ouvrit pour laisser le passage à un homme au crane rasé, portant de petites lunettes rondes aux verres tintés de violet, un gilet de cuir noir sur une chemise grise.

- Tempo : Je vois que je suis le dernier… bonjour à toutes et…

Le câlin de Karumiko lui coupa le sifflet et certains crurent entendre quelques-unes de ses côtes grincer dangereusement.

- Myss Lyli : Bon, Mademoiselle Karumiko, si vous ne lâchez pas votre père, nous ne pourrons jamais avancer dans cette réunion !

Karumiko lança un regard assassin à la gouvernante qui n’en tint aucun compte avant de desserrer son étreinte, libérant un Tempo dont le visage avait commencé à tourner au bleu par manque d’oxygène.

- Karumiko : Pfff d’accord

- Sam : Bon, maintenant tu vas pouvoir nous dire quelle est la situation

- Tempo : Hum… je m’inquiète beaucoup : la partie adverse est particulièrement peu active ces derniers jours… je crains un gros coup de leur part…

- Alexandra : comment-ça ?

- Tempo : Regardez : on a deux nouveaux éveillés et ils n’ont entrepris aucune démarche ne serait-ce que pour les sonder…

- Sam : en même temps notre présence a pu avoir un effet dissuasif…

- Tempo : je ne pense pas : vous étiez diminués et ils auraient dû en profiter pour tenter de les recruter et/ou de vous achever…

- Alexandra : c’est vrai ça… quand Geniet s’est réveillé à ses pouvoirs, ils étaient là… On leur a échappé de peu !

- Karumiko : et cet échec ne les a pas empêchés de venir le capturer après ! D’ailleurs il va falloir qu’on aille retrouver mon poussin !

- Tempo : encore faudrait-il savoir où ils l’ont embarqué !

- Sam : Les captures satellites après l’assaut ne vous ont pas…

- Tempo : malheureusement non… on sait juste qu’ils ont rejoint l’autoroute vers Paris… ensuite c’est le flou total : ils ont littéralement brouillé les images. Cette opération devait avoir une importance immense à leurs yeux compte tenu des moyens mis en œuvre…

- Karumiko : Hum… je devrais pouvoir faire quelque chose : je ressens au plus profond de mes tripes que poussin est bien vivant… et pas très loin d’ici… mais ce n’est qu’une direction générale… En revanche mon autre moi pourrait le retrouver à l’odeur…

- Tempo : ça prendrait des jours de retrouver sa piste si jamais il en reste ne serait-ce qu’une trace…

- Sam : Et alors, tu proposes quoi ?

- Tempo : Hum… (regardant Zazoit) j’aurais bien une idée…

- Alexandra : Accouche ! On n’a pas toute la journée !

- Tempo (s’adressant au jeune homme) : je sais que c’est beaucoup vous demander et que tout cela est nouveau pour vous… mais accepteriez vous de servir d’appât… je reste persuadé que l’autre bord va tenter de vous approcher dès votre sortie de l’hôpital pour essayer vous recruter… espionner leur émissaire nous permettrait probablement d’en apprendre plus sur leurs projets.

- Félix Zazoit : pourquoi vous ne le captureriez pas pour le faire parler ?

- Tempo (énervé) : parce que, contrairement à eux, nous ne sommes pas des monstres ou des bourreaux !

- Félix Zazoit : effectivement… désolé, je ne voulais pas vous manquer de respect

- Tempo : Sans rancune, vous ne pouviez pas savoir.



Édité le 08 avril - 18:02 par Arnaud75

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RE: La néogicienne amoureuse ? II
le 08 avril - 12:46

CHAP 33

Hôpital Georges Pompidou : service psychiatrique

Indoril était stressée : de cet entretien allait dépendre sa possibilité de quitter cet endroit qui, malgré les rencontres qui avaient changé se vie en positif, restait un lieu déprimant.
La porte vitrée du bureau devant lequel elle attendait s’ouvrit enfin, libérant un grand échalas, qui semblait concentré sur la musique diffusée par le gros casque bluetooth qu’il portait sur les oreilles, l’ignorant superbement lorsqu’il passa devant elle. Un instant plus tard, une jeune femme en blouse blanche, les cheveux teints en bleu lui fit signe d’entrer.

- Psy : Bonjour Mademoiselle, prenez donc place…

Indoril s’assit sur le fauteuil que lui indiquait la médecin.

- Psy (ouvrant un dossier) : Hum, je vois, dépression après harcèlement… ben ma pauvre petite…

Indoril fut légèrement surprise par la familiarité de la femme en face d’elle, mais après tout, son look et le métier de psychiatre devait lui en avoir fait voir des vertes et des pas mures…

- Psy : Dites-moi… au fond de vous, n’auriez vous pas comme, je ne sais pas moi, une certaine colère à l’encontre de ces abrutis qui vous ont traitée plus bas que terre ?

- Indoril : Heu… oui j’en ai eu, mais le docteur Spanguéro m’a fait comprendre que je devais travailler là-dessus pour me libérer l’esprit…

- Psy : Spanguéro… quel crétin… vous êtes vraiment mal tombée ma pauvre…

- Indoril (suprise et un peu inquiète) : Que… comment ça

- Psy (souriante) : ce type est un partisan d’une médecine psychiatrique hors d’âge et dépassée dont les résultats sont au mieux aléatoires… (un éclair amusé dans les yeux) s’il n’en tenait qu’à moi il serait aujourd’hui dans un placard… Bref ! Ce qu’il vous faudrait pour vraiment aller mieux, serait de laisser cette colère s’exprimer… Vous avez dû voir ça à la télé : ces groupes de gens qui se hurlent dessus pour faire sortir toute cette frustration…

- Indoril : Ah oui, ça me dit quelque chose…

- Psy : parfait ! Et vous avez vu dans ces reportages combien ces personnes se sentaient libérées après coup.

- Indoril : effectivement… vous croyez que je devrais crier comme ça ?

- Psy : Vous… non, certainement pas !

- Indoril : comment-ça ?

- Psy (se penchant avec un air de conspiratrice) : héhé… sachez que je suis de la partie, je sais que vous êtes, comme moi, spéciale…

- Indoril (ouvrant de grands yeux) : Hein ?

- Psy (mimant les guillemets) : Et oui, je fais moi aussi partie des « supers »… et il y a beaucoup mieux pour nous que de simples séances de hurlements stériles

Passant la main dans ses cheveux bleu électrique, la femme en blouse blanche jeta un œil méfiant de droite et de gauche avant de se pencher vers Indoril pour chuchoter à son oreille.

Au fond de la pièce, dans la zone la plus sombre, un filet de sang frais commença à s’écouler sur le linoléum en passant sous la porte d’un placard fermé.


Quelques étages plus haut

- Tempo : bon, je vais soumettre ce plan à l’échelon supérieur, et on verra ce qu’ils nous diront…

Suivi par Sam, Zazoit et Karumiko, le héros temporel quitta la pièce. Alexandra reposa lourdement sa tête sur son oreiller, espérant grappiller quelques minutes de sieste avant le retour de sa voisine de chambre, quand des coups frappés à la porte lui firent rouvrir un œil. Grommelant un chapelet d’injures, elle finit par inviter l’importun cogneur de porte à entrer…

Elle se retrouva instantanément assourdie par les cris de ses visiteurs qui exprimaient leur joie de la retrouver

- Lili (se jetant sur Alexandra pour la serrer fort dans ses bras) : MA BASILEIA !

- N'imyëalia : Alexandra ! Oh comme je suis contente !

- Norrig : Hé salut ! Bah alors ! Que t’est-il arrivé ?

- Jean-Kévin (agitant la main) : Coucou !

- Basileia : Mais... que… comment… ?

- Lili : On t’a cherchée partout !

- N'imyëalia : on a même cru un moment que tu étais morte ! T’imagine pas la trouille que tu nous a foutue !

- Norrig : heureusement Jean Kévin a fini par découvrir que tu avais atterri ici !

- Basileia : Hé, doucement… pas tous à la fois…

- Lili (liberant Alexandra de son étreinte) : Allez, raconte-nous tout !

Alexandra paniqua un instant, ne sachant que faire…

- Norrig : Bah quoi ? Te voilà bien silencieuse tout à coup… Serait-ce honteux ? Oh… tu rougis ! Tu…

- Basileia (lançant le haricot caché sous son lit au visage du jeune homme) NON MAIS DIS DONC ! je ne te permets pas… !

- Norrig (esquivant le projectile) : Héhé ! J’ai raison !

- N'imyëalia (pâle comme un linge) : ne me dis pas que… tu as… avorté !

- Basileia : Hein ! Non mais ça va pas la tête !

- N'imyëalia : Ouf ! J’ai eu si peur…

- Lili : Bon alors… accouche !

- Basileia : Ben voilà… on a du me greffer un rein…

- Norrig (soudain sérieux) : Wha… la vache… désolé

- N'imyëalia : Oh… mais tu vas bien maintenant ?

- Basileia : Oui, oui, tout s’est bien passé

- Lili : Mais tu aurais pu nous prévenir !

- Basileia : c’est que… ça a été assez soudain… j’ai été embarquée par les urgences sans aucune de mes affaires…

- Norrig : d’ailleurs en parlant d’affaire… tu as été cambriolée

- Basileia : QUOI ?

- N'imyëalia : Oui, la police a été prévenue et a fait mettre une porte anti squat… mais c’est le foutoir dans ton studio. On va les prévenir que tu es là pour que tu puisses déposer plainte. En tout cas, sans Jean Kévin qui a épluché tous les fichiers d’admission des hôpitaux de Paris, on ne t’aurait jamais retrouvée !

- Basileia : Jean Kévin ?

Le jeune homme assis sur une chaise leva la main avec un gentil sourire

- Basileia : Bah ça… merci mec, enfin, je crois...


Dans les entrailles de l’hôpital

Elle…

Oui, c’était ça… elle était « elle »… une créature de sexe féminin… au-delà de ce nœud de douleurs concentrées… sa conscience lui revenait petit à petit… avec… quelque chose en plus…


Tour de bureau dans les environs de Paris

L’homme, de dos, caressait son chat de sa main gantée d’acier tout en regardant le paysage par la baie vitrée de son bureau qui dévoilait à se vue la capitale.
Derrière lui, agenouillé devant le bureau de métal et de verre qui occupait le centre de la pièce, une silhouette au visage masqué par une écharpe de lin grossier à la couleur indéfinissable attendait, la tête penchée en avant, le bon vouloir du maître des lieux.

- Maître du Mal : Ainsi donc une de nos brebis perdues serait encore de ce monde…

- Kodokaï : Oui, mon Maître… l’analyse des photos que j’ai pu faire est catégorique : la personne allongée dans ce bloc opératoire portait un de nos uniformes de la section assaut…

- Maître du mal : ça alors… (pressant un interrupteur sur sa montre et la portant à ses lèvres) Envoyez moi Spontz et l’immortelle.

Pendant quelques minutes le silence régna dans le bureau. Le Ninja ne remua pas d’un pouce de sa position soumise.

Les deux femmes convoquées arrivèrent de concert.

- Von Spontz : Maître ?

- Eve Bones : Monseigneur… Oh ! Quelle vue magnifique ! On doit pouvoir contempler toutes les crues de la Seine d’ici…

- Maître du Mal : ce n’est pas le sujet !

- Eve Bones (intimidée) : Pardon…

- Maître du Mal : Spontz… je souhaiterais que vous vérifiiez une information : Une de nos recrues déclarée tombée au combat aurait survécu à l’assaut en Normandie… Interrogez notre Pythie là-dessus. Bones, accompagnez là : si tout cela est vrai, il vous faudra allez la récupérer.

- Eve Bones : Et où se serait caché notre fugueur ?

- Maître du Mal : Plus probablement une fugueuse, quoiqu’elle n’ait certainement pas déserté volontairement : Kodokaî l’a trouvée lors de son exploration de l’hôpital Georges Pompidou, dans le coma semble t’il… Il vous faudra soit la ramener, soit, si c’est impossible, la faire taire à jamais.



Édité le 08 avril - 18:03 par Arnaud75

:curseur-empire :artheon-4 POURQUOI MOIIIIIIIII ?
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Arnaud75

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